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23 mars 2017 4 23 /03 /mars /2017 12:28

Lu pour vous

 

Bonsoir à tous,

Je viens de suivre ce soir sur Radio OKAPI dans l'émission Dialogue entre Congolais le débat entre les Représentants de deux ailes du Rassemblement, tous membres de l'UDPS au sujet de la restructuration intervenue à la base de la crise actuelle.

En tant que Cadre du Parti frère ayant cheminé ensemble au sein de ce grand Parti depuis 1979 jusqu'à la crise de 2009 à la suite de la tenue du 1er Congrès de Righini dont les analyses faites au cours de ce Forum sur la gestion du Parti nous donnent malheureusement raison aujourd'hui, je tiens à rappeler l'appel à l'unité lancé par le Président National du CDPS en cette période cruciale pour la nation congolaise.

L'UDPS étant l'ossature de l'opposition congolaise ayant donnée espoir du changement à notre peuple, que les Cadres de ce Parti privilégient d'abord l'intérêt général pour pérenniser la mémoire des Pères Fondateurs de ce Parti dont l'un d'eux qui tenait le flambeau de cette lutte pacifique jusqu'au 1er février, sa dépouille reste encore congelée plus 40 jours à la morgue de Bruxelles. Êtes-vous fiers d'humilier ce grand homme jusqu'à ce point ?

Enterrons avec honneur Étienne TSHISEKEDI wa MULUMBA au lieu de passer votre temps à vous disputer les postes. Le peuple congolais va vous juger très sévèrement parce que votre attitude prouve que vous n'êtes intéressés que par le positionnement pour le pouvoir et la mort de ce grand homme ne vous affecte aucunement, bien le contraire cela vous arrange.

Peut-on faire le bilan de la politique d'auto-exclusion pratiquée depuis le conclave du Centre Bondeko! UDPS risque de devenir une coquille vide dont le plus offrant peut venir faire une OPA au mépris de toutes celles et tous ceux qui ont tout sacrifié tout au long de cette lutte.

Laver vos linges sales en famille et éviter de servir le pouvoir hors mandat et de se moquer de la souffrance de ce peuple.
Changeons la mentalité et faisons la politique autrement.

KABEYA N'Kashama-Motoke
Secrétaire National aux Relations Extérieures du CDPS.

 

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23 mars 2017 4 23 /03 /mars /2017 12:26

RDC: au moins 8 fosses communes découvertes autour de Tshimbulu

http://www.rfi.fr/afrique/20170320-enquete-exclusive-rdc-neuf-fosses-communes-decouvertes-autour-tshimbulu

 

http://scd.rfi.fr/sites/filesrfi/imagecache/rfi_16x9_1024_578/sites/images.rfi.fr/files/aef_image/img_6439_3_0.jpgFosse commune découverte aux alentours de Tshimbulu.
© RFI/Sonia Rolley

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Par RFI Publié le 20-03-2017 Modifié le 20-03-2017 à 19:30

C’est l’une des preuves de la violence à laquelle on assiste depuis le début de l’année au Kasai Central. RFI et l’agence de presse Reuters ont documenté l’existence d’au moins huit fosses communes autour de Tshimbulu, chef-lieu du territoire de Dibaya. L’ONU avait déjà transmis au gouvernement congolais des informations sur trois fosses autour de ce village, qui a longtemps été l’un des épicentres de l’insurrection populaire née de la révolte du chef coutumier, Kamuina Nsapu.

« Ici nous sommes dans le cimetière creusé par les militaires, on ne sait pas combien de gens sont enterrés là-dedans », raconte un habitant de Tshimbulu. Ce n’est pas la première fois que cet homme se rend sur ce site situé à quelques kilomètres de la sortie de Tshimbulu, en contrebas de la route. Des herbes hautes auraient pu empêcher les passants de la découvrir. « Le matin, nous sommes partis du village pour aller aux champs. Et quand nous venions, nous avons vu des mouches voler et il y avait une forte odeur », explique encore ce témoin. Lui, parmi d’autres, se faufile entre les herbes et découvre une fosse de dix mètres par cinq, mal recouverte. « On a vu des bras, des jambes et même des cadavres entiers, ils étaient mal enfouis », explique l’homme, montrant çà et là des ossements humains qui affleurent toujours.

Cet habitant de Tshimbulu comme d’autres témoins disent avoir vu des hommes, des femmes et même des enfants. Ils étaient répartis dans treize « puits », le quatorzième est toujours ouvert. Une tombe bien trop grande pour ne contenir qu’un seul corps. Les habitants de Tshimbulu expliquent que la Monusco a pris des photos de cette fosse commune, comme d’une deuxième qui se trouve sur une route secondaire à deux kilomètres de là.

Ils cachent des traces pour que l'on ne voit pas ce qui s'est passé...

Témoignage d'un habitant de Tshimbulu

20-03-2017 - Par Sonia Rolley

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Au moins huit fosses communes

Au moins huit fosses communes ont ainsi été découvertes par les habitants de Tshimbulu depuis le début de l’année. Ils les attribuent aux « catastrophes » qui se sont déroulées dans leur village depuis le début de l’année. Le 3 janvier d’abord, les éléments d’un groupe de miliciens Kamuina Nsapu font une incursion. Dans les jours qui ont suivi, les paysans ont découvert cinq fosses sur la route de Kananga. C’est l’odeur qui a alerté les commerçantes d’une localité voisine. A l’époque, les Nations unies parlaient d’une quarantaine de victimes, pour la plupart des miliciens Kamuina Nsapu, sur tout le territoire de Dibaya.

Les paysans n’ont pas eu de difficulté à trouver la première, elle se trouve à deux pas de la route. « Nous ne savons pas qui est enterré là », explique l’un d’eux. Mais plusieurs indices l’ont immédiatement alerté. « Il y a les preuves par conjonction, nous avons retrouvé du sang et les cerveaux », poursuit-il. Un groupe se décide à suivre les trainées de sang, marchent dans les pas des fossoyeurs. Ils découvrent quatre fosses plus petites, de quatre mètres sur trois, cachées dans les herbes hautes.

http://scd.rfi.fr/sites/filesrfi/imagecache/rfi_large_600_338/sites/images.rfi.fr/files/aef_image/sr_0_0.jpg© Sonia Rolley / RFI

