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15 décembre 2014 1 15 /12 /décembre /2014 11:40

PATRICE EMERY LUMUMBA L’homme qui traverse le temps

 

Lumumba6

 

 

 

« STA, VIATOR, HEROEM CALCAS »

2015 proclamée année Lumumba

« Commémoration de ses 90 ans »

 

PATRICE EMERY LUMUMBA

L’homme qui traverse le temps

 

(Photo mémorielle de Lumumba chez le Dr. Mpiana.

Rééditée et arrangée par Djamba, Mpania, Montréal)

Cliquez ‘’Lumumba Héros national’’ Grand Kallé

https://www.youtube.com/watch?v=iEEOyDoDuEA

 

 

PRÉAMBULE

 

Oh, c’est de bonnes guerres que l’on m’accuse de tous les péchés. On dit de Jésus qu’il était Dieu, alors que c’est lui-même qui avait choisi Judas, son traître. J’avais choisi Mobutu parce qu’il était journaliste et qu’à ce titre, il en savait suffisamment sur notre combat et sur les Belges. Devant l’obligation d’avoir un secrétaire à Bruxelles, lui étant sur place, j’ai cru bon de le prendre. J’en ai fait plus tard mon secrétaire particulier et devant la nécessité de remplacer le général Janssens pour reformer notre armée, il était l’homme de la situation. Croyez-moi, il semblait être à la hauteur de nos attentes. Peut-être que, comme il était très ambitieux, il a facilement mordu l’hameçon des Occidentaux qui lui avaient promis d’être à la tête du pays. Il avait certainement perdu la tête. Le plus important pour moi n’était pas de rester au pouvoir, mais d’éveiller le peuple congolais pour qu’il comprenne qu’il devait se prendre en charge. « Sinon, je pouvais me laisser corrompre pour rester Premier ministre pendant très longtemps et rester en vie en trahissant le Congo. Mais, je ne l’avais pas fait par amour pour le Congo ». Voilà l’héritage que j’ai légué aux Congolais. (…). Source : Lumumba, dernier interview au Camp Hardy de Thysville (Mbanza Ngungu), entre octobre et novembre 1960.

I.    LUMUMBA L’HOMME QUI TRAVERSE LE TEMPS

 

Lumumba de retour de la Table-Ronde, janvier 1960

Aéroport de N’djili à Léopoldville, partisan du MNC/L

L’année 2015, appliquée sur « Patrice Emery Lumumba », par rapport à sa venue au monde le 2 juillet 1925, commémore ses 90 ans d’âges. L’anniversaire de ce Grand homme d’État concerne toute la nation congolaise, car le « Héros national » exhume par son nom, le souvenir de l’indépendance du Congo, le 30 juin 1960. Lumumba, comme d’autres illustres figures de la Délégation congolaise à la Table-ronde de Bruxelles sont en soi un panorama du film qui projette à la mémoire de tous, l’immersion du Congo-Léopoldville dans le concert des nations. Mais, aussitôt la souveraineté internationale du Congo proclamée, ce sont des lendemains douloureux qui s’augurent. Avant de prendre ses fonctions et de commencer une vie politique comme il se doit dans un État de droit, tout se détériore contre le gouvernement de « Patrice Emery Lumumba ». Le plus caractéristique de ces dégradations commence avec les mutineries, les interventions à flot de l’armée belge dans les endroits stratégiques prémédités. La Belgique, en cette période d’un Congo qui se prend en main pour avancer vers des lendemains meilleurs, se résout de ne pas dialoguer avec le ‘’Gouvernement Lumumba’’, elle choisit le bras de fer qui va s’illustrer par :

 

·        La mutinerie de la nouvelle Armée Nationale Congolaise, l’ANC le 5 juillet 1960 à Thysville ;

·        L’agression des fusiliers marins belges à Matadi et fait exploser des tanks de pétroles du port ;

·        L’attaque de l’aéroport de Léopoldville au prétexte de libérer les otages belges alors qu’ils étaient sous la protection de l’ANC ;

·        Désarmer les Congolais des régions autres que le Katanga dans les divers camp militaires de cette province ;

·        Soutenir et financer la Sécession Katangaise avec les ressources de l’Union Minière du Haut-Katanga, etc.

