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22 octobre 2013 2 22 /10 /octobre /2013 16:36

RDC, une insoutenable barbarie... mais que fait la "communauté internationale" ?

ViolenceF

« Des membres de la communauté internationale viennent ici en visite », « Ils mangent des sandwiches en pleurant, mais ils ne reviennent pas pour aider.(...)"

Ce qui suit est insoutenable. Ames sensibles, préparez-vous ! Ce que vous ressentirez n’est que bien peu de choses à côté de ce qu’éprouvent ceux qui subissent l’horreur. L’humanité en nous ne peut pas détourner le regard. Nous sommes responsables.

Voilà l’odieuse réalité des « interventions humanitaires » ! Celles qui ne se font pas nous en disent encore beaucoup plus long sur celles qui existent que tous les arguments à charge. Un même dessein qui conduit au même destin de morts et de souffrances des millions de personnes. Le laissez-faire et l’intervention humanitaire militaire, deux aspects du génocide planétaire ! Que faire !

Pourquoi le silence des médias sur ce génocide ! Dites-moi ?

Paix sur la Terre aux humains de Bonne Volonté., ne nous parle plus aujourd'hui que de cette guerre contre La Guerre, contre toutes les guerres qui se multiplient en tous lieux de la planète. C'est la doctrine dite d'Obama.

GUERRE A LA GUERRE !

LA RDC N'EST PAS LA CAPITALE MONDIALE DU VIOL.

Article de FREMONSA

Dans la grande République Démocratique du Congo (RDC) les femmes Kongolaises ne sont pas violées. C’est une très grave désinformation que d’affirmer le contraire ainsi que de confirmer que la RDC est devenu la capitale mondiale du viol. Le fait d’affirmer haut et fort que dans toute la partie Est de cette république des démocrates les Kongolaises sont violées, est un mensonge intelligent et en même temps cynique : La réalité n’est pas toujours la Vérité. En confirmant cette réalité du terrain qui n’est pas la Vérité, ce mensonge déguisé qui sort des laboratoires des ennemis des Kongolais, le commun des mortels transforme les Kongolais en violeurs. Et par ricochet, la tragédie Kongolaise se transforme en un problème Kongolo-Kongolais. Ainsi Paul Kagame, Museveni et consorts seraient blanchis.
Loin de la cher Lecteur !
Ce qui se passe en RDC est beaucoup plus macabres, beaucoup plus barbares et plus tragique que des simples viols de Kongolaises. Tout simplement parce que ceux qui commettent ces actes monstrueux sur les Kongolaises ne le font pas dans le but d’assouvir leur pulsion sexuelle. Ils n’ont pas non plus des déviations sexuelles telles que la biastophilie, l’agoraphilie ou l’agrexophilie. Nous savons aussi qu’ils ne le font pas pour satisfaire les malades tels que des pictophiles, les pédophiles, les sadiques, les scopophiles et autres, par des productions pornographiques qui alimenteraient le réseau underground en Europe, en Asie et aux Amériques.
Ce qui se passe en RDC devrait avoir une autre qualification que le viol.
Nous voulons préciser une chose : selon l’éminent docteur Mukwege Denis, que l'on ne présente plus, la quasi totalité des ses patientes (jusqu’au moment ou nous écrivons ces quelques lignes) sont victimes des RWANDOPHONES en arme. Par Rwandophones en armes il s’agit :

