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25 octobre 2014 6 25 /10 /octobre /2014 10:00

OCCUPATION DE LA RDC

PAR L’AFRICOM

Par Fungula Fumu Ngondji lemaniKongo

Vempires-copie-1

 

          Martin Kobler « préconise des opérations conjointes entre les FARDC,  l’US Africom et la Monusco, dans la lutte contre les rebelles ougandais de la LRA, dans le territoire de Dungu. [1]» Cette quotation est tirée d’un article récent de Mbelu Babanya Kabudi. Se disant surpris, lui-même, Babanya constate que l’appel lancé par Martin Kobler pour associer l’US Africom à la lutte contre ’les terroristes de la LRA’’n’a presque pas suscité de débat dans le microcosme politico-social congolais qui semble consumé par le débat autour de la Constitution et des élections en 2016.  (Lire la suite s.v.p.)

Il ne serait pas exclu, fait remarquer cet intellectuel progressiste Kongolais, que la confiance dont jouit Martin Kobler auprès d’une bonne frange d’acteurs de  la classe politique et des forces sociales congolaises  conduise à l’évitement du débat sur cette question. Le loup s’introduirait, davantage dans la bergerie  avec l’assentiment des compatriotes  fatigués de réfléchir sur leur pays, note-t-il encore.

Apparemment, ironise Mbelu, cette initiative est bonne. Elle pourrait aider le Congo-Kinshasa à se débarrasser des tueurs de ses filles et fils dans la Province Orientale !

Un rappel de l’histoire

Ce n’est pas la premiere fois qu’on évoque, dans les milieux de l’ONU, l’intervention des forces américaines dans la recherche des solutions aux problèmes du Congo. Au courant du mois de février de l’année dernière, Mr. Johnnie Carson, sous-secrétaire d'État Américain aux Affaires africaines disait devant le "think tank" américain, The Brookings Institutele 11 février 2013, que son pays était disposé à contribuer à l’avènement de la paix en RDC en travaillant avec l’ONU et  des partenaires africains. Les USA, ajoutait-il, partageraient avec la RDC leur expérience dans la solution de la crise en l'ex-état de la Yougoslavie et au Soudan.

Certains intellectuels Kongolais, y compris moi-même, avaient réagit négativement à cette idée, faisant remarquer que de tels projets signalaient les intentions du gouvernement américain de favoriser le morcellement ou, plus exactement, la balkanisation de la RDC avec la bénédiction de l'ONU, prenant en considération  ce qui est arrivéexactement à la Yougoslavie et le Soudan sous l’intervention de l’ONU et des USA.

Pour mieux comprendre la suspicion des analystes Kongolais, il est important de rappeler certains faits historiques sur le rôle des Nations-Unies et du gouvernement américain dans la situation présente en RDC. L’envoie des milliers de troupes sous le drapeau des Nations Unies qui forment aujourd'hui ce qu'on appelle MONUSCO (Mission des Nations Unies pour la Stabilisation du Congo) vient après celle formée à la suite de l'invasion militaire Belge cherchant à recoloniser le Congo après la proclamation de l'indépendance le 30 juin 1960. Plutôt que de supporter les efforts de stabilisation du pays par Patrice E. Lumumba, chef du premier gouvernement démocratiquement élu du Kongo, lequel avait sollicitéla fameuse intervention de la communauté internationale, les Nations Unies ont, plutôt, installé Mobutu Sese Seko àla tête de la nouvelle république du Congo, un agent de la CIA bien connu qui réduira le pays en poussière avec l'appui financier et militaire du gouvernement américain. Et après avoir réalisésa mission de déstabilisation, l’ONU quittera le Congo, comme ce fut lors de sa mission en 1960, laissant le peuple Kongolais dans le plus grand marasme. 

Qui est Martin Kobler ?

Averti par les expériences du passé, Mbelu rappelle le livre ‘’Chasseurs des matières premières’’, de Raf Custers selon lequel « cette partie du Congo-Kinshasa, l’Ituri, » pourrait devenir ‘’un protectorat US’’? Pourquoi Martin Kobler, ce haut fonctionnaire de l’ONU en RDC donne-t-il l’impression de se substituer au ‘’gouvernement congolais’’ dans cette ‘’guerre contre le terrorisme’’, s’interroge encore ce patriote Kongolais ?  Quel pourrait être le lien entre cette possible lutte contre ‘’les terroristes’’ de la LRA et le cycle électoral à venir au Congo-Kinshasa ?

N’oublions surtout pas que l’Allemagne, pays d’origine de Martin Kobler n’est pas du tout indifférent aux matières STRATEGIQUES que regorge le sol Congolais. Raf Custers a déjà alerté les Congolais là-dessus à travers un article qui a été largement diffusé a travers les forums patriotiques de la RDC en 2013 et 2014.  

On devrait espérer, souligne Mbelu, que le dernier documentaire de la BBC[2] sur ‘’le génocide rwandais’ rappelle aux plus amnésiques d’entre nous (Kongolais) que la guerre de basse intensité menée par les proxies US dans la sous-région des Grands Lacs africains ne vise qu'’a faire main basse sur les richesses minérales du Congo-Kinshasa par les USA et la  Grande-Bretagne. Ce secret de Polichinelle a déjà fait l’objet de plusieurs livres et articles  de la part de Honoré Ngbanda , Pierre Péan, Delphine Abadie, Alain Deneault, Charles Onana,  Théogène Rudasingwa et tant d’autres

Etre surpris, s’interroger…

          José Ortega y Gasset (*1) parlant The Revolt  of  the Masses affirme qu' « êter surpris, s’interroger, est le commencement de la compréhension. » Mais est-il vrai que l’intellectuel Congolais est incapable de comprendre qu'’il doit, avant tout, compter sur lui-même que sur la communauté internationale ?  Pour quelle raison l’élite intellectuelle congolaise – car il s’agit essentiellement d’elle - s’imagine que les pays qui contrôlent les richesses de notre sol, seront les mêmes qui pourront nous libérer de cette exploitation ?  

