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25 juin 2014 3 25 /06 /juin /2014 09:58

RDC : la milice Bakata Katanga jure de proclamer l'indépendance du Katanga en juillet.

 

Publié le vendredi 20 juin 2014

 

Ces tueurs tutsi comb-copie-2

 

La  milice  Bakata  Katanga  va  annoncer  l'indépendance  du  Katanga  au  mois  de  juillet  prochain,  a indiqué mercredi à Xinhua par téléphone le chef de cette milice, Ferdinand Kazadi Mutombo.  "Nous serons à Lubumbashi (capitale de la province du Katanga) le 11 juillet prochain pour proclamer l'indépendance de notre pays le Katanga", a déclaré M. Mutombo. "Nous ne viendrons pas tuer nos frères congolais ni étrangers, nous viendrons pour hisser le drapeau de notre pays le Katanga", a- t-il affirmé.


Par  la  même  occasion  M.  Mutombo  a démenti  les  informations  d'éventuelle  reddition  de  Gédéon Kyungu, le chef de la Force de Bakata Katanga. "Je suis avec Gédéon ici, il n'a jamais eu l'intension de quitter le mouvement.  Les gens du Comité international de la Croix- Rouge (CICR) l'ont vu aussi", a-t-il dit. Selon la MONUSCO, le climat sécuritaire demeure volatile et imprévisible dans plusieurs territoires de la  province  du  Katanga  à  cause  de  des  activités  négatives  des  groupes  armés,  principalement  les différentes factions Mayi Mayi Bakata-Katanga.


Le Katanga est la province la plus méridionale de la RDC, avec une superficie de 497.000 km2, environ la taille de l'Espagne.  La province renferme de très riches gisements  de cobalt, cuivre, fer, radium, uranium et diamant.

 

Le message de l’amie britannique : sans la Monusco, le Congo voué au chaos et à l’anarchie. 

Publié le vendredi 20 juin 2014

 

 

Le discours prononcé avant-hier par l’Ambassadrice de Grande-Bretagne en RDC à l’occasion de la commémoration de l’anniversaire de la naissance de la Reine Elisabeth II semble avoir dépassé les limites  protocolaires  pour  insister  en  des  termes  non  équivoques  sur  la  mission  que  certaines puissances occidentales tiennent à accomplir en RDC.

 

Pour Diane CORNER, il s’agit d’une mission salvatrice  car  elle  a  comme  soubassement  «  la  défense  de  la  démocratie  considérée  comme  la meilleure façon d’assurer la stabilité et la prospérité en RD Congo ».

 

Or,  pour  protéger  cette  démocratie,   les  trois  puissances   occidentales,   à  savoir  les  Etats-Unis d’Amérique, la France et la Grande Bretagne « usent de leur position au sein du Conseil de Sécurité pour  confier  à  la  MONUSCO  le  mandat  efficace  dont  elle  a  besoin.  Voilà  pourquoi  nous  nous accordons  avec le Représentant  spécial du secrétaire  général des Nations-Unies,  Martin KOBLER. Voir un Etat stable et prospère, c’est également la raison pour laquelle nous appuyons les efforts de l’Envoyée Spéciale Mary Robinson et les autres envoyés internationaux  dans leurs efforts visant la mise en œuvre de l’Accord-cadre d’Addis Abeba ».


Sans la Monusco, c’est le chaos


Sans le dire expressément, l’Ambassadrice britannique a tenu à rappeler à l’opinion que le jour où la MONUSCO quittera la RDC, ce sera le chaos. Parce que c’est cet organisme de l’ONU qui assure la paix et la stabilité en RDC. Autrement dit, lorsque l’Occident prend position, il convient de méditer profondément avant de le vilipender, car le pire risque de frapper ce pays. Un avertissement qui n’est pas anodin, a déclaré un observateur de la scène qui se joue dans la région des Grands Lacs.


L’ONU liée à l’histoire de la RDC


Il s’avère qu’à chaque tournant de l’histoire tumultueuse et palpitante de ce pays, l’on retrouve l’ONU, jouant toujours un rôle de sapeur-pompier pour assurer la paix, l’intégrité territoriale et la stabilité des institutions de la République. Diane Corner devrait avoir à l’esprit que dès l’aube de l’indépendance du Congo, ce sont les contingents  de l’ONU qui ont été au front pour préserver la paix, la stabilité et surtout l’intégrité territoriale de ce pays. Ce sont les contingents  onusiens originaires du Ghana qui avaient  protégé  le  Premier  ministre  Patrice  Lumumba  retranché  dans  sa  résidence  officielle  de  la Gombe jusqu’à sa fuite pour rejoindre ses partisans à Kisangani. C’est l’ONU qui avait créé l’ENDA, qui est la toute première  école supérieure  d’administration  et de la magistrature  pour suppléer à la carence  au  sein  de  ce  corps  après  le  départ  précipité  des  magistrats  belges  au  lendemain  de l’indépendance.  Ce  sont  toujours  les  contingents  onusiens  originaires  de  la  Malaisie  qui  avaient combattu aux côtés des forces armées régulières pour mettre fin à la sécession katangaise, laquelle avait touché à l’intégrité territoriale du pays. C’est suite à l’implication ouverte de ces trois puissances occidentales au sein du CIAT ou Comité International d’appui à la Transition que le pays, sorti d’une longue  guerre  de  cinq  ans,  a  pu  organiser  des  élections  générales  pour  entrer  dans  la  troisième République. En mettant en place une constitution encore en vigueur, des institutions républicaines, une armée républicaine et nationale ainsi que les différents services de sécurité et de la police.