  • Des miliciens « Tutsis » connu sous le nom de « banyamulenge » et « banyabwisha »,
  • Des miliciens « hutus » qui exploitent les minerais et autres richesses du sol et du sous-sol de la RDC,
  • De l’opposition armée au régime en place à Kigali composé principalement de Hutus installé dans les forets et les montagnes de l’est de la RDC,
  • De l’opposition armée au régime en place a Bujumbura composée principalement de Hutus installés dans les forets et les montagnes de la RDC,
  • De l’armée régulière de la république du Rwanda et quelque fois du Burundi. Les Ugandais n’y participeraient plus depuis des années,
  • Des faux Mai Mai, qui sont en réalités des Hutus manipulés par le régime en place à Kigali,
  • Des éléments des Forces Armées de la République Démocratique du Congo issus des brassages, intégrations, mixages, infiltrations et introductions des Rwandophones Banyamulenge anciens du RCD, puis du CNDP, puis du M23 aussi. Ces derniers n’acceptent pas d’être envoyés dans les autres régions militaires. Des qu’ils reçoivent l’ordre d’aller en dehors du Nord et Sud Kivu, ils créent une rébellion.

Nous disions donc qu’en RDC, les Kongolaises ne sont pas violees parce que la VERITE est 1000 fois plus monstrueuse.

Des hommes Rwandophones en armes envahissent un village (souvent un gisement minier se trouve sous le village ou à proximité). Toujours en publique et toujours en présence des proches (grands-parents, parents, époux, frères et sœurs, oncles, tantes, voisins, neveux, etc.…) les Kongolaises sont abusées sexuellement par plusieurs hommes. Des qu’ils ont tous fini leur sale besogne (ils n’éjaculent pas tous, car ce n’est pas le but), ils mutilent les Kongolaises en détruisant leurs appareil génital avec un poignard, un sabre, une branche d’arbre ou autres Object tranchants. Il y en a qui vont même jusqu'à tirer un coup de feu dans le vagin des Kongolaises.

 

Dans certains cas, Le calvaire des Kongolaises ne s’arrêtent pas la. Ensuite, ils suspendent en l’air les Kongolaises en les attachant aux poignets, pendant des heures. Lorsqu’elles sont relâchées, elles ne pourront plus jamais utiliser leurs mains parce que le sang n’y a pas circulé pendant plusieurs heures.

Dans autres cas, avant de mutiler les Kongolaises, ces montres obligent un membre ou des membres de la famille males à avoir un rapport sexuel avec celles qu’ils ont déjà abusées a plusieurs. Aux moindres signes de contestation ou de défense de la Kongolaise, le Kongolais est abattu froidement sans sommation et toujours en présence des siens. Puis le corps de ce Kongolais est découpe a la machette dans le but terroriser les autres pour qu’ils s’exécutent.

Ces hommes en armes font subir la même chose aux Kongolaises qu’ils rencontrent sur les chemins d’entre deux villages ou sur les chemins menant aux champs. Ils attendent patiemment dans la brousse et des qu’ils aperçoivent un groupe de paysans, un groupe d’enfants qui vont ou reviennent de l’école, ils surgissent sur le chemin. Et la suite c’est une barbarie sur les Kongolaises que même les animaux les plus sauvages sont incapables de faire.

Lorsque la pseudo « rébellion » RCD-Goma gérée une grande partie de l’Est de la RDC, des centaines de Kongolaises dans plusieurs villages du Nord Kivu, du Sud Kivu, de l’Ituni, d’une partie du Haut-Uélé, d’une partie de la Tshopo, d’une partie du Sankuru, de la Tanganyika et du Maniema ont été enterrées vivantes dans des fosses communes.

Les hommes qui résistent ou qui tentent de défendre les femmes subissent le sort de la viande chez le boucher. C'est-à-dire, après avoir été crible de balles aux jambes, ils sont achevés avec un coup de marteau à la tête, puis découpés en petits morceau à la machette. Comme d’habitudes, ces monstres humains obligent les proches à assister à cette scène. Les gisements miniers ne sont jamais loin.

Depuis 2009, Refugee Law Project s, une ONG Britannique installée en Uganda s’est spécialisée dans l’aide aux hommes violés dans l’Est de la RDC car 100% d'hommes violés ont besoin d’une assistance médicale particulière et bien appropriée. Selon cette ONG, un peu plus de 25% des hommes Kongolais installé dans les camps de refugie en Uganda ont été victime d’abus sexuels de part des Rwandophones en armes.

