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6 novembre 2011 7 06 /11 /novembre /2011 15:01

Nécessité ardue d’une nouvelle classe politique en RDC.

Politiciens véreux, versatiles comme on en dénombre en majorité au Congo actuel (2011), se font alliances et en défont par convenances circonstancielles et opportunistes sans idéal. Ils sont ceux-là mêmes qui critiquent à la fois l’infiltration rusée et forcée des étrangers dans les institutions politiques et organismes de l’état congolais mais qui paradoxalement pactisent avec eux en entrant en compétitions avec ou contre eux aux cours des élections (2006 et 2011), permettant ainsi que ces étrangers demeurent légitimement incorporés dans la sphère politique à perpétuité (certains au pouvoir et d’autres en opposition) afin qu’un jour ils abjurent totalement nos populations. Seront-ils demain crédibles et/ou admissibles d’exercer des fonctions publiques ou de représenter celles-ci, quand l’imposture prendra fin?

Nous, de la quatrième génération de Kimbangu et Héritiers de Kukupemba, qui nous interdisons d’avaliser le concours à la magistrature suprême contre un étranger à la tête du pays au travers des élections, prenons à témoins Ciel et Terre et disons solennellement que ces politiciens se sont disqualifiés eux-mêmes de la gestion future de ce pays.  Et nous les considérons tous comme faisant partie des traitres de la nation.  Ils ne se soucient que de leurs ventres et n’ont rien de cœur avec la dignité du peuple, sa misère, son destin et ses aspirations qu’ils prétendent s’intéresser. Nous notons les déclarations et faits contradictoires de chacun dans ces moments douloureux pour en exhiber au moment opportun.

Notre souhait est que des intelligences patriotiques ne puissent en vouloir à nos éminences politiciens d’aujourd’hui : professeurs, docteurs, experts ils sont mais de degré de patriotisme nul sans dire mot sur la morale.  Car demain, après la fin inévitable de l’occupation, qui arrivera certainement sous les pressions multiples exercées contre elle outre que les élections, le minimum de patriotisme sera la clé des atouts exigés pour aspirer aux commandes afin de construire le Congo meurtri.  C’est ce qui manque cruellement chez nos politiciens actuels.  Nulle part au monde, sauf en RDC avec des politiciens que nous avons et connaissons, on a vu des autochtones aller aux élections avec les occupants dans le but de les repousser.  Une nouvelle classe politique s’impose naturellement.

Pendant qu’au cours de la législation d’occupation, la population avait soif d’une éducation civique de moindres coûts lui permettant de connaitre les enjeux qui pèsent sur sa destinée, ces politiciens étaient restés bouches bée et leurs partis politiques terrés. Seule la Conscience Congolaise pour la Démocratie (CCD/M) s’est mise à l’œuvre titanique sans aménagement.  Vers la fin de ladite législature, ils ne se gênent pas de faire des propagandes à coûts élevés, et cela tous les jours comme une préoccupation majeure, avec pour but d’acheter des voix en monnaie de singes.  Car en effet que des promesses fallacieuses … à un peuple laissé non averti … Ils n’ont de l’argent que pour quémander des voix mais pas pour comme nous écrivions autrefois (en 2009) éduquer les masses à combattre la source de ses malheurs. (Héros discrets: Eduquer la masse en vue de libérer le pays n’est pas un pari fou,http://www.updcongo.com/2009/06/special-30-juin-2009/#more-464)

Pendant que ces politiciens s’affolent en cette course électorale pour entrer et/ou rester dans la mangeoire, peu leur importe la sécurité des populations. Car nul n’en faisait l’une des conditions préalables d’un vrai processus électoral à acquérir autant important que le recensement. Ils en ont jurés des élections pour des élections afin que « j’y entres » pour les uns et « j’y reste » pour d’autres. Il y a eu Maman Jeanne Marie Sindani de la nouvelle génération dont nous parlions avec son groupe, l’APARECO, Bakolo Kongo et quelques personnalités bien distinctes qui sont restés constants dans la lutte contre l’occupation de notre pays.  L’Histoire s’en souviendra.

