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23 septembre 2011 5 23 /09 /septembre /2011 09:19
JEUDI, 22 SEPTEMBRE 2011 04:12  PDF Imprimer Envoyer
Révélation: Les Opérations Ruwenzori, Cheval de Troie de l’occupation de Beni et Mambasa

Des informations troublantes obtenues par un fin limier de Beni-Lubero Online éclairent davantage la lanterne des congolais sur les fameuses Opérations Ruwenzori lancées en juin 2010 par l’armée congolaise sous-prétexte de déloger les rebelles ougandais ADF/NALU de la région autour du massif du Ruwenzori. Selon ces informations, ceux qu’on qualifie aujourd’hui d’ADF/NALU sont en réalité une nouvelle rébellion créée à Kampala/Ouganda, plus précisément à Nakasero, Quartier Général de l’UPDF, lors d’une réunion tenue du 15 au 17 avril 2010, quelques semaines avant le lancement des Opérations Ruwenzori. Pour tromper la vigilance des congolais, cette rébellion d’occupation avait pris le nom d’une rébellion ancienne connue dans la région, notamment les ADF/NALU. Pour faire croire aux congolais que les ADF/NALU étaient de retour, les initiateurs de cette rébellion d’occupation avaient recouru aux mêmes pratiques utilisées jadis par les ADF/NALU, notamment, l’affichage des tracts précédant les attaques, les enlèvements, les pillages des biens, les incendies des maisons, etc. Beni-Lubero Online avait publié un article sur les tracts annonçant la chute imminente de Mutwanga aux mains des NALU le mercredi 9 juin 2010.

(http://www.benilubero.com/index.php?option=com_content&view=article&id=1978:tracts--chute-de-mutwanga-aux-mains-des-nalu-ce-1062010-&catid=1:dches&Itemid=98).

Comme prédit dans les tracts, Mutwanga avait été l’objet de plusieurs attaques meurtrières.   Contrairement aux NALU d’antan qui ne tuaient pas forcément les civils mais les transformaient en transporteurs ou esclaves sexuels, cette fois-ci les attaques du 24 Avril et de 28 juin 2010, pour n’en citer que celles-là, visaient le symbole du pouvoir local, notamment le camp militaire de Nyaleke, le bureau du Secteur Ruwenzori, les maisons d’habitation du chef du secteur et de ses conseillers, dont l’agronome-vétérinaire spécialiste des questions liées à la terre, les animateurs de la société civile et tous les dénonciateurs des infiltrations massives des étrangers dans le secteur, etc. La suspicion de la population locale était très grande et Beni-Lubero Online en avait fait allusion dans plusieurs de ses articles.

(http://www.benilubero.com/index.php?option=com_content&view=article&id=2002:massacre-de-mutwanga-en-territoire-de-beni--8-morts&catid=1:dches&Itemid=98

A la suite du silence du gouvernement congolais vis-à-vis de ces attaques contre la souveraineté de l’Etat Congolais, le mensonge des attaques des ADF/NALU est devenu une vérité. La nouvelle rébellion d’occupation fut ainsi acceptée dans l’opinion locale et internationale comme ADF/NALU. Les ONG locales et internationales, les medias, les forces vives n’avaient plus qu’à adopter la nouvelle nomenclature dans leurs monitorings et rapports mensuels. Beni-Lubero Online était le seul organe de presse qui n’avait cessé de relever les contradictions des Opérations Ruwenzori qui au lieu de pacifier la région en mettant hors d’état de nuire les soi-disant rebelles ougandais ADF/NALU s’étaient révélées plus meurtrières pour les populations civiles congolaises, les militaires et les policiers congolais, et cela jusqu'à nos jours.

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Au début des Opérations Ruwenzori, certaines unités commandées par des militaires congolais, notamment ceux venus de Kisangani, avaient réalisé du bon travail parce qu’ils n’étaient pas au courant de l’accord de Nakasero. Après quelques semaines, ces braves commandants congolais furent remplacés par des commandants rwandophones du CNDP. Les militaires et policiers congolais commencèrent à être victimes des embuscades meurtrières. Le détournement de leurs soldes les transforma en voleurs qui quelques fois étaient attrapés et brulés vifs par la population. Le CNDP réussit ainsi à opposer les populations congolaises aux militaires congolais. La demande de la société civile de Beni Territoire pour muter tous les militaires congolais de la cité d’Oïcha trouva une oreille favorable auprès du commandement des Opérations Ruwenzori. C’était sans savoir que la diabolisation des militaires congolais était en faveur de l’occupation du Territoire de Beni par des militaires et commandants rwandophones qui sont de mèche avec les faux ADF/NALU.  

