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30 mars 2014 7 30 /03 /mars /2014 10:45

Quand les zélateurs de la kanambie se fourvoient

 Ces tueurs tutsi comb-copie-2

 Le ridicule est devenu une valeur au sein de la kanambie.

A trop tirer sur la corde, elle finit toujours par se casser, dit-on.

 

José Yango W'Etshiko                     
          (Yajovin)

 

Au cours de la journée de vendredi 28 mars, deux des plus abjects spécimens de la kanambie ont balancé sur nos fora un article du réseau Nerratis.

Cet article est intitulé : Modification de la constitution de 2002 : Sassou Ngueso répond aux sages du Niari.

 

Je ne perdrai pas davantage de temps dans la reprise du substratum de cet article que je joins d’ailleurs au présent posting. J’ai tout simplement noté une chose : si Yvon Ramazani, l’autoproclamé et usurpateur du titre de professeur d’université s’est contenté de balancer ledit article sans commentaire, Jean-Pierre Vununu, lui, en a rajouté, comme à son habitude.

 

En effet, monsieur Vununu a accompagné le posting d’un commentaire aussi jubilatoire qu’avilissant pour un intellectuel qui se veut une élite du Congo et qui excelle dans tous les domaines d’intervention sur le Net.

De quoi s’agit-il ?

 

Nos deux braves kanambistes ont voulu influencer et impressionner les internautes RD congolais, tout simplement parce que, quelque part au Congo Brazzaville, des sages ont demandé au président Denis Sassou Nguesso de faire procéder à la modification de la constitution, afin de se représenter. Et monsieur Vununu de jubiler en ces termes : « L’Afrique Centrale à l’heure des révisions constitutionnelles !!! Bonne lecture ! »

 

Par ces deux phrases, associées aux points d’exclamations, monsieur Vununu et son complice agent payeur Ramazani ont suggéré que l’Afrique Centrale en général et le Congo Brazzaville en particulier seraient des exemples à suivre, et que, par ailleurs, la demande de ce sage du Niari constituerait une jurisprudence dont la RD Congo devrait s’inspirer.

 

Je voudrais passer sur ce raccourci trop peu sérieux pour relever une chose portante : l’article de Nerratis ne traite pas que de la révision de la constitution.

 

De fait, les sages du Niari attendaient le président Denis Sassou Nguesso de pied ferme afin de lui soumettre plusieurs doléances qui n’ont rien à voir avec la révision de la constitution de 2002. Nenni ! Mais par malhonnêteté intellectuelle, ces laquais de Kanambe ont plutôt préféré orienter le jugement des Rd congolais. Mais c’est peine perdue. Les sages dont question ici sont messieurs Justin Koumba, président de l'Assemblée nationale et Pierre Mabiala (vuvuzélateur de Sassou et le pendant de Mende Omalanga de l'autre rive du fleuve Congo), ministre en charge des Affaires Foncières et du Domaine Public de l'Etat . C'est comme si ce sont Aubin Minaku et Robert Mbuinga qui ont demandé à Hippolyte Kanambe de modifier la constitution pour rester ad vitam eternam au pouvoir. 

 

Ce juriste fut, sous le professeur Lissouba,l'un des plus grands pourfendeurs de Denis Sassou Nguesso.Le voilà qui est devenu son plus zélé serviteur! Quel crédit accorder à une telle girouette? On pourrait même comparer monsieur Mabiala à Olivier Kamitatu qui hier, dans le MLC,traitait Kanambe de général d'opérette, et qui est devenu si obséquieux que cela donne même de la nausée.

 

Car, la lecture de cet article permet de se rendre compte d’une chose : les sages dont question ont été triés sur le volet, après d’importantes divergences sur ce qu’ils devaient dire au président, et sur l’identité de la personne qui devait prendre la parole afin de s’adresser au président. Certains sages ont même été interdits d’accès dans la salle, preuve s’i en est, que l’unanimité tait loin d’avoir été réunie. Mais ces détails, quoiqu’importants puisqu’ils traduisent les divergences sur la question de la révision de la constitution, ces détails disais-je, ne font pas partie des préoccupations du grand professeur concepteur de cours d’informatique et son collègue Vununu.

