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17 décembre 2014 3 17 /12 /décembre /2014 12:39

RDC : Recension du livre La stratégie du chaos et du mensonge

Boniface Musavuli

par Boniface Musavuli


L’analyste politique Boniface Musavuli fait la rece,sion de l’ouvrage Stratégie du chaos et du mensonge – Poker menteur en Afrique des Grands lacs. Un livre de 601 pages coécrit par Patrick Mbeko et Honoré Ngbanda. Il est publié en 2014 aux éditions de l’Erablière à Montréal-Québec au Canada. 

 

La guerre qui sévit en République Démocratique du Congo, et ses horreurs, sont souvent présentées comme l’échec du président Kabila et de la communauté internationale. Il s’agit, en réalité, d’une réussite éclatante d’une stratégie dont le Congo et les Congolais sont la cible. Le dernier ouvrage de l’analyste des questions géopolitiques Patrick Mbeko, « Stratégie du chaos et du mensonge », en donne une remarquable démonstration. L’auteur analyse les enjeux qui se trament derrière les souffrances des Congolais depuis l’acquisition du pays par le Roi des Belges Léopold II, en 1885, jusqu’à sa mise sous tutelle actuelle, par les milieux d’affaires occidentaux derrière le triumvirat Museveni-Kagame-Kabila et la Monusco. 

Lorsqu’on jette un coup d’œil sur l’holocauste qui se déroule au Congo, avec ses millions de morts, les clichés des reportages sur l’Afrique sont qu’il s’agit de conflits entre tribus africaines au « Cœur des ténèbres ». Patrick Mbeko, qui coécrit l’ouvrage avec un fin connaisseur des enjeux du Congo, en la personne d’Honoré Ngbanda[1]  , va droit au cœur des enjeux de la guerre. A l’appui des enquêtes des Nations-Unies, il démontre que l’instabilité chronique à laquelle nous assistons est entretenue à dessein. Il s’agit d’une politique de chaos sciemment organisée qui a pour objectif d’affaiblir durablement le pays, d’en faire un non-État, réduit au simple rôle de coffre-fort où les groupes financiers et les élites occidentales puisent d’immenses richesses naturelles sans être importunés. Il s’agit de la mise en pratique de la théorie longuement murie du « chaos constructeur», chère aux stratèges américains. 

La stratégie du chaos dans le cas du Congo 

Dans une région riche et convoitée, on choisit d’abord un Etat pivot[2] . Ensuite, à partir de cet Etat, on provoque et on entretient les conflits. On encourage les viols, on occasionne des déplacements des populations, on génère la famine, des maladies, bref, on engendre une atmosphère de désolation. De ce chaos doit émerger un ordre nouveau reposant sur l’anéantissement des peuples et permettant à la minorité des privilégiés constituant le 1 % de maintenir leur train de vie princier[3]. Toutes les guerres qui se produisent au Congo ont pour enjeu le contrôle des matières premières, dont les riches gisements miniers du pays[4]. Pour entretenir durablement le chaos, les « stratèges » commencent par remporter la bataille de l’information. Dans le cas du Congo, le contrôle de l’information se traduit par une gigantesque masse des désinformations destinées à dissimuler, non seulement les vrais enjeux de la guerre, mais surtout les personnalités et les multinationales qui se procurent, derrière le chaos entretenu, des profits faramineux.

Un dispositif à trois têtes

Pour que perdure cette économie du chaos qui permet aux multinationales anglo-américaines d’engranger des profits toujours faramineux, un dispositif politique a été mis en place. Il est articulé autour d’un triumvirat[5] associant les trois présidents tutsi/hima de la région : l’Ougandais Yoweri Museveni dans le rôle de l’architecte, le Rwandais Paul Kagame dans le rôle du maître d’ouvrage et « Joseph Kabila »[6] dans le rôle du « cheval de Troie ». Les trois hommes, par leurs armées respectives, ont pour mission de maintenir le Congo dans une situation permanente d’Etat raté, avec une armée congolaise continuellement paralysée et mise dans l’incapacité de s’imposer, même face à un banal groupe armé. Pourquoi ? Parce qu’un Congo qui se redresse, et dont les autorités prennent le contrôle effectif du territoire national, serait un frein aux intérêts des multinationales qui gravitent autour des présidents Kagame, Museveni et Kabila.

