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4 février 2014 2 04 /02 /février /2014 11:31

Qu'attend le Gouvernement congolais pour poursuivre le Rwanda devant la justice internationale ?

 Ces tueurs tutsi comb-copie-2

Pourquoi nos dirigeants sont-ils incapables de poursuivre le Rwanda devant la justice internationale ?

Pourquoi s'empressent-ils de faire ce qu'ils ne devraient pas faire: intégrer les criminels dans nos institutions ?

République démocratique du Congo

 

Des soldats congolais s’apprêtent à reprendre la base militaire de Rumangabo dont s’étaient emparé les rebelles M23, à proximité de la ville de Runyoni, en RD Congo.

Le conflit armé s’est poursuivi dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), les forces de sécurité congolaises et des groupes armés non étatiques commettant de graves exactions contre des civils. Le groupe armé M23, soutenu par le Rwanda, a été l’auteur de nombreux crimes de guerre, notamment d’exécutions sommaires, de viols et du recrutement forcé d’enfants. Alors que l’armée cherchait à mettre le M23 en échec, de nombreux autres groupes armés s’en sont également pris aux civils.

Dans la capitale, Kinshasa, ainsi que dans d’autres régions, les autorités gouvernementales ont tenté de réduire au silence toute voix dissidente en recourant à des menaces, des actes de violence et des arrestations arbitraires à l’encontre de militants des droits humains, de journalistes et de chefs et de sympathisants de partis politiques qui critiquaient les agents de l’État ou participaient à des manifestations antigouvernementales.

Au mois de mars, Bosco Ntaganda, chef du M23 et ancien commandant militaire congolais, s’est rendu à l’ambassade des États-Unis au Rwanda. Il est en attente de jugement à la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis dans le nord-est de la RDC en 2002 et 2003. L’un des plus violents chefs de guerre de la région, Ntaganda a commandé des forces qui, ces dix dernières années, ont semé la terreur parmi les populations civiles.

Abus commis par les forces de sécurité

Fin novembre 2012, les militaires du gouvernement qui fuyaient l’avancée du M23 sur Goma, ville de l’est de la RDC, ont déclenché une vague de violence et violé au moins 76 femmes et filles dans la ville de Minova, au Sud-Kivu, et dans les environs. À Kitchanga, au Nord-Kivu, de fin février jusqu’à début mars, des militaires du 812ème régiment, alliés à une milice tutsie qu’ils avaient dotée en armes, se sont affrontés à un groupe armé composé majoritairement de membres de l’ethnie hunde. Au moins 25 civils ont péri lors des combats. Nombre des civils tués étaient des Hunde que des militaires auraient vraisemblablement pris pour cible en raison de leur ethnicité. En outre, les forces de sécurité ont délibérément tué des civils lors d’opérations lancées contre des combattants Maï-Maï dans la province du Katanga.

Des agents militaires et du service de renseignement ont détenu de nombreux anciens combattants du M23 et des collaborateurs présumés pendant plusieurs semaines sans les faire comparaitre devant un tribunal, souvent en leur imposant une détention secrète et des conditions extrêmement difficiles.

Crimes de guerre perpétrés par les rebelles du M23

Fin novembre 2012, alors qu’ils occupaient Goma et les régions voisines, des combattants du M23 ont sommairement exécuté au moins 24 personnes, violé au moins 36 femmes et filles, pillé des centaines de foyers, de bureaux et de véhicules et recruté de force dans leurs rangs des soldats et officiers médicaux, des policiers et des civils. Le M23 s’est retiré de Goma le 1er décembre après que le gouvernement avait convenu d’entamer des pourparlers de paix à Kampala, en Ouganda.

Après des luttes intestines entre deux factions du M23 et la reddition de Ntaganda en mars, les exactions du M23 se sont poursuivies. Entre mars et juillet, des combattants du M23 ont sommairement exécuté au moins 44 personnes et violé au moins 61 femmes et filles. En août, après la reprise de combats acharnés entre le M23 et l’armée congolaise soutenue par la Mission de l’ONU pour la stabilisation au Congo (MONUSCO), le M23 a pilonné des quartiers peuplés de Goma et des environs, tuant au moins 7 civils et en blessant plus de 40.

Depuis sa création, le M23 a reçu un important soutien militaire de la part du Rwanda, dont le déploiement de troupes rwandaises en République démocratique du Congo pour lutter à ses côtés ; la livraison d’armes, de munitions et d’autres fournitures ; une formation à l’attention des nouvelles recrues du M23 ; et le recrutement forcé d’hommes et de garçons au Rwanda, qui étaient ensuite envoyés de l’autre côté de la frontière afin de combattre aux côtés du M23.

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«Aimez notre noble, notre chère patrie 

De toutes les forces de votre âme;

Aimez-la d'un amour ardent, exclusif, chauvin

Et si jamais quelque sage à la tête bien équilibrée

Vient vous reprocher ce qu'il peut y avoir d'excessif dans ces sentiments,

Répondez-lui qu'on ne discute pas les mérites d'une mère

Surtout lorsqu'elle a perdu ses enfants».

Paul BERT

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