Il y a des centaines de milliers de Kongolaises qui ont leurs entrailles déchirées, profanées et qui vivent un traumatisme qui n’a pas de nom parce qu’elles savent que leur bourreaux rodent toujours. A n’importe quel moment, à n’importe quels carrefours elles peuvent croiser ces montres humains qui sont capable de recommencer leurs sales besognes de groupes.
Voici ce que raconte Eve Esnler en 2010, après avoir passe un séjour en RDC au cote de ces Kongolaises a l’hôpital de Panzi :

(...)Il ne serait jamais venu à l’esprit du Dr Mukwege d’abandonner son peuple au moment où il en avait le plus besoin. Il prit conscience pour la première fois de l’épidémie de viols en 1996.


« Je voyais des femmes qui avaient été violées d’une façon incroyablement barbare », se rappelle-t-il. « D’abord, les femmes étaient violées devant leurs enfants, leur mari et leurs voisins. Ensuite, les viols étaient commis par plusieurs hommes en même temps. Et puis, non seulement les femmes étaient violées, mais on mutilait leur vagin avec des fusils et des bâtons. Ces cas nous montrent que le sexe était utilisé comme une arme bon marché. « Lorsqu’un viol est commis devant votre famille », poursuit-il, « cela détruit tout le monde. J’ai vu des hommes souffrir car ils avaient vu leur femme se faire violer ; ils n’ont plus aucune stabilité mentale. La situation des enfants est encore pire. La plupart du temps, lorsqu’une femme subit autant de violences, elle n’est plus capable d’enfanter. Il est clair que ces viols ne sont pas commis pour satisfaire une quelconque pulsion sexuelle mais pour détruire les âmes. La famille et la communauté entières sont détruites. »

(…)Lorsque débute la conversation, Nadine semble totalement dissociée de son environnement – absente. « J’ai 29 ans », commence-t-elle. « Je viens du village de Nindja. Habituellement, la région n’était pas sûre. Nous passions de nombreuses nuits à nous cacher dans le bush. Les soldats nous y ont trouvés. Ils ont tué notre chef de village et ses enfants. Nous étions 50 femmes. J’étais avec mes 3 enfants et mon frère aîné ; ils lui ont ordonné d’avoir des relations avec moi. Il a refusé, alors ils l’ont tué en le décapitant. » Le corps de Nadine tremble. J’ai peine à croire que ces paroles viennent d’une femme qui est encore en vie, qui respire. Elle me dit qu’un des soldats l’a forcée à boire son urine et à manger ses excréments, que les soldats ont tué 10 de ses amis et ont ensuite massacré ses enfants : ses 2 garçons de 4 et 2 ans et sa fille d’1 an. « Ils ont jeté le corps de mon bébé sur le sol comme un vulgaire détritus », raconte Nadine. « L’un après l’autre, ils m’ont violée. Mon vagin et mon anus ont été déchirés. » Nadine se cramponne à ma main comme si elle se noyait dans un tsunami de souvenirs. Même si elle est anéantie, il est clair qu’elle a besoin de raconter cette histoire, elle a besoin que j’écoute ce qu’elle a à dire. Elle ferme les yeux et dit quelque chose que j’ai peine à entendre. « Un des soldats a ouvert une femme enceinte », raconte-t-elle. « C’était un bébé à terme et ils l’ont tué. Ils l’ont fait cuire et nous ont forcées à le manger. »

 

(…)Le Dr. Mukwege me dit : « Je n’ai jamais vu autant de dévastation. Elle n’avait tout simplement plus de colon, ni de vessie, ni de vagin, ni de rectum. Elle avait perdu l’esprit. J’étais persuadé qu’elle ne s’en sortirait pas. J’ai reconstruit sa vessie. Parfois, vous ne savez même pas où vous allez. Il n’y a pas de boussole. Je l’ai opérée 6 fois, puis je l’ai fait transférer en Éthiopie pour qu’ils guérissent son problème d’incontinence, ce qu’ils ont fait. »

 

 

(…)J’interroge le docteur à propos du dirigeant congolais Joseph Kabila, qui, pour la première fois en 46 ans, est devenu en novembre 2006 le premier président du Congo élu démocratiquement et qui a promis d’être « l’artisan de la paix ». Les choses se sont-elles améliorées ?

