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18 août 2014 1 18 /08 /août /2014 10:29

1500 REFUGIES CONGOLAISSUSCITENT LA SURPRISE AUX USA !

Par Kodakombu Missinga Migulu

Confusion

« Dix-sept ans sont passés depuis que la peur des rebelles l’ont contrainte à fuir son village pour le Rwanda ». Maintenant, « Je suis très heureuse d’aller aux USA. J’espère avoir accès à une alimentation, à l’éducation et à des services de santé meilleurs pour ma famille », aurait ditNyiramahoro Tuyisenge (sur la photo, publiée par IOM, Organisation Internationale pour les Migrations). Cette femme serait parmi le groupe de 600 personnes, dites d’origine congolais, qui auraient accompli toutes les formalités pour entrer aux Etats-Unis au cours de 2014 sur un total de 1500.(Lisez la suite s.v.p.)

Alertés par des agences d’accueil des réfugiés, des Congolais Américains  de certaines cités s’étaient préparés à se rendre à l’aéroport ou auprès des services d’immigration dans le souci de faciliter la réinstallation de leurs compatriotes. Mais à leur grande surprise, ceux des refugiés qu’ils ont rencontrés ne parlaient aucune des cinq langues nationales congolaises qui sont : Lingala, Kikongo, Swahili, Tshiluba et le Francais. La seule langue de communication de ces réfugiés est le Kinyarwanda. Etonnement total parmi les Congolais, surtout ceux originaires des régions autres que le Kivu d’où proviendrait les 1500 refugiés annoncés pour 2014.

Depuis, des rumeurs de toutes sortes circulent dans les milieux de la diaspora congolaise des USA selon lesquelles ces prétendus réfugiés congolais seraient en réalité ressortissants des pays autres que la RDC. Des thèses de conspiration vont bon train accusant tel ou tel homme d’état.

Le pouvoir des Citoyens Américains ?

L’une des principales caractéristiques qui fait des USA un pays exceptionnel et suscite la fierté de sa population est le fait que les Indiens, véritables natifs de ce pays sont devenus une minorité parmi tant d’autres, originaires de presque toutes les nations du monde. Nous ne parlerons pas ici des causes de la réduction des Indiens au rang des minorités. C’est un sujet pénible qui demanderait beaucoup de temps. Nous voulons uniquement souligner que tout groupe de population formant les USA réclame les mêmes droits définis dans la constitution de ce pays pour quiconque porte la nationalité américaine par naissance ou par le processus de naturalisation.

Et pour que jamais personne ne puisse souffrir de la moindre discrimination, les Américains, dont nombreux –notamment les Noirs et les Indiens eux-mêmes qui ont été victimes des actes de sauvagerie les plus abominables à une certaine époque – ont organisé des associations qui représentent les interets de leurs membres. Ainsi, vous avez des associations des Américains Italiens ; des Américains Russes ; des Américains Français ; des Américains Iraniens ; des Américains Arabes ; des Américains Juifs ; des Américains Chinois ; etc.etc. Certaines de ces associations sont d’une telle puissance (comme les Américains Juifs) que même le gouvernement et le congres américains ne peuvent prendre la moindre décision concernant leur pays d’origine sans les consulter. Ces associations disposent de plusieurs millions, voire des milliards dans les banques, fruit des cotisations de leurs membres. Ils investissent même dans l’économie de leur pays d’origine comme dans les entreprises de leurs membres aux USA.

 Qu'en est-il des Africains et des Congolais en particulier ?

J’ai lu quelque part que les peuples sont le miroir de leur pays. Qu'est ce que cela veut dire ? Ca veut dire qu'on peut juger quelqu’un à travers les valeurs intrinsèques que reflète son pays d’origine. Quel est le premier mot qui sort de la bouche même d’un gamin qui reconnait un américain quelque part ? Chez nous, en Afrique, on entendra « Yankee…Coy boy »! C’est l’image d’un homme armé d’un revolver prêt à tirer ! C’est cela qui symbolise l’américain dans les films distribués à travers le monde par Holywood. Bonne ou mauvaise, l’américain est vu partout comme quelqu’un qui recourt toujours à la violence pour défendre son droit.

