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10 octobre 2013 4 10 /10 /octobre /2013 14:04

 

 

Union des Bâtisseurs du Congo

PRESIDENCE

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Bruxelles, le 07 octobre 2013

 

Excellence Monsieur Martin KOBLER                                   

Représentant spécial du Secrétaire Général des Nations Unies

Chef de mission de la MONUSCO

12 Av des Aviateurs

Kinshasa-Gombe

 

 

Concerne : Propositions de sortie de crise en  RD  Congo et dans la région des Grands Lacs.

 

 

Monsieur

 

Je voudrais, tout d’abord, au nom de notre parti, de nos alliés, de tous ceux qui se reconnaissent dans nos valeurs et dans notre combat vous souhaiter la bienvenue dans notre pays. Par votre sens de l’initiative et des responsabilités, vous vous êtes déjà positivement imposé sur le terrain et avez conquis les cœurs meurtris de nos compatriotes, affligés par près de deux décennies d’une guerre atroce qui nous est imposée.

 

Monsieur Kobler, c’est avec grand intérêt  que nous suivons vos  déclarations et vos actions depuis votre prise de fonctions en RD Congo, le mardi 13 août 2013. Dès votre arrivée, vous avez initié une série  d’entretiens directs avec les différentes couches de notre population, c’est une démarche positive. Nous n’aurions pu mieux vous conseiller.

 

Pendant la récente attaque de Goma et les bombardements criminels des populations civiles qui s’en sont suivis, vous avez été sur tous les fronts, pour dénoncer ce que vous avez qualifié, à juste titre, de « crime de guerre ». Vous étiez présents pour visiter les blessés ; pour réconforter les familles endeuillées ; pour soutenir nos vaillants soldats des FARDC et leurs frères d’armes de la MONUSCO que vous avez qualifiés à juste tire de « héros qui se battent pour restaurer la paix au Nord-Kivu ». Nous venons, ici, vous dire tout haut, que nous apprécions cette approche de travail qui allie d’une part, empathie et proximité avec la population et de l’autre, clarté de langage, lisibilité d’objectifs et efficacité d’actions.

 

Monsieur Kobler, vous êtes, en notre connaissance, le premier haut responsable de la MONUSCO à solliciter explicitement notre aide et un partenariat avec notre peuple dans l’accomplissement de votre noble mission. Ce fait vous honore, il montre votre grandeur d’esprit et votre intelligence pratique. Puisque vous avez besoin de notre soutien, nous vous disons avec force que vous pouvez compter sur nous, sur nos alliés et sur tous ceux qui souhaitent la réussite de votre mission et donc la restauration de la paix dans la région des Grands Lacs. Nous invitons par la même occasion, les autres forces vives de notre nation, les organisations de la société civile et les partis politiques à vous apporter officiellement et fermement leur soutien.

 

Concernant encore la dernière bataille de Goma, à l’heure où l’émotion s’émousse et l’oubli s’installe sournoisement et dangereusement, nous saisissons cette occasion pour rendre, à nouveau,  hommage à nos  vaillants soldats des FARDC tombés sur le champ de l’honneur, les armes à la main, à défendre notre peuple et notre chère patrie.

Nous rendons également un hommage appuyé au commandant, le Major KHATIB SHAABAN MSHINDO et au soldat MUNGA Barnabas, casques bleus Tanzaniens de la brigade d’intervention de la MONUSCO, morts pour notre peuple. Dans la douleur partagée, nous pensons particulièrement à leurs épouses, à leurs enfants et à leurs familles.  Ces dignes héritiers de la tradition de noblesse  des combattants de la liberté Tanzaniens, resteront dans la mémoire de notre peuple et dans les manuels d’histoire de notre pays comme des symboles par excellence du courage, du sacrifice et de l’altruisme. De leur sang versé sur notre sol, germera, sans aucun doute, des liens encore plus forts entre le peuple frère Tanzanien et le peuple Congolais. Nos pensées vont enfin, aux soldats blessées et actuellement hospitalisés. Nous les  assurons de tout notre soutien et les portons dans nos prières.