 

Ces événements qui se passent, presque tous au cours du mois de juillet 1960 dans leur grandiose du tragique, fragilisent le ‘’Premier Ministre’’ congolais. Comme le plus important, pour la Belgique, fut de saboter le gouvernement de Patrice Emery Lumumba, l’essentiel de ce projet était de couper ‘’Léopoldville de la ‘’Province du Katanga’’. Au sortir de la colonisation, les Belges considéraient que le ‘’Pétrolier de l’actuelle RDC’’. Alors, une semaine à peur l’indépendance proclamée, le « Katanga », à son tour, proclamait son indépendance, le 11 juillet 1960. À Bruxelles comme à Paris, on a cru que s’en était fini avec le gouvernement Lumumba. Mais celui-ci n’était pas un homme à se faire dicter la conduite politique de son gouvernement par l’extérieur, il résolut de se rendre, à New York, aux « Nations-Unies » pour demander l’intervention des « Casques Bleu » de l’ONU. Certes, cette démarche ne fut la première du genre. « Patrice Emery Lumumba » avait d’abord essayé de prendre contact avec le ‘,Gouvernement des États-Unis d’Amérique’’ pour celui-ci lui accorda les troupes américaines pour obliger les troupes belges de quitter le Congo.

 

Ce passage en revue de l’histoire du premier Premier Ministre du Congo ouvre un livre avec des pages écrites et des pages blanches.  Il est aujourd’hui temps que toutes et tous qui se sentent concerné par cette commémoration de « Patrice Emery Lumumba » d’amener à l’actualité ce que bon nombre des Congolais ne connaissent pas de leur « Héros national ». Il important dans ce travail de commémoration que la documentation qui est ou sera fourni évite de mêler l’héroïsme de « Patrice Emery Lumumba » avec ceux des autres personnalités politique du Congo dont l’ascension politique est controverse. Et même si cela n’était pas un critère, « Patrice Emery Lumumba », la vie et la mort de ce Premier Ministre n’a pas été une tragédie des coalitions des personnes et partis politiques condamnés par un bourreau commun. Les seuls personnalités qu’il faut remémorer dans cet anniversaire de « Patrice Emery Lumumba » sont « Maurice Mpolo » et « Joseph Okito ». jusqu’à ces jours, ces deux héros sont moins cités et rappelé à la rubrique commune : ‘’Devoir de mémoire’’. « 015 doit réparer cet oubli.

 

II.  DE QUOI SE SOUVIENT-ON DE LUMUMBA, EN RDC ?

 

L’indépendance du Congo arrive à un moment où la France, sous la Présidence du Général De Gaulle, veut lui aussi avoir la mainmise sur le Congo. Comme la Belgique avait réussi à convaincre le Président sortant des  États-Unis, ‘’Eisenhower d’origine belgo-flamande’’, de la dangerosité, non-prouvée de « Patrice Emery Lumumba », assimilé aux Communistes, les demandes d’interventions des troupes américaines  de Lumumba à l’Amérique n’eurent pas d’écho. Devant ce fait, celui-ci dut se résoudre de négocier de face à face avec ‘’Dag Hammarskjöld’’ pour suppléer au refus des États-Unis à pourvoir aux troupes pour sécuriser le Congo. Or, l’absence de Lumumba motivée par son long périple en Amérique du Nord fut pour ce dernier une épée de Damoclès posée sur sa tête et celle de son gouvernement. Des tractations eurent lieu pendant que ce Premier Ministre était à New York et dans certaines capitales d’Europe et du Canada pour négocier les meilleures voies d’assumer l’indépendance du Congo sans ingérences étrangères. Face à tout cela, Lumumba avait eu l’intelligence de communiquer à plusieurs reprises ses craintes sur la nécessité d’être éveillé et d’avoir la flamme de son patriotisme allumé dans son âme pour l’amour du Congo. Et comme les ingérences étaient à toutes les portes du pouvoir, Lumumba, même sur le chemin conduisant vers sa mort, alors qu’ici, il est prisonnier, il teint ce langage à la nation congolaise :

 

 