Le Dr. Mukwege soupire. « Kabila », me dit-il, « n’a rien fait. Ici, à l’Est, les combats n’ont pas cessé. En 2004, j’ai reçu des menaces de mort ; je recevais des appels téléphoniques me demandant d’arrêter mon travail, sans quoi je mourrai. Les appels ont cessé, mais la situation est toujours très dangereuse. « Des membres de la communauté internationale viennent ici en visite », poursuit-il. « Ils mangent des sandwiches en pleurant, mais ils ne reviennent pas pour aider. Même le président Kabila n’a jamais mis les pieds ici. Sa femme est venue. Elle a pleuré, mais n’a rien fait. »

(...) « Je les remets sur pied et les renvoie chez elles », dit-il, « mais il n’y a aucune garantie qu’elles ne subissent pas un nouveau viol. Dans plusieurs cas, des femmes sont revenues ici une deuxième fois, dans un état encore pire que la première. »

Plus haut, nous avons eu a citer les faux Mai Mai. Pourquoi faux ? Parce que les Mai Mai Kongolais (les vrais) ne peuvent pas violer ou abuser sexuellement, ni voler les biens d’autrui. Le Mai Mai prend un breuvage ou s'en asperger. Selon leur croyances spirituelle, le résultat est l'invulnérabilité aux balles et aux armes blanches. Les balles coulent le long du corps comme de l'eau car Mai c’est l’eau en Swahili, d'où le nom. Mais pour que cela marches il y a une condition sine qua non, celle de ne pas coucher avec une femme et pire encore une femme d’autrui. Comme dans toutes les pratiques mystique-spirituelles propres aux Bantous, la réussite est conditionnée par l’abstinence et pas de contact physique avec une femme qui a ses menstruations. Les consequences du non respect de ses interdits sont horribles pour celui qui ne les observe pas.

 

En conclusions, nous pouvons affirmer qu’au vu de ces atrocités et le fait que les gisements miniers soient toujours à proximités, ces actes de barbaries sont effectivement une arme de guerre. Nous sommes en présence d’un génocide, d’un holocauste avec utilisation des techniques rustiques d’extermination et de nettoyage des peuples d’une nation dans le but d’avoir la main mise sur les richesses du sous-sol et du sol des terres de cette nation.
Honte a la Communaute Internationale, la vrai, car elle assiste en silence a ce Genocide.
Nous voulons juste vous rappeler une derniere chose: a chaque fois que vous utilisez votre cellphone-GSM, a chaque fois que vous allumez votre ordinateur, a chaque fois que vos enfants s'amusent avec leur jeux video, a chaque fois que vous portez vos bijoux en or ou en diamant, a chaque fois que vous prenez l'avion, a chaque fois que vous allumez votre ecran plat geant,..., et que vous ne posez jamais un acte pour mettre fin a cette tragedie, et bien vous etes COMPLICE.



http://manuscritdepot.com/a.freddy-monanga.1.htm

Via DESOBEISSANCE CIVILE

En guise de réponse à l'ensemble des commentaires (21/10/13)

 

Au moment de relayer cet article, j’ai hésité à enlever la photo, scandaleuse et polémique qui a entraîné quelques centaines de milliers de passage sur mon blog, qui n’en demandait pas tant. Sauf que…