 

Monsieur Kobler, ces derniers mois, l’ONU et la MONUSCO ont pris des décisions importantes, initié des actions et tenu des déclarations très favorables à notre peuple et aux peuples de la région des Grands Lacs. C’est l’occasion pour nous, ici, de les saluer vivement. Il s’agit notamment de :

La reconnaissance par l’ONU, à travers ses nombreux rapports d’enquête, de l’agression  de la RD Congo par le Rwanda et l’Ouganda en violation flagrante de la charte des Nations Unies;

La résolution 2098 du 28 mars 2013 ; initiée par le Secrétaire Général  des Nations Unies BAN  KI MOON  et le mandat offensif dont elle a doté les forces de la MONUSCO pour neutraliser le M23 et  toutes les autres forces négatives en RD Congo;

La récente intervention militaire ferme et musclée de la brigade spéciale de la MONUSCO aux cotés des FARDC contre les rebelles du M23 à Goma,

Votre qualification de « crime de guerre » et « crime contre l’humanité » des récents bombardements des populations civiles de Goma ; avec ce que cela implique comme conséquences en droit international. En l’occurrence, leur répression par la cour internationale de justice et la cour pénale internationale serait une mesure à la hauteur des horreurs que ces populations civiles ont vécues. Celle-ci est conforme à la jurisprudence née de l’intervention des alliés au Koweit,  contre l’armée de Saddam Hussein en 1990 et plus récemment au Kosovo  contre Slobodan Milosevic en 1999;

La déclaration de l’envoyée spéciale du Secrétaire Général de  l’ONU pour les Grands Lacs, Madame Mary ROBINSON, qu’il n’  y aura « ni amnistie ni intégration des  soldats  dans l’armée congolaise des membres du M23 et d’autres groupes armés qui auraient commis des violations des droits de l’homme » ;

La déclaration du porte-parole de la MONUSCO, Madnodje Mounoubai, s’opposant à la demande du M23 de créer une zone tampon dans le Nord-Kivu entre le M23 et les FARDC et affirmant l’urgence  d’instaurer l’autorité de l’Etat sur toute l’étendue de la République démocratique du Congo ;

Votre soutien  compréhensible  aux pourparlers de Kampala et votre plaidoyer pour une solution politique à la guerre régionale par le truchement du M23.  Néanmoins, nous pensons qu’il faudrait  éviter que cette « solution » ne serve de subterfuge pour dépecer notre pays et faire davantage main basse sur ses richesses : l’enjeu et le nœud de cette guerre. Pour  peu que l’on   s’intéresse  aux causes de la première et de la deuxième guerre mondiale, on devrait veiller à ce que l’éventuel « Traité de paix de  Kampala » ne soit, une fois de plus, imposé aux Congolais  comme le pendant africain du « Traité de Versailles », avec ce qu’il pourrait charrier en  termes d’humiliation et de revanchisme.

Le projet de lancement d’ un « plan Marshall » pour la région des grands lacs , qui pourrait soutenir le développement régional et faciliter une réinsertion économique des anciens rebelles et miliciens.

Monsieur Kobler, toutes ces initiatives et ces prises de position  constituent sans aucun doute une avancée significative dans les efforts de l’ONU et de la communauté internationale de pacifier cette région. Nous ne pouvons que nous en réjouir et vous en féliciter.  Cependant nous croyons que le rôle que jouent certains acteurs majeurs de la région, notamment les dirigeants politiques du Rwanda et de l’Ouganda dans la fabrication et l’entretien de ces conflits meurtriers devrait être dénoncé avec plus de fermeté. Car ayons le courage de le reconnaitre, le conflit actuel à l’Est de la RD Congo n’oppose pas le peuple Congolais au peuple frère Rwandais, ni  au peuple frère Ougandais. Nos peuples ont toujours vécu ensemble. Ils ont toujours entretenus des échanges commerciaux et matrimoniaux. Ils sont inexorablement  appelés à continuer à vivre ensemble et à prospérer ensemble. Notre région des Grands Lacs regorge d’immenses ressources, qui exploitées par des pouvoirs responsables, dans l’intérêt de nos peuples, pourraient faire le bonheur de tous : Rwandais, Ougandais, Burundais,  Tanzaniens, Congolais, etc.

