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17 avril 2014 4 17 /04 /avril /2014 17:07

Seule candidature pour l’élection du vice gouverneur du Sud-Kivu : Quid du modèle Cishambo ?

Kinshasa, 16/04/2014 / Politique

Ces tueurs tutsi comb-copie-2

Au Sud-Kivu, la moyenne d’exercice du pouvoir par le Gouverneur était de 12 mois, pendant que la Constitution de la République prévoit une durée de 5 ans. L’avènement de Marcellin Chissambo à la tête de cette province a cassé cette théorie de l’instabilité.

La Commission électorale nationale indépendante (CENI) vient de déclarer recevable sur la liste provisoire des candidats au scrutin de l’élection partielle du vice-gouverneur de la province du Sud-Kivu, la candidature de M. Kalonda Mbulu Gabriel, du regroupement politique dénommé « Majorité présidentielle ».

Entre-temps, la candidature de Mme Furaha Mulanda, qui s’est présentée en tant qu’indépendante, a été déclarée irrecevable, conformément à l’article 160 alinéa 4 de la loi électorale. Cette élection partielle vise à combler le vide créé par la nomination de l’ancien vice-gouverneur, Jean-Claude Kibala, dans le Gouvernement central dirigé par Matata Ponyo Mapon.

A la Commission électorale nationale indépendante (CENI), les choses sont en train de se préciser, en vue de l’élection du vice-gouverneur de la province du Sud-Kivu qui n’a que trop duré. Comme le calendrier des élections a déjà été rendu public, la balle était dans le camp de la Majorité Présidentielle (MP), qui est seule habilitée à présenter un candidat qui comblerait le vide créé dans cette province.

Quid du modèle Marcellin Chisambo ?

Dans la province du Sud-Kivu, la moyenne d’exercice du pouvoir par le Gouverneur était de 12 mois, pendant que la Constitution de la République prévoit une durée de 5 ans. Une instabilité qui ne se justifiait pas dans une province post-conflit et aux défis multiples.

L’avènement de Marcellin Chissambo à la tête de cette province a mis à rude épreuve les souteneurs de cette théorie de l’instabilité, surtout que depuis qu’il est là, il s’attelle à la pacification de la province et au développement de celle-ci. Et ce, contrairement à certains de ses prédécesseurs.

Il sied de souligner que les différents Gouverneurs n’ont pas été écartés suite à l’incapacité de gérer la province, mais parce qu’ils n’ont pas pu réconcilier les intérêts des partis politiques majoritaires et ceux des groupes socioprofessionnels de la province du Sud-Kivu.

Il a été constaté que chaque Gouverneur recourait à un discours ethnique pour mobiliser les siens et faire valoir une base électorale pour se maintenir longtemps au pouvoir.

Mais les députés provinciaux, émus par les intérêts matériels et financiers, balayaient d’un revers de la main ce discours et engageaient un processus de destitution.

L’instabilité des institutions politiques au Sud-Kivu trouvait alors moins d’explication dans le contour communautaire et règlement des comptes que dans la quête du pouvoir, les avantages matériels et positionnement politique.

L’actuel Gouverneur est parvenu à dépasser tout ce clivage.

Rappelons ici qu’il a travaillé pendant des années aux côtés du chef de l’Etat en qualité de conseiller politique. Il est donc au fait de dossiers délicats sur le marché du pays, mais depuis qu’il a pris la tête de sa province d’origine, il passe pour un véritable bâtisseur. Ce qui lui attire l’admiration des partenaires étrangers.

L’actuel gouverneur de la province du Sud-Kivu se situe parfaitement dans la ligne de rares de ses collègues qui construisent leurs contrées en se conformant à la vision de la modernité que prône Joseph Kabila en marge du présent quinquennat, à l’instar des gouverneurs Julien Paluku, Moïse Katumbi et autres.

Les observateurs qui reviennent de territoires de cette partie de la République n’en croient pas leurs yeux face  aux changements notables qui s’y opèrent chaque jour sous l’impulsion de l’autorité provinciale.

Pourtant, lorsqu’il est élu par l’assemblée provinciale au sommet de l’exécutif de la province, il est surpris de constater l’état de délabrement très avancé dans lequel se trouvaient notamment les bâtiments publics, les infrastructures routières, les installations sociales, et bien évidemment, le niveau élevé de la pauvreté. Pourtant, les potentialités économiques et touristiques qui se trouvent en place ne demandent qu’à être exploitées judicieusement pour qu’elles génèrent des moyens financiers dont la province a tant besoin en vue de son redressement.

Un bâtisseur des temps modernes

Malheureusement, de la belle province laissée par les colonisateurs, Marcellin Cishambo s’est trouvé à la tête d’une entité dont le redressement devait exiger des travaux titanesques.

C’est ainsi que prenant tous les problèmes à bras le corps, il s’est empressé d’ouvrir de vastes chantiers aussi bien dans les communes de la ville de Bukavu, chef-lieu de la province du Sud-Kivu, que dans les districts qui composent cette entité décentralisée. Bien que n’ayant pas encore achevé son mandat à la tête de la province, Cishambo est parvenu à adresser une grosse  partie des  infrastructures du Sud-Kivu.

Il est allé même jusqu’à tenter l’expérience d’éclairer la ville de Bukavu grâce à l’énergie solaire. Des travaux qui sont entrepris sur l’ensemble de son entité politico-administrative, ont abouti à des résultats qui attirent aujourd’hui au numéro un de l’exécutif provincial, l’admiration de la communauté internationale.

Le souhait de commun des mortels est que le vice-gouverneur du Sud-Kivu marche sur les traces de son titulaire, afin d’épauler le Chef de l’Etat Joseph Kabila dans sa révolution de la modernité.

C.L./MMC/P.S.

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