Un mois plus tard, même histoire. Entre le 9 et 13 février, les Nations unies disent cette fois suspecter les forces de sécurité d’avoir tué au moins 84 miliciens à Tshimbulu. Et les habitants découvrent deux nouvelles fosses plus grandes sur cette même route. Une paysanne raconte : « Partout ici, sur la route, il y avait du sang et de la matière blanche. Tout le monde qui passait par ici pouvait voir ça ». Une autre qui habite à proximité se souvient d’un camion suspect qui a stationné là la nuit du 12 au 13 février. « Ce sont les militaires qui ont creusé ça. On a vu leur camion passer. Il est resté ici plus de deux heures. Il est arrivé de Tshimbulu vers 20h et il est reparti vers 23h », témoigne cette riveraine. Le lendemain, un groupe d’hommes se décide, malgré la peur, a inspecter l’endroit où le camion avait stationné. Ils découvrent une fosse, puis une autre. Comme seul indice du contenu de ces fosses, un bandeau rouge, signe emblématique des Kamuina Nsapu, est pris dans la terre et les herbes.

http://scd.rfi.fr/sites/filesrfi/imagecache/rfi_large_600_338/sites/images.rfi.fr/files/aef_image/img_6624_0.png© RFI/Sonia Rolley

La Monusco dit avoir déjà transmis au gouvernement des informations concernant dix fosses communes, trois à Tshimbulu et sept autres à Nkoto, mais continue de documenter d’autres sites et pas seulement dans la province du Kasai Central. Cinq provinces sont aujourd’hui touchées par ce phénomène et le gouvernement congolais espère qu’avec l’accord signé la semaine dernière avec la famille du défunt Kamuina Nsapu, les violences qui durent maintenant depuis neuf mois vont prendre fin. Dimanche 19 mars à Kananga, la foule a acclamé plusieurs dizaines de ces miliciens venus à l’invitation des autorités pour une cérémonie de reddition et de réconciliation.

Pourtant pour Kinshasa, ces miliciens sont des terroristes puisqu’ils s’attaquent aux symboles de l’Etat et tuent policiers, militaires, responsables administratifs ou encore des agents de la commission électorale. Le gouvernement se dit informé de l’existence de nombreuses fosses communes et les impute aux miliciens eux-mêmes.

Ah Congo 2017... 2017 c'est parti dans le sang... On dit que l'on récolte ce que l'on sème... Nous sommes venus pour obtenir la cessation des hostilités mais c'est eux qui sont venus nous provoquer, c'est la milice Kamuina Nsapu qui est venue nous provoquer, nous les Fardc

Un débordement des Fardc?

20-03-2017 - Par Léa-Lisa Westerhoff

RFI s'est procuré une vidéo qui accrédite la thèse de débordements de la part de l'armée congolaise, contre des civils désarmés, de présumés miliciens Kamuina Nsapu. Des images qui témoignent de scènes insoutenables.

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A la suite de la publication d’une vidéo sur les réseaux sociaux montrant des militaires exécutants des éléments Kamuina Nsapu, le plus souvent désarmés, la justice militaire congolaise a découvert deux fosses communes au Kasai oriental et arrêté sept militaires, accusés de crimes contre l’humanité. Informé par RFI et Reuters du contenu de leur enquête, l’auditeur général a promis de poursuivre ses investigations. Une équipe de magistrats militaires devrait à nouveau se rendre sur le terrain cette semaine. Il y a quelques semaines, le haut-commissaire des Nations unies aux droits de l'homme avait, lui, demandé une commission d'enquête internationale.

La première chose qu'il faut dire c'est que le gouvernement est informé de l'existence d'un certain nombre de fosses communes...

Lambert Mendé

20-03-2017 - Par Sonia Rolley

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Le porte-parole du gouvernement congolais Lambert Mendé dément que les militaires puissent avoir creusé des fosses communes pour y enterrer des miliciens ou des civils.

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22 mars 2017 3 22 /03 /mars /2017 17:32

Quand kagame se moque du Congo et des Congolais pendant que les traitres politichiens contunuent de jouer au jeu de Lipate

 

Suivez ces images :

https://www.facebook.com/ilalopa/videos/10156662547592228/

 

Debout Congolais !

 


VIVE LE CONGO LIBRE, UNI & PROSPERE.

 

 

Joseph Diamena Matundu

MCom - Business Mgnt (UNISA)

Phone: +27 76 188 0417 / +27 81 424 9935

Email: jdmatundu@gmail.com

Skype: joseph.matundu

 

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21 mars 2017 2 21 /03 /mars /2017 07:43

Massacre au Kasaï : les masques commencent à tomber

Le Phare, 20 mars 2017

 

Un pan de voile vient d’être levé par l’Auditeur général des FARDC (Force Armées de la République Démocratique du Congo), le général Joseph Ponde, au sujet du massacre des populations civiles au village Bena Tshikasu, dans le groupement de Mwanza Lomba, dans la province du Kasaï Central. Au cours d’un point de presse qu’il a animé le samedi 18 mars 2017, cet officier supérieur a révélé que sept éléments des FARDC impliqués dans ces crimes se trouvent aux arrêts. Il s’agit du major Nyembo, commandant du 2me Bataillon PM (Police Militaire) et commandant des opérations sur le terrain ; du major Martin Bitshumba Pithou, commandant second des opérations ; du capitaine Séraphin Pailimbo, commandant second du Bataillon PM et chef de la première section des opérations ; du lieutenant Silavuvu Dodokolo, S4 Bataillon PM et fusilier ; de l’adjudant en chef Mohindo, fusilier sur qui a été saisie une copie de la vidéo des faits reçue du sergent-major Maneno ; l’adjudant de 2me classe Amani ; le sergent-major Maneno Katembo alias Tonton Baobab, auteur de l’enregistrement de la vidéo diffusée dans les réseaux sociaux.

 

Selon l’Auditorat général des FARDC, les préventions suivantes sont retenues contre les sept prévenus : crimes de guerre par meurtre, crimes de guerre par mutilation, crimes de guerre par traitement cruel, inhumain et dégradant, refus de dénonciation d’une infraction commise par des justiciables auprès des juridictions militaires. Il s’agit ici des résultats partiels des investigations menées par des magistrats militaires. Il est prévu également le décryptage des téléphones cellulaires saisis sur les prévenus et d’autres personnes en contact avec eux, l’expertise de deux tombes à Mwanza Lomba en vue de l’identification formelle des victimes. L’expertise de la Monusco sera mise à contribution.

 

Une vidéo finalement authentique


Une vive polémique s’était engagée dernièrement entre le gouvernement congolais et toutes les institutions, Etats et Ong qui exigeaient une enquête internationale au sujet des violences perpétrées par des éléments des FARDC sur des civils sans défense au Kasaï Central. En réaction à toutes ces requêtes, Kinshasa avait non seulement qualifié la vidéo des faits de montage grossier mais aussi martelé que les fosses communes dénoncées à cette occasion étaient le fait des miliciens de Kamuina Nsapu, qui tuaient, mutilaient, torturaient et pillaient sans d’âmes. Il était aussi souligné qu’en son temps, la justice militaire congolaise avait déjà sanctionné les militaires coupables de dérapages, et non de tueries, dans les opérations de rétablissement de la paix troublée dans l’espace kasaïen.


