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10 octobre 2011 1 10 /10 /octobre /2011 08:52
Selon Brazzaville, l'attaque de Lukolela est un «montage» de la RDC
© RFI

Par RFI

Le ministre de l'Intérieur du Congo-Brazzaville, Raymond Zéphirin Mboulou, a rejeté les accusations de Kinshasa sur la responsabilité de l'attaque de Lukolela, dans le nord-ouest de la République démocratique du Congo (RDC) et dénonce un «montage » des autorités de RDC pour repousser les élections du 28 novembre 2011.

« Cette attaque et ses arrestations sont un simulacre et un montage de la part des autorités de Kinshasa ». Ces propos directs sont signés du ministre de l'Intérieur de la République du Congo (Congo-Brazzaville). Pour Raymond Zéphirin Mboulou.
tout ce montage a pour objectif de justifier la non tenue des élections en République démocratique du Congo (RDC), prévues fin novembre : « si ceux qui organisent les élections ne sont pas prêts, ils n'ont qu'à le dire.. mais qu'ils laissent les autres tranquilles ».
Concernant les preuves évoquées par Kinshasa sur la complicité du général Faustin Munene, le ministre Mboulou se défend, « comment peut-on envoyer des assaillants avec un ordre de mission signé par le général Munene qui est bel et bien aux arrêts à Brazzaville ?».
Hier matin, son homologue du Congo-Kinshasa, Adolphe Lumanu, avait indiqué que parmi les hommes armés qui avaient attaqué la localité de Lukolela , 5 assaillants possèdaient des cartes de résident du Congo-Brazzaville, des armes légères et un ordre de mission signé Faustin Munene .
Faustin Munene, est un général à la retraite congolais, ex-chef d'état-major des forces aériennes sous Laurent-Désiré Kabila, le père de l'actuel président.
Après avoir fui la RDC en automne 2009, il est officiellement emprisonné au Congo-Brazzaville et « attend » une hypothétique extradition vers Kinshasa où il a été condamné par contumace à la prison à vie. Il est soupçonné d'avoir été mélé à l'attaque ratée contre la résidence présidentielle en février dernier.
Le 27 février 2011, un groupe de plusieurs dizaines d'hommes armés avaient attaqué la résidence du président Joseph Kabila et la base logistique du camp Kokolo. Dix assaillants et cinq militaires avaient été tués. Dans les jours suivants, près de 130 personnes avaient été arrêtées à Kinshasa.
Une enquête préliminaire de la Mission de l'organisation des Nations unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (Monusco) avait révélé que les assaillants avaient franchi le fleuve Congo en provenance de Brazzaville.
Plusieurs rebelles de RDC ont trouvé refuge ces dernières années chez le voisin congolais. Lors de l'attaque de février, les deux pays avaient rappelé leurs ambassadeurs respectifs. Le président Denis Sassou Nguesso avait ensuite assuré son voisin que « le Congo ne servirait jamais de base arrière aux ennemis de la RDC ». Celui-ci avait cependant précisé que le général Faustin Munene ne serait pas extradé.

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