 

De nombreux rapports de l’ONU ont mis en exergue le fait que ces conflits sont essentiellement créés ou  instrumentalisés  par  certains dirigeants pyromanes, prêts à sacrifier la vie de paisibles citoyens, dans le seul but de faire main basse sur les richesses naturelles  de la RD Congo. Il nous parait dès lors évident, que si cette dimension n’est pas prise en compte et réprimée comme il se doit, par les moyens du droit international, les efforts actuels, déployés par  la communauté internationale pour favoriser la paix dans la région Grands Lacs risquent d’être vains. Car, si l’on considère que le modèle d’intégration régionale que l’on nous propose, en tant qu’instrument de pacification et de prospérité commune, est celui inspiré de l’Union Européenne, alors le courage nous oblige à reconnaitre que l’Union Européenne n’aurait peut-être jamais vu le jour avec des hommes politiques belliqueux et expansionnistes au pouvoir. L’Europe n’aurait certainement pas connu ces soixante-dix dernières années d’unité, de paix et de prospérité sans la neutralisation d’Hitler et d’autres pyromanes qui entre 1940-1945, avaient mis tout un continent à feu et à sang.

 

Plus près de nous, l’exemple de l’Angola est illustratif du rôle que peut jouer un seul individu dans l’entretien des guerres et d’atroces souffrances  dans une région. Il aura, en effet, fallu la neutralisation de Jonas SAVIMBI en  2002, pour refermer l'une des pages les plus sanglantes de l'histoire angolaise du XXe siècle : vingt-sept ans de guerre civile, 500 000 morts, 4 millions de déplacés et 100 000 mutilés. Depuis,  la réconciliation nationale a été possible ; la paix et le développement suivent leur cours.

 

La récente inculpation  du Président Kenyan Uhuru Kenyatta  et du vice-président William Ruto poursuivis par la Cour pénale internationale pour leur implication présumée dans les violences postélectorales de 2007 qui avaient fait plus de 1000 morts, est pour nous, une avancée  significative dans la lutte contre l’impunité dont bénéficient souvent, et abusivement, des dirigeants politiques Africains en exercice. Nous croyons que l’ONU devrait faire en sorte que ce précédent fasse jurisprudence dans les conflits et les massacres en Afrique, notamment dans  la région des Grands Lacs. Cette jurisprudence  devrait, par ailleurs,  donner à la MONUSCO, une force morale de plus dans l’exécution de son mandat en RDC, afin  de créer une ère de paix dans la région des Grands Lacs. 

 

Pour clore ce chapitre régional, nous sommes persuadés que si l’ONU et la communauté internationale veulent vraiment une paix durable dans la région des Grands Lacs, elles devraient y favoriser le progrès de la démocratie réelle.  Comme le montre l’exemple des pays Occidentaux, de l’Afrique du Sud, de la Namibie, du Malawi, du Botswana, de la Tanzanie, du Ghana, du Sénégal, du Benin, etc, il existe une forte corrélation entre la démocratie, le respect des droits et des libertés des citoyens avec le développement social et économique durable. Or  qui dit démocratie présume alternance au pouvoir.

 

Monsieur Kolber, à l’horizon 2015-2018, les présidents  du Burundi, de la RD Congo, du Rwanda et de l’Ouganda, quatre pays concernés particulièrement par la tragédie actuelle de nos peuples, arriveront au terme de leurs deuxièmes (au moins) et derniers mandats constitutionnels. Pour nous, la communauté internationale devrait favoriser le passage de  témoins dans ces pays. Cela permettra l’alternance politique et le renouveau dans la région. C’est, à notre avis, le moyen le plus sûr d’éviter de futurs conflits, des futurs crimes de guerre et autres crimes contre l’humanité. Nos pays ont  manifestement besoin de sang neuf, de nouvelles mœurs politiques, afin de donner un nouvel élan à la région.