Mais dans le cas spécifique du Congo, à côté des intérêts des multinationales anglo-américaines, les désordres fomentés par les trois présidents servent les objectifs d’une élite régionale, l’élite tutsie rwandaise. Cette dernière, bien que n’appartenant à aucune des tribus autochtones congolaises[7], avaient tout de même revendiqué, dès 1981, dans une lettre adressée au Secrétaire général de l’ONU[8], l’ambition de détacher la riche région du Kivu pour la rattacher progressivement au Rwanda. Ce qui est quasiment en train de se réaliser grâce au travail destructeur des trois présidents[9]. Le drame pour le Congo est que les ambitions de cette minorité régionale coïncident avec les intérêts de la minorité des privilégiés occidentaux, les fameux 1%, qui maintiennent leur train de vie en entretenant le chaos dans différentes régions riches du monde.

Le modus operandi

Concrètement, dans le cas du Congo, les présidents Museveni et Kagame, avec l’appui des Américains et des Britanniques, « fabriquent » des mouvements armés et utilisent leurs réseaux auprès des médias occidentaux pour faire croire à l’opinion internationale qu’il s’agit de « rébellions congolaises ». En réalité, il s’agit de bataillons de leurs propres armées dont les unités sont formées dans les bases de Jinja, en Ouganda ; de Gako, de Butotori et de Gabiro au Rwanda par des instructeurs américains et britanniques. Une fois ces bataillons ont franchi les frontières du Congo, « Joseph Kabila », qui fait partie de « la bande des 3 » (les trois K), organise la défaite des soldats congolais et laisse les villes congolaises tomber entre les mains des bataillons ennemis. Viennent ensuite des négociations qui, en réalité, sont une mascarade. Lorsque « Joseph Kabila » arrive dans ces négociations il est tout heureux de retrouver ses paires Museveni et Kagame, et d’ailleurs les images de ces retrouvailles ne s’y trompent pas. Ces négociations aboutissent à au moins deux « compromis » : les « rebelles » (faux rebelles mais vrais soldats rwandais/ougandais) obtiennent des amnisties collectives ou individuelles décidées par le gouvernement faible de Kinshasa. Ensuite, ils sont intégrés dans l’armée congolaise.

La dernière vague des troupes rwandaises intégrées dans les rangs de l’armée congolaise s’est opérée en décembre 2008, et dans les mois qui ont suivi, en marge des opérations « Umoja wetu » et « Amani leo ». C’était en application d’un accord secret conclu par le représentant de « Joseph Kabila », le général John Numbi, et Laurent Nkunda sous la supervision du général rwandais James Kabarebe[10]. Plusieurs milliers de soldats rwandais avaient passé la frontière congolaise, officiellement pour mener avec les Congolais une lutte conjointe contre les rebelles hutus rwandais des FDLR, qui, pour l’auteur, sont devenus le prétexte dont se servent les élites occidentales et leurs médias pour légitimer l’occupation et le pillage de l’Est du Congo par les hommes de Kagame. Deux mois plus tard, une mascarade fut organisée à Goma pour faire croire à l’opinion internationale que les troupes rwandaises avaient regagné leur pays. Un de ces gros mensonges auxquels les trois présidents et leurs parrains occidentaux ont habitué les Congolais. Patrick Mbeko estime que plus de 12 mille soldats rwandais arrivés sur le sol congolais avaient disparu dans la nature. Pour aller où ? Cette opération visait, en réalité, à accroitre le nombre des agents rwandais infiltrés dans les rangs de l’armée congolaise.

Que deviennent les agents que Kagame et Museveni font entrer au Congo ?

Il y en aurait plus de 35 milles dans différents niveaux de l’armée, de la police et de l’administration. Ils ont pour mission de paralyser les actions de l’armée congolaise dans le Kivu. Ils fournissent des renseignements à l’ennemi et détournent les livraisons d’armes au profit du camp ennemi. Ils permettent aux « rebelles » de tendre des embuscades réussies et d’infliger de lourdes pertes aux soldats congolais déterminés à rétablir le contrôle de l’Etat sur le Kivu. La plus terrible des défaites qu’ils ont réussi à faire subir aux soldats congolais s’est produite en décembre 2007 dans la localité de Mushake, près de Goma. Sur les 4.500 éléments des FARDC[11] engagés dans l’opération, 2.300 avaient été tués[12] par des combattants rwandais dirigés par le général tutsi Laurent Nkunda. L’homme que les médias occidentaux présentaient comme un « Tutsi congolais » avouera, de retour dans son pays, qu’il est citoyen rwandais ; un sergent de l’armée rwandaise, membre des services de renseignements rwandais[13].