Sans la MONUSCO, le gouvernement de la République n’aurait pas pu en finir avec le M23, fortement appuyé par le Rwanda et l’Ouganda. Ce sont les contingents tanzaniens, malawites et sud-africains qui ont constitué la brigade spéciale d’intervention de la MONUSCO pour porter un appui logistique aux FARDC  pour  détruire  les  bases  militaires  du  M23  et  d’autres  mouvements  armés  irréguliers  qui sévissent dans les territoires de l’Est.

 

C’est encore la MONUSCO qui s’est chargée des opérations de désarmement, de regroupement, de rapatriement et de la réinsertion des éléments des FDLR dont la présence en RDC constitue le prétexte pour le Rwanda de continuer à créer des mouvements rebelles pour cacher les pillages, les massacres, les destructions méchantes et les déplacements massifs des populations civiles non armées. En clair, sans le dire, Diane CORNER a tenu à lancer un message d’avertissement aux autorités congolaises pour cesser de fermer les yeux devant ce danger de voir le pays sombrer dans l’anarchie et le chaos.

 

Kinshasa-Londres : Diane Corner insiste sur un calendrier électoral complet.

 

Publié le jeudi 19 juin 2014

 

 

 

Hier, en la résidence britannique de la Gombe, Diane Corner, a réaffirmé le vœu de son pays d’œuvrer pour  la transformation de la RD. Congo en une nation prospère et stable.  Peu connu, certes. Mais,  tel est, pourtant,   le  secret   de  la politique  britannique  en RD. Congo.     Elle l’a dit devant  plusieurs invités réunis à l’occasion de la Fête d’anniversaire  de sa Majesté la Reine Elisabeth II, à Kinshasa.

 

«C’est la raison pour laquelle, en étroite collaboration avec la France et les Etats-Unis, nous usons de notre position au sein du Conseil  de Sécurité, pour confier à la Monusco le mandat efficace dont elle a besoin. Voilà pourquoi,  nous accordons aussi notre appui politique au travail tout à fait exceptionnel du Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations-Unies, Martin Kobler. Voir un pays stable et prospère, c’est également la raison pour laquelle nous appuyons les efforts de l’Envoyée spéciale Mary Robinson   et les autres envoyés internationaux  dans leurs efforts visant la mise en œuvre de l’Accord  Cadre  d’Addis-Abeba.   Et,   c’est  la  raison  pour  laquelle  nous  utilisons  notre  réseau diplomatique,  en  Rdc,  en  Afrique,  à  New  York,  au-delà  et  ailleurs.  Nous  exploitons  nos  bonnes relations avec les pays de la région afin d’encourager  chacun au respect de l’Accord-Cadre. Nous échangeons avec les leaders clés au niveau national afin d’appuyer un développement politique stable. Voir une RDC stable et prospère, c’est la raison pour laquelle nous encourageons l’investissement britannique en RDC », a-t-elle, substantiellement, précisé. Plus loin, dans son mot, elle est revenue sur le volet électoral.  

 

« Nous œuvrons pour une Rdc stable et prospère. C’est la raison pour laquelle nous appuyons avec les autres membres de l’Union Européenne et autres, le renforcement de la démocratie dans ce pays.  Dans ce cadre, nous aimerions que soit tracé un calendrier électoral complet incluant jusqu’aux présidentielles en 2016. Nous voudrions pouvoir appuyer des élections libres, transparentes et  crédibles ». 

 

Diane  Corner a  enfin évoqué  beaucoup  d’autres  dossiers  tels  que  l’amélioration  du climat des affaires et des réalisations britanniques dans le cadre de son programme DIFID dans les des multiples  domaines. Son allocution, ci-après, dévoile, s’il le faut, le fond des exigences britanniques face au processus électoral en RDC dont le calendrier a été publié, le 26 mai 2014.  Le gouvernement congolais via Lambert Mende, son porte-parole, avait déjà exclu l’éventualité pour la CENI de revenir en arrière, sous peine de briser son indépendance.

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