Il est tout de même troublant d’apprendre, aujourd’hui, que la vidéo incriminée était l’œuvre d’un membre des FARDC présent sur les lieux des crimes, qui avait pris soin de faire des copies, dont l’une a été trouvée sur un de ses compagnons d’armes. L’authenticité des images macabres ayant fait dernièrement le tour du monde est de nature à confirmer la thèse d’un génocide en chantier dans le Grand Kasaï, où les tueries des populations civiles n’ont toujours pas cessé. Elle tend à confirmer aussi celle de l’existence des fosses communes où reposent des victimes de la barbarie de certains éléments des FARDC dans cette partie de la République. Ce qu’il faut souhaiter est que le dossier ouvert au niveau de l’Auditorat général des FARDC soit géré de manière correcte, afin de traquer les criminels réellement impliqués non seulement dans le massacre de Mwanza Lomba mais aussi dans ceux perpétrés dans d’autres localités du Grand Kasaï, loin des caméras pouvant servir de pièces à conviction contre leurs auteurs. Que les vrais éléments égarés des FARDC et les donneurs d’ordre soient recherchés et sévèrement punis.


Mais, encore une fois, l’on insiste sur la conduite d’investigations sérieuses de nature à éviter l’amalgame et des accusations gratuites contre des officiers et soldats n’ayant rien à voir avec les tueries du Grand Kasaï. Ce qu’il faut à présent craindre est que l’opinion tant nationale et internationale ait de plus en plus du mal à croire aux versions que les autorités congolaises donnent de certains faits, notamment des massacres et violations des droits de l’homme, dès lors qu’après avoir tout démenti, l’on se mette à admettre des évidences sur le tard. Kimp

 

Violences à Kananga : La MONUSCO hausse le ton

La MONUSCO dit avoir reçu des informations crédibles selon lesquelles un nombre important de personnes auraient été tuées au cours des affrontements entre des miliciens de Kamuina Nsapu...

 

https://actualite.cd/wp-content/uploads/2017/02/Monusco-1024x670.jpg

La MONUSCO dit avoir reçu des informations crédibles selon lesquelles un nombre important de personnes auraient été tuées au cours des affrontements entre des miliciens de Kamuina Nsapu et des membres des forces de sécurité congolaises à Kananga entre le 14 et le 17 mars 2017.

« Je demande la cessation immédiate des violences à Kananga et dans la région du Kasaï, et déplore l’usage disproportionné de la force« , a déclaré Maman Sambo Sidikou, Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en RDC.

« Je demande également l’arrêt immédiat de toute restriction à la liberté de circulation de la MONUSCO, qui limite sa capacité à accomplir pleinement son mandat en RDC. Je demande aussi l’ouverture des enquêtes par les autorités compétentes sur les événements de ces derniers jours à Kananga, et que les responsables de toutes les violations des droits de l’homme soient traduits en justice« , a-t-il ajouté.

La mission onusienne dénonce également des restrictions à la circulation de ses forces.

« La MONUSCO exprime également ses fortes préoccupations face aux restrictions imposées par les forces de sécurité à sa liberté de circulation à Kananga ces derniers jours, ce qui limite la capacité de la Mission à mettre en œuvre son mandat», a dit Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en RDC.
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16 mars 2017 4 16 /03 /mars /2017 10:21

Opinion des évêques du Kasai sur le phénomène Kamuina Nsapu

 

Cette position des évêques du Kasai date du mois d'août 2016, mais elle avait échappé à la lecture de beaucoup de Congolais. Avec l'ampleur qu'a prise ce phénomène, il est intéressant de lire l'opinion des prélats pour en comprendre les causes.
Veuillez ouvrir ce lien:

http://kasaidirect.net/wordpress/?p=5754

Bonne lecture

JB. Kongolo

 

 

LES EVÊQUES DU GRAND KASAYI SE PRONONCENT ENFIN SUR LE PHÉNOMÈNE KAMWINA-NSAPU

13 DÉCEMBRE 2016 SOCIÉTÉ 3

 

Le 8 décembre 2016, l’Eglise du Kasayi a célébré, à Mikalayi, le 125ème anniversaire de son Evangélisation, lancée par le R.P. Emeri Cambier (CICM) le 8 décembre 1891. Au cours de la Messe solennelle présidée par S. Exc. Mgr Marcel Madila, Archevêque de Kananga, entourépar huit Evêques et une quarantaine de prêtres venus de tous les quatre coins du Kasayi, l’Assemblée Episcopale Provinciale de Kananga (ASSEPKA) a rendu publique une lettre pastorale que beaucoup de fidèles attendaient, compte tenu surtout de tristes événements que le Kasayi vit depuis quelques mois. En effet, outre l’action de grâce pour les bienfaits spirituels de ce Jubilé de l’Evangélisation, les Evêques du Grand Kasayi se sont enfin prononcés sur le phénomène Kamwina-Nsapu, lui consacrant sept des douze numéros que compte leur lettre pastorale.

Les conséquences douloureuses du phénomène Kamwina-Nsapo

L’ASSEPKA aborde la question par un constat douloureux : « En ce moment où nous clôturons cette Année du Jubilé, nous avons une forte douleur intérieure à vous confier. Les tristes événements que notre
Région est en train de vivre dans le Kasayi Central, dans le Kasayi Oriental et dans le Kasayi, suscitent des inquiétudes qui font saigner nos cœurs de Pasteurs. Depuis le mois de juillet 2016, nos frères et sœurs sont sauvagement blessés ou assassinés ; des villages sont brûlés et vidés de leurs habitants ; des familles sont obligées de se déplacer et de se refugier dans la forêt, livrées aux intempéries et aux maladies, sans moyens de survie ; de nombreux enfants et jeunes sont victimes de cette situation et ne peuvent pas aller à l’école ;
des infrastructures publiques sont détruites ; par endroit, des prêtres et des consacrés sont obligés d’abandonner leurs communautés d’apostolat ; l’insécurité est répandue dans nos agglomérations et sur
nos routes… »