La recherche scientifique sérieuse (et non les coups de gueule émotionels des acteurs de Hollywood et les ONG propagandistes et collectrices  des fonds sur le dos des victimes congolaises, par exemple, Enough Project, etc. ) atteste avec preuves à l’appui que les ADF-NALU n’existent plus en R.D.Congo depuis le 30 novembre 1996 date de la chute de Beni et le 25 Décembre 1996, date de la chute de Bunia aux mains de l’AFDL[1]. Ces deux villes qui hébergeaient les leaders ainsi que les business des ADF/NALU étaient de 1996 à 1998 sous contrôle de l’AFDL, de 1998 à 2003 sous contrôle de l’Ouganda par l’entremise du RCD-K-ML et depuis 2003 sous-contrôle des Fardc. Depuis 2004, il y a la Tripartite RDC-RWANDA-UGANDA financée par les USA qui se réunit trois fois l’an pour échanger sur la securité dans les trois pays. La CEPGL a été relancée depuis 2008. Les opérations militaires conjointes entre ces trois pays sont organisées depuis fin 2008. Les congolais devraient se demander comment les ADF-NALU ont pu se réorganiser dans les territoires de Beni et de Mambasa sans que la Tripartite s’en rende compte et prenne des dispositions pour écarter ce danger  commun?

Comme en 1996, lors du lancement de l’agression du Zaïre de Mobutu, les Opérations Ruwenzori ainsi que la résurgence des faux ADF/NALU ne sont que des prétextes pour déployer l’armée du CNDP dans les territoires de Beni et de Mambasa, et éventuellement, pour boucler l’opération d’occupation, occuper militairement la région par les armées du Rwanda et de l’Ouganda. 

On comprend ainsi pourquoi il n’y a jamais eu de relève militaire en provenance de provinces du pays non occupées militairement par le CNDP. L’échec de ces opérations tel que décrié par la société civile est donc l’objectif à atteindre. On comprend aussi le silence du gouvernement congolais vis-à-vis de ce mensonge monstrueux d’une opération militaire contre la population congolaise. Le Kivu ainsi que la Province Orientale semblent avoir été cédés depuis longtemps par Kinshasa au Rwanda et à l’Ouganda, du moins militairement et économiquement. Ce qui manquerait au rendez-vous pour boucler la boucle serait de toute évidence une population rwandaise et ougandaise pour peupler ces deux provinces. 

Les témoignages des membres de la société civile de Kamango, Batalinga, et Bundibujo selon lesquels la Monusco ravitaillait les faux ADF/NALU en tenues militaires des Fardc, en munitions, et autres équipement militaire, etc. trouvent aussi un début d’explication avec les révélations du document obtenu. Certains militaires congolais témoignent qu'ils étaient surpris de se battre contre des militaires qui portaient la même tenue qu'eux. 

On comprend aussi pourquoi les victimes des Opérations Ruwenzori sont des civils congolais, des militaires et policiers congolais qui constituent tous un blocage à l’occupation effective de la région. Le front du secteur Beni-Mbau a été un véritable mouroir pour les militaires et policiers congolais. Cela rappelle Mushaki au Nord-Kivu lors des faux combats de Kinshasa contre le CNDP de Laurent Nkunda. Le cas de Mamundioma où plusieurs corps des policiers congolais tués par les soi-disant ADF/NALU étaient restés sans sépulture parce que les troupes des Ops Ruwenzori ainsi que la Monusco n’avaient pas les moyens militaires pour pénétrer dans la zone.

(http://www.benilubero.com/index.php?option=com_content&view=article&id=2020:beni--plus-de-50-000-dacsuite-aux-ops-rwenzori&catid=1:dches&Itemid=98). 

Les commandants des Opérations Ruwenzori étant tous issus du CNDP, membre de l’alliance rebelle pour l’occupation de Beni et de Mambasa, on comprend pourquoi ils ne peuvent s’attaquer à leurs alliés ADF/NALU. C'est ici qu'il faut trouver le pourquoi de l'enlisement des Ops Ruwenzori. Leur objectif est de facilier le peuplement de la région par des rwandais et des ougandais qui entrent actuellement au Congo comme refugiés congolais revenant de l’Ouganda et du Rwanda.  

