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1 octobre 2013 2 01 /10 /octobre /2013 11:11

RDC – Rwanda – Ouganda – Burundi : renversement des rapports de force dans la CEPGL

RAPPORT DU MISSON ACCOMPLIE A KAMPALA-copie-1

Ce qui se passe entre la RDC et trois de ses voisins à savoir le Rwanda, l’Ouganda et le Burundi, depuis la chute de Mobutu il y a 16 ans, est surprenant et difficile à croire. Ces trois pays qui étaient sous la coupe et à la remorque du Zaïre, dans le cadre de la CEPGL (Communauté économique des pays des Grands Lacs), sont en train d’en faire voir des vertes et des pas mûres à la RDC à partir du règne éphémère des « Libérateurs »autoproclamés de l’AFDL jusqu’aujourd’hui. Les superficies additionnées de ces trois pays donnent au total 289.209 km2 (Rwanda 26.338km2, Ouganda 235.037 km2, Burundi 27.834 km2). Ils entrent 8 fois dans la RDC, en divisant 2.345.409 km2 par 289.209 km2. Le Rwanda qui occupe le devant de la scène par rapport aux autres (Ouganda et Burundi) est un espace minuscule repérable à l’extrémité de la partie orientale de la RDC dans la province du Nord-Kivu, coincé entre l’Ouganda et le Burundi, sur la carte géographique de l’Afrique étalée sur la table. C’est ce petit pays qui malmène l’ex- géant d’Afrique, le soumet au régime de pleurs et le met en situation de lancer sans arrêt des appels au secours à la communauté internationale, parce qu’incapable de se dégager des griffes de son petit envahisseur. Un cri de détresse, à la limite d’une accusation de non-assistance à pays en danger de balkanisation !

C’est cela qui rend la situation surprenante et difficile à croire. Un étonnant renversement des rapports de force dans la région des Grands Lacs. Des choses impensables et inimaginables du temps du maréchal Mobutu qui passait pour tout-puissant et redoutable en Afrique centrale et Orientale. C’est le Zaïre de Mobutu qui dictait ses quatre volontés au Rwanda sous Juvénal Habyarimana, au Burundi sous Michel Michombero, à l’Ouganda sous Idi Amin. L’AFDL des « Libérateurs » a servi de marchepied aux voisins du Zaïre pour régler son compte à Mobutu déjà affaibli et fragilisé par l’opposition radicale animée par Etienne Tshisekedi, et prendre pied en RDC. On parle des fameux accords de Lemera et d’autres accords subséquents conclus plus tard entre Kinshasa et les épigones de l’AFDL, dont les rejetons du RCD comme le CNDP de Laurent Nkunda et le M23 de Bosco Ntaganda, Runiga et Makenga. De l’arbre généalogique de l’AFDL tenue sur les fonts baptismaux par le Rwanda de Paul Kagame, sont descendus tour à tour le RCD, le RCD/N, le RCD/KML, le CNDP, le M23, etc.

A la merci du Rwanda

et de l’Ouganda

Dès lors, il s’en est suivi le bouleversement des rapports de force dans la région des Grands Lacs, tout devenant sens dessus dessous, avec la RDC à la merci du Rwanda et de l’Ouganda, que le Zaïre menait par le bout du nez. La caractéristique des accords signés est la concession de privilèges et de droits excessifs aux Rwandais notamment dans la province du Nord-Kivu, avec l’extension possible de ces faveurs dans la province du Sud-Kivu. Les territoires de Rusthuru et de Masisi sont les têtes de pont de la balkanisation, c’est-à-dire d’annexion d’une partie de la RDC au Rwanda, appelée « La République Unie du Kivu »adossée au Rwanda, comprenant les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. Ces accords sont ce que la communauté internationale appelle « Les exigences » du M23 auxquelles le gouvernement de Kinshasa devrait satisfaire aux négociations de Kampala. Que va faire Kinshasa maintenant que la mèche est éventée, le caractère scandaleux des accords à signer rendu public, l’opinion désormais éveillée et vigilante ? Quels sont les termes d’un compromis à signer avec le M23 le dimanche 06 octobre à Kampala, dernier délai accordé par la communauté internationale après l’expiration en vain de 14 jours qui étaient impartis aux négociateurs ?

Pourquoi seulement les originaires du Rwanda revendiquent et se font concéder tant de privilèges et de droits que d’autres ethnies et tribus en RDC ne sont jamais tentés d’exiger ? Ils ne sont pas les seuls à se trouver à cheval sur la RDC et sur d’autres pays voisins. Il y a des Lundas en RDC et en Angola ; des Bembe en RDC et en Zambie, des Tshokwe en RDC et en Angola, des Ngbandi en RDC et en RCA ; des Kongo en RDC, en Angola et au Congo d’en face, etc… Ils ne posent pas de problème d’identité et d’espace vital comme les Rwandais. Après la rupture brusque de Laurent-Désiré Kabila avec ses compagnons étrangers de l’AFDL, la RDC s’est retrouvée sous la férule assujettissante du Rwanda et de l’Ouganda, dont il lui est difficile de se dépêtrer. Elle est devenue un pays affaibli, anémique, le ventre mou des aventures de conquête de l’espace vital de ses voisins. Le Rwanda se détache du lot et croit s’être ménagé en RDC une rente de situation que les autres n’ont pas tort de lui envier. Il a réussi à disposer d’antennes au sein des institutions rdcongolaises, tandis que le M23 – cette métamorphose du CNDP – est à l’avant-plan où il joue le rôle capital de cheval de Troie pour le compte du régime de Paul Kagame.