Les causes profondes du phénomène Kamwina-Nsapu

Selon les Evêques du Kasayi, pour bien comprendre le phénomène Kamwina-Nsapo et sa rapide expansion dans plusieurs contrées du
Kasayi, il faut éviter de l’enfermer dans les circonstances locales de son émergence, mais le situer dans le cadre de la souffrance à laquelle est condamné tout le Peuple congolais. Pour eux, nous sommes devant un phénomène politique, « l’une de multiples expressions des
graves frustrations sociales et politiques que vit toute la population congolaise. » Car, argumentent-ils, « après près de soixante ans d’indépendance, notre Pays tourne en rond et l’Etat n’arrive pas à assurer aux citoyens les services de base comme la sécurité sociale, les soins de santé, l’hygiène, l’eau potable, l’électricité, l’école et l’habitat. L’impunité est généralisée. La sécurité des personnes et de leurs biens est aléatoire, avec les intimidations, les pillages, les viols, les déplacements des communautés et les massacres que nous connaissons. Les institutions républicaines ne sont pas souvent au service du Peuple. La violation des droits politiques des citoyens garantis par la Constitution ne cesse de grandir. La culture de la corruption et du détournement des biens publics ne recule pas. Le manque de voies de communication et de moyens de transport enclave des communautés entières, avec des conséquences néfastes pour les
économies locales et le développement des peuples. Le chômage atteint des proportions catastrophiques, tandis que des jeunes sont condamnés à des métiers dangereux et improductifs comme le transport à vélo,
l’exploitation artisanale des minerais, la production et la vente de la drogue. Les rares entrepreneurs, qui créent pourtant des emplois et de la richesse, sont soumis à des tracasseries administratives qui ne
profitent pas à la Nation. Beaucoup de petites et moyennes entreprises abandonnent nos Provinces de l’intérieur pour des villes où la pression fiscale et les tracasseries administratives sont moins élevées. Par milliers, des personnes et des familles entières abandonnent aussi ces Provinces à la recherche d’opportunités ailleurs. Les nouvelles entités administratives sont dépourvues de moyens de fonctionnement et pèsent lourdement sur une population déjà appauvrie. L’absence de gestion rigoureuse de notre riche patrimoine environnemental fait déjà ressentir ses impacts négatifs sur la production agricole, la disparition de plusieurs espèces de notre flore et de notre faune, l’insalubrité généralisée et les érosions qui menacent la plupart de nos villes et cités. Le bradage criminel d’immenses ressources minières et forestières de notre Pays se poursuit… Pendant toutes ces années d’indépendance, nous avons perdu beaucoup d’opportunités et raté beaucoup de rendez-vous avec l’Histoire ! Jusqu’à quand serons-nous toujours un petit Pays, incapable de s’imposer en Afrique et dans le concert des Nations comme
une référence ? La démocratie est encore un rêve dont la réalisation est toujours entravée et repoussée. » On comprend alors pourquoi les jeunes de Kamwina-Nsapo ne s’en prennent qu’aux fonctionnaires publics et à leurs bureaux, considérés comme symbole d’un Etat qui est à la base de la souffrance du Peuple. On comprend aussi pourquoi, comme une tache d’huile, le phénomène se poursuit et s’étend, malgré une forte
répression militaire et policière.

Rendre sa noblesse à la politique

A la lumière de cette analyse, les Evêques du Kasayi pensent qu’on ne peut répondre adéquatement au phénomène Kamwina-Nsapu qu’en prenant en charge ses véritables causes. Aussi appellent-ils à « un vigoureux réveil des consciences de tous et une détermination à mettre fin au processus de déshumanisation et de marginalisation qui risque de plonger le Pays tout entier dans le chaos ». Ils invitent à redécouvrir la valeur du Bien commun, qui est la raison d’être de l’Etat et de la communauté politique. S’adressant particulièrement àl’actuelle génération des politiciens congolais, ils leur rappellent la grandeur et l’importance de leur vocation dans la vie de la Nation : « La construction d’un ordre social et politique respectueux du bien commun et de la dignité inaliénable de la personne humaine sera l’œuvre des politiciens à la hauteur de nos aspirations et d’immenses ressources humaines et matérielles dont dispose le Congo. La politique étant l’une des formes les plus précieuses de la charité au service du bien commun, on y entre seulement pour faire du bien à son Pays et mettre le meilleur de soi-même au service de son Peuple. La politique est une vocation noble, un métier qui ne peut être bien exercé que par des hommes de grands principes. Le Congo a besoin de politiciens qui aiment leur Pays et qui soient de véritables sentinelles du bien commun, avec un sens élevé de la dignité humaine et de la responsabilité historique. Il est impérieux de bâtir un Etat de droit, une vraie démocratie favorisant l’alternance en politique. Un tel système est de nature à susciter une nouvelle classe politique plus soucieuse de l’intérêt commun. »

L’interpellation aux politiciens kasayiens

Les Evêques consacrent le numéro 7 de leur lettre à toutes les filles et à tous les fils du Kasayi engagés dans la politique. Ils leur demandent de prendre à cœur leurs obligations et de se battre pour l’amélioration des conditions de vie dans leur Région. Ils leur rappellent que la situation du Kasayi présente des indicateurs parmi les plus négatifs de tout le Congo et que les tristes événements dont souffre leur Région font malheureusement partie d’une longue chaîne de conflits qui opposent des communautés et ensanglantent le Kasayi depuis des années. Les Evêques notent que des conflits des terres, des conflits des chefferies et des conflits de leadership politique y sont entretenus depuis longtemps pour des objectifs qui desservent le développement local. Et pour contribuer au changement, les Evêques lancent quelques grands défis aux politiciens du Kasayi : « Il est urgent qu’ils fassent un inventaire complet de tous nos conflits sociaux et s’engagent dans la recherche des solutions justes. Nous leur demandons de jouer un rôle de guides et d’éclaireurs de nos populations dans leur lutte pour vivre en paix. Et, vu la situation générale de notre Région, nous souhaitons que tous les politiciens du Kasayi se rencontrent, le plus tôt possible, dans le cadre d’un atelier technique, pour faire l’état des lieux de la situation socio-économique de notre Région, en vue du plaidoyer national et international pour son développement. Le Kasayi veut voir ses fils et ses filles politiciens se préoccuper de son sort et travailler pour son développement. La paix véritable passe par la justice, par le développement intégral et par l’engagement de tous au service du bien commun. »

Le phénomène Kamwina-Nsapu, une interpellation pour l’Eglise

Dans leur lettre, les Evêques du Kasayi ne se limitent pas seulement à l’analyse politique du phénomène Kamwina-Nsapu. Au terme d’une année consacrée à la méditation sur cent vingt-cinq années de foi chrétienne au Kasayi, ils ont aussi l’honnêteté d’affirmer que ce phénomène les pousse à s’interroger sur la qualité de l’accueil de l’Evangile et son impact dans la vie des kasayiens : « Dans une société où la majorité
se déclare disciples du Christ, comment peut-on expliquer la banalisation de la méchanceté et de la violence ? Comment expliquer tant de souffrance après tant d’années d’Evangélisation ? Que font tous ces chrétiens que l’on entend prier à haute voix à longueur des journées et des nuits ? » Les Evêques vont encore plus loin en affirmant : « Nous sommes témoins de croyances et de pratiques de superstition qui ne sont possibles que là où la foi en Jésus-Christ est encore un vernis superficiel. » Aussi invitent-ils à relancer l’action pastorale de l’Eglise : « Nous devons travailler pour que la foi en Jésus-Christ féconde les cœurs et transforme les mentalités. » Ils rappellent aux prêtres, aux consacrés et aux laïcs engagés l’importance de leur mission ecclésiale et sociale, les conviant à la vigilance, à l’esprit critique et au discernement, comme témoins de la force transformatrice de la foi en Jésus. Pour les Evêques, les chrétiens doivent être le ferment d’un Kasayi nouveau et d’un Congo nouveau.