Selon la Tripartite RDC-Ouganda-Rwanda, le retour officiel de ces soi-disant refugiés congolais du Rwanda et de l’Ouganda dont la logistique sera assuré par l’UNHCR, commencera le 15 octobre 2011, soit un petit mois avant les élections prévues le 28 novembre 2011. Plusieurs ONG internationales se mobilisent à cet effet. 

Les déplacés internes congolais (IDPs dans le jardon des Humanitaires) à la suite des Opérations Ruwenzori n’ont toujours pas d’assistance pour regagner leurs terres et reconstruire leurs maisons incendiées. On peut donc conclure qu’ils étaient délogés pour permettre une infiltration aisée des occupants, créer la place pour les futurs occupants, etc. 

Par contre, plusieurs organismes internationaux sont aux petits soins des prétendus refugiés congolais du Rwanda et de l’Ouganda. On peut citer l’ADECO, PNUD, BECNK, EMV, ODD, UTDR, MESAC, HDW, CAF, AFNAC, CEIDEI, UVODER, UNDP, etc. Pour ne citer que l’ADECO, selon l’antenne de Beni-Lubero Online de Kasindi, son président a dit lors d’une récente visite à ceux qu’on appelle « rapatriés volontaires », c’est-à-dire ceux qui ne veulent pas attendre le 15 octobre 2011, qu’il était en charge de la construction de 5000 maisons, latrines, marchés, etc. pour les retournés de l’Ouganda dans la zone allant de Beni à Mambasa, une zone que les faux ADF/NALU contrôle déjà et où plusieurs infrastructures de base telles écoles, hôpitaux, etc., poussent comme des champignons par la magie des organismes internationaux. 

Le prétexte des ADF/NALU pour occuper les territoires de Beni et de Mambasa rappelle celui de FDLR au Kivu et des LRA en Province Orientale. Comme l’ADF/NALU, les FDLR et les LRA n’existent plus comme menaces au Rwanda et à l’Ouganda. Elles existent aujourd’hui comme prétextes d’occupation de l’Est de la RDC et comme forces pour l’extermination des populations congolaises, des militaires et des policiers congolais. Les chercheurs attestent que, depuis Octobre –Novembre 1996, les Forces Armées Rwandaises qui menaçaient la securité du Rwanda avaient été anéanties du Kivu par l’armée RDA de Paul Kagame. Depuis lors, l’armée rwandaise n’a jamais quitté le Kivu. Elle y est restée sous couvert la rébellion de l’AFDL de 1996 à 1998, du RCD-GOMA de 1998 à 2003, de Jules Mutebusi et de Laurent Nkunda de 2003-2006, du CNDP de 2006 à nos jours. Depuis Novembre 2003, les FDLR sont inféodés à l’armée rwandaise (RDF). On se rappelle la défection du Général des FDLR Paul Rwarakabije ainsi que 4 officiers FDLR qui avaient rejoint l’armée rwandaise. En réalité c’est tout le mouvement FDLR qui est, depuis novembre 2003, au service du Rwanda en RDC, notamment dans l’exploitation des minerais pour des comptoirs d’achat installés au Rwanda.

L’accord entre RDF et FDLR aurait été facilité par les multinationales qui utilisaient les FDLR mais aussi l’armée rwandaise pour piller les minerais congolais. La France qui était soupçonnée d’utiliser les FDLR pour accéder aux minerais de l’Est Congo a depuis l’accord FDLR/RDF renoué ses relations avec le Rwanda. Pour sceller ses relations d’affaires avec le Rwanda, la France a aussi livré au TPI le 25 janvier 2011, le Secrétaire Exécutif des FDLR Callixte Mbarushimana qui était un exilé politique sur son sol. En contrepartie, Paul Kagame a mis fin à sa guerre contre la France et contre les FDLR devenues un maillon important et efficace du pillage apaisé des richesses minières de l’Est de la R.D.Congo. Avant l’accord FDLR-RDF, le Rwanda avait crée en R.D.Congo un groupe rebelle dénommé RASTA mais dont on attend plus parler depuis l’accord FDLR et l’armée rwandaise RDF. D’après Filip Reyntjens et Human Rights Watch[2], l’accord FDLR-RDF explique pourquoi le DDRRR[3] ainsi que les opérations militaires des Fardc et de la Monuc pour rapatrier les FDLR n’avaient jamais abouties. Chaque fois que ces opérations étaient au point d’aboutir, le CNDP de Laurent Nkunda ouvrait un front contre les Fardc. 