Et lorsque, malgré le travail de sape, les soldats congolais parviennent tout de même à prendre le dessus sur les semeurs de troubles, les infiltrés ne désarment pas. Les soldats congolais qui ont brillé sur les théâtres des opérations au Kivu sont rapidement mutés et éloignés des missions opérationnelles. Nombreux sont assassinés quelques temps seulement après les victoires sur les agresseurs. L’ouvrage cite plusieurs cas d’assassinat. Il évoque le cas du général Mbuza Mabé[14] qui, après avoir libéré la ville de Bukavu des mains des Rwandais, en 2004, a été rappelé à Kinshasa[15]. Ce travail permanant de sabotage, mené au cœur même de l’armée congolaise, permet à Museveni et Kagame d’être rassurés. Les deux dirigeants peuvent continuer à entretenir le chaos dans les régions riches de l’Est du Congo, qu’ils ambitionnent d’annexer, sans risquer d’être confrontés à une armée congolaise aguerrie.

Pourquoi les médias et des pays comme les Etats-Unis participent à ce désastre ?

Dès le déclenchement de la guerre en 1996, les Etats-Unis parrainaient les armées rwandaises et ougandaises qui avaient franchi la frontière congolaise sous la fausse étiquette de « rebelles banyamulenge » puis de « rebelles de l’AFDL ». Pour les Américains, le Congo est un trop riche pays pour être laissé aux seuls Congolais. Sa riche région du Kivu doit être annexée au Rwanda, un pays petit et pauvre mais dont l’élite est docile aux yeux des dirigeants américains. Le reste du Congo devrait ensuite s’effondrer en petites « républiques corvéables » et faciles à contrôler par les intérêts anglo-américains. Depuis, les dirigeants américains et leurs alliés soutiennent le projet de balkanisation du Congo. En témoignent leurs déclarations, parfois intempestives[16]. Pour les Américains, les Britanniques et leurs différentes officines, l’Est du Congo appartient ou doit appartenir aux hommes de Kagame avec qui ils réalisent de juteuses affaires, et avec qui ils devraient continuer à réaliser des affaires toujours plus juteuses si la balkanisation devient officielle.

Pour ce qui est de la désinformation consistant notamment à appeler « rebelles congolais » des « soldats rwandais/ougandais », Patrick Mbeko fait remarquer que les principaux médias occidentaux sont détenus par des groupes financiers dont les investisseurs ont des intérêts dans les multinationales impliquées dans la guerre du Congo. Une partie des noms de ces multinationales apparaît dans les rapports des experts de l’ONU. Lorsque les journalistes parlent de « rebelles congolais » alors qu’ils savent, du fond de leur conscience, qu’il s’agit de « soldats rwandais/ougandais », ils obéissent à la ligne éditoriale qui leur est imposée par les patrons de leurs organes de presse. L’auteur, qui est lui-même journaliste, ne s’offusque pas du fait que son ouvrage, bien qu’en tête des ventes sur le site amazone.fr, ait été boycotté par les grands médias.

Pourquoi les massacres des populations congolaises ?

Les dirigeants tutsis rwandais/ougandais et leurs parrains anglo-américains sont toutefois confrontés à un obstacle : les populations autochtones de l’Est du Congo sont profondément hostiles au projet de balkanisation. Elles continuent de résister malgré la complicité du « président » avec les ennemis. Pour briser cette résistance, le Rwanda et l’Ouganda auraient pris l’option d’attaquer directement ces populations. A force de les massacrer, de les violer et de les humilier, en assurant l’impunité aux agresseurs, ces populations finiront par se persuader qu’elles sont définitivement abandonnées par Kinshasa[17]. Elles n’auront pas d’autre choix que de se soumettre à leurs oppresseurs.

L’autre enjeu des massacres a des motivations purement génocidaires. Les populations congolaises tuées, violées et terrorisées fuient et abandonnent leurs terres, en général des terres très fertiles ou riches en gisement miniers. Les terres que ces populations éliminées abandonnent sont réoccupées par des populations en provenance du Rwanda et d’Ouganda. Ce processus d’élimination des autochtones et leur remplacement par des populations allogènes, devrait mener à un rééquilibrage démographique dans l’Est du Congo. Il devrait permettre l’organisation d’un référendum d’autodétermination. Ce scrutin bénéficiera de l’appui des pays occidentaux, déjà acquis au projet de balkanisation du Congo. Les Occidentaux feront en sorte que le vote en faveur de l’autodétermination l’emporte. Un premier pas vers la balkanisation du pays.

Et les droits de l’homme dans tout ça ?

