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7 septembre 2013 6 07 /09 /septembre /2013 09:42

Sommet du bradage du Congo à Kampala?

Kinshasa-M23 : angoissantes propositions.

Mercredi, 04 Septembre 2013 

Balkanisation de la RDC

Le 7ème Sommet de la CIRGL (Conférence Internationale de la Région des Grands Lacs) qui s’ouvre ce jeudi 05 septembre 2013 à Kampala s’apparente à celui de tous les dangers pour la République Démocratique du Congo. Le fait qu’il ait provoqué le report intempestif des Concertations Nationales pousse à croire que ce qui va découler de la rencontre de la capitale ougandaise pourrait avoir un lien direct avec la modération, le format, les quotas de représentation, les thématiques … de ce forum.


En effet, les pressions exercées sur Kinshasa par les Nations Unies, l’Union Européenne, l’Union Africaine et les Etats-Unis d’Amérique en vue de l’atterrissage préalable des négociations entre le gouvernement congolais et le M23 avant la tenue des Concertations nationales paraissent relever d’un agenda difficilement maîtrisable par les Congolais. L’insistance de la communauté internationale sur l’impératif d’un processus politique global pour résoudre la crise multiforme que connaît la RDC est révélatrice d’une approche différente de celle des décideurs politiques congolais, qui pensaient réaliser un passage en force aussi bien contre les rebelles du M23 que les forces politiques et sociales internes regroupées au sein du « Camp du refus » du Dialogue national.

Compensations économiques et financières


S’agissant précisément de la controverse autour des propositions émanant de Kinshasa en direction, du M23 et de la facilitation ougandaise, lesquelles pourraient être examinées par les participants au Sommet de Kampala, la mouture la plus en vue est celle qui fait craindre le bradage des richesses de la République Démocratique du Congo. 

 

A en croire des fuites parvenues aux médias périphériques, il est fait état des compensations économiques et financières que notre pays devrait consentir à certains de ses voisins de l’Est afin d’espérer vivre en paix et s’engager dans la voie du développement. Il faut entendre, par là, qu’en sus des concessions à faire au M23 en vue de l’entrée de ses représentants dans les institutions de la République, l’armée, la police, les services des renseignements, les entreprises publiques… la RDC devrait accepter le principe de la co-exploitation de son pétrole avec l’Ouganda dans le Lac Albert, de son gaz méthane avec le Rwanda dans le lac Kivu, de ses produits miniers (or, diamant, cassitérite, cuivre, coltan) et ses terres avec les deux voisins. Un expert congolais a même martelé, à haute voix, que les Congolais ne devraient pas se contenter d’être heureux tout seuls. Ils devraient apprendre à partager leurs richesses avec les autres.

Un responsable onusien a trouvé paradoxal que la RD Congo, qui accepte de partager les bienfaits du courant du barrage hydroélectrique d’Inga avec le Congo/Brazzaville et la Zambie aujourd’hui, l’Angola, l’Afrique du Sud, la Namibie ... demain, rechigne à faire de même pour ses hydrocarbures et ses minerais de l’Est avec l’Ouganda, le Rwanda et le Burundi.

Propositions angoissantes 

Les patriotes congolais se demandent si le 7me Sommet de Kampala est convoqué pour brader les richesses nationales ou trouver des solutions durables à la guerre de l’Est, aux velléités de balkanisation du territoire national, aux atteintes à la souveraineté nationale, aux massacres des milliers de civils, aux violions massives des droits de l’homme, aux pillages des ressources naturelles. Car, les propositions du genre de celles qui donnent à nos voisins un droit de regard sur notre patrimoine énergétique, minier et forestier sont d’autant inquiétantes qu’elles sont porteuses des germes d’atteinte à notre souveraineté et à notre intégrité territoriale.

 

Il est anormal que notre potentiel énergétique, minier et forestier soit perçu comme une source de conflictualité avec nos voisins, alors que les richesses des USA, du Canada, du Brésil, du Japon, de la Chine, de l’Allemagne, de la Grande Bretagne, de la France, de l’Australie, de la Corée du Sud, de l’Afrique du Sud... ne constituent pas Un casus belli avec leurs voisins. S’il est interdit aux Congolais de vivre heureux à l’intérieur des frontières leur définies au terme de la Conférence de Berlin, en 1885, ceux qui gouvernent actuellement le Congo devraient en tirer toutes les conséquences. Ceux qui tiennent un tel discours ont-ils pris la pleine mesure des souffrances des populations de l’Est du pays et de leurs attentes, telles qu’exprimées par le gouverneur du Nord-Kivu, Julien Palu, à Mary Robinson, Envoyée Spéciale des Nations Unies dans les Grands Lacs et dernièrement à Martin Kobler, Représentant Spécial du Secrétaire Général de l’ONU en RDC ? Jusqu’à preuve du contraire, les ressources naturelles congolaises ne font pas partie d’un héritage familial à partager avec les peuples des pays voisins.