Ainsi donc, toutes les allusions faites aujourd’hui aux FDLR ne sont que des prétextes d’occuper le Kivu car les FDLR n’existent plus comme une menace au Rwanda. Elles sont une menace contre les populations congolaises, les militaires et les policiers congolais. Le commandement de l’armée du Kivu l’a démontré dernièrement lors de la formation des régiments militaires. Les camps militaires se vidaient de tous ses militaires qui allaient en formation. Après leur départ, les FDLR venaient occuper les camps militaires ainsi abandonnés par les militaires congolais qui n’y sont plus jamais retournés. Comme conséquence, plusieurs localités du Sud-Kivu sont sous la coupe des FDLR qui provoquent avant le 15 octobre prochain, un déplacement massif des congolais vers des camps des déplacés où ils pourront rester pour toujours si rien ne change au plan d’occupation rwandaise de la région. Il n’est pas impossible qu’on accuse, un de ces jours, ces faux FDLR d’attaquer une localité rwandaise ou burundaise pour trouver un prétexte à l’intervention militaire du Rwanda et du Burundi au Kivu comme en 1996. Si cette nouvelle intervention militaire a lieu un jour, ce serait pour installer militairement et définitivement les rwandais et les burundais au Kivu et les ougandais en Province Orientale, et ouvrir la voie à la fameuse République Indépendante du Kivu-Ituri (RIKI en sigle). 

Ces révélations aident à comprendre toutes les péripéties autour des élections en cours de préparation, notamment les assassinats dans les centres d’enrôlement de Beni-Lubero, la vétusté des kits d’enrôlement, l’enrôlement des étrangers, l’audit du fichier électoral, l’affichage des listes électorales, etc. L’organisation des élections en ce moment précis est une victoire du peuple congolais qui, s’il vote avec clairvoyance, peut sauver la R.D.Congo de la balkanisation. Les manœuvres pour prolonger le mandat du Président de la République avaient pour but de permettre aux balkanisateurs de terminer la phase très sensible du transfert des populations rwandaises et ougandaises à l’Est de la R.D.Congo avant d’organiser les élections en RDC en même tant qu’un referendum d’auto-détermination des Rwandophones, des Katangais, etc.

Mais contrairement aux politiciens du ventre qui ont précipité l’occupation militaire et économique de la R.D.Congo, les populations de la Région des Grands Lacs résistent à la réorganisation des frontières issues de la Conférence de Berlin de 1885 et des accords subséquents. On sait qu’au Rwanda, par exemple, les populations Hutu tentent jusqu’aujourd’hui de résister à leur transfert forcé vers la R.D.Congo. Il en est de même des populations ougandaises. Le recrutement pour le peuplement du Kivu et de la Province Orientale se bute ainsi à plusieurs difficultés au point qu’il se rabattrait aux prisonniers, aux enfants de la rue et autres désavantageux de la région des Grands Lacs. Ces ramassis sont regroupés dans des camps au Rwanda et en Ouganda où ils prennent des noms congolais. Les plus jeunes apprennent le maniement des armes, les langues congolaises, l’histoire de la R.D. Congo, etc. Par un lavage de cerveau, à chaque groupe, on attribue le nom de son futur village, cité ou ville de l’Est de la R.D.Congo, etc. Mais le nombre de ces recrus ne serait pas encore suffisant pour une région aussi immense que le Kivu et la Province Orientale. C’est ainsi que l’ennemi balkanisateur attend dompter par la force et la violence les populations civiles congolaises qui lui résistent toujours.

Mais tout n’est pas encore perdu pour le peuple congolais qui peut sauver la R.D.Congo par les élections du 28 novembre prochain. C’est l’ultime opportunité qui reste aux congolais pour faire échec à ce que Jean-François Bayart[4] appelle « politique du ventre », ou l’usage du pouvoir politique pour accumuler des richesses égoïstes, une politique qui a conduit en enfer le Zaïre de Mobutu et qui risque de démembrer la R.D.Congo de Joseph Kabila.