Puis je me suis fiée à ce que je ressentais moi de la compassion pour une femme, comme moi. Après tout pour les voyeurs, et tordus en tout genre, j’ai cru comprendre qu’il y avait sur internet pour combler leur perversion. Une femme avec un visage. Vous pouvez parcourir l’ensemble du blog, il y a très peu d’images « sensationnelles », quelques unes pour montrer les effets concrets des substances mutagènes qu’utilisent les guerres coloniales, comme celle du Vietnam avec l’agent Orange, et ceux encore plus terribles de l’uranium appauvri dont l’usage devient banal, sans que la « communauté internationale » remue le petit doigt pour exiger l’arrêt immédiat de l’usage de ces armes qui contaminent des territoires pour des centaines d’années, et donc continueront à produire les effets de la guerre pendant cette incommensurable durée. Une autre photo dure, est celle de cette jeune femme assassinée conjointement par les forces armées de son pays le Honduras et la DEA des USA. Une jeune femme de « couleur ». Je répondrai donc à ceux qui font la remarque qu’on ne montre pas de telle photos de femmes blanches, que c’est pour la simple raison que les femmes blanches ne sont pas en général victimes des atrocités des guerres contemporaines, et que ce n’est pas « innocent »… que cela aussi pose question. Une grave question.

Sinon vous trouverez ici de très belles photos de très belles personnes de toutes origines, mais surtout dans les débuts du blog, parce que depuis je n’ai plus la possibilité d’illustrer. Vous trouverez des photos qui vous disent qu’il y a des êtres magnifiques, des enfants au beau sourire et aux yeux qui pétillent au quatre coins du monde et que tous méritent notre protection pour que ne meurent pas leur sourire, pour que ne s’éteigne pas leur regard.

Le texte n’est pas de moi. Mais oui si j’ai d’autres mots pour le dire, si j’ai fait, et me suis tenue depuis plus de trente ans, un choix de frugalité, c’’st parce que depuis ce moment, j’ai pris conscience des inégalités et de la profonde injustice, iniquité des échanges Nord-Sud. J’ai pris conscience aussi que les manipulations économiques et politiques de l’Occident dans ses stratégies néocoloniales, les assassinats de ses espoirs comme ceux de Patrice Lumumba ou de Thomas Sankara pour ne citer qu’eux, incitation au déchaînement de la guerre au Rwanda, dont les conséquences se traduisent dans le texte ci-dessus, sont des amputations permanente de l’espoir de l’Afrique d’être souveraine et prospère. Qu’en Amérique Latine une génération a été sacrifiée sur l’autel de la barbarie par laquelle c’est traduite la « lutte contre le communisme » qui n’a de pire que les pseudo-guerres au narcotrafic menées actuellement dans cette région et celle soi-disant contre le terrorisme menée dans d’autre. Le nouveau concept de guerre est la guerre diffuse aux multiples foyers de diverses intensités, la « projection de force rapide » planifiée avec l’aide des « anthropologues » de la « culture stratégique » qui liquide en silence, un village par ici, quelques leaders de mouvements paysans, indigènes, syndicaux, par là… et les journalistes trop curieux, les militants de droits de l’homme etc…

De la guerre au Kongo, je ne savais que ce que des amis originaires de ce pays m‘avaient raconté. Je n’aime pas m’avancer sur un terrain que je ne connais pas. Depuis longtemps je m’en voulais de ne pas relayer leurs témoignages et puis j’ai trouvé ce texte qui les reflétait parfaitement bien. Je l’ai donc relayé.

En ce qui concerne la photo polémique, je l’ai enlevé. Elle a joué son rôle. Je ne suis pas sur facebook, pour bien des raisons et une d’elle est que je constate que c’est aussi le lieu où naissent des « modes médiatiques » sans profondeur, ni réel répercutions allant plus loin que l’émotion du moment. Je sais aussi que sans elle, jamais ce témoignage n’aurait eu un tel impact.

J’espère que cet impact aura rendu visible une guerre qui jusqu’ici ne faisait pas échos, au Nord, et j’espère qu’au-delà de la curiosité morbide de quelques-uns, pour d’autres cette prise conscience leur donnera le désir d’agir contre ces guerres qui toutes, de multiples manières détruisent des êtres humains mais aussi un peu de l’humanité de chacun d’entre nous.

