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4 janvier 2016 1 04 /01 /janvier /2016 12:53
RDC : La rue pourra chasser « Joseph KABILA »

RDC : La rue pourra chasser « Joseph KABILA »

23/11/2015 KongoTimes!

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Garde Républicaine de "Joseph Kabila" en train de tirer à balles réelles sur des manifestant

L’heure est grave, c’est une question de vie ou de mort. La rue pourra chasser l’imposteur et dans la rue s’organisera le nouveau Congo, où chaque citoyen de ce pays, pourra recouvrer sa dignité, sa liberté. Et, le Congo-Kinshasa pourrait redevenir, d’une part, une vraie République, et non pas un espace de torture et de mort, et d’autre part, une authentique démocratie, où le peuple redevient souverain primaire, et peut imprimer à la nation l’orientation de son choix, dans la gestion de la « res publica ».

L’histoire du monde et des peuples avance à coups des soulèvements des masses populaires, quand celles-ci se voient opprimées et affamées par l’incurie d’un régime politique et social qui n’est pas à la hauteur des attentes et des aspirations des citoyens. Ces mouvements brusques et spontanés des populations peuvent conduire à une véritable révolution… Celle-ci peut aller jusqu’à provoquer un changement brusque et violent dans la structure politique et sociale d’un État. C’est souvent l’œuvre d’un groupe, qui se révolte contre les autorités en place. Ainsi, ce que l’on appelle une vraie révolution postule toujours et nécessairement le renversement d’un régime politique par la force.

La leçon de l’histoire nous en apprend beaucoup. Quand l’Humanité commence à s’identifier comme telle et veut formuler les principes de sa gouvernance, de tels événements arrivent alors à point nommé. Les masses populaires ont, cependant, besoin d’être souvent assistés pour faire aboutir leur espérance politique dans un Etat prétendument nouveau qui disposera, ainsi, d’un projet de société réaliste, et pragmatique, où les individus de cette nation pourront se réaliser, enfin, pleinement.

L’Afrique est à nouveau à une croisée de chemin. Les dictatures militaires, les régimes néocolonialistes et les régimes despotiques, tout au moins, les régimes d’occupation politique risquent maintenant d’exaspérer les habitants du continent africain. La République Démocratique du Congo, quant à elle, n’échappe donc pas à la règle. Elle vit, actuellement, les pires affres de l’humiliation, du ridicule et de sa mort certaine, au quatre coins de la République. Cette situation alarmante s’est encore aggravée actuellement. Cette aggravation donc, est rendue fatale par la complicité avérée de son personnel politique. Ce personnel politique malléable à la corruption, est conduit par une association des malfaiteurs, sans convictions des valeurs, et qui ne poursuit que deux buts : le pouvoir et l’argent. Ainsi donc, le régime de Joseph Kabila n’a de survie que grâce à la corruption ambiante. Et ce régime, à en croire les rapports de certains spécialistes de science politique, a dépassé toutes les bornes du raisonnable.

Bien sûr, dans cette situation de la désespérance peinante , et devant l’incertitude de l’avenir, Joseph Kabila, à quelques mois de son départ définitif de la Présidence de la République de notre pays, multiplie les subterfuges, et les pratiques de la terreur inhumaine, dégradante et humiliante, pour s’imposer en seul maître absolu, pour mieux juguler tout mouvement de révolte, d’où qu’il vienne. A cet effet, Joseph Kabila est, non seulement muet, mais aussi sourd à toute souffrance provoquée par son régime d’intolérance et sa personne.

Toujours dans cette logique, le locataire du palais de la nation, vient de mettre toute une mécanique en œuvre, pour ne pas respecter la Constitution. Et pourtant, pour notre part, nous considérons, sans crainte d’être démenti, que l’obstination de Joseph Kabila à conserver le pouvoir, même au prix du sang des congolais, et contre nos légitimes revendications, confine évidemment, pour ce président en fin de mandat, à l’avènement d’une forme d’aliénation mentale !

