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25 octobre 2014 6 25 /10 /octobre /2014 10:04

RDC : OPPOSITION SANS CHEF NI AGENDA

                Par Kodakombu Missinga Migulu

buzoberi

Décidément, les politiciens Congolais n’ont toujours pas encore appris qu’on n’engage pas de négociations politiques sans chef de file et surtout, sans agenda. (Lire la suite s.v.p.)

-      Oui, on sait que le peuple Kongolais exige le départ de Kabila Kabange Kazambarembe en 2016 !

-      Oui, le peuple Kongolais dans sa grande majorité s’oppose farouchement à la révision de la constitution de 2006 !

-      Oui, le peuple Kongolais exige des élections locales, régionales et présidentielles véritablement démocratiques !

-      Oui, le peuple désire être le seul souverain dans le choix d’une personne authentiquement Kongolaise en qualité de président de la république à l’issue des élections de 2016 !

Mais, comment va-t-on amener le régime au pouvoir à comprendre, reconnaitre, et, finalement, répondre aux desiderata du peuple dans la bonne foi et sans chercher de provoquer de surenchère ?

Apres 54 ans d’indépendance, les politiciens Kongolais ne semblent pas avoir tiré la moindre leçon des nombreuses occasions qui leur ont été données de se trouver autour d’une grande table et débattre, d’une façon logique les problèmes de leur pays.

En 1959, les pères fondateurs de la république du Congo ont été truqués par les Belges de débarquer à Bruxelles sans même savoir de quoi on allait exactement parler. Le tout avait été cuisiné par le gouvernement belge qui avait tout intérêt à ne pas donner aux « nègres » le temps de se concerter entre eux et donner du fil à retordre aux représentants du roi Baudouin à l’époque. Heureusement que Lumumba était encore vivant ! Nous pouvons bien excuser nos vaillants ancêtres. Ils n’étaient jamais préparés à ce genre de joutes internationales.

Mais depuis, combien de fois ne s’est-on pas frotté les uns les autres au pays ou à l’étranger, parfois les points serrés, mordant ses lèvres, grinçant les dents, prêts à se sauter au cou plutôt qu' à s’embrasser âpres un bon argument. Ce n’est pas toujours aisé de se voir pointer le doigt et s’entendre accuser d’être le diable. Mais chaque métier s’apprend et celui de la politique est le plus  dur à apprendre surtout si le pouvoir vous est tombé du ciel, comme c’est le cas avec notre « KKK » (Kabila Kabange Kazambarembe). 

       Néanmoins, si les joueurs de football s’imposent une discipline rigoureuse sous le commandement d’une équipe technique de 3 à 5 personnes spécialisées dans un sport qui ne demande pas plus que l’agilité, de bons muscles et un peu de chance, comment les politiciens congolais croient-ils gagner contre des adversaires qui se battent pour des milliards et les honneurs que le pouvoir leur assure, sans le concours d’un capitaine de première classe et de bons experts dans les domaines divers ?

Improvisation au lieu de la science

A travers mes rapports personnels au pays avec un grand nombre des politiciens congolais, j’ai été choqué de constater que nos politiciens confondent la science et l’improvisation. Il est très rare de trouver parmi les membres de l’élite congolaise ceux qui consacrent une bonne partie de leur temps à ouvrir un livre pour se documenter sur les réalités fondamentales de la vie ou sur les problèmes courants du pays. Et si vous en trouver un avec un journal en main, soyez certain que sa photo est imprimée sur une page quelconque. Autrement, ils sont mieux informés par la radio-trottoir que par les media.

       Comme dans tous les pays du monde, il y a de très bons et très mauvais journalistes au Congo. S’ils jouissaient cependant de la même liberté que leurs collègues des pays de droit, ils mettraient beaucoup de nos politiciens dans l’embarras par leurs investigations sur la vie et la compétence de ceux qui dirigent notre pays.

Kamhere toujours a la « Une » !

       Qu'’on l’aime ou qu'on le haïsse, Kamhere, qui semble toujours en campagne depuis le jour qu'’il a pris Joseph Kabila Kabange « under his wings (sous ses ailes)»,comme diraient les anglophones, a étale récemment une longue liste des récriminations contre le régime au pouvoir, oubliant seulement une des plus importantes qui est la suivante : « entre les jambes de quelle « élue » a coulé le bon « miel » de Laurent-Désire Kabila, dont il prétend être l’incarnation ? Incarnation qui a tant fait couler d’encre et dont le même Kamhere s’est fait l’avocat dans son livre « J’ai choisi Joseph Kabila ».

Il nous faut bien rappeler à Kamhere, pour les besoins de la cause,  qu'’il y a une très grande différence entre RECRIMINATIONS ET AGENDA. De même comme il y a une très grande différence entre le propagandiste de Kabila, l’ancien président de la Chambre des représentants de la troisième république et secrétaire général du PPRD, le candidat à la présidence de la république du Congo pour 2016, le président de l’UNC - titres que l’on doit reconnaitre de droit à Kamhere, et, enfin, - le CHEF DE L’OPPOSITION CONTRE LE REGIME DE KABILA KABANGE KAZAMBAREMBE dont il rêve déjà !  

Diomi Ndolomingo, un modèle

        A l’exception du flamboyant Patrice E. Lumumba, il n’y a jamais eu, dans l’histoire du Congo indépendant, un politicien de la trempe de Diomi Ndolomingo. J’avais déjà écrit une fois, je crois, que les partis politiques progressistes Congolais et surtout l’UDPS devraient se mobiliser pour obtenir la libération de ce grand homme avant toute négotiation avec le régime au pouvoir.

      Le camp de la majorité au pouvoir a décidé de silencer Diomi n’ont pas parce qu'’il cherchait à contester la victoire de Kabila aux élections de 2011 mais, plutôt, parce qu'’ils ont vu en lui un « NIOKA (serpent)».

      Ceux qui ont quelques notions de l’histoire de l’Egypte ancienne savent que le serpent était le symbole du pouvoir du roi Tutu Ankoma. Le même symbole que les Américains ont choisi dans leur imitation des traditions mystiques des fondateurs noirs de la premiere civilisation du monde.  Dans toutes les branches des sociétés secretes, le serpent représente tout ce qui est mystérieux. C’est-à-dire des connaissances qui ne sont pas donnees à n’importe qui.

Dans les traditions ancestrales congolaises, un homme doué d’une discipline rigoureuse, que l’on voit rarement dans les lieux mondains, qui parle peu, dont on ignore les va-et-viens, qui ne se manifeste qu'’au moment ou on l’attend le moins, et toujours a l’aise, comme si le monde lui appartenait, est toujours considéré, comme un Nioka (serpent).

Diomi Ndolomingo est ce genre de personne. Les hommes de Kabila cherchaient depuis longtemps à le neutraliser. Impossible à corrompre, il est le modele d’homme qu'il faut pour le leadership plutôt que le genre Kamerhe qui parle avec leur bouche plaine.

A bon entendeur, salut !

 

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