L’auteur fait remarquer que la question des droits de l’homme est superbement esquivée dans les instances internationales, lorsqu’il s’agit des victimes congolaises. Les « droits de l’homme » des Congolais doivent être sacrifiés au nom des deux objectifs stratégiques : la balkanisation du Congo et le pillage continu des ressources minières au profit des milieux d’affaires anglo-américains. Arrêter et poursuivre en justice les dirigeants rwandais et ougandais qui organisent les massacres reviendraient, pour les dirigeants occidentaux, à se priver de précieuses mains dont ils ont besoin pour réaliser leurs objectifs sur le Congo. Mais pour ne pas perdre la face, les Occidentaux se partagent les rôles. Les uns continuent d’armer le Rwanda et l’Ouganda, les autres dénoncent les crimes, les condamnent et produisent des rapports tonitruants.

Mais ils s’abstiennent d’arrêter les criminels alors qu’ils savent où ils se trouvent, juste de l’autre côté de la frontière, au Rwanda et en Ouganda. Les diplomates occidentaux, quant à eux, doivent montrer aux Congolais qu’ils apportent la paix et la démocratie alors qu’ils travaillent pour les milieux d’affaires qui tiennent à ce que la guerre perdure. La guerre doit perdurer parce qu’elle génère des profits faramineux et reste le meilleur moyen d’amener le Congo à perdre progressivement ses riches régions de l’Est au profit des pouvoirs tutsis du Rwanda, d’Ouganda et des milieux d’affaires occidentaux.

Quid de l’ONU ?

L’ONU n’est pas au Congo dans l’intérêt du peuple congolais. En attestent les massacres et les viols qui se commettent à proximité des camps de la Monusco depuis les 15 ans de sa présence dans le pays. L’auteur fait remarquer qu’en 2003, l’Opération Artémis, pilotée par l’armée française, avec à peine 1.500 soldats, avait réussi à rétablir la sécurité en Ituri en trois mois[18]. La Monusco, avec ses 19.815 soldats et un budget annuel d’un milliard et demi de dollars est incapable de désarmer un seul groupe armé. En réalité, la Monusco travaille pour d’autres missions qui n’ont rien à voir avec la protection des Congolais. Ses intérêts sont même tout à fait contraires aux aspirations du peuple congolais à la paix. L’auteur, citant l’ancien président tunisien Habib Bourguiba, fait savoir qu’aucun gouvernement sérieux n’accepte le déploiement des troupes de l’ONU sur son territoire. Au mieux, l’action des missions onusiennes se résume à la stratégie de l’« ange bleu »[19]. Au pire, elle rend moins visible et légalise la déstabilisation du pays et l’immixtion étrangère dans ses affaires internes[20]. Pour l’auteur, la Monusco fait partie de la stratégie du mensonge destinée à donner aux Congolais l’impression qu’on se préoccupe de leurs souffrances alors que la communauté internationale poursuit au Congo des objectifs sans rapport avec les aspirations du peuple congolais à sa souveraineté et à la paix.

Mais tous les onusiens n’acceptent pas de participer à cette mascarade. C’est ainsi qu’en octobre 2008, le général espagnol Vincente Diaz de Villegas a démissionné[21] de son poste de commandant militaire de la mission de l’ONU au Congo, choqué par ce qu’il avait vu. L’Espagne, qui ne fait pas partie des pays impliqués dans le pillage du Congo, ne voulait pas jouer à ce « jeu ».

Que faire pour changer la situation ?

Patrick Mbeko insiste sur le fait que les Congolais ne doivent surtout pas espérer qu’une solution viendrait de prochaines élections. Il serait aberrant d’amener les Congolais aux élections pour la troisième fois dans les mêmes conditions que les deux dernières fois (2006, 2011)[22]. Les Congolais doivent d’abord se libérer du régime de chaos qui leur est imposé. Ce travail de libération incombe aux masses populaires elles-mêmes, en commençant par leurs élites qui doivent réveiller les consciences collectives[23]. L’auteur interpelle, au passage, les élites d’autres pays africains. Si les instigateurs du chaos actuel au Congo parviennent à liquider le Congo, comme ils l’ambitionnent, ce sera au tour d’autres pays du Continent. Une vingtaine de pays africains, riches en ressources naturelles, sont menacés de subir le même sort que le Congo, suivant le même mode opératoire du « chaos constructeur ». Plusieurs fois dans l’ouvrage, l’auteur appelle les Africains à méditer sur ce qui est arrivé à la Libye de Mouammar Kadhafi, victime, comme le Congo, de ses ressources naturelles, que les mêmes stratèges occidentaux du « chaos constructeur » se sont, depuis, appropriées. Au détriment du peuple libyen.

