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4 octobre 2011 2 04 /10 /octobre /2011 09:18
Shocking: Confession de la destruction de l'avion de Habyarimana
 
Rapport spécial - 01 Octobre 2011. PAUL KAGAMÉ A ASSASSINE LE PRESIDENT JUVENAL HABYARIMANA, LE PRESIDENT CYPRIEN NTARYAMIRA DU BURUNDI, DEOGRATIAS NSABIMANA, ELIE SAGATWA, THADDEE BAGARAGAZA, JUVENAL RENZAHO, EMMANUEL AKINGENEYE, BERNARD CIZA, CYRIAQUE SIMBIZI, JACKY HERAUD, JEAN-PIERRE MINABERRY ET JEAN-MICHEL PERRINE - Dr Théogène Rudasingwa (ancien secrétaire général du FPR, ambassadeur du Rwanda aux États-Unis, et chef de Cabinet du président Paul Kagamé)
E-mail: ngombwa@gmail.com; Washington, DC. 1er octobre 2011
 
 


Shocking:Confession Of Downing Of Habyarimana’s plane

 
Le 4 août 1993, à Arusha, en Tanzanie, le gouvernement du Rwanda et le Front patriotique rwandais (FPR) ont signé l'Accord de paix d'Arusha. Les dispositions de l'accord comprennent un engagement à des principes de la primauté du droit, la démocratie, l'unité nationale, le pluralisme, le respect des libertés fondamentales et les droits de l'individu. L'accord contenait encore des dispositions sur le partage du pouvoir, la formation d'une Armée nationale et d'une nouvelle gendarmerie nationale à partir des forces des deux parties belligérantes, ainsi qu'une solution définitive au problème des réfugiés rwandais.
 
Le 6 avril 1994, à 20h25, l’appareil Falcon 50 du Président de la République du Rwanda, avec pour numéro d'immatriculation "9XR-NN", a été abattu au cours de son retour d'une réunion au sommet à DAR-ES-SALAAM en Tanzanie, alors qu’il était en phase d’approche de l'aéroport international de Kanombe à Kigali au Rwanda. Toutes les personnes à bord, dont le président Juvénal Habyarimana, le président Cyprien Ntaryamira du Burundi, l’entièreté de leur entourage ainsi que l'équipage sont morts.
 
La mort du président Juvénal Habyarimana a déclenché le début du génocide qui visait les Tutsi et les Hutu modérés et la reprise de la guerre civile entre le FPR et le Gouvernement du Rwanda. A partir de ce moment, la version affligeante et fausse du FPR a été celle des extrémistes Hutus du camp du Président Habyarimana ayant abattu l'avion afin de faire dérailler la mise en application de l'Accord de paix d'Arusha et de trouver un prétexte pour mettre en oeuvre le génocide au cours duquel plus de 800.000 Rwandais sont morts en 100 jours à peine. Cette histoire est devenue prédominante dans certains milieux internationaux, parmi les spécialistes universitaires et parmi certaines organisations de défense des droits de l’homme.
 
La vérité doit maintenant être ditePaul Kagamé, alors commandant en chef de l'Armée Patriotique Rwandaise, la branche armée du Front Patriotique Rwandais, est personnellement responsable de l'attentat contre l'avion. En Juillet 1994, Paul Kagamé lui-même, avec son insensibilité caractéristique et beaucoup de jubilation, m'a dit qu'il était responsable de l'attentat contre l'avion. Malgré les dénégations publiques, le fait de la culpabilité de Kagamé dans ce crime est aussi un «secret» public au sein des cercles du FPR et des RDF. Comme bon nombre au sein de la direction du FPR, et malgré le fait que je savais que Kagamé était coupable de ce crime, j’ai vendu avec enthousiasme cette version trompeuse de l'histoire, surtout pour les étrangers qui en gros sont arrivés à y croire.
 