         Mbelu se demande  Pourquoi Martin Kobler, ce haut fonctionnaire de l’ONU en RDC donne-t-il l’impression de se substituer au ‘’gouvernement congolais’’ dans cette ‘’guerre contre le terrorisme ? Y’aurait-il un lien entre cette possible lutte contre ‘’les terroristes’’ de la LRA et le cycle électoral à venir au Congo-Kinshasa ? Je dis : très bonnes questions mon ami Mbelu.

Mais y a-t-il un gouvernement au Congo?

         Toi et moi, Mbelu, savons que le Congo est parmi les pays reconnus  « failled states ». Des pays dont les gouvernements sont défaillants selon l’opinion des institutions internationales les plus réputées. Quel est le critère de base d’un gouvernement défaillant ? N’importe quel citoyen Congolais peut répondre à cette question. Voici un échantillon.

         Au cours d’un reportage en Lingala d’une de ces stations de télévision de la diaspora que je suivais récemment, le reporter a posé la question suivante à une jeune dame dans la rue : vous déplorez l’insécurité dans la ville de Kinshasa. N’avez-vous jamais rapporté cette situation au gouvernement ? Réponse :  gouvernement ya wapi ?Eloki nini bakosala? (Traduction : De quel gouvernement parlez-vous ? Et que peut-il faire ?)

          Martin Kobler, ce haut fonctionnaire de l’ONU en RDC donne l’impression de se substituer au ‘’gouvernement congolais, parce que tout citoyen Congolais dans n’importe quel coin du pays est conscient que le gouvernement est incapable de faire quoi que ce soit pour le protéger ou assurer son bien-être. Même en matière des élections, le gouvernement congolais, a lui tout seul, est absolument incapable d’organiser des élections conformes aux règles démocratiques, financièrement, techniquement ou légalement. C’est pourquoi, mon cher Mbelu, Martin Kobler doit se substituer au gouvernement congolais.

Mais pouvons-nous faire mieux, nous qui critiquons?

         La question fondamentale maintenant est de savoir si nous, membres de l’élite intellectuelle congolaise vivant dans la diaspora qui critiquons ce gouvernement congolais défaillant matin et soir, sommes capables de faire mieux si nous prenions le pouvoir ? Ce serait évidemment trop simpliste de répondre par un oui ou par un non. Déterminons d’abord les critères par lesquels on peut juger la qualité des hommes politiques. Heureusement pour notre pays, nous avons l’avantage d’être guidés par un homme que nous reconnaissons tous comme un envoyé du Ciel qui, par sa sagesse, a déjà défini les règles pouvant déterminer la qualité des hommes politiques.

           Je parle du grand Prophète Africain Tata Simon Kimbangu qui, dans sa prophétie de Mbanza Nsanda en 1921 disait : la maturité spirituelle sera la condition pour la libération de l’homme noir et son développement exige la maitrise de ‘Kinzambi’ (pouvoir spirituel), de ‘Kimazaya’ (pouvoir scientifique) et de ‘Kimayala’ (pouvoir politique et économique).

          La question suivante est de savoir combien d’intellectuels Congolais de la diaspora ou de ceux qui sont au pays ont la moindre notion de la maitrise du pouvoir spirituel et comment peut-on l’acquérir ? Pour ceux qui n’ont jamais compris ce dont le prophète parle, je leur dirai que Tata Simon Kimbangu nous révèle les secrets de la premiere civilisation du monde fondée par le peuple noir de l’Egypte ancienne, civilisation qui était fondée sur l’unité de l’homme noir avec le Dieu de ses ancêtres. Les Européens, dans leur jalousie et avec l’appui de l’église chrétienne se sont accaparés de ce Dieu et réduits le noir à l’esclavage pour le museler in aeternum. La vérité, cependant, est maintenant connue sur l’origine des fondateurs de la premiere civilisation du peuple noir. A travers sa révélation, le prophète nous assure qu’avec la maitrise du Kinzambi, le Congo, avec toutes ses richesses, sera en mesure de bâtir une puissance insoupconable.

Mais comment peut-on acquérir le « Kinzambi » ?

          Le plus grand malheur de notre peuple n’est pas la misère matérielle. C’est, plutôt, l’ignorance dans laquelle le maintient les religions. Toutes les religions qui sont l’instrument le plus puissant  d’exploitation que l’homme blanc a mis dans les mains de l’homme noir pour son abrutissement individuel et collectif. C’est cet abrutissement qui conduit l’intellectuel Kongolais a ne pas comprendre qu'’il doit commencer par apprendre le sens de travail en groupe dans le style de nos ancêtres ; s’initier à l’union des idées, des forces et des ressources qui conduira a l’unite avec Nzambi Mpungu, le Dieu de nos ancêtres. Je sais, d’avance, que certains pasteurs et religieux vont tenter de me mettre les batons dans les roues comme ils l’ont fait, a travers l’histoire, contre quiconque parle du Dieu de nos ancêtres qu'’ils ne connaissent pas et ne connaitront probablement jamais. Mais l’heure de l’éveil de l’homme noir et du Kongolais en particulier est arrivée. Personne ne sera capable de l’arrêter.

 

(*1)The Revolt of the Masses, Jose Ortega y Gasset, W.W. Norton & Company . New York . London, Inc. 25 th Anniversary Edition, 1957

 

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