Boniface MUSAVULI / Exclusivité DESC

[1] Honoré Ngbanda, ancien conseiller spécial en matière de sécurité du président Mobutu, est l’auteur de remarquables ouvrages sur le Congo. Entre autres, Ainsi sonne le glas ! Les derniers jours du maréchal Mobutu, Éd. Gideppe, Paris, 1998 ; Crimes organisés en Afrique centrale, Éd. Duboiris, 2004 ;… Il est le Président de l’APARECO (Alliance des Patriotes pour la Refondation du Congo) un mouvement qui prône la « résistance à l’occupation du Congo ».

[2] En l’occurrence le Rwanda de Paul Kagame et l’Ouganda de Yoweri Museveni.

[3] P. Mbeko, H. Ngbanda, Stratégie du chaos et du mensonge – poker menteur en Afrique des Grands lacs, Ed. de l’Erablière, 2014, p. 601.

[4] p. 569.

[5] pp. 407-516. Les rôles respectifs des trois présidents sont détaillés tout au long du chapitre VII.

[6] Après avoir exploré les incohérences et les contradictions entre les biographes de « Kabila » (pp. 453-473), et analysé des renseignements obtenus au bout de ses recherches personnelles, l’auteur aboutit à la conclusion que « Joseph Kabila » est un nom d’emprunt. Il recommande de le mettre entre guillemets.

[7] Patrick Mbeko explique le pourquoi de la création de la fausse ethnie « Banyamulenge » dite « Tutsis congolais ». Elle a servi à prolonger, sur le sol congolais, l’histoire du génocide des Tutsis au Rwanda pour mieux masquer les agressions que menaient les Américains et les Britanniques contre le Zaïre. Il saisit l’occasion pour démonter la distorsion de l’histoire des immigrations des populations rwandaises au Congo, depuis l’époque coloniale. pp. 321 et svts.

[8] Lettre du 20 juin 1981, adressée par les membres du « réseau tutsi » établis au Zaïre au Secrétaire général de l’ONU. p. 395.

[9] Lire pp. 395-398.

[10] pp. 496 et svts.

[11] FARDC : Forces armées de la République Démocratique du Congo, l’armée nationale congolaise.

[12] pp. 487-488.

[13] pp. 373.

[14] pp. 486-487.

[15] Depuis, il est décédé des suites d’une longue maladie causée, selon certaines langues par un empoisonnement.

[16] Parmi les déclarations citées dans l’ouvrage, celles de Johnnie Carson, sous-secrétaire d’État américain aux Affaires africaines durant le mandat Clinton (pp. 544 et svts.) ; Herman Cohen, ancien sous-secrétaire d’État américain aux Affaires africaines (pp. 560-561), Nicolas Sarkozy (531-533.),… et même, plus surprenant, des dirigeants belges comme Didier Reynders et Jean-Pascal Labille (pp. 534).

[17] L’auteur cite le cas de l’Ituri et lance un cri d’alarme : « … une bonne partie de la région de l’Ituri est de facto sous contrôle de l’Ouganda. Sans tambour ni trompette. Dans tout l’Ituri (Mahagi, Aru, Ariwara, Watsha…) la monnaie officielle d’échange et de consommation est le shilling ougandais ! Certains travaux publics de réfection de route et des bâtiments publics de l’État sont assumés par le pouvoir ougandais. Les postes frontaliers d’immigration et de douane sont contrôlés par des agents et des officiers ougandais. Des terres arables sont cédées aux fermiers ougandais qui font venir la main d’œuvre de l’Ouganda pour occuper le terrain. Plus grave, de plus en plus de congolais autochtones, pour la plupart des commerçants de la tribu Nande, approuvent cette forme « douce » de l’occupation, s’estimant trahis et abandonnés par le pouvoir central et leurs propres députés ». pp. 554.

[18] pp. 611-615.

[19] On donne l’impression de s’occuper d’un problème alors qu’on ne s’en occupe pas.

[20] Cette immixtion peut être lourde de conséquences. Lumumba fut assassiné avec la complicité de l’ONU en 1960. Laurent-Désiré Kabila a subi le même sort en janvier 2001. « Demain, on peut se demander et savoir qui est la victime en ligne de mire ». pp. 616.

[21] pp. 617.

[22] L’Est du Congo est toujours contrôlé à 80% par le Rwanda et l’Ouganda. pp. 397, 640.

[23] pp. 640-641.

 

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