 

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16 mars 2017 4 16 /03 /mars /2017 10:12

L'extermination des Congolais et le silence des morts global

 

 

Publie le Jeudi, 16 Mars 2017

 

 

Pendant que les corps sans vies des Congolais sont charges et decharges des camions militaires de la FARDC (https://www.facebook.com/alexandre.amayungi/videos/10207187749446769/, ame sensible  s’abatenir) au vu et au su de tout le monde comme des sacs des mais au Kasai Central :

Flash info!

Kabila continu à massacré les kasaiens msg reçu inbox !

C'est vrai mais personne ne pourra dénoncer ça c'est dangereux ! en fait, il y a eu massacre et pillages systématiques des biens des privés dans la commune de Nganza dans la nuit du mardi à aujourd'hui, lequel massacre a été commandité par le VPM Shadari qui a corrompu un membre du secte Kamuina Nsapu qui lui a vendu tout le plan des miliciens. alors à minuit, les militaires se sont servis de ce plan et ont massacré les gens trouvés sur l'avenue où on les a indiqué que les miliciens étaient logés. un nombre estimé de 75 à 130 personnes tuées est évoqué et plusieurs biens pillés par les militaires selon le policier qui était sur place pour charger les corps dans le camion. Ça la raison qui a donné du courage au VPM à remettre ses pieds à Kananga. Le policier qu'ils ont chargé au moins trois camions des cadavres. voilà l'info mais y en a encore! (Kalle Stone)

Malgre cela le monde continu de jouer au jeu de l’aveugle-sourd-muet, au meme moment la Communaute internationale est a la recherche a haute voix que de 2 etres humains ; les envoyes de l’ONU au Kasai Central portes disparus, la decouverte de multiple charnieres ainsi que la vue des centaines des corps sans vies des Congolais charges et decharges comme des sacs des mais semble ne faire la une de leur mission, comme si les Congolais sont moins ou pas du tout des Etres Humains. Pourtant on connait tres bien le responsable numero 1 de cette catastrophe qui n’est rien d’autre que l’Egorgeur National alias Joseph Kabila. Pour rappel, Jean-Pierre Bemba se trouve au geole de la Cour Penale Internationnale (CPI) de la Haye  pour crime principale d’etre a l’epoque le Commandant en Chef des troupes prenant part aux massacres dans la Republique Centre Africaine, ce de meme crime que le President Al Bashir du Sundan est jusqu’à present poursuivi, aujourd’hui le Commandant en Chef de la Republique Democratique du Congo (RDC) est bien connu, c’est l’Egorgeur National, un agent double au service des extremistes tutsi, ayant pour mission de superviser l’extermination des Congolais et les remplacer par son espece afin de faciter la balkanization de la RDC, et personne dans le monde lui pointe le doigt, l’appel ou lui rappel a l’ordre, meme apres avoir accompli record mondial du  plus grand holocauste de 21eme Siecle, massacrant plus de huit millions des Congolais, deux poids deux mesures !

 

Au niveau National, aucune langue s’eleve contre ce plan marchiavelique de l’extermination des Congolais. Par contre, nos politichiens sont dans la course de positionnement ; courent tambours battants avec trompettes jusqu’en se poignardant derriere l’Egorgeur National, celui qu’on a jure mains sur les pointrines que venu le 31 Decembre 2016, ce dernier deviendrait autre chose que le chef Supreme, moins encore paisible envahisseur de la RDC, (https://www.facebook.com/roger.bongos.3/videos/1187890614656773/ https://www.youtube.com/watch?v=-zn9tVZ4FXo, https://www.youtube.com/watch?v=CsJE_1_5ERs), aujourd’hui ironiquement c’est sous la table de cet imposteur constitutionnellement illegal, et illegitime que nos politichiens tous sans exceptions cherchent et se contentent des os jetes sous sa table ; pour s’assurer de prendre part sous cette table, certains font meme le lobbying ou le tour du monde, apres etre payes en monnaie de singe de celui qu’ils ont facilites par opportunisme une presidence <seko na seko>, l’extermination encours des populations, les invasions quotidiens du pays, la predation de nos ressources, la misere des populations ne leurs concerne absolument pas, ayant les yeux tres bien fixes sur les ventres, incroyable mais vraie, personne parmi ces politichiens conteste la magistrature supreme, cette derniere est une exclusivite garantie a vie au Cheval de Troie de nos persecuteurs, ils se poignardent  que de la primature, ministeres, et des presidences des organes de trahison.

 

Chers compatriotes, le silence des morts du plan de notre extermination par le monde (la Communaute Internationale) en general, et nos politichiens en particulier, viennent de nous prouver une fois de plus qu’ils sont trop loin de la realite du bien etre du Peuple Congolais que nous sommes, si reellement comptons deumerer dans cette planete la terre et que le Congo y reste UN et INDIVISIBLE, il est temps que nous puissions lever nous-mêmes nos fronts longtemps courbes, nous sommes ce meme Peuple qui a conquis et deracine tout un système colonialiste sauvage bien batit pendant plus de cinq décennies.

 

Debout Congolais !

 


VIVE LE CONGO LIBRE, UNI & PROSPERE.

 

 

Joseph Diamena Matundu

MCom - Business Mgnt (UNISA)

Phone: +27 76 188 0417 / +27 81 424 9935

Email: jdmatundu@gmail.com

Skype: joseph.matundu

 

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15 mars 2017 3 15 /03 /mars /2017 17:17
Les Congolais en voie d'extermination comme des insectes
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15 mars 2017 3 15 /03 /mars /2017 07:48

Kananga : des coups de feu entendus au centre-ville

Publié le mar, 14/03/2017

 

Une vue aérienne de la ville de Kananga au Kasaï. Photo Myriam Asmani

Des témoins rapportent que des coups de feu ont été entendus ce mardi 14 mars dans la matinée dans plusieurs endroits du centre-ville de Kananga, notamment à Kamayi Saint Alphonse, au rond-point Pax, au quartier SNEL vers la commune de la Nganza.

Crispin Ntambue, membre de la société civile du Kasaï-Central, relate que ces coups de feu ont été tirés par les forces de l’ordre pour disperser des miliciens qui se réclament proches du chef traditionnel Kamuina Nsapu, tué en août 2016.