       Traîner les pieds ? Non, ce n’est pas la réalité. Mais, je profitais plutôt de ma fuite pour laisser mon testament aux Congolais que je rencontrais sur ma route afin qu’ils retiennent l’essentiel de ma vision sur le Congo. Mourir n’était pas un danger pour moi, parce que la poursuite du combat sans moi était le plus important. J’étais au courant du complot qui se tramait contre moi et je l’avais même dénoncé à plusieurs reprises. Quand on a la passion du Congo, on est prêt à tout et c’est cela le vrai nationalisme. Si ceux qui se disent nationalistes craignent de mourir et se compromettent pour rester en vie ou pour occuper quelques postes, c’est que l’avenir est encore sombre. Un vrai nationaliste est toujours prêt à mourir pour éviter de trahir le Congo. Ce n’est pas comme certains nationalistes qui crient très fort et sont les premiers à prendre des armes contre leur pays sous la direction des étrangers. A leurs yeux, les intérêts égoïstes passent avant le Congo. C’est de la sorte qu’ils sont toujours à pactiser avec le diable pour obtenir des postes dans les institutions. Source : Lumumba, dernier interview au Camp Hardy de Thysville (Mbanza Ngungu), entre octobre et novembre 1960.

 

C’est cela que l’on voit en ce moment-là lorsqu’on tourne les yeux vers le capitales occidentales dans le dossier congolais. D’où la nécessité de se poser la question de savoir de quoi se souvient-on de Lumumba. En effet, la France qui ne voulait pas voir les États-Unis étendre leur influence en Afrique se fit fort aise de torpiller ce que le gouvernement Lumumba cherchait à protéger. Dans l’hémisphère Nord, une sorte de consensus Euro-occidentale se fit contre Lumumba autant qu’à l’ONU. Certes, les raisons n’étaient les mêmes, il n’en reste pas moins vrai qu’il fallait d’abord abattre Lumumba et voir aux différences singulières d’un chacun quand l’ennemi commun sera détruit. Les États-Unis, en 1968, voulaient entrer en Afrique, spécifiquement au Congo, sans l’expertise des Belges et des Européens, c’est cela qu’ils appliqueront comme théorie et mettront en place avec‘’Laurent Désiré Kabila’’ et son ’’AFDL’’, soit 37 années plus tard après l’indépendance avec le concours des États-voisins de la RDC, à savoir :

 

1. Le Rwanda (expansion territoriale et pillage de minerais) ;

2. L’Ouganda (expansion territoriale et pillage de minerais) ;

3. Le Burundi (expansion territoriale et pillage de minerais) ;

4. La Zambie (expansion territoriale visant le sud et l’Est du Katanga) ;

5. L’Angola (pour briser les combattants de l’UNITA).

 

Pour la ‘’Belgique’’, le projet fut celui de démembrer le Congo par le Katanga, car c’est cette partie-là qui intéressait plus Bruxelles que le reste du Congo mis en veilleuse pour le compte des négociations diplomatique futures. Paris, souscrivit à la détermination belge et mis les moyens qui répondent à faire réussir la sécession et à assurer à l’Europe, surtout à la France l’accès aux richesses minières de cette province. Ensemble, la Belgique et la France créent un corps des mercenaires. C’est une milice étrangère franco-belge, quoi qu’on en dise, pour veiller sur le site des intérêts vitaux pour la Belgique et pour la France. Et là-dessus, Paris et Bruxelles n’hésiteront pas d’équiper les bataillons de la Gendarmerie Katangaise pour en faire une armée solide. Bien entendu, c’est avec des vétérans belges de la Force Publique, de l’Armée belge et de l’Armée française.

 

Le 9 août 1960, P. Lumumba avec Kwame

Nkrumah à Accra. Le voilà en conversation

      À New York, « Patrice Emery Lumumba » réussira à obliger l’ONU à accepter d’envoyer les troupes, mais les contingents arrivés sur place n’interviendront pas, ils seront dans un premier temps cantonnés à faire les patrouilles et la surveillance sans incidence de maintien de l’ordre et de protection de territoire. C’est quand‘’Patrice Emery Lumumba’’ meurt au Katanga, le 17 juillet 1961,  après que son assassinat fut caché au peuple pendant un mois, que l’ONU va faire l’étonné et va chercher à devenir une force militaire pour la paix et la garanti de l’intégrité territoriale du Congo. c’est la mort de « Patrice Emery Lumumba »qui démantèle la cohésion du ‘’Front anti-Lumumba’’. Les Belges constatent que la France veut leur enlever l’influence sur le Katanga et le reste du Congo, les Américains se rendent compte que les ‘’Belges’’ se sont servis d’eux pour éliminer Lumumba.