L'atmosphère politique et sociale durant la période allant de la signature des Accords d'Arusha en août 1993 a été très explosive. En tuant le président Habyarimana, Paul Kagamé a introduit une "wild card" dans un cessez-le feu déjà fragile. Cela a créé un puissant déclencheur, l'escalade d'un point de basculement vers la reprise de la guerre, le génocide civil et la déstabilisation à l'échelle régionale qui a dévasté depuis la région des Grands Lacs.
 
Paul Kagamé doit être immédiatement inculpé pour ce crime et ses conséquences.
 
Tout d'abord, il n'y a absolument rien d'honorable ou d’héroïque de parvenir à un accord de paix avec un partenaire, puis de le poignarder dans le dos. Kagamé et Habyarimana ne se sont pas affrontés sur le champ de bataille, le 6 avril 1994. Si il en avait été ainsi, et si l'un d'eux ou les deux étaient morts, cela aurait été tragique, mais compréhensible, comme une conséquence de la logique de guerre. Le président Habyarimana revenait d'un sommet de la paix et en le tuant, Kagamé a fait preuve de la plus haute forme de trahison. Deuxièmement, Paul Kagamé, un Tutsi lui-même, a joué un jeu cynique avec la vie des innocents Tutsi et Hutu modérés qui ont péri au cours du génocide. Alors que l'assassinat du président Habyarimana, un Hutu, n'a pas été une cause directe du génocide, il a fourni une motivation puissante et a mis en branle ceux qui ont organisé, mis en route et exécuté le génocide contre les Tutsi et les Hutu modérés. Troisièmement, en tuant le président Habyarimana, Kagamé a fait définitivement dérailler le processus de paix déjà fragile d’Arusha en une dangereuse chasse au pouvoir absolu au Rwanda. Kagamé craignait le document et l'esprit de l'Accord de paix d'Arusha. Comme la suite des événements le démontre aujourd'hui, Kagamé ne croit pas à l'unité des Rwandais, à la démocratie, au respect des droits de l'homme et des autres libertés fondamentales, à la primauté du droit, au partage du pouvoir, aux institutions de sécurité intégrées et responsables à caractère national, ni à la résolution une fois pour toutes du problème des réfugiés. C'est tout cela que représentait l'Accord de paix d'Arusha. C'est ce qui manque aujourd'hui au Rwanda. Enfin, et non le moindre argument, le récit mensonger, les dénégations et les tromperies de Kagamé et du FPR ont conduit à une justice partiale, tant au Rwanda qu’au Tribunal Pénal International pour le Rwanda, compromettant ainsi les perspectives de justice pour tous les Rwandais, la réconciliation et la guérison. La communauté internationale est, sciemment ou inconsciemment, devenue complice dans le jeu systématique et honteux du mensonge de Kagamé.
 
Je n'ai jamais fait partie de la conspiration en vue de commettre ce crime odieux. En fait, j'en ai entendu parler initialement à la BBC vers 01h00 am, le 7 avril 1994, alors que j'étais à Kampala, où j'assistais à une conférence du Mouvement panafricain.
 