Kimp 

 

Le Carnet de Colette Braeckman.

 

Le Soir, le 2 septembre 2013

Mary Robinson à Goma

 

Extrait

 

"Du côté congolais aussi, malgré l’enlisement des négociations de Kampala entre le M23 et le gouvernement, qui durent depuis novembre -et dont Kinshasa paie la facture- des propositions politiques sont sur la table : « nos offres ne sont pas négligeables » assure François Mwamba, l’un des négociateurs congolais, issu de l’opposition. Suggérant des compensations économiques qui seraient accordées aux gourmands voisins, il consent à préciser «  nous avons compris que l’on ne pouvait être heureux et riche tout seul… » 

 

Va-t-on vers une exploitation commune du pétrole du lac Albert, du gaz méthane du lac Kivu, des minerais de la province ? Les soldats rebelles, jusqu’au grade de lieutenants, pourraient ils tout de même être réintégrés dans l’armée congolaise ?  François Mwamba refuse d’en dire plus, mais les « concertations nationales » qui s’ouvriront à Kinshasa le 5 septembre prochain pourraient être le cadre «  national » où les revendications des rebelles, portant entre autres sur la gouvernance et demandant un plan Marshall pour le Kivu Mary Robinson à Goma, enfin…entendues…Sauf si les radicaux, à Goma, au Rw

 

 

Nord-Kivu:

la population ne veut pas d’un cessez-le-feu entre FARDC et M23, 

selon Julien Paluku

le 4 septembre 2013.

 

 A la veille du 7è sommet extraordinaire des chefs d’Etat des Grands Lacs qui s’ouvre jeudi 5 septembre à Kampala en Ouganda, le gouverneur du Nord-Kivu Julien Paluku demande aux dirigeants de la région de ne pas consacrer de fait la scission de la RDC en demandant aux FARDC et au M23 d’observer un cessez-le-feu. «Ce qu’on ne veut pas entendre à Goma, c’est une question de cessez-le- feu, une question d’arrêt des hostilités », a déclaré mardi Julien Paluku.

 

Soutenues par les casques bleus de la brigade offensive de la Mission de l’ONU en RDC (Monusco), les Forces armées de la RDC (FARDC) ont repoussé les rebelles du M23 à une trentaine de kilomètres de Goma. Cette ville stratégique du Nord-Kivu était déjà tombée entre les mains du M23 en novembre 2012. Et la menace planait sur une éventuelle reprise de la ville par les rebelles.

 

La Monusco et les FARDC qui avaient assuré que le M23 ne reprendrait plus Goma ont mené avec succès depuis la mi-août des opérations militaires conjointes, forçant les rebelles à abandonner des positions stratégiques à partir desquelles ils bombardaient des civils à Goma. Depuis, de nombreux habitants de la capitale provinciale du Nord-Kivu et ses environs ne jurent plus que par une victoire militaire de l’armée. Ils craignent que les pays de la Conférence internationale pour la région des Grands Lacs (CIRGL) n’imposent une nouvelle fois un cessez-le-feu  au moment où les FARDC appuyées par la brigade d’intervention prennent le dessus sur les rebelles.

 

C’est cette opinion que Julien Paluku a relayé à la veille du 7è sommet extraordinaire de la CIRGL :

 

« Nous avons vu par le temps passé comment, à chaque fois qu’il y a des sommets des Chefs d’Etat, on demande soit au M23, soit au gouvernement que chacun  garde les  positions qu’il détient. Je crois qu’il n’appartient plus aujourd’hui, dans un sommet des Chefs d’État soient-ils, de consacrer une balkanisation de fait en demandant à ce que le gouvernement laisse au M23 un territoire donné ».

 

De nombreux Congolais sont convaincus qu’il existe un plan de « balkanisation » ourdi par une partie de la communauté internationale pour détacher et autonomiser une portion du territoire national de la RDC. Les voisins rwandais et ougandais sont souvent indexés. Ces derniers pays ont par ailleurs été cités dans les rapports d’ONG et de l’ONU comme étant des soutiens du M23. Ce qu’ils ont toujours nié.