 

En effet, avant de s’aventurer dans ce genre d’exercice, tout intellectuel qui se veut rigoureux aurai dû commencer par se demander pourquoi certains sages ont-ils été écartés ? En procédant de la sorte, il aurait certainement découvert que la question de la révision ou de la modification de la constitution ne fait pas l’unanimité au sein des sages du Congo frère et voisin.

 

Par ailleurs, l’universitaire chercheur-agent payeur Ramazani et son comparse auraient dû fouiller, chercher, pour savoir ce qu’il en est réellement au Congo Brazzaville, s’agissant de la question pertinente de la révision de la constitution.

Ils auraient appris des réalités pas très reluisantes en rapport avec cette épineuse question qui divise la classe politique de notre voisin. Mieux, ils auraient pu découvrir qu’au sein même du Parti Congolais du Travail au pouvoir, cette question ne fait pas non plus l’unanimité, et des cadres de ce pays ne se contentent  pas de déclarations sous le sceau de l’anonymat : ils expriment leur divergence au cours des réunions du parti.

 

Nos deux lascars auraient par ailleurs appris qu’avant le Niari, c’est le Département (équivalent de Province) de la Likouala qui avait inauguré cette trouvaille du président congolais et de ses proches. Qu’à Impfondo, chef-lieu de de ce département, un sage avait évoqué la même question et appelé Denis Sassou Nguesso à procéder à la révision de la constitution pour se maintenir au pouvoir. Toutefois, et c‘est cela qui est très intéressant, les deux laquais de Kanambe auraient dû se demander ce que valent des sages instrumentalisés pour faire le sale boulot. Ils se seraient interrogés utilement si le recours à des sages n’était pas une façon de contourner le débat afin de faire endosser la responsabilité d’une telle mesure impopulaire dans tout le Congo, à des sages qui ignorent tout des enjeux réels qu sous-tendent cette tendance à se cramponner au pouvoir, fût-ce au prix du charcutage de la loi fondamentale.  Mais manifestement, c’est trop demande à l’agent-payeur Ramazani et à son comparse Vununu.

 

Par ailleurs, sur le plan sous-régional, il est curieux que nos deux lascars kanambiens aient pu penser que les congolais considéraient les pays d’Afrique centrale comme des modèles de démocratie !

Non, messieurs. Aucun pays de notre sous-région ne peut être cité comme modèle dans aucun domaine : démocratie, respect des droits humains, libertés diverses, etc. Sont allègrement bafouées dans tous les pays d’Afrique Centrale, sans vergogne.

 

De même, plusieurs chefs d’Etat de cette sous-région sont suffisamment connus pour constituer des modèles pour la RD Congo. Messieurs Ramazani et Vununu auraient pu trouver mieux ailleurs que le Congo voisin.

 

Enfin, nos deux lascars ont fait montre d’une cécité intellectuelle indigne d’eux, puisqu’ils se sont jetés sur un paragraphe d’un long article de Nerratis pour tenter d’influer sur le débat interne à la RDC. Or, le Réseau Nerratis est foncièrement contre Denis Sassou Nguesso, et ce n’était pas pour jeter des fleurs au président congolais que ce journal a écrit ce reportage. Il suffit de lire attentivement pour comprendre la motivation de Nerratis. Pis, l’esprit de Nerratis a été dévoyé par les deux comparses, puisqu’ils ont ignoré le fond de cet article qui ,en fait, critique la gestion du président congolais dans plusieurs secteurs.

 

Mais quand une barque prend eau de toutes parts, les passagers se jettent dans t‘eau pour tenter de se sauver, en prenant parfois le crocodile pour un tronc d’arbre. C’est à ce genre d’exercice que messieurs Ramazani et Vununu viennent de s’adonner. On s’accroche même à un crocodile.

 

Malheureusement, c’est un coup d’épée dans l‘eau.

 

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