 

Les Etats-Unis d’Amérique, la première puissance mondiale, ne sont-ils pas bien inspirés en limitant à deux, soit huit ans maximum, les mandants de leurs Présidents ? Force est de constater qu’il soit improbable de souhaiter à la fois, la consécration d’Etats de droit dans la région des grands lacs et la monopolisation du pouvoir. A notre avis, seuls le cynisme et l’hypocrisie permettraient de s’étonner que des dirigeants qui prétendent allier les deux,  deviennent des tyrans pour leurs peuples et des envahisseurs pour les peuples voisins.

 

Enfin, comme le montre l’expérience internationale, une paix globale et durable n’est possible sans un dialogue global entre l’ensemble des protagonistes d’un conflit. Nous croyons que les exhortations du Président Jakaya-KIKWETE de la Tanzanie et celles de la communauté de Sant Egidio pour un dialogue global et inclusif dans tous les pays de la région des Grands Lacs, devraient être considérées dans toute leur pertinence.

 

Monsieur Kobler, en ce qui concerne spécifiquement la RD Congo, comme vous le savez, les fameuses Concertations nationales viennent de se terminer à Kinshasa.  En l’absence des acteurs majeurs  de l’opposition politique effective, ainsi que  des mouvements armés qui contestent la légitimité du Président Kabila et des autres animateurs des institutions après les élections frauduleuses de  novembre 2011, ces concertations s’avèreront une occasion manquée, tant il est évident que le but poursuivi n’est pas celui annoncé.

 

Comme nous l’avons écrit au Président Denis Sassou-Nguesso, facilitateur désigné de ce forum (voir lettre en annexe), en l’absence de ces acteurs ainsi que d’autres préalables comme la libération des tous les prisonniers politiques, l’on ne pourrait raisonnablement  pas en  attendre une solution à la crise actuelle. Or, la priorité devrait se trouver sur ce point précis. Dès lors, nous paraît-il, l’implication de l’ONU et de la MONUSCO dans l’organisation d’un véritable dialogue national entre le régime Kabila et l’opposition effective, conformément à la résolution 2098 de l’ONU et l’accord-cadre d’Addis Abeba, s’avère indispensable.

En ce qui concerne les milliers de prisonniers politiques, en dépit de l’effet d’annonce du Président Kabila lors de son discours d’ouverture des Concertations nationales, Messieurs DIOMI, CHALUPA, KUTHINO, YANGAMBI, KANKU, BAGAYAMUKWE, MARHEGANE et la centaine des boucs émissaires  lâchement accusés d’assassinat du Président Laurent-Désiré Kabila, pour ne citer que ces quelques noms médiatisés,  continuent à croupir dans les prisons Congolaises au mépris des prescrits de la Constitution  de notre pays  et des textes internationaux sur les droits et libertés des citoyens auxquels la RD Congo a souscrit.

Connaissant l’autisme des acteurs du régime Kabila, il est malheureusement prévisible qu’ils préféreront laisser davantage sombrer le pays, plutôt que d’amorcer le moindre changement susceptible de remettre en question leur pouvoir usurpé et leurs privilèges insultants. Car, ce régime corrompu semble se satisfaire de l’anarchie joyeuse dans laquelle il se prélasse, en perpétuant les injustices sociales et en institutionnalisant la précarisation.

Monsieur Kolber, vous, dont les équipes travaillent avec les soldats Congolais, vous connaissez mieux que quiconque la misère dans laquelle ils vivent. Vous connaissez  le destin de clochard  réservé aux veuves et aux orphelins de nos vaillants soldats  tombés au combat pour défendre leur peuple et leur patrie.

Est-il en effet acceptable que le chef suprême des armées, le Général-Major Joseph Kabila s’octroie un salaire mensuel  de 450.000 dollars, lorsqu’un Lieutenant-Général, le plus haut gradé de l’armée Congolaise ne gagne que 85 dollars par mois  et 55 dollars par mois pour un soldat de deuxième classe?  Comment avec une telle rémunération  de misère le soldat Congolais peut-il subvenir aux besoins de sa famille : payer les loyers, la scolarité de ses enfants,  les soins de santé de sa famille sans recourir à la corruption, au racket ou au vol?