 

Pendant ce temps, la « Maison Blanche » se rend compte que le plus dangereux allié dans toute cette affaire, c’est la France. Dès lors, le nouveau locataire de cette illustre résidence se met lui-même à courtiser l’Afrique directement, le Président ‘’John F. Kennedy’’ se rend compte que l’élimination de Lumumba ne fut pas une bonne affaire pour les États-Unis. Ce sera un peu trop tard, car Kennedy n’aura pas le temps de corriger l’erreur de son prédécesseur, il sera assassiné alors qu’après lui, le Général De Gaulle va sortir la France de l’ « OTAN » et va s’éloigner de plus en plus de l’ONU. Et pour garder le Continent noir dans le giron de l’Hexagone, la France va multiplier une averse de coups d’État sur l’Afrique. L’Amérique, à cause de la guerre froide va perdre cette manche de la lutte d’influence en Afrique pour la France, car elle est déjà engagée au plus fort dans la guerre du Vietnam.

 

Le Congo de 1960 sera un ‘’Trou noir’’ de la politique internationale, car louvoyé à l’Ouest comme à l’Est. Malgré les avancées de la France pour dominer sur l’Afrique, celle-ci ne réussit pas à s’imposer dans l’ex-Congo-Belge, les habitants de ce pays ne vont pas accepter les tentatives de les inféoder dans une « Françafrique » d’avant le prononcé du terme. La ‘’Belgique’’, quant à elle ne pourra plus jamais retourner les Congolais dans le « contexte humiliant et déshumanisant de Tintin au Congo ». Comme ce sont les guerres civiles sous les formes de la Sécession Katangaise et de la ‘’Rébellion muléliste’’ qui vont avoir le dessus les cinq premières années de l’indépendance de l’actuelle RDC, c’est finalement les États-Unis qui vont avoir une présence sensible dans la politique étrangère du Congo. Toutefois, celle-ci se manifeste par les politiques des crédits alloués au gouvernement du Congo-Léopoldville et de l’aide militaire pour renforcer l’ANC et pourvoir en son équipement. Le Département logistique de l’ANC est à 90 % fourni en matériel par les États-Unis d’Amérique. En fait, les USA ne seront ressentis vraiment qu’après le coup d’État du 24 novembre 1965 à cause de Mobutu, car celui-ci est leur homme depuis 1960. Et c’est avec lui que l’Amérique a évincé « Patrice Emery Lumumba ». L’astuce fut celle de bloquer les salaires de militaires de l’ANC et de ramener ceux-ci à croire que c’est l’Ambassade des États-Unis qui le paie peu après, soit autour du 2 septembre 1960. Le mal était fait et Lumumba fut lâché par les soldats de l’Armée qu’il lui-même crée. C’est cette manipulation de Mobutu de la troupe qui va être la cheville ouvrière de l’immersion indirecte des États-Unis, au premier plan, au Congo-Léopoldville, en 1965.

 

Sur ce que d’aucuns devraient dire qu’ils se souviennent de « Patrice Emery Lumumba » en terme de reconnaissance et d’éloge, ce l’étranger qui en a la juste mesure même en Belgique d’où a jailli l’animosité contre cette personnalité politique congolais de grande mémoire. Au Congo, « Patrice Emery Lumumba » est moins reconnu et félicité pour ce qu’il a fait et accompli pour son pays. Les intellectuels et les élites sont moins nombreuses à porter ce « Grand Personnage au Panthéon ». Chacun y va de sa théorie et fait le ‘,Docteur en science politique’’ pour qualifier son action grâce à laquelle, les négociation de la ‘’Table Ronde’’ en Belgique n’ont pas traîné en longueur. Bien plus, c’est le jugement colonial posé par la ‘’Belgique contre Lumumba en 1960’’ qui fait école. Vous entendrez de plusieurs penseurs politiques des reproches portés contre le « Premier Ministre Lumumba » parce qu’il s’est exprimé devant le Roi des Belges et a développé une thèse contraire à son discours, lequel, somme toute fut un mépris contre le peuple congolais. Car, quiconque sait ce que le « Roi Léopold II » a fait contre la personne de l’homme, de la femme et de l’enfant congolais, on ne se permettrait pas de continuer à reprocher Lumumba en paraphrasant les remarques de colère de la Délégation belge, le jour du 30 juin 1960.

