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14 février 2014 5 14 /02 /février /2014 12:39

Le plan américain pour diviser la RDC

 

Balkanisation de la RDC

 

Nous publions cet extrait de l’ouvrage « Kabila et la révolution congolaise. Panafricanisme ou néocolonialisme ? » (Édition & Po 2002) de Ludo Martens pour que ceux des Occidentaux qui entretiennent encore le doute sur la balkanisation se rendent compte qu’il existe bel et bien un projet de balkanisation de la RDC.En ce mois de juillet 1999, l’existence même du Congo est en jeu. Ce sont les Américains qui ont lancé leurs alliés, l’Ouganda et le Rwanda, dans une guerre destructive contre le Congo. Le but était d’affaiblir encore plus un Etat qui, à la fin de Mobutu, n’existait presque plus. La moitié du territoire congolais est maintenant sous le contrôle du Rwanda et de l’Ouganda, les territoires occupés sont divisés entre les rebelles de Bemba, ceux dirigés par Ilunga et ceux qui suivent Wamba.

 

La somatisation se met en place. Cela n’arrive pas par hasard. C’est le résultat d’une politique conçue par Washington. A ce propos, un texte crucial a été discuté dans une commission du Sénat américain. Ce texte que nous publions plus loin, dit en essence ceci.

 

Il n’y a plus d’Etat au Congo, il y a un vide du pouvoir. C’est normal que le Rwanda et l’Ouganda y interviennent militairement. Quant à l’Etat n’existe plus, les principes de l’indépendance et de la souveraineté ne s’appliquent plus. Kabila doit discuter avec toutes les oppositions pour remettre l’Etat sur pied ou pour décider de la division du pays.

 

Les Etats-Unis pourraient intervenir militairement pour retracer les frontières de l’Afrique et créer de nouvelles entités politiques. Mais ce serait très coûteux. Il vaut mieux laisser les guerres civiles africaines se développer et permettre que le Rwanda et l’Ouganda interviennent militairement au Congo. Ainsi, les Africains eux-mêmes diviseront le Congo et l’Afrique centrale atteindra ainsi une nouvelle stabilité.

 

Voici textuellement la déclaration capitale de Mme Marina Ottaway, co-directrice du projet « Démocratie et Etat de Droit ». Il s’agit d’un témoignage devant la sous-commission de l’Afrique du Sénat américain, le 8 juin 1999. « Aussi longtemps que le vide du pouvoir continue au Congo, d’autres pays vont continuer à intervenir directement pour soutenir des insurrections armées et sauvegarder leurs propres intérêts. (…) la clé, c’est la restauration d’un Etat au Congo.

 

Cela n’arrivera pas avant que Kabila ne négocie avec les rebelles, les partis politiques et la Société civile pour réaliser un accord qui doit déterminer comment on pourra éventuellement remettre le Congo sur pied ou comment, si nécessaire, il peut être divisé, (…) les Etats-Unis et d’autres non Africains sont placés devant un choix important lorsqu’ils doivent traiter des conflits en Afrique centrale, notamment s’il faut intervenir massivement ou ne pas intervenir du tout. (…) beaucoup d’Etats qui ont émergé da la période coloniale ont cessé d’exister en fait, et les règles de l’OUA ne peuvent être appliquées à des Etats qui n’existent plus.

 

Toute solution imposée par des non Africains exigera une présence étrangère massive pour être appliquée. Les intentions peuvent être louables, mais des interventions pour une partition du territoire africain et pour la création de nouvelles entités politiques et institutions, placeraient les Etats-Unis et d’autres puissances étrangères dans un rôle colonial. Ce qui n’est pas une décision à prendre à la légère. L’alternative, que je crois êtres plus appropriée pour le moment, est de laisser les pays africains trouver leurs propres solutions.

 

Inévitablement, cela comprendra une continuation des combats internes et entre Etats et probablement la division de certains pays avant d’arriver à une nouvelle stabilité. Ce n’est pas une perspective réjouissante, mais il n’y a pas d’alternatives réalistes ».

 

Ce texte mérite d’être disséqué. D’abord, le lecteur remarque que les Américains peuvent « décréter » de façon arbitraire que dans tel ou tel pays, il « n’existe plus d’Etat » et qu’il y a « un vide du pouvoir ». Et l’avoir « décrété » suffit pour justifier les agressions de pays voisins ou les insurrections que les Américains provoquent. Si les Américains « décrètent » que l’Etat congolais n’existe plus, les règles de l’OUA ne sont plus d’application !

 

Les Congolais savent que l’Etat avait pratiquement été liquidé par Mobutu. Or, Kabila avait commencé à remettre l’Etat sur pied. C’est le progrès dans cette reconstruction qui a incité les Américains à « casser » le gouvernement nationaliste par la guerre, avant que le Congo ne devienne trop fort.

 

Marina Ottaway estime que le Dialogue inter congolais que les Américains veulent patronner, peut discuter deux options valables : remettre l’Etat congolais sur pied ou le diviser. Ainsi, la division du Congo est désormais une option sérieuse et envisageable pour les Américains.

