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21 septembre 2011 3 21 /09 /septembre /2011 08:41

RDC BUSINESS AS USUAL KAGAME ET SARKOZY : Remise en cause des frontières congolaises héritées de la colonisation
by Munkonkole Martin on Sunday, September 18, 2011 at 2:11am

RDC BUSINESS AS USUAL KAGAME ET SARKOZY : Remise en cause des frontières congolaises héritées de la colonisation



Par KWEBE KIMPELE. Chers tous, Il semble, d’après les élucubrations d’une certaine Myriam Berber dont la production littéraire est lisible ci-dessous, que la récente visite du Tutsi rwandais Paul Kagame au Français d’origine juive hongroise Nicolas Sarkozy s’était donnée pour objectif la relance des échanges commerciaux entre leurs deux pays. D’accord. La France peut vendre au Rwanda, à condition que l’acheteur dispose des capacités financières suffisantes des centrales nucléaires, des avions de chasse Mirage et Rafale, des sous-marins atomiques, des porte-avions, des hélicoptères Puma et Frelon, des aéronefs civils Air Bus 380, des voitures de marques Renault, Citroen et Peugeot, des camions de marque Berliet, mais aussi des vins et .. du camembert.Mais que peut bien vendre le Rwanda à la France ? Le pays du Tutsi Paul Kagame possède , en tout et pour tout, qu’une poignée de minuscules plantations de thé et de café, de maigres bananeraies éparpillées çà et là ainsi que quelques champs de patate douce. C’est tout. C’est peu. C’est rien. C’est surtout ridicule et grotesque pour justifier la visite officielle d’un chef d’État africain à son collègue européen situé à plus de 6.000 km. C’est alors que la dame Myriam Berber nous apprend que le Rwanda, pays de Paul Kagame, "dispose également de ressources énergétiques, notamment dans la région du lac Kivu. Dans les profondeurs de ce lac sont peut-être dissimulées les plus importantes réserves de gaz méthane qu’ait jamais découvert le pays". Puis, elle ajoute, sans trembler que "la région est également riche en minerais, dont le coltan, indispensable à la fabrication des téléphones portables". Tiens donc !! Mais qui a fait passer la frontière, internationalement reconnue, entre le Rwanda et le Congo à l’ouest du lac Kivu; et depuis quand ? Les frontières congolaises héritées de la colonisation auraient donc, à l’insu de tous, été remises en question ? Ainsi donc, le lac Kivu appartient désormais au Rwanda. Dorénavant, grâce à Madame Myriam Berber, nous le savons.Jusqu’à présent, les Congolais, totalement absorbés par la campagne électorale, s’agitent et s’excitent, s’invectivent et s’insultent copieusement sans se rendre compte compte que l’essentiel se trouve ailleurs, que leur pays est déjà confisqué, que le Rwanda s’est déjà emparé du lac Kivu, que les deux provinces d’où ce plan d’eau tire son nom, et que le "tutsiland" sont devenus une réalité à la fois politique, économique, commerciale et diplomatique. Mais ce n’est pas tout. La rédactrice du mail reproduit ci-dessous évoque aussi, nommément, une "région (qui) est également riche en minerais, dont le coltan, indispensable à la fabrication des téléphones portables". Ben voyons !! L’appétit vient en mangeant. Quant on sait que cette ressource minière dont le sous-sol du Rwanda ne contient pas un milligramme mais qui se rencontre exclusivement dans les provinces congolaises deux Kivu, du Maniema et même en province orientale, on peut se rendre compte de l’étendue du futur tutsiland. En réalité, c’est tout le flanc oriental du Congo qui, politiquement, économiquement et commercialement, est déjà arraché et annexé au Rwanda. Il ne reste plus que sa reconnaissance diplomatique. C’est le résultat de la campagne d’épuration ethnique et de massacres contre les ethnies bantoues des Rega, des Tembo, des Nianga, des Bafulero, des Hunde, des Nande et des Bashi menée de 2007 à 2009 par le général tutsi Laurent Nkundabatware.Comment une telle énormité passe-t-elle totalement inaperçue aux Congolais ? L’ambassadeur du Congo à Paris n’a pas bronché. Le ministère congolais des affaires étrangères n’a pas pipé mot. Même silence du côté de la présidence de la république. De leur côté, les médias congolais se taisent dans toutes les langues et dans tous les dialectes. De même, le clergé congolais observe un étrange mutisme. Quant aux intellectuels congolais, leur cécité mentale est tout simplement sidérante. Devant un tel constat, il faut se poser la question de savoir quel peut bien être l’âge mental moyen des 60 millions de Congolais ? Un énorme pan de leur pays est confisqué par un État voisin mais personne, absolument personne ne semble encore s’en être rendu compte ! Personne ne proteste. Personne ne crie au loup tutsi ! Personne ne lance un appel aux armes !! Personne ne vole dans les plumes des Tutsis pour leur botter les fesses et les bouter hors du Congo !! Personne, parmi les candidats déclarés à la présidence de la République, pas même M. Étienne Tshisekedi wa Mulumba, ne rend publique et ne fait la moindre allusion à la violation de l’intégrité territoriale de notre pays. Entre une élection et la confiscation de son pays, qu’est-ce qui est plus important, plus urgent et prioritaire ? Répondez, s’il-vous-plaît !! Pourquoi les Congolais ne se préoccupent-ils exclusivement pas que du futur scrutin présidentiel et ne "pètent-ils" pas (excusez ma trivialité, mais quel autre mot utiliser devant un tel crétinisme ?) un seul mot sur le péril majeur que Paul Kagame fait planer sur leur pays ?Il y a deux ans, Nicolas Sarkozy avait affirmé que le Congo devait partager ses richesses minières avec ses voisins. Depuis l’apparition des premières entités étatiques sur notre planète, cette notion de "partage" tout à fait inédite dans les