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13 janvier 2015 2 13 /01 /janvier /2015 14:13

1011981 10151586719878801 1004142204 nNécessité d’une Révolution Populaire
 
 
Par Jean-Marie DID’HO KUZITUKA

Nous appuyant au sens étymologique du terme, la politique se définit comme l’art de bien gérer la cité. L’Etat dans son exercice du pouvoir vise le bien-être social. La problématique politique devient alors paradoxale dans la mesure où les personnes qui se trouvent au sommet de la gestion politique cherchent à absolutiser leur propres intérêts tout en oubliant ceux du peuple. Leur régime est l’incarnation de la violence, de la terreur, de la dictature et de la tyrannie. Toute activité politique raisonnée et raisonnable est en toute circonstance appelée à satisfaire des intérêts sociaux.

En vue de sortir la République Démocratique du Congo du gouffre du néant et de l’empire du pouvoir rituel et conditionnel de Kinshasa, la nécessité d’une révolution populaire s’avère ipso factoimportant. Depuis son indépendance, la République Démocratique du Congo, mon pays souffre d’un chronique cataclysme socio-politique et économique. Les autorités politiques de tous les régimes dès lors semblent être la cause moteur de ce cataclysme.

De ce fait, la révolution populaire est la seule solution sine qua non de sortir le Congo du pouvoir rituel et conditionnel afin d’établir la première vraie, libre, loyale, égale et légale république.

L’histoire peut se définir de fois, comme génératrice du changement dans le sens qu’elle fait partie de dépositaires existants du passé à l’instar d’archéologie et d’anthropologie. Pour un avenir meilleur pour tous et pour une démocratie intégrale et intégrante, le peuple Congolais est appelé à revoir l’histoire, de se souvenir de la Révolution Française afin d’en retirer inspiration.

L’histoire nous raconte que les causes et raisons de la Révolution Française étaient vaste et complexe; mais les plus importantes étaient l’inhabilité des classes dirigeantes (noble, clergé et bourgeoisie) de résoudre les problèmes d’Etat, la nature indécise du monarque sur l’extorsion des taxes chez les paysans et l’appauvrissement des travailleurs.

Pour plus d’un siècle avant l’accession de Louis XVI au pouvoir en 1774, le gouvernement français traversait des crises économiques périodiques résultant sur de longues guerres pendant le règne de Louis XIV; la mégestion des affaires nationales sous Louis XV augmenta la dette internationale.

Loin de faire la récapitulation de la révolution française, cette brève histoire me pousse à faire une étude comparative de la situation que traverse le Congo, mon pays depuis plus de trois décennies. Les causes et raisons qu’avaient poussé le peuple français de se lever contre le pouvoir rituel et conditionnel de Paris de l’époque sont similaires à celles du Congo actuel.

Le peuple Congolais est appelé à l’éveil politique à l’exemple des Français du 18ème siècle qui avaient compris l’essence de la liberté, de l’égalité et de la fraternité. L’ascension du Congo réside entre les mains du peuple et non de la classe dirigeante. Les gouvernants sont là pour faire régner l’ordre et coordonner les activités de développement pour le bien public. Malheureusement ou heureusement ceci n’est pas le cas pour les autorités Congolaises.

L’économie est par terre et le résultat qui s’en suit, c’est la corruption généralisée et l’élargissement du secteur informel. L’éducation est en moule et comme conséquences, nous assistons à la délinquance juvénile. Le peuple n’a rien à dire parce que le pouvoir est absolutisé. Sa Sainteté le Pape Pie XII avait déclaré que, “… là où l’opinion publique cesse de fonctionner librement, c’est là que la paix est en péril”. C’est une réalité pour le Congo mon pays. Faut-il éradiquer le staff dirigeant ou le panser?

Je suis convaincu qu’une révolution populaire est importante pour une solution durable et adéquate de la gangrène socio-politique et économique causée par le pouvoir rituel et conditionnel de Kinshasa.

Les autorités du Congo ont oublié qu’elles ne peuvent se passer d’une mission: Mener le peuple vers le bien. Le messianisme doit être général et non partiel.

L’un des résultats directs de la révolution française était l’abolition de la monarchie absolue, ce qui est comparable au pouvoir rituel et conditionnel de Kinshasa. Cette révolution était une initiation interne du peuple Français qui avait vu le besoin de se libérer de l’oppression du pouvoir absolu.

Nous sommes appelés chers compatriotes de prendre le passé pour corriger le présent et préparer une future meilleure. La pauvreté est une maladie d’esprit. Personne n’est né riche ni avec le pouvoir. C’est aux Congolais à eux seuls de prendre le destin du Congo afin d’en transformer en destinée.

De ce fait, je pense et crois profondément que la révolution française a une leçon importante à donner au peuple Congolais. Le peuple doit avoir ses propre et libre voies de penser et pratiquer ce qu’il croit vrai pour un changement positif.

L’agenda libéral du peuple dans cette révolution devrait se proposer de la liberté civile, de la liberté d’expression, de la liberté de mouvement et d’association et de la presse libre. Parlant de la liberté, je sous-entends un langage de droits. Ces droits doivent être inaliénables. Personne ne peut les enlever du peuple, par le fait d’être citoyens du pays. Et ces droits doivent provenir d’un parlement élu par le peuple. L’agenda devra aussi inclure l’égalité socio-politique, économique et judiciaire. Car l’avenir d’une vraie démocratie dépend du pouvoir judiciaire.

Je suis certainement convaincu que la Révolution Congolaise va redéfinir le pouvoir et libérer les citoyens de l’emprise du pouvoir rituel et conditionnel de Kinshasa.

Jean-Marie DID’HO KUZITUKA





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