Est-il  acceptable que le Président  Joseph Kabila de la RD Congo, le dernier  pays au classement sur la liste des indices du développement du PNUD,  gagne en un  seul mois le salaire annuel du Président des Etats Unis d’Amérique, la première puissance économique du monde ? Le salaire annuel de Barack Obama est de 400.000 dollars américains.

Est-il acceptable que les Présidents du Parlement et du Sénat Congolais gagnent respectivement un salaire mensuel de 50.000 dollars, soit le triple du salaire de la chancelière Allemande Angela Merkel qui est de 15 800 dollars ? Est-ce normal quand on sait qu’un médecin congolais ne gagne que 90 dollars par mois ?

Est-il acceptable qu’un Sénateur Congolais gagne un salaire mensuel de 13 000 dollars, soit l’équivalent à quelques centaines de dollars près des 13.532 euros de salaire mensuel du Président Français François Hollande ?  Est-ce normal quand on sait que le salaire mensuel d’un enseignant Congolais est de 50 à 100 dollars ?

Monsieur Kobler, ce sont tous ces faits, relevant de l’incurie et de la  kleptocratie dans notre pays qui nous font souligner qu’avec le Président Kabila au pouvoir, aucun changement ne sera possible en République Démocratique du Congo. La communauté internationale aura beau proposer des réformes de toutes sortes, elles ne seront jamais mises sur pied ou menées à terme.

Cela ne vous aura pas échappé, le chaos actuel, la faillite actuelle de l’Etat Congolais profite prioritairement à ses dirigeants corrompus. Et, tant que l’Etat Congolais demeurera dans sa situation actuelle d’inexistence, celui d’un Etat failli et criminel, l’on pourrait craindre le statu quo, sinon le pire dans la région des Grands Lacs. Voilà de plus, en quoi,  cette situation, à priori, relevant des affaires internes d’un Etat soi-disant souverain, rencontre votre mission en RD Congo  et le principe de « la responsabilité de protéger » qui le sous-tend. Voilà en quoi votre mission actuelle pourrait prévenir des conflits futurs, subséquents au chaos actuel, tellement prévisibles!

Dès lors, de notre point de vue, la communauté internationale devrait se rendre à l’évidence que la seule solution solide et durable en RD Congo est de favoriser l’alternance politique en conjonction avec les efforts de pacification de l’Est du pays.  La récente sortie de crise de légitimité du pouvoir, depuis l’année 2009, à Madagascar pourrait servir de modèle.

En effet, à l’instar du Président Andry RAJOELINA (39ans) qui, suivant le plan de la SADC, de l’Union Africaine et de la communauté internationale vient de confirmer qu’il ne sera pas candidat aux élections présidentielles du 25 octobre 2013, le président Kabila devrait également respecter la Constitution congolaise qui lui interdit de briguer un troisième mandat présidentiel d’affilé. En 2016, il devrait faire une passation de pouvoir démocratiquement et dans le calme. Il pourrait ainsi consacrer, paisiblement, les deux ans de pouvoir qui lui restent à préparer les futures élections. L’issue des Concertations nationales pourrait être un moment propice pour une déclaration solennelle dans ce sens. Par contre, si malgré l’évidence il choisit de se cramponner au pouvoir, une observation réaliste de la société congolaise actuelle nous pousse malheureusement à croire qu’une confrontation violente ne serait pas à exclure. 

Monsieur Kobler, en terminant cette lettre, je vous saurais gré d’accepter de porter au plus haut niveau des instances internationales, nos aspirations; ces aspirations de notre peuple. Ce peuple qui vous regarde avec respect et admiration. Ce peuple dont votre sincère et courageux engagement à ses côtés, ainsi que les  dernières actions de la MONUSCO sous votre houlette ont redonné espoir et rendu un minimum de dignité. Nous comptons sur vous.

 

                                                                                    Pour l’Union des Bâtisseurs du Congo

 

 

                                                                                    Vital BARHOLERE

 

 

 

                                                                                    Président National.

 

 

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