Je crois que la majorité des membres du FPR et l'APR, civils et combattants comme moi, n’ont pas fait partie de cette conspiration meurtrière qui été initiée et organisée par Paul Kagamé et exécutée sur ses ordres. Néanmoins, j'ai été Secrétaire Général du FPR et major dans l'armée rebelle, l'APR. C’est à cet égard, dans le contexte de la responsabilité collective et avec un esprit de vérité, à la recherche du pardon et de guérison, que je tiens à dire que je suis profondément désolé de cette perte de vie et demande pardon aux familles de Juvénal Habyarimana, Cyprien Ntaryamira, Déogratias Nsabimana, Elie Sagatwa, Thaddée Bagaragaza, Emmanuel Akingeneye, Bernard Ciza, Cyriaque Simbizi, Jacky Héraud, Jean-Pierre Minaberry, et Jean-Michel Perrine. Je demande aussi pardon à tous les Rwandais, dans l'espoir que nous devons à l'unanimité rejeter catégoriquement le meurtre, la trahison, le mensonge et la conspiration comme armes politiques, éradiquer l'impunité une fois pour toutes et travailler ensemble pour construire une culture de la vérité, du pardon, de la guérison et de la primauté du droit. Je demande pardon au peuple du Burundi et de la France dont des dirigeants et des citoyens ont été tués par ce crime. Surtout, je demande pardon à Dieu pour avoir menti et caché le mal depuis trop longtemps. En disant librement la vérité devant Dieu et le peuple rwandais, je comprends parfaitement les risques que je prends, compte tenu de la vindicte légendaire de Paul Kagamé et sa soif insatiable de répandre le sang des Rwandais. C'est un risque partagé que les Rwandais supportent quotidiennement dans leur quête de liberté et de justice pour tous. Ni la puissance, ni la gloire, ni l'or, ni l'argent ne sont une motivation pour moi dans ces questions de mort qui ont défini notre nation depuis trop longtemps. La vérité ne peut pas attendre demain, parce que la nation rwandaise est très malade et divisée et ne peut ni se reconstruire, ni guérir, sur des mensonges. Tous les Rwandais ont besoin de toute urgence de la vérité aujourd'hui. Notre recherche individuelle et collective de la vérité nous rendra libre. Lorsque nous serons libres, nous pourrons librement nous pardonner les uns les autres et commencer à vivre pleinement et enfin guérir.
 
Dr Théogène Rudasingwa
 
Le Dr Théogène Rudasingwa est un ancien secrétaire général du FPR, ambassadeur du Rwanda aux États-Unis, et chef de Cabinet du président Paul Kagamé.
 
E-mail: ngombwa@gmail.com; Washington, DC. 1er octobre 2011

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Shocking: Confession Of Downing Of Habyarimana’s plane
 
 
By Theogene Rudasingwa
E-mail: ngombwa@gmail.com; Washington, DC. 1er octobre 2011
 
On August 4, 1993, in Arusha, Tanzania, the Government of Rwanda and the Rwandese Patriotic Front signed the Arusha Peace Agreement. The provisions of the agreement included a commitment to principles of the rule of law, democracy, national unity, pluralism, the respect of fundamental freedoms and the rights of the individual. The agreement further had provisions on power-sharing, formation of one and singles National Army and a new National Gendarmerie from forces of the two warring parties; and a definitive solution to the problem of Rwandan refugees.
 
On April 6, 1994, at 8:25 p.m., the Falcon 50 jet of the President of the Republic of Rwanda, registration number “9XR-NN”, on its return from a summit meeting in DAR-ES-SALAAM,Tanzania, as it was on approach to Kanombe International Airport in KIGALI, Rwanda, was shot down. All on board, including President Juvenal Habyarimana , President Cyprien Ntaryamira of Burundi, their entire entourage and flight crew died.
 
The death of President Juvenal Habyarimana triggered the start of genocide that targeted Tutsi and Hutu moderates, and the resumption of civil war between RPF and the Government of Rwanda. The RPF’s sad and false narrative from that time on has been that Hutu extremists within President Habyarimana’s camp shot down the plane to derail the implementation of the Arusha Peace Agreement and to find a pretext to start the genocide in which over 800,000 Rwandans died in just 100 days. This narrative has become a predominant one in some international circles, among scholars, and in some human rights organizations.
 
The truth must now be toldPaul Kagame, then overall commander of the Rwandese Patriotic Army, the armed wing of the Rwandese Patriotic Front, was personally responsible for the shooting down of the plane. In July, 1994, Paul Kagame himself, with characteristic callousness and much glee, told me that he was responsible for shooting down the plane. Despite public denials, the fact of Kagame’s culpability in this crime is also a public “secret” within RPF and RDF circles. Like many others in the RPF leadership, I enthusiastically sold this deceptive story line, especially to foreigners who by and large came to believe it, even when I knew that Kagame was the culprit in this crime.
 
The political and social atmosphere during the period from the signing of the Arusha Accords in August 1993 was highly explosive, and the nation was on edge. By killing President Habyarimana, Paul Kagame introduced a wild card in an already fragile ceasefire and dangerous situation. This created a powerful trigger, escalating to a tipping point towards resumption of the civil war, genocide, and the region-wide destabilization that has devastated the Great Lakes region since then.
 