Il est pitoyable voire regrettable de constater que même la dynamique de résistance née au sein de la diaspora congolaise depuis des années, ait fini par oublier ses objectifs premiers pour se fondre en accompagnateur du processus électoral décrié ; un processus pour lequel les Congolais vivant en étranger sont délibérément exclus au profit d’une migration stratégique des occupants vers le Congo sous la bonne supervision du pouvoir d’occupation en place.  Cette dynamique a changé on ne sait comment l’idéal de la résistance en celui de l’opposition en s’impliquant directement au processus électoral de 2011. Processus dont tout laisse croire que les intentions de support ne seront jamais matérialisées.  Car les faits parlent mieux que les discours.  Les institutions organisatrice (CENI) et arbitre (Cour Suprême de Justice) sont du côté de l‘occupation.  Faut-il rappeler la composition des membres de ces institutions ou de l’annulation de toute forme de recours posé par l’opposition pour s’en rendre compte ?

Déjà, lorsque vos (je suis en dehors de ce circuit) doléances sur les irrégularités de la CENI sont balayées d’un trait par la haute instance habilitée à avaliser les résultats, vaut-il la peine d’y croire et d’appeler à l’unité des Congolais autour de ce projet que vous savez accouchera d’une petite souris ?  Nous devrions certes nous réunir mais nous réunir dans la demande des préalables (incluant sécurité, recensement, impartialité des institutions publiques etc.) qui, si elles ne sont pas remplies, ne nous permettent pas d’aller aux élections biaisées d’avance.  Compte tenu de ce qui précède et de l’actualité, les élections de 2011 en RDC sont la seule voie qui fait plaisir au statu quo national et international car comme le reconnait l’opposition institutionnelle, la vraie tricherie sera organisée en compagnie des partenaires sans que cette opposition ne trouve à redire ou ne trouve personne pour influencer son échos.  Ainsi nous poussent-ils pleinement, sur cette voie, devant un fait accompli? Nous le refutons.

Nous avouons volontiers que si toutes les raisons sont bonnes pour faire tomber Hyppolite Kanambe ; sans compter son incapacité notoire ni son bilan désastreux, le seul fait qu'il ne soit pas de nôtre suffit.  Nous n'avons pas besoin d'être dirigés par un étranger, éminent pluridimensionnel soit-il.  Nous admettons en outre que si toutes les voies sont également bonnes pour le faire partir ; nous stigmatisons cependant que plus vite il partira avec les siens mieux ça serait. Seulement, la voie des élections nous semble peu probable d’atteindre ce double objectif.  Car les siens se confondent dans l’opposition.  Et pouvoir s’investir est un signe de vouloir faire le jeu malin.  Au Congo, il ne s’agit pas d’une dictature ;  C’est plus qu’une dictature.  Il s’agit d’une occupation ; pire, de l’occupation par les Anaks, Chamites - un people hybride, rusé, violent, perverti, maigre et géant - avec des conséquences fâcheuses connues depuis la nuit des temps, en Egypte antique.

Tout compte fait, chacun a choisi son camp.  Il y a ceux qui chantent à la gloire du guide malicieux : acteurs, artistes, musiciens, pasteurs (toutes tendances confondues), prétendus politiciens affaireux, intellectuels et leaders formatés d’une part contre ces autres intellectuels rebelles d’autre part qui désavouent le processus électoral en temps d’occupation. Est-il que chacun des groupes assumera ses responsabilités dans le contexte qu’il défend.  C’est dire que ceux qui défendent les élections assumeront leurs responsabilités à l’issue des élections sans interférer aux responsabilités de ceux qui veulent en découdre autrement, et vice-versa. Mais si jamais quelqu’un(e) veut changer de camp, il est impératif qu’il ou qu’elle le manifeste publiquement et sincèrement avec des actions concrètes indiscutables avant que les listes définitives de chacun des groupes ne soient dressés.  Les sans positions demeureront indéfiniment neutres, sans responsabilités.

Alain Ngubu Matiki.

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Published by kongolibre.over-blog.com