 

Pendant plus de cinquante ans, soit 54 ans pour être plus précis, la « République Démocratique du Congo » n’a jamais rendu hommage à son Premier Ministre assassiné pour sa liberté. Les Congolaises et les Congolais n’ont jamais porté le deuil de cette personnalité qu’une certaine classe politique continue à vilipender, mais à utiliser son nom pour faire des gain politiques. Et au-delà, dans la Province du Kasaï oriental, qui est administrativement, si Lumumba vivait, sa province d’origine, les siens ne l’ont pas reconnu à l’Est, là où se trouve la capitale provinciale « Mbuji-Mayi », chef-lieu qui réunit les grandes composantes des tribales, à savoir les ‘’Basongye’’ et les ‘’Batetelas’’. À Mbuji-Mayi, on s’affaire à exagérer par la médisance, les accusations fausses sur « Patrice Emery Lumumba », à savoir le pseudo-génocide d’une décision qu’on lui attribue sans preuve alors que tout concourt pour démontrer le contraire à ce grand mensonge offensant.

 

C’est dans cet ordre d’idées que le Comité qui s’est réuni, le 18 octobre à Montréal, a décidé de ramener « Patrice Emery Lumumba » à l’actualité. Il est question de revisiter cette personnalité dans tous les contours de son être au plan public et privé pour restaurer la dimension de son action politique. Plus que cela, c’est une invitation lancé à tous les Congolais de se réapproprier ‘’Patrice Emery Lumumba’’ comme l’ont fait tôt, les Africains, les Afro-Américains et le Tiers-Monde, lesquels ont reconnaît :

 

·        Nelson Mandela avec le leadership qu’il a eu au mois de mai 1960 à Sharpeville ;

·        Nkrumah, Sékou Touré, Modibo Keita, Ben Bella, Gamal Abdel Nasser ;

·        Frantz Fanon, Ralph Bunche, martin Luther King, Malcom X, Roy Wilkinson, Mohamed Ali ;

·        Les grandes puissances, à savoir :

Ø John F. Kennedy ;

Ø Nikita Khrouchtchev ;

Ø Mao Tsé Toung ;

Ø Dirigeants de l’Europe de l’Est ;

Ø Jean-Paul Sartre ;

Ø Jules Chomé ;

Ø Jean Lierde ;

 

Quelle que fut la discussion et les objections que l’on pourrait susciter sur certains personnages comme Kennedy, si jamais on l’évoquait à contrario, on ne soutiendra pas longuement une discussion sur ce personnage au sujet de Lumumba. Quoi Président des États-Unis, ce prédécesseur de ‘’Dwight Eisenhower’’ a reconnu l’héroïsme de Patrice Emery Lumumba et a déploré son assassinat aussitôt qu’il est devenu président. Et, c’est à la suite de ce drame que ce Président, le plus jeune de tous les chefs d’état d’avant et après lui, aux États-Unis, a initié une politique africaine de la Maison Blanche. Kennedy était sincère et on le voyait attendre ses hôtes du Continent noir à l’entrée de la Maison Blanche. Les autres présidents qui se sont succédés après lui, aucun ne s’est donné cette courtoisie de faire sentir aux représentants d’états de l’Afrique l’importance de leur visite aux États-Unis. Ce mode d’accueil résulte de l’empreinte que « Patrice Emery Lumumba » a imprimé par sa politique. Le fait de refuser d’être vu comme des sous-hommes. Cette fierté d’être du peuple au sein duquel ce dernier était issu a insufflé à lutte des ‘’Droits Civiques’’ une impulsion décisive aux croisades de « Martin Luther King ». En revanche, tous les Noirs américains ont convenu avec l’Administration Johnson de la date du 2 juillet 1964 pour la signature des « Civils right » ou Droits civils. C’est ce moment qui est le jour pour tous les Afro-Américains des USA, la date de leur indépendance nationale. Autrement dit, le jour historique de leur reconnaissance comme ‘’Citoyen à part entière des États-Unis d’Amérique’’. Si ces démarches pour les Droits civils avaient commencé bien longtemps, « Patrice Emery Lumumba » aura été un acteur au cœur de ce combat par sa part l’impulsion à l’affirmation de ces Droit.

 

 

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