© Beni-Lubero Online

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Document : Création de la Rébellion d’Occupation sous le pseudonyme ADF/NALU en Territoire de Beni (Nord-Kivu) et de Mambasa (Ituri) 

« Date : 15 – 17 Avril 2010

Lieu : Kampala/Uganda dans un Hôtel géré par des Iraniens près de Nakasero.

Participants :

1.         CNDP avec six représentants

2.         RCD-Goma avec 3 représentants

3.         CNRD (Conseil National de la Résistance pour la Démocratie de Feu Kisase Ngandu avait le gros peloton d’invités dont:

- Mr James Matabishi

- Major Kirimunda

- Mr ABDU 

4. L’Armée Ougandaise

Les représentants Ougandais dans cette réunion étaient :

a)         Général J.J. ODONGO, Président de la réunion qui avait expliqué le pourquoi de leur participation à cette rébellion disant que la RD Congo héberge les ennemis de la République Ougandaise : ADF/NANU.

b)         Général Salim Saleh, frère du Président Museveni et chef de la force de réserve de l’UPDF.

c)         Général OTAFIRE

d)         Colonel MUSTAFA, chef d’Etat Major et chargé de centre de recrutement de Kyaka en Ouganda

e)         Colonel Burundi qui jouera le rôle de commandant secteur

f)          Colonel Kenny, chef de force mobile

g)         Colonel Lyangomba

h)         Colonel Dura Mawa

i)          Major Vincent

j)          Major Wanditi.

Le recrutement se fait en Ouganda et en RDC. En RDC il se fait dans les deux territoires de Beni et Lubero. Le centre de recrutement des candidats rebelles est situé en Ouganda à une localité dénommé KYAKA. De l’Ouganda les recrues quittent le centre de Kyaka et se dirigent vers BUSUNGA, une localité ougandaise frontalière en face du poste frontalier NOBILI de la RDC. Les recrues reçoivent leurs équipements militaires dans les camps des groupements Kichanga et Bahumu en RD Congo.

Les soi-disant rebelles ADF/NALU utilisent trois routes pour entrer et s’implanter en territoire de Beni. 

ROUTE A

Comme toutes les deux autres routes, elle part de la localité ougandaise de KYAKA pour BUSUNGA toujours en Ouganda. De Busunga ils traversent la rivière Lamia qui forme la frontière naturelle entre la RDC et l’Ouganda. Ils se dirigent vers Muhola puis à Nzai sur les hauteurs du Mont Ruwenzori en secteur de Ruwenzori. De Nzai les rebelles atteignent Mbongya plus haut que le camp de Mutsora et Kambasa. Là ils ont un camp appelé Kirivata situé entre Mutsora et Mbongya. Tous ces camps forment leur rayon de renfort. 

ROUTE B 

De Kyaka en Ouganda les rebelles franchissent la rivière Lamia pour atteindre Kichanga, localité de groupement portant le même nom en chefferie Watalinga. De Kichanga ils se dirigent vers Bahumu, chef lieu du groupement Bahumu en chefferie des Watalinga et se cachent dans les forêts du Parc National des Virunga le long de la rivière Semuliki côté Est. De Bahumu ils se dirigent à Boga en district de l’Ituri, Province Orientale et à Kaynama en territoire de Beni, Province du Nord-Kivu, en traversant la rivière Semuliki par pirogue.

Dans le cadre de la route B ces rebelles partent de Bahumu pour Nzelube. Le camp de Nzelube porte le nom de la rivière qui prend sa source dans les montagnes de Ruwenzori entre Nzai et Kikingyi. De là ils traversent la fôret de Biangolo, franchissent la route principale qui relie la ville de Beni au poste frontalier de Kasindi. Ils la franchessent à Kisima-Libona là où il y a un marché qui ravitaille leurs camps de Kyaviboko et de Kavughavugha à l’entrée de la rivière Lume dans la rivière Semuliki au Parc National des Virunga. De là ils utilisent des pirogues pour franchir la Semuliki pour   atteindre leur base de Mughalika en chefferie des Bashu. 