Et je termine par un extrait d’un communiqué des femmes de l’Aguan au Honduras, un témoignage parmi ceux que pourraient donner des millions d’autres de femmes, d’enfants et d’hommes pris dans les horreurs des guerres pour la main mise sur les ressources naturelles de la planète. Et oui, cela nous concerne tous.

Anne Wolff

Le Forum des Femmes de la Region du Bas Aguan, rapporte devant la Communauté Nationale et Internationale

Comuniqué

Le Forum des Femmes de la région de l’Aguan, à la Communauté Nationale et Internationale, aux Organisations de défense des Droits de la Femme et des Peuples, aux Organisations de Droits Humains.

NOUS DENONÇONS la répression permanente contre les COMUNAUTÉS ET LES ÉTABLISSEMENTS PAYSANS DU BAS AGUAN ET D’AUTRES RÉGIONS DU PAYS et l’impact qui se traduit par les terribles dommages soufferts par les femmes d’Aguan et du Honduras.

Depuis avril 2010, quand a commencé la Militarisation de l’Aguan, les familles Paysannes et en particulier les femmes NOUS NE VIVONS PLUS EN PAIX à cause des interventions militaires permanentes, car nous les femmes, nous partageons les plus grandes inquiétudes pour la sécurité de nos enfants et de nos hommes et aussi pour le peu de biens patrimoniaux que la vie nous a donné.

La répression dans l’Aguan n’opère pas de discrimination entre sexes, ou genre, ou âges, dans certains cas des petits garçons, des petites filles sont harcelés par la police pour donner des informations sur leurs parents ou leurs voisins ou sur l’Entreprise Paysanne à laquelle ils appartiennent.

Il y a des Femmes qui ont perdu la vie assassinées par des paramilitaires, des Femmes qui ont été violées par les gardes des Grands Propriétaires, il y a des Femmes qui sont persécutées par la justice parce qu’elles se battent pour le Droit à la terre, plus de 100 femmes ont perdu leur mari parce que les sicaires, la police ou l’armée Nationale, les ont assassinés, il y a plus de 4OO enfants qui ont perdu leur père et qui subissent une crise alimentaire, il y a des femmes qui ont vécu l’expérience terrible de la séquestration par les gardes des Grands Propriétaires Terriens, il y a des femmes qui ont subi des attentats pour en finir avec leur vie, il y a des femmes qui ont avorté en conséquence des coups, des gaz ou parce qu’elles ont du courir, dormir dans la montagne ou traverser des rivières pour sauver leur vie.

La répression, le harcèlement militaire permanent des femmes et des enfants provoquent de terribles traumatises psychologiques qui nous marquent durement dans la vie quotidienne. Il y a des petits garçons et des petites filles dont le corps se met à trembler ou qui fondent en larmes ou qui courent se cacher en présence des militaires ou de policiers, nous les femmes nous faisons de terribles cauchemars et le moindre bruit altère notre système nerveux. En vertu du droit à jouir des bénéfices d’une vie en paix et dans la dignité, cette réunion de femmes de la région de l’Aguan EXIGE d’en terminer avec l’intervention militaire dans les Etablissements Paysans et le retrait de la Force de d’Opération Conjointe XATRUCH III que dirige le Colonel German Alfaro qui jusqu’ici mène des actions qui ne bénéficient qu’aux seuls Grands Propriétaires Miguel Facusse, Reynaldo Canales et Rene Morales

Halte aux persécutions judiciaires !

Halte à la violation des Droits Humains en Aguan !

Ni balles, ni coups contre les femmes ,les petites filles et les petits garçons paysans du Honduras !

Colon, 16 juillet 2013

Source en espagnol

Foro de Mujeres de la Región del Aguán, ante la comunidad Nacional e Internacional Informa.

Traduction française

Communiqué des Femmes d'Aguan : NOUS NE VIVONS PLUS EN PAIX

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