relations diplomatiques. On demande au Congo et aux Congolais de faire preuve de générosité et d’altruisme alors que tous les autres États du globe terrestre sont exclusivement mus par leurs intérêts c’est-à-dire, par des motivations égoïstes. De ce fait, ils se caractérisent notamment par leur nature barbare. Nicolas Sarkozy lui-même, l’impénitent donneur de leçons morales, vient de le prouver en envoyant les soldats de l’opération La Licorne massacrer des milliers d’Ivoiriens à Abidjan et dans d’autres villes ivoiriennes. Lui qui vante les vertus de partage est le premier, par ses actes, à se montrer d’un égoïsme criminel.Dans moins de trois mois, lorsque les Congolais auront fini de voter, ce n’est qu’alors qu’ils se rendront compte qu’ils n’ont plus de pays. Il ne fait pas de doute que les futures élections constituent le pire "piège à cons" (pardon !!) qui ait jamais été glissé sous les pieds des Bantous congolais. Mais tous, comme un seul homme, dans une belle unanimité, sont occupés à s’y laisser prendre. Personne au Congo n’a encore réalisé que la République démocratique du Congo est confrontée depuis septembre 1996, date de l’attaque de l’AFDL sur la localité congolaise de Lemera, à l’une des guerres d’extermination les plus implacables de l’histoire de l’humanité. Une manœuvre de diversion et de distraction aussi grossière que le futur scrutin présidentiel n’aurait jamais fonctionné chez d’autres peuples. Finalement, quand les Bantous congolais, à l’instar des Palestiniens en 1948, se retrouveront privés de pays, ils ne recevront que le salaire de leur ignorance, de leur naïveté, de leur inconscience et de leur égoïsme. Bientôt, très bientôt, les Congolais n’auront plus que leurs yeux pour pleurer la mort, déjà programmée, de leur pays.Bonne lecture Cordialement vôtrePaul Kagame, le président rwandais dans la cour de l’Elysée, le 12 septembre 2011 REUTERS/Philippe WojazerPar Myriam Berber Le président rwandais Paul Kagame a effectué une visite officielle de deux jours en France. Sa venue à Paris fait suite à celle de Nicolas Sarkozy à Kigali en février 2010, pour normaliser les relations diplomatiques entre les deux pays. Objectif : relancer les échanges commerciaux.Dix-sept ans après le génocide, le chef de l’Etat rwandais est venu à Paris pour sceller la réconciliation entre les deux pays. Après la diplomatie, priorité aux affaires. Paul Kagame a l’ambition de faire de son pays le dragon économique de l’Afrique, avec pour modèle Taïwan et la Corée du Sud. L’ancien chef de guerre s’est donc transformé en VRP auprès des entrepreneurs français conviés à une réunion au Ritz, un pretigieux hôtel de Paris.Accompagné de plusieurs ministres et d’une délégation de chefs d’entreprises, Paul Kagame a vanté les bons résultats de l’économie rwandaise, qui enregistre une croissance de plus de 7%. L’agriculture qui compte pour 42% du produit intérieur brut et le secteur de la construction ont été, ces dernières années, des sources importantes de la croissance.Un manque d’infrastructures Mais de gros efforts restent à faire dans le secteur des infrastructures et l’exploitation des ressources énergétiques. Lors de sa visite, Paul Kagame a invité les entrepreneurs français à venir investir dans son pays dans ces deux domaines. La coopération recherchée avec la France concerne la construction de barrages hydroélectriques, la géothermie ou bien le développement de réseaux électriques. Les chantiers annoncés au Rwanda sont nombreux : une voie ferrée pour relier Kigali à l’Océan Indien, un nouvel aéroport international et un centre de conférences dans la capitale.Le pays dispose également de ressources énergétiques, notamment dans la région du lac Kivu. Dans les profondeurs de ce lac sont peut-être dissimulées les plus importantes réserves de gaz méthane qu’ait jamais découvert le pays. La région est également riche en minerais, dont le coltan, indispensable à la fabrication des téléphones portables.57% de la population sous le seuil de pauvreté Pour les bailleurs de fonds, le Rwanda a réussi par une gestion rigoureuse, à rétablir la stabilité financière. En 2010, le Rwanda est ainsi devenu la place la plus attractive de l’Afrique de l’Est pour les investisseurs. Le pays offre de nombreuses facilités : marché accessible, fiscalité avantageuse, flexibilité du marché du travail, protection des investisseurs, fluidité des échanges. Un marché où la France est quasiment absente comme l’explique John Gara, le président de l’Agence rwandaise de développement (Rwanda Development Board) : « A l’heure actuelle, les investissements français sont très faibles, de l’ordre de 3,5 millions d’euros, mais nous avons dans les tuyaux des investissements français pour environ 150 millions d’euros ».Développer le commerce international, cela passe également par les échanges régionaux. C’est ce qui se fait entre le Rwanda, le Burundi et la RDC au sein de la Communauté économique des pays des Grands Lacs comme l’explique Louise Mushikiwabo, la ministre rwandaise des Affaires Etrangères : « cette communauté nous permet de développer et d’exploiter ensemble des projets importants d’hydroélectricité. Rien que sur la frontière de Bukavu entre la RDC et le Rwanda, nous avons enregistré en 2010 des échanges de plus de 30 millions de dollars entre les petits commerçants entre les deux côtés de la frontière ». Mais malgré les progrès enregistrés, le Rwanda est encore un pays pauvre. L’espérance de vie en 2010, n’atteignait pas 58 ans et dans ce pays de 11 millions d’habitants, 57% de la population vit toujours sous le seuil de pauvreté (0,32 euros par jour).tags: France - Rwanda Fiche Pays

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