Paul Kagame has to be immediately brought to account for this crime and its consequences

First, there is absolutely nothing honorable or heroic in reaching an agreement for peace with a partner, and then stabbing him in the back. Kagame and Habyarimana did not meet on the battlefield on April 6, 1994. If they had, and one of them or both had died, it would have been tragic, but understandable, as a product of the logic of war. President Habyarimana was returning from a peace summit, and by killing him, Kagame demonstrated the highest form of treachery. Second, Kagame, a Tutsi himself, callously gambled away the lives of innocent Tutsi and moderate Hutu who perished in the genocide. While the killing of President Habyarimana, a Hutu, was not a direct cause of the genocide, it provided a powerful motivation and trigger to those who organized, mobilized and executed the genocide against Tutsi and Hutu moderates. Third, by killing President Habyarimana, Kagame permanently derailed the already fragile Arusha peace process in a dangerous pursuit of absolute power in Rwanda. Kagame feared the letter and spirit of the Arusha Peace Agreement. As the subsequent turn of events has now shown, Kagame does not believe in the unity of Rwandans, democracy, respect of human rights and other fundamental freedoms, the rule of law, power sharing, integrated and accountable security institutions with a national character, and resolving the problem of refugees once and for all. This is what the Arusha Peace Agreement was all about. That is what is lacking in Rwanda today. Last, but not least, Kagame’s and RPF’s false narrative, denials, and deceptions have led to partial justice in Rwanda and at the International Criminal Tribunal for Rwanda, thereby undermining prospects for justice for all Rwandan people, reconciliation and healing. The international community has, knowingly or unknowingly, become an accomplice in Kagame’s systematic and shameful game of deception.
 
I was never party to the conspiracy to commit this heinous crime. In fact, I first heard about it on BBC around 1:00 am on April 7, 1994, while I was in Kampala where I had been attending the Pan African Movement conference.
 
I believe the majority of members of RPF and RPA civilians and combatants, like me, were not party to this murderous conspiracy that was hatched and organized by Paul Kagame and executed on his orders. Nevertheless, I was a Secretary General of the RPF, and a Major in the rebel army, RPA. It is in this regard, within the context of collective responsibility, and a spirit of truth-telling in search of forgiveness and healing, that I would like to say I am deeply sorry about this loss of life, and to ask for forgiveness from the families of Juvenal Habyarimana, Cyprien Ntaryamira, Deogratias Nsabimana, Elie Sagatwa, Thaddee Bagaragaza, Emmanuel Akingeneye, Bernard Ciza, Cyriaque Simbizi, Jacky Heraud, Jean-Pierre Minaberry, and Jean-Michel Perrine. I also ask for forgiveness from all Rwandan people, in the hope that we must unanimously and categorically reject murder, treachery, lies and conspiracy as political weapons, eradicate impunity once and for all, and work together to build a culture of truth-telling, forgiveness, healing, and the rule of law. I ask for forgiveness from the people of Burundi and France whose leaders and citizens were killed in this crime. Above all, I ask for forgiveness from God for having lied and concealed evil for too long.
 
In freely telling the truth before God and the Rwandan people, I fully understand the risk I have undertaken, given Paul Kagame’s legendary vindictiveness and unquenchable thirst for spilling the blood of Rwandans. It is a shared risk that Rwandans bear daily in their quest for freedom and justice for all. Neither power and fame, nor gold and silver, are the motivation for me in these matters of death that have defined our nation for too long. Truth cannot wait for tomorrow, because the Rwandan nation is very sick and divided, and cannot rebuild and heal on lies. All Rwandans urgently need truth today. Our individual and collective search for truth will set us free. When we are free, we can freely forgive each other and begin to live fully and heal at last.
 
Dr. Theogene Rudasingwa is a former RPF Secretary General, Ambassador of Rwanda to the United States, and Chief of Staff for President Paul Kagame.

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