ROUTE C 

Branche de la route B, la route C commence à Bahumu d’où les rebelles se dirigent à Kainama, franchissent la rivière Semuliki en pirogue pour atteindre Chuchubo dans le groupement Bambuba-Kisiki dans la collectivité de Beni-Mbau. Le ravitaillement du camp de Chuchubo se fait à partir des marchés d’Eringeti, Kokola et Maimoya, localités situées le long de la route nationale reliant Beni à Bunia. Elles sont proches de la limite administrative entre la Province Orientale et la province du Nord-Kivu.

De Chuchubo les rebelles longent la rivière Semuliki dans le Parc National des Virunga côté Ouest de la rivière, prennent la direction Sud pour atteindre Mughalika, leur base en chefferie des Bashu. Il faut noter ici que Chuchubo est une chaîne d’opération Mont Hoyo par Gety.

De Mughalika plusieurs pistes les mènent en District de l’Ituri en Province Orientale après avoir traversé la rivière Byena par pirogues. 

PRINCIPAUX CAMPS 

1.         Nzai : camp de renfort dans le Ruwenzori et de repli stratégique de renfort pour des troupes armés en chefferie Watalinga et de secteur de Ruwenzori.

2.         KAMBASA et KIRIVATA : sources de renfort au delà de LUME en secteur Ruwenzori.

3.         KICHANGA : centre de ravitaillement en chefferie Watalinga.

4.         MUGHALIKA : base en chefferie des Bashu où on trouve des groupes armés divers : ADF/NALU, CNDP/RCD-GOMA, armée ruandaise et autres.

5.         NZELUBE : grand centre d’accueil des rebelles situé à la croisée de toutes leurs pistes. Il est situé le long de la rivière portant le même nom. 

STRATEGIES DE L’ALLIANCE REBELLE 

•           Capturer les aéroports pour s’assurer la mobilité des troupes

•           Découpage du territoire conquis en zones A, B et C selon les trois grands groupes constituant l’alliance rebelle.

Chaque zone aura son administration propre avec douane et routes principales en provenance des pays étrangers. Les commerçants financeront cette alliance par le payement des taxes et impôts douaniers.

Pendant la réunion du 15 au 17 avril 2010 la date du début des hostilités avait été fixée au mois de mai 2010. Notons que les hostilités ont commencé déjà en avril 2010 par l’attaque du camp militaire FARDC de Nyaleke à Beni le samedi 24 avril 2010.

Aujourd’hui les soldats congolais de l’opération Ruwenzori sont tous relevés par des soldats ex-CNDP dont la plupart sont des tutsis ruandais.

Entre temps en territoire de Lubero ils procèdent par déstabilisation des populations par des incendies des maisons et des récoltes dans les champs. Tel est le cas à Mubana où, sous prétexte que les populations ont envahies le Parc National de Virunga, 80 familles ont quitté leurs terres à Mubana en début de la semaine passée pour venir se plaindre à Musienene auprès du chef de collectivité des Baswagha contre ces agissements des gardes parc. Officiellement on dit que ces familles ont violé le parc National mais en réalité il s’agit de déguerpissement des populations locales en faveur des retournés du Ruanda. Voyez seulement l’exemple de Luofu où les maisons ont été incendiées mais aujourd’hui les terres de Luofu sont occupées par les soi-disant hutu-nande qui en vérité sont des rwandais tout court.  

La troisième phase, celle de la partition de la RD Congo aura lieu après le fiasco électoral. La conquête de la Province Orientale sous couvert le pseudonyme LRA et Mbororo était présentée comme facile car la province orientale est sous occupée et n’a pas de routes. Des Contingents d’occupants pourront s’installer où ils veulent sans que les autochtones les en empêchent »(E K). 


 

[1] Filip Reyntjens, «  The Great African War, Congo and Regional Geopolitics, 1996-2006, Cambridge University Press, 2009, p.55

[2] HRW, R.D.Congo: civilians at Risk during disarmament, New York, 29 December 2004. Voir aussi par Filip Reyntjens, « The Great African War, Congo and Regional Geopolitics, 1996-2006, Cambridge University Press, 2009, p.205

[3] Désarmement, Démobilisation, Rapatriement, Réintégration, et Réinsertion (DDRRR en sigle) des Forces Négatives Rwandaises et Congolaises.

[4] Cfr. Jean-Francois Bayart, The State in Africa: The politics of the Belly, Longman, London, 1993.

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