Ces miliciens se déployaient à partir de certains quartiers de la ville pour avancer vers le centre-ville.

Les coups de feu ont conduit certains habitants à trouver refuge dans des quartiers plus calmes.

« Différentes personnes affirment avoir vu les éléments [de la milice] en face des forces de l’ordre du côté SNEL. Peu de temps plus tard, on a déployé un dispositif sécuritaire important sur l’ensemble de la ville notamment, le centre-ville. Des populations fuyaient dans tous les sens vers les communes qui étaient un peu calmes », relate Crispin Ntambue joint au téléphone par Radio Okapi en milieu de matinée.

M. Ntambue affirme avoir interrogé des sources proches de la milice, qui affirment que le déploiement des miliciens dans la matinée était destiné à empêcher le ministre de l’Intérieur, actuellement à Kananga, de faire certaines activités. A l’en croire, le ministre devait notamment recevoir des membres de la famille du chef traditionnel Kamuina Nsapu.

Vous pouvez écouter les explications de Crispin Ntambue dans cet extrait sonore.

  • playhttp://www.radiookapi.net/2017/03/14/actualite/securite/kananga-des-coups-de-feu-entendus-au-centre-ville

 

Le calme est revenu dans la ville en fin de matinée.

Des miliciens qui se réclament du chef traditionnel Kamuina Nsapu affrontent depuis plusieurs mois les forces de l’ordre dans les provinces du Kasaï. Des combats qui ont fait de nombreuses victimes.

- See more at: http://www.radiookapi.net/2017/03/14/actualite/securite/kananga-des-coups-de-feu-entendus-au-centre-ville#sthash.PDAqVJW6.dpuf

 

 


(23h du 14 Mars …….)
Dieudonné Dikita Makubakuba

 

 

REEL DES MASSACRES DU KASAI ?
 

Kalle Stone

A HAUTE VOIX !!!
 
QUEL EST L'ENJEU

 SELON UN DIPLOMATE ONUSIEN CITANT UNE SOURCE DE L'EGLISE CATHOLIQUE ,LE GENERAL ERIC RUHORIMBERE QUI ETAIT ENVOYE A KANANGA PAR JOSEPH KABILA A LA TETE DU 812eme REGIMENT ISSU DU CNDP EST ,AVEC SES HOMMES, L'HOMME ORCHESTRE DES MASSACRES QUI ONT LIEU AU KASAI .
D'APRES UN AUTEUR AMERICAIN ET SPECIALISTE DES QUESTIONS INTERNATIONALES ,GEORGANNE NIENABER, CE CONFLIT ,A L'INSTAR DE CELUI DU KIVU ,CACHERAIT AUSSI UN TRES GRAND ENJEU MINIER .
IL NOUS REVIENT DES SOURCES TRES FIABLES SUR PLACE A KANANGA ,QUE LE POUVOIR DE KINSHASA A CREE SES PROPRES MILICES QUI SE RECLAMENT AUSSI DU DEFUNT CHEF "KAMUINA NSAPU".
L'OPINION DOIT SAVOIR QUE CE N'EST PAS PURE COINCIDENCE QUE TROIS GOUVERNEURS SUCCESSIFS QUI ONT EU A DIRIGER LE KASAI OCCIDENTAL CES DERNIERES ANNEES SONT TOUS DES PROCHES DES INTERETS DE (RCD/GOMA,CNDP ET TELECELL)
1. TRESOR KAPUKU (ANCIEN CADRE DU RCD /GOMA)
2. HUBERT KABASUBABO (ANCIEN CADRE DU RCD/GOMA)
3. ALEX KANDE (ANCIEN CADRE DE TELECELL ET AMI DE MIKO)
UN CADRE DU MINISTERE DES MINES NOUS A LAISSE ENTENDRE DE L'EXISTENCE DES GRANDS GISEMENTS DE COLTAN ET DE FER DANS CET ESPACE DU GRAND KASAI.
A SUIVRE ...

 

 

RDC : Plus de 400 tués, 100 000 personnes affectées, le drame du Kasaï commence à ressembler à celui de Beni

Plus de 400 personnes tuées depuis aout 2016, la situation au centre de la RDC se dégrade au jour le jour. Le weekend a été particulièrement violent suite...

 

By Rédaction Actualité.cd

13 mars 2017

 

Plus de 400 personnes tuées depuis aout 2016, la situation au centre de la RDC se dégrade au jour le jour. Le weekend a été particulièrement violent suite aux affrontements entre les forces de l’ordre et des combattants se réclamant de Kamwuina Nsapu près de Mwene-ditu dans la province de Lomami.

La semaine dernière, des sources onusiennes annonçaient qu’un Casque bleu uruguayen avait été blessé par balle.

Lambert Mende, porte-parole du gouvernement congolais, a confirmé à ACTUALITE.CD que deux officiels de l’ONU ont été kidnappés depuis dimanche 12 mars au niveau du pont de la rivière Moyo près de Tshimbulu, à près de 120 Km de Kananga (Kasaï Central). Il s’agit d’un américain et d’une suédoise. Egalement enlevés, trois chauffeurs de taxi-moto et un interprète. Ils ont tous été conduits dans la forêt par leurs ravisseurs qui ne sont pas encore identifiés. La milice Kamwina Nsapu qui sévit dans la région n’a pas été formellement pointée du doigt tant par l’ONU que par le gouvernement congolais.

Les attaques attribuées à cette milice font percevoir une vive tension à Kananga et dans plusieurs villes et localités des provinces de l’espace Kasaï. Les 26 et 27 janvier dernier, elles ont même rendu impossibles la tournée du Premier ministre Samy Badibanga.

Pression internationale

Au niveau international, la France, les USA, l’Union européenne et même le Vatican appellent à des enquêtes internationales sur ces violences. Le 8 mars dernier, le Haut-commissaire de Nations-Unies aux droits de l’homme, Zeid, avait également demandé l’ouverture d’une enquête après la découverte des trois nouvelles fosses communes dans cette région.

« À la lumière des rapports récurrents de violations graves et de la découverte récente de trois autres fosses communes, j’exhorte le Conseil à établir une commission d’enquête chargée d’examiner ces allégations », avait dit le prince Zeid.

Initiatives du gouvernement

Pour le gouvernement, il n’y a point des doutes sur les auteurs de ces fosses communes.

« Il y a plus de trois fosses communes que les magistrats en charge de l’enquête ont découvert dans cette partie du territoire national. Le Haut-commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme n’a réagi que sur base des données partielles lui fournies peut-être par la société civile. Il n’a pas mis ça sur le dos du Gouvernement. D’après le rapport partiel des magistrats qui sont en charge de l’enquête, ces tueries sont attribuées aux miliciens Kamwina Nsapu qui tuent des chefs locaux, des policiers et même des agents de la CENI à leur passage dans des villages », avait affirmé Lambert Mende.