Des complicités internes et des équivoques

Infiltrées d’agents de la cinquième colonne agissant en courroie de transmission entre les éléments du cheval de Troie au Nord-Kivu et le cerveau central à Kigali, les institutions nationales de la RDC sont piégées et contrariées dans les initiatives qu’elles prennent pour venir à bout des manœuvres de balkanisation qui se déroulent à l’Est, que ce soit au Kivu ou dans la province orientale où les troupes ougandaises sont déjà alignées. La conquête de l’espace par Paul Kagame, est une entreprise mûrie qui évolue graduellement grâce à une chaîne de complicités internes en RDC et à des ambiguïtés des décideurs de la communauté internationale. Les discours officiels de Kinshasa, désignent très rarement le Rwanda ou son président comme l’agresseur attitré de la RDC. Nul ne peut prétendre défendre la cause de la RDC plus que ne le font ses propres dirigeants. La brigade spéciale d’intervention de l’ONU composée de Tanzaniens, de Sud-africains et de Malawites, ayant mission offensive de liquider les groupes armés, qui devait déployer sa puissance de feu le 15 juillet dernier, reste toujours dans l’expectative et sur le qui-vive. Des drones américains n’ont pas été mis à contribution.

Les rebelles du M23 sont d’une part qualifiés de forces négatives à traiter sans ménagement, d’autre part présentés implicitement comme des interlocuteurs « valables » avec lesquels on enjoint à Kinshasa de retourner à la table de négociations à Kampala. Des complicités internes et des équivoques de la communauté internationale. Ce cafouillis agrémenté aussi de fameuses concertations nationales, est largement mis à profit par Paul Kagame et ses chevaux de Troie pour poursuivre en douce leurs travaux d’approche devant conduire à la concrétisation de la conquête de l’espace vital. Les négociations de Kampala, dont le dernier round décrété par l’Onu devrait bientôt se terminer n’ont jamais repris réellement. Entre-temps, on signale des accrochages à éclipses entre le M23 et les FARDC aux alentours de Goma, vers où sont pointés les canons. Le Rwanda et l’Ouganda ne se privent pas de tirer parti du renversement des rapports de force en leur faveur, la RDC ne faisant plus le poids. Il est temps de réagir en ajustant nos politiques internes et en déployant l’effort nécessaire pour privilégier l’intérêt collectif dans toutes les actions à mener.

J. NwN

 

 

Difficile de contenir un bâillement quand celui-ci se présente. Au cours d’une réunion, d’une discussion importante, d’un tête-à-tête en amoureux, le bâillement survient rarement dans les moments opportuns ! Mais pourquoi ?

Que se passe-t-il quand on baille ?

 

Bailler est un réflexe du corps, au même titre que la toux et l’éternuement. Quand nous baillons, nous prenons une profonde inspiration qui va remplir nos poumons d’air, provoquant le fléchissement de nos muscles abdominaux et poussant notre diaphragme vers le bas. Le bâillement se termine lorsque nous expulsons ensuite l’air par la bouche.

 

Pourquoi on baille ?

 

Depuis des siècles, de nombreuses théories sont apparues pour tenter d’expliquer le mécanisme auquel on doit le bâillement. Certains l’attribuent à un manque d’oxygène dans l’organisme mais, plus généralement, à l’ennui ou à la somnolence.

Récemment, une étude menée à l’Université de New York a démontré que le bâillement pourrait être un moyen pour l’organisme de refroidir notre cerveau. Ainsi, les participants à l’étude qui appuyaient des blocs réfrigérants sur leur front durant l’expérience baillaient moins que ceux de l’autre groupe, prouvant ainsi la théorie d’un mécanisme cérébral de refroidissement.

Un début d’explication, peut-être, mais qui ne dit pas pourquoi le bâillement est si contagieux, car comme le dit l’adage : « Un bon bailleur en fait bailler dix ». La science a longtemps pensé que le bâillement en réponse était un signe d’empathie entre deux individus. D’ailleurs, les recherches menées sur ce sujet ont souligné qu’un individu est plus susceptible de répondre au bâillement d’une personne dont il se sent proche. Preuve en est, les enfants atteints d’autisme (et dont le sens de l’empathie est altéré) ne sont pas en mesure de répondre à un bâillement.

 

Quand le bâillement devient dangereux

 

Le bâillement est un phénomène anodin dans la majorité des cas. Pourtant, un bâillement excessif peut être le signe d’une crise cardiaque ou d’un problème aortique. Si vous vous mettez à bailler et que cela s’accompagne d’autres symptômes, comme un poids sur la poitrine ou un essoufflement, prévenez les secours. Si vous faites simplement face à une crise de bâillements répétés, alors il est peut-être temps d’opter pour une bonne sieste…

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