 

« Nous devons nous assurer que le sommet de Kampala va obliger le M23 à déposer les armes et libérer les espaces qu’il occupe. On ne doit pas faire comme si on a surtout pitié du M23 alors qu’on devrait avoir  pitié de la population qui souffre dans les camps des réfugiés pour qu’on soit en phase avec la volonté de la population du Nord-Kivu », plaide Julien Paluku.

 

Pour le gouverneur du Nord-Kivu, le grand défi à relever pour l’instant est de récupérer Kibumba et évacuer la route principale entre Goma et Rutshuru jusqu’à Kanyabayonga pour mettre la population à l’abri des exactions du M23 sur cet axe.

 

En visite dans la région, l’envoyée spéciale de l’ONU dans les Grands Lacs, Mary Robinson, a appelé le M23 à « désarmer ». Elle a jugé lundi que l’engagement militaire était nécessaire pour protéger les civils. Une allusion aux récentes opérations de la brigade d’intervention de la Monusco et des FARDC. Mais elle a estimé qu’il faut à présent laisser une ouverture à « solution politique » à la crise.

 

Accompagnée des diplomates de haut rang de l’Union africaine, de l’Union européenne et des Etats-Unis, Mary Robinson est en tournée dans les Grands Lacs. Elle participera jeudi au sommet des chefs d’Etat de la région à Kampala.

 

 

RDC : 

Mary Robinson juge l’engagement militaire « nécessaire » pour protéger les civils.

le 3 septembre, 2013 à 5:39

 

« Il faut quelque fois avoir un engagement militaire. C’est nécessaire pour protéger les gens », a déclaré lundi 2 septembre dans la soirée à Goma Mary Robinson, l’envoyée spéciale du secrétaire général de l’ONU dans la sous-région des Grands Lacs. A son arrivée lundi à Goma, elle avait déclaré :  ”On a déjà essayé avec une réponse militaire qui a réussi. Maintenant, il y a aussi une fenêtre pour une réponse politique ”. Une prise de position mal accueillie par une partie de l’opinion congolaise qui souhaite que les FARDC appuyées par la brigade d’intervention de la Monusco mettent fin militairement à la rébellion du M23.

 

« Il faut quelques fois avoir un engagement militaire. C’est nécessaire pour protéger les gens. Et j’étais très contente qu’on ait soutenu les FARDC. Et je crois que maintenant si il y a une autre attaque, on peut la repousser de manière beaucoup plus forte parce qu’on a maintenant acquis l’expérience d’un travail en équipe », a déclaré Mary Robinson.

 

Les Forces armées de la RDC soutenues par la brigade offensive de la Monusco ont repoussé ces derniers jours le M23 à une vingtaine de kilomètres de Goma.

 

Mary Robinson a cependant indiqué que sa mission consiste à accorder la priorité au volet politique pour régler ce conflit.

 

« Le processus politique en vérité, c’est l’accord-cadre [d’Addis-Abeba]. Mon devoir et ma priorité sont de travailler pour la mise en œuvre de ces mesures à suivre au niveau régional, et naturellement aussi avec le représentant, Kobler, au niveau national, et de soutenir le gouvernement de la République démocratique du Congo », a-t-elle indiqué au cours de la conférence de presse qui bouclait sa visite de 24 heures à Goma.

 

L’accord-cadre de paix et de stabilisation de la région de Grands Lacs a été signé en février dernier par onze pays africains. Le texte parrainé par l’ONU interdit aux pays de la région de soutenir les groupes armés. La RDC et l’ONU accusent pourtant le Rwanda de soutenir les rebelles du M23. Le Rwanda a toujours nié cette accusation.

 

Mary Robinson partira jeudi 5 septembre au 7è sommet extraordinaire des chefs d’Etat et des gouvernements de la Conférence internationale de la région des Grands Lacs. Le gouvernement congolais et le M23 sont en discussion à Kampala depuis décembre 2012. Selon le coordonnateur national du mécanisme de suivi de l’accord-cadre d’Addis-Abeba, la RDC attend de la médiation ougandaise une proposition d’accord qui doit mette fin à ces pourparlers.

 

Distribué par:
Mwalimu Kadari M. Mwene-Kabyana, Ph.D.
Montréal: Tél.
(001) 438-994-6072

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