Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
30 janvier 2014 4 30 /01 /janvier /2014 10:25

Quid du prochain traitre national ?

 

Alain Matiki Ngubu

 

 

 

Ces tueurs tutsi comb-copie-2

 

La chute du régime dictatorial de Mobutu a marqué le début d’un long et pénible processus d’occupation de la RDC par ses pays voisins de l’Est. Du pillage systématique de nos ressources minières et surtout humaines est observé sans lanternes. Des Chefs coutumiers, des religieux, des militaires et civils autochtones majoritairement de deux Kivu incluant enfants, femmes, vieillards et hommes sont tués massivement sous un silence de cimetière de la communauté internationale. Celle-ci enverra plu tard une grande mission de l’ONU, la fameuse MONUC, compter uniquement des morts. Les Congolais devraient se prendre en charges. D’où des Mai-mai dans ces contrées enviées et aussi des voies non-armées pour défendre la cause commune : la nation que nous devons libérer de mains des prédateurs.

Plus d’une décennie passée, c’est-à-dire d’une bonne partie de vie humaine, Mr Honoré Ngbanda Nzambo Ko Atumba et tant d’autres noms non-cités pour qui la lutte de libération du Congo, nous ont-ils dits, allait jusqu’à la dernière goutte de leur sang. Nous nous demandons si les échos que leur confession incessante aux oreilles des Congolais et congolaises ne leur sont-ils pas retournés ? Cette lutte qui n’échappe plus personne en dehors de nos frontières, Dieu merci, et fait que quelque chose soit-il minime commence à bouger en faveur de la patrie. Des condamnations du cercle restreint de nos bourreaux immédiats entrent dans cette catégorie.

Pendant que d’aucuns n’hésitent à appeler non sans raisons le porte-parole du gouvernement d’occupation à Kinshasa le «Vuvuzélateur», car se contredisant à répétitions et ainsi se démarquant par inutilité de le suivre, comment allons-nous interpréter et/ou justifier le sens de lutte de libération par la voie des urnes ?

Nous rappelons que le processus qui a porté l’étranger à la tête de notre pays a été tout autre chose sauf des élections. Des élections qui s’en sont suivies n’etaient que des simulacres. Les esprits du bien ou du vrai ne peuvent en réfuter. Trouver aux élections la seule alternative de remédier à cette entorse est un genre de cynisme pire qu’une insulte. Nous n’inscrivons pas des élections comme le processus de le faire partir. On n’instaure pas de démocratie en instituant mieux en imposant des élections présidentielles avec des candidats étrangers.

Nous attendrons que nos combattants pour la libération du Congo, qui d’une part confessent jours et nuits de l’occupation du pays et de l’autre seront présidentiables ou candidats à la députation de 2016, nous expliquer qu’ils nous ont menti pendant tout ce temps que l’étranger connu sous le nom de «Joseph Kabila» de son vrai nom Hyppolite Kanambe n’en était pas un. Autrement ils feront partie de la longue liste de ceux qui accompagnent l’occupation de notre terre.

En effet, de suite à l’alignement derrière l’option des élections choisie par leur leader charismatique en 2011 qui promu de les mener jusqu’aux bouts, beaucoup de nos combattants changèrent leurs statuts de «résistants» aux opposants. La suite est une triste réalité prédite.

Avant c’était Antoine Gizenga qui s’allia à l’occupation semble-t-il pour «combattre de l’intérieur» avec Jean Pierre Bemba Gombo comme agent pour légitimer l’imposture pendant que Etienne Tshisekedi Wa Mulumba «ne reconnaissait pas ces élections». Gizenga fut défait avant de battre la retraite à la deuxième année de «gloire». Une fois de plus prévisible. Et lorsque l’un des premiers universitaires du pays se mettra en cadence sous la poussée d’une chanson fétiche «zongisa ye na Rwanda», au finish c’était pour détrôner Gizenga du titre de traitre national. Encore une fois prédit. C’était alors le tour de Ngbanda de le reprendre publiquement sans aménagements.

Quid du prochain traitre national ?

Hormis ces deux chefs d’états Joseph Mobutu Sese Seko wa za Banga et Laurent Désiré Kabila qui les ont propulsés au pouvoir, dans l’ordre de légitimer l’imposture tutsie au Congo de Kimbangu se classent en bonne position : Antoine Gizenga Fundji, Jean Pierre Bemba Gombo et Etienne Tshisekedi wa Mulumba. Le schéma est simple : un peu d’espace politique dans les chancelleries européennes et américaines pour terminer en Afrique du Sud, exportateur d’apartheid en Afrique Sub-Saharienne ; des promesses non tenues après le rejet dans les oubliettes de la réalpolitique et la routine d’une continuation de politique malgré des résultats faux et biaisés.

La mort de nos vaillants soldats résistants suit à peu près le même schéma sauf sur un autre terrain. Nous pesons au General Mbuza Mabe et au Colonel Mamadou Ndala. Un peu de succès et de popularité au sein de nos populations puis piégés et conduits à leur dernière demeure à la joie des occupants. Par ce que nous n’arrivons pas à couper ce cordon ombilical avec ces occupants que nous connaissons et ceux qui les ont porté à ce lieu. Le ver étant dans l’armée et ce ver est le commandant suprême ; on ne peut pas recevoir des ordres de sa hiérarchie dans un pays occupé et se sentir sécurisé(e) par elle. Si on veut lutter pour le pays, on a l’obligation de couper ce cordon.

Il n’y a pas mieux qu’activer des dossiers judiciaires existant pour mettre toute la clique de Kagame à Kinshasa comme ailleurs hors d’état de nuire que de proposer ou pousser des gens aux élections en RDC avec des promesses on sait qu’elles sont fallacieuses. Quiconque croit cette fois que les intentions de ses partenaires euro-américains sont sincères oubli que les plans de balkanisation émis dans ces continents n’ont jamais été bannis. Ils sont toujours d’actualité. Qui dit que la séduction à parfaire autour de prochaines échéances n’est pas un moyen de faire taire définitivement ceux qui crient haut et fort «dégage» sur l’étranger favori et «homme de la situation»? Celui ou celle qui tombera dans ce piège de séduction (voie des urnes en 2016) du pouvoir sans libération aux mains des pourvoyeurs de l’imposture tutsie au Congo sera un traitre. Bénis sois celui ou celle qui y parviens autrement.

La balance a-t-elle vraiment changée pour qu’une certaine importance soit allouée aux Congolais ? L’infiltration étant maximale dans les partis au pouvoir comme dans l’opposition, fera-t-il d’alliance ou pas ? A supposer même dans le cas extrême que tout soit mis en marche pour que le Congolais gagne et soit proclamé vainqueur de ces élections plausibles de 2016, la question fondamentale que nous aimerions poser anticipativement est de savoir ce qu'il ferait des perdants non Congolais par ce que selon la constitution d’occupation Kanambe ne postule plus? Les assimile-t-il à l’opposition ? Donc leur reconnaitra-t-il la nationalité congolaise de facto?

Que tous ces traitres soient maudis sur leurs postérités.

Partager cet article

Repost 0
Published by kongolibre.over-blog.com