 Il y a plus de 30 ans, j’étais, moi aussi, un réfugié politique admis aux USA suite à la persécution du régime de Mobutu contre les jeunes congolais progressistes attachés aux idéaux nationalistes lumumbistes pour un Congo libre, panafricaniste,  maitre de ses richesses au service du peuple congolais. Le premier américain (blanc) avec lequel j’ai eu une conversation intellectuelle avait été un  membre du corps de la paix au Burkina Faso. Parlant un Français hésitant, il me dit avec un peu d’émotion dans sa voix que son séjour en Afrique était une expérience inoubliable. Bien que je n’aie pas eu la chance d’aller au Congo me dit-il, tous les Africains que j’ai rencontrés étaient très fiers des Congolais. On me disait, poursuivi-t-il, que les Congolais continuent la lutte commencée par Lumumba pour la libération véritable de toute l’Afrique.

J’étais vraiment fier d’entendre cela de la bouche de cet américain blanc mais en même temps surpris de la considération que d’autres Africains avaient pour mon peuple. Aussi contradictoire que cela puisse paraitre, la majorité des Congolais vivant aux USA semblent avoir un souvenir vague de Lumumba autant que des tragédies que traversent leur pays aujourd’hui.  Parce que s'ils l’étaient, ils ne seraient pas aussi désorganisés qu’ils le sont en ce moment.

 Cette désorganisation des Congolais est si visible que même les autorités américaines des cités et des différents états s’en étonnent. Lors de la fête nationale de l’Indépendance du Congo le 30 juin 2014, le gouverneur d’un état américain (que je préfère taire le nom) pour éviter d’embarrasser les résidants de cet état, a demande à un journaliste noir de ses amis s’il connaissait une organisation représentant les Congolais de son état parce qu'il avait l’intention de leur envoyer un message personnel d’amitié ainsi qu'’il le fait avec les autres nationalités. Me connaissant, le journaliste a promis au gouverneur de répondre à sa question plus tard. Apres m’avoir contacté, je lui ai dit avec regret, que nous n’avons pas une représentation de tous les Congolais de notre état. Mon ami était désolé et à la fois déçu.

De la même manière que je me suis senti moi-même quand cet ancien membre du Corps de la paix m’a fait part des sentiments d’estime qu’ont certains Africains pour le Congo de Lumumba. C’est alors que je m’interrogeai sur les causes de notre apathie tant sur le plan national qu'international. Je conclurai que nous sommes réellement le miroir de notre pays. Le Congo officiel fait image d’un pays sans direction et sans capitaine. Comment attendre que les Congolais fassent mieux hors de leur pays?

Il y a un projet qui circule en ce moment visant à organiser une conférence internationale des patriotes congolais de la diaspora (CIPCD) au mois de novembre 2014 à Indianapolis (Indiana), aux USA. Cette conférence grouperait les congolais des USA et d’ailleurs. Espérons que cela réussisse. Une telle organisation comblerait le vide existant au niveau de nombreux pays pour la représentation des ressortissants congolais de la RDC. Peut être cette nouvelle structure enquêtera pour savoir qui sont ces 1500 réfugiés congolais venant aux USA qui ne parlent aucune des 5 langues nationales du Congo.

 

 

 

Nyiramahoro Tuyisenge is one of the approximately 600 Congolese refugees who have finished undergoing IOM’s pre-departure health assessment in preparation for their resettlement to the United States.

It has been 17 years since threats from the militia in her village in the Democratic Republic of Congo sent her running into neighbouring Rwanda. The situation in her rural village has never stabilized and life at the camp has been tough, especially for her three children.

“It is so hard to make appropriate food for babies in the camp. The tents get really cold when it rains and my children often get sick. I’m so worried about them,” said Nyiramahoro as she held her new born baby.

“I’m very happy to go to the United States. I expect that I will have access to quality food, education and health.” Nyiramahoro said, full of hope and excitement for the new life ahead.

Every year, IOM facilitates movements for thousands of refugees who have been accepted for third country resettlement. The resettlement programme offers a durable solution for refugees who are unable to return to their country of origin for fear of continued persecution and do not have the option to stay in their country of asylum.

The US government funds IOM to conduct these health assessments and to organize the transportation of refugees to the United States.

via IOM Rwanda expects to resettle 1,500 Congolese refugees in 2014 – International Organization for Migration.

 

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Published by kongolibre.over-blog.com