Comme dans l’Est…

Comme dans l’Est de la RDC, les partenaires internationaux commencent à se mobiliser. Le nouveau secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres a même demandé ce vendredi 10 mars 2017 au Conseil de sécurité d’augmenter l’effectif des casques bleus en RDC. Des soldats dits de la paix qui devraient notamment être déployés aux Kasaï.

Au regard de l’ampleur du drame, le Fonds Central de réponse d’urgence (CERF) des Nations Unies a même alloué une enveloppe de 5 millions de dollars US pour couvrir les besoins de plus de 108 000 personnes affectées par la crise, a annoncé l’ONU. Un accent particulier devrait être placé sur la santé et la sécurité alimentaire. Selon la même source, cette première allocation permettra, entre autres, de soutenir la sécurité alimentaire de plus de 25 000 personnes; de fournir des soins et services de santé primaires, de l’eau et des services d’hygiène dans les territoires de Dibaya (Kasaï Central), Kabeya Kamuanga (Kasaï Oriental) et Tshikapa (Kasaï).

A Kinshasa, les autorités disent également prendre au sérieux ces violences.

Après avoir échangé le 31 mars dans la capitale avec les gouverneurs des provinces concernées, Emmanuel Ramazani Shadary, vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur et sécurité, se retrouve depuis le 12 mars à Kananga (Kasaï-central) dans une mission dite de pacification. Il est accompagné d’élus nationaux et locaux originaires de cette partie du pays. D’après les informations d’ACTUALITE.CD, M. Shadary va également entamer des discussions avec la famille régnante du feu Kamwina Nsapu pour son inhumation selon les us et coutumes, ainsi que l’intronisation de son successeur.

Ces événements interviennent dans un contexte pré-électoral tendu. Le gouvernement issu de l’Accord du 31 décembre et qui est censé conduire le pays aux élections avant la fin de l’année n’est toujours pas installé environ trois mois après la signature de ce compromis politique par les principales forces politiques du pays.

Patient LIGODI

 

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14 mars 2017 2 14 /03 /mars /2017 10:07

Mon peuple est en train d’être égorgé sans aucun secours humain !

 

Lettre ouverte du 3 mars 2017

Serait-ce trop de rappeler ma lettre ouverte intitulée « Deux poids deux mesures » ? Voir ce qui est en train de se passer dans mon Congo, ma mère patrie, est inconcevable. Les Congolais, mes compatriotes, ont toutes les raisons de se demander s’il est bien d’avoir été créé Congolais ! La plus noble mission de ce conseil de sécurité est complètement absente en ce qui concerne les martyrs de mon peuple, le peuple congolais. Quel mal avons-nous fait à la communauté internationale pour que cette dernière cautionne que ce Rwandais Kanambe alias Joseph Kabila extermine les Congolais en toute quiétude ?

Tout l’après-midi, l’armée de Kanambe a tiré à l’arme lourde dans la capitale Kinshasa pour faire sortir Ne Mwanda Nsemi de sa résidence après lui avoir coupé l’eau et l’électricité. Depuis plusieurs jours, la résidence de ce dernier étant assiégée. Tout cela se fait sous l’œil de la communauté internationale. Rappelons que c’est de la même manière que, le 30 décembre 2013, ce Rwandais Kanambe alias Joseph Kabila, avec des Rwandais habillés en uniforme de notre armée, était venu pour m’éliminer dans ma résidence du Golf à Lubumbashi, également sous l’œil cette même communauté internationale. Pourtant, en tant qu’homme politique, je m’étais exprimé démocratiquement au-travers mes deux lettres ouvertes qui avaient été envoyées jusqu’à la présidence de la république (nous disposons encore des accusés de réception) ainsi que dans toutes les chancelleries internationales (dont nous disposons également des accusés de réception). Pourtant, cette communauté internationale nous a fait croire qu’elle était déterminée à ne pas laisser Kanambe au pouvoir après le 19 décembre minuit. Malheureusement, quelques heures après le 19 décembre minuit, cette même communauté internationale nous a parlé d’accords et de dialogues pour la paix.

Pourquoi est-ce que la même communauté internationale n’a pas laissé l’ancien chef de l’Etat gambien pour cette même paix ? Dès que ce dernier avait montré l’ambition de se maintenir au pouvoir, les injonctions du conseil de sécurité n’avaient pas tardé et aussitôt l’armée sénégalaise s’était directement déplacée. Deux poids, deux mesures.

J’aimerais rappeler à la communauté internationale que depuis que ce Rwandais Kanambe Hippolyte alias Joseph Kabila a pris le pouvoir par coup d’état en janvier 2001, il a acheté des armes avec l’argent du contribuable congolais pour massacrer les Congolais au lieu de les défendre. Depuis qu’il est arrivé au pouvoir, il n’a jamais déclaré la guerre à qui que ce soit ni même à ceux qui nous entourent alors que certains nous ont arraché certaines parties de nos terres. Comment la communauté internationale, qui accepte que Kanambe continue de massacrer les Congolais en toute quiétude, explique cette situation ? Donc vous faites de Kanambe tueur et juge c’est-à-dire que vous accordez à ce tueur (criminel) le droit de mener l’enquête sur les massacres qu’il commet et de juger les Congolais qu’il est lui-même en train d’exterminer. A quoi cela rime-t-il ? Cela devient très révoltant. C’est donc sciemment que vous ne voulez pas l’enlever afin qu’il continue de décimer cette nation.

Que la communauté internationale nous donne un exemple de chef de l’Etat qui s’est comporté comme Kanambe. Comment cette horreur peut-elle être cautionnée par la communauté internationale ?! Ce qui me blesse le plus est que, parmi les institutions qui devraient garantir la paix et la sécurité sur cette planète, nulle n’intervient. Les Congolais sont aujourd’hui dispersés partout, fuyant ce génocide organisé par Kanambe et Kigali. Est-ce que la communauté internationale ne craint pas de rendre ingérable et inhabitable la planète, notamment ma terre mère l’Afrique, en laissant ce criminel continuer à faire sa sale besogne ? Nous comprenons qu’il est soutenu par ces mêmes institutions. Ne trouvez-vous pas que cela est injuste devant Dieu car toutes les nations ont besoin d’être sécurisées par les institutions internationales ?
Raison pour laquelle je demande à la communauté internationale vers où ce monde est en train d’aller s’il n’y a plus d’institutions pour nous sécuriser, pour rendre de véritables jugements. Est-ce que ce Rwandais, soldat de Kagame, devrait être libre jusqu’à présent ?
Pire encore, vous demandez aux Congolais de se réunir afin de dialoguer avec lui. Nous sommes éberlués de voir la communauté internationale reconnaître ainsi ce pouvoir d’occupation. Nous avions supporté jusqu’au 19 décembre mais plus maintenant. Quel genre d’élections demandez-vous à ce Rwandais qui a organisé un génocide tel qu’il n’y en a jamais eu sur la planète ? Jusqu’où voulez-vous que notre patience aille ?