Dans ce contexte, il n’y a pas vraiment déni, mais il existe néanmoins, dans ce sentiment, comme une jouissance du refoulement : c’est jouir du fait que l’on n’arrive pas à se dégager du temps passé ; à chaque fois qu’un futur advient, on lui accole l’aura d’un passé qui renourrit son pouvoir d’immanence !

En vérité, Joseph Kabila, a ardemment besoin d’un encadrement psychologique , car ce dernier feint d’ignorer, à tort où à raison, que faire perdurer la jouissance dans l’esprit, est antinomique de l’individuation, dans la mesure où la jouissance ne perdure qu’à la condition de nier le réel de la finitude et de l’irréversibilité. De fait, la joie est dissemblable de la jouissance, précisément par son appétence du seul réel.

Concrètement, Joseph Kabila croit regretter son passé en République Démocratique du Congo, mais il n’y a rien de tel. Projeté dans son passé, il regretterait autre chose encore, c’est le vide, le néant certain de son futur.

En entendant, le Congo-Kinshasa est plongé dans une impasse. Une impasse créée par les caprices de Joseph Kabila, un dirigeant terroriste et incompétent qui n’a pas été capable, de nous indiquer le chemin de la prospérité, pendant toute la durée de son règne au Congo Démocratique. Ce n’est pas non plus, son dialogue claironné, qui pourra baisser la tension dans le corps et l’esprit des congolais qui tiennent tous à son départ, volontaire ou forcé. Bref, Joseph Kabila n’est qu’un dangereux personnage qui a endeuillé de nombreuses familles de congolais. Il porte dans ses mains le sang de nos martyrs, auxquels il sera obligé, d’ici peu, de rendre des comptes.

Après tout, tous les ingrédients sont réunis, à notre sens, pour que la cocotte minute saute, emportant avec elle, le cuisinier et le maître du repas, à savoir Joseph Kabila et ses coéquipiers, bourreaux du régime ! Tout est prêt pour que les congolais n’acceptent plus de mourir à huis clos, dans leurs maisons, ou dans leurs vielles bicoques.

En effet, les villes congolaises sont devenues de grands villages : adieu l’urbanisme !

Mourir chez soi, ou aller mourir dans la rue, il est alors préférable de se joindre à d’autres, pour se défendre ensemble et empêcher Joseph Kabila d’agir plus longtemps impunément, en massacrant les populations congolaise, par mille et un tours de force : affamer les gens, les humilier. Il a conditionné l’élite, il s’est imposé par la force des armes, il a anéanti toutes les libertés associatives et privées, il a dirigé par défis, organisé le pillage et la prédation des ressources du sol et du sous-sol congolais. Aller dans la rue, paraît être aujourd’hui le seul langage pouvant faire taire le bruit des canons de Joseph Kabila, l’imposteur et de ses mentors.

L’heure est grave, c’est une question de vie ou de mort. La rue pourra chasser l’imposteur et dans la rue s’organisera le nouveau Congo, où chaque citoyen de ce pays, pourra recouvrer sa dignité, sa liberté. Et, le Congo-Kinshasa pourrait redevenir, d’une part, une vraie République, et non pas un espace de torture et de mort, et d’autre part, une authentique démocratie, où le peuple redevient souverain primaire, et peut imprimer à la nation l’orientation de son choix, dans la gestion de la « res publica ».

Le Congo, pourrait ainsi, apparaître, par conséquent, dans son nouveau visage, celui d’un pays respecté et fier de ses enfants, qui n’ont pas baissé les bras face aux difficultés, et les brimades de tout genre, de celles et ceux, qui ont su se relever, à temps, pour combattre, avec l’ énergie de l’espoir, les visées expansionnistes de Joseph Kabila, et de ces malades qui nous gouvernent avec lui !

[Bamba-di-Lelo, Docteur en Sciences politiques de l’UCL Analyste des Questions politiques du Congo]

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