En utilisant les Pygmées, Kanambe est allé jusqu’à exterminer ma famille et mes frères dans mon village à Kisala ; je n’y ai plus de famille. Est-ce cela la démocratie ? Après avoir fait exterminer ma famille, le voilà qui organise un théâtre en demandant la paix entre Pygmées et Bantu afin de masquer ce génocide. Sous quels cieux peut-on être exterminés sans réclamer justice ? Le responsable du PPRD à Kalémie (également président de Buluba i Bukata), M.Kahenga a été retrouvé mort lors du forum pour cette paix après avoir demandé une enquête sur cette situation (il s’était opposé à ce forum en demandant comment est-ce qu’on pouvait dire que tout était terminé sans même avoir enquêté. Jaynet, la soeur de Kanambe, était elle-même présente lors de ce forum. Après avoir déposé le corps à la morgue, le gouvernement n’a même pas pris soin d’informer immédiatement la famille de cette mort). La vie du Congolais ne vaut plus rien au point que nous devons seulement accepter d’être tués sans aucune explication.

Je ne pense pas qu’il faille laisser le Congo continuer à vivre cette tragédie car les différents ministères belges pendant toutes ces années du règne de Kanambe ont eu à déclarer tout haut que ce dernier est un étranger avant même de recevoir les documents fournis par Jean-Jacques Lumumba. La communauté internationale sait donc très bien que le Congo est sous occupation rwandaise. Grave encore, ces documents détenus par les autorités belges parlent de pillages inédits commis par le Rwanda et son soldat Kanambe avec son frère et sa sœur, enfants d’Adrien Kanambe. Pourquoi forcer les Congolais à accepter des élections que Kanambe doit organiser avec son équipe qui a eu à participer à ce génocide ? Cela est inadmissible ! Permettez que je puisse rappeler que la communauté internationale a été créée afin de ne plus voir l’occupation sur cette planète. Aussi, la seule chose que nous attendons de cette communauté internationale est d’arrêter Kanambe alias Joseph Kabila. Il n’y a rien d’autre à nous dire. Arrêtez Kanambe pour qu’il soit jugé pour que nous comprenions la raison de cette extermination des Congolais de cette façon. Pourquoi tenez-vous à ce que ce criminel, qui nous tue et nous extermine, demeure en place ? Le peuple se demande comment cela est possible alors que l’ONU est sur place par le biais de la MONUSCO. Nous vous avons demandé de nous aider à mettre en place un gouvernement de transition composé uniquement de Congolais mais il se trouve que cela ne vous arrange pas. Après que les Congolais ont été exterminés par les Rwandais, vous vous contredisez pour demander aux Congolais de faire des accords avec ces criminels.
Un peuple sous occupation ne peut jamais exercer la démocratie parce qu’il est mis comme sous esclavage. Voyez déjà comment le peuple est traqué. Si l’on ose dire quelque chose, c’est la prison ou la mort. Quelle est cette paix qui viendrait dans un pays sous occupation ?
Existe-t-il un chef d’état qui ait commis des exactions comme Kanambe ? Il est allé même au-delà de ce qu’Hitler avait fait. Pourquoi n’avez-vous pas pitié de ce peuple congolais qui est traqué comme des rats par Kanambe ?

Sachez que l’histoire se souviendra de tout acte que vous poserez, bon comme mauvais.

Joseph MUKUNGUBILA MUTOMBO
Prophète de l’Eternel

 

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14 mars 2017 2 14 /03 /mars /2017 10:05

La Société Civile Dénonce Des Incursions Des Militaires Angolais À Lukula

Dernière mise à jour 11 Mar 2017

http://www.lecongolais.cd/wp-content/uploads/2017/03/Angola-Arm%C3%A9e-2.jpg

L’armée Angolaise est accusée d’avoir traversé la frontière du côté de l’enclave de Cabinda. Ils ont enlevé deux hommes suspectés d’être militants du Front de Libération de l’Enclave de Cabinda (FLEC), sous administration Angolaise.

Les militaires Angolais ont de nouveaux fait incursion sur le sol Congolais par le village Kai Nganga, territoire de Lukula dans la province du Kongo Central, dans la nuit de mardi à mercredi 8 mars, a alerté la Société Civile de Lukula. Ces soldats ont arrêté et amené de l’autre côté de la frontière deux personnes, a précisé Raphael Nzau Ndundu, Secrétaire de la Société Civile du secteur Kakongo à Lukula.

« Il est trois heures du matin lorsqu’une douzaine de soldats entrent dans la maison », raconte une habitante depuis son lit d’hôpital. Ils ont ouvert le feu sur elle avant de la ligoter, de bâillonner ses enfants et d’emporter son mari, blessé par balle aux deux jambes, renseigne RFI.

Dehors, les soldats prennent un autre homme avec eux avant de disparaître en direction de la frontière angolaise, à trois kilomètres de là. Les habitants de Kai-Nganga sont formels : les soldats parlent portugais et Kiwoyo, notre dialecte. « C’est la quatrième incursion depuis le début de l’année, soupire l’un d’entre eux. Ils viennent chercher ceux qu’ils soupçonnent de faire partie du FLEC », le mouvement indépendantiste du Cabinda. Selon leurs proches, les deux disparus n’avaient aucune activité politique.

La gouverneure de Cabinda dit n’avoir aucune information à ce sujet. Mais des sources congolaises confirment l’incident et l’ouverture d’une enquête. Depuis Genève, le porte-parole du FLEC dénonce une intensification des opérations militaires contre les Cabindais à l’approche des élections générales, y compris par-delà les frontières.
Selon le secrétaire de la Société civile du secteur Kakongo à Lukula, signale de Radiookapi.net, plusieurs villages de Lukula sont victimes de ces incursions des soldats angolais, disent être à la recherche des rebelles du Front de libération de l’enclave de Cabinda.

Pour sa part, le chef de secteur de Kakongo, Jim José Lelo Nlandu, a confirmé les faits, indiquant avoir déjà informé sa hiérarchie. Mais, en attendant, des patrouilles mixtes vont augmenter vers cette zone frontalière à l’Angola, afin d’empêcher ces actes, a promis Lelo Nlandu.

Des sources militaires de la province du Kongo Central ont aussi confirmé ces incursions de l’armée angolaise, mais sans donner plus de détails.

RFI/LP

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