 

Les Américains évaluent la possibilité d’intervenir militairement et massivement au Congo « pour une nouvelle partition du territoire africain et pour la création de nouveaux Etats » ! Mais ils avouent que cela pourrait leur coûter cher, puisqu’ils verront probablement toute l’Afrique se dresser contre eux.

 

Heureusement, Washington a une « alternative réaliste » qui peut également conduire à la division du Congo. Cette alternative est « plus appropriée » … du moins « pour le moment » ! L’alternative, c’est de laisser les armées ougandaise et rwandaise continuer leur guerre contre le Congo jusqu’à ce que le pays soit complètement épuisé et exsangue. Le pays se laissera alors diviser par manque de forces. Les Congolais seront tellement meurtris et abattus, qu’ils se résigneront à la partition de leur pays. Ainsi s’installera une « nouvelle stabilité » basée sur l’épuisement du peuple congolais.

 

Les champions américains des « droits de l’Homme » envisagent donc sans état d’âme, d’interminables guerre, des villageois massacrés, des enfants décédés par malnutrition, des hommes et des femmes fauchées par la misère et la maladie … pour installer leur domination sur le Congo, les « Démocrates » américains sont prêts à marcher sur des montagnes de cadavres africains …

 

Ce document ahurissant n’est pas un cas exceptionnel. Il se situe dans toute une série de textes et d’études américains qui vont dans le même sens. Nous en citerons un autre qui provient de l’armée américaine et qui date du temps de Mobutu, du 5 juin 1996.

 

L’auteur, Steven Metz, est professeur à l’U.S. Army War College. Il a enseigné à l’Académie de l’état major de l’armée américaine. Il publie une étude approfondie de la situation du Zaïre en 1996 pour évaluer les types d’interventions qui peuvent être demandés à l’armée américaine.

 

Dans le texte, Reform, conflict and security in Zaïre (5 juin 1996), il écrit à propos de la division éventuelle du Congo, ceci : « Certains observateurs estiment que le Zaïre n’existe plus longtemps en tant que nation – le Kivu a dirigé l’essentiel de son économie vers l’Est de l’Afrique ; le Kasaï Oriental refuse d’accepter la monnaie nationale ; le Shaba a été décrit comme une extension virtuelle de l’Afrique du Sud. La possibilité existe qu’une telle désintégration de fait, se transforme en sécession formelle. (…) les Etats-Unis n’auraient pratiquement pas d’autre choix que d’accepter tous les Etats nouveaux qui émergeraient du Zaïre, ils pourraient offrir du soutien diplomatique pour réduire au minimum la violence qui accompagnerait cette désintégration nationale et ils devraient ouvrir des canaux de communication avec les nouveaux Etats ».

 

LUDO MARTENS

 

Panafricanisme ou néocolonialisme ? » (Édition & Po 2002)

 

 

Plan de balkanisation de la RDC: Un député patriote dénonce la corruption de 300 députés congolais par Janet «Kabila»!

 

 

EST-CE VRAI OU FAUX, CE QU'ÉCRIT MADAME CANDIDE OKEKE ?

 

Ne tournons pas en rond. N'attaquons pas la personne. Attaquons ce qu'elle écrit. Parce qu'il y a des dates.... Il y a des montants. Il y a des noms.

Et si tout cela s'avérait, ça serait triste que des vérités sur ce qui se passe nous viennent par de tels biais.

En outre, les choses doivent être regardées dans une perspective plus globale qui laisse penser qu'il y a des choses qui se préparent.  

Inutile de mettre l'accent sur la langue de Molière. Allez tout droit aux idées qui sont exposées dans ce texte: nous ne devons pas laisser le Kivu et l'Ituri partir.... 

 

Plan de balkanisation de la RDC: Un député patriote dénonce la corruption de 300 députés congolais par Janet «Kabila»!

 

 

 

 

 

Au moment où le peuple congolais et sa classe politique sont distraits et menés en bateau par des textes d’amnistie et les tractations pour la formation d’un gouvernement fantoche, les occupants rwandais à Kinshasa comme à Kigali passent à la vitesse supérieure pour parachever le processus d’occupation. La révélation accablante d’un député national congolais qui a adhéré au combat de libération vient de nous apporter des preuves de l’étendue et de l’imminence de ce complot international visant la révision des frontières de la République Démocratique du Congo.

 

 Le 4 janvier 2014, deux députés nationaux ont été reçus en audience, à leur demande, par Janet «Kabila», en sa qualité de présidente du Comité des sages de l’Assemblée nationale, pour présenter leurs doléances. Il s’agit du député national Boni Makambo, un ancien cadre de la RVA et de son collègue Kiziamina Kibila, pasteur de son état. Les deux sont respectivement président et vice-président du G35, un groupe  de 35 députés qui ont été réhabilités par la Cours Suprême de Justice en contestation de leur invalidation. Mais depuis lors, ces 35 députés n’ont toujours pas reçu leurs émoluments passés ni d’autres privilèges et avantages prévus dont notamment les véhicules…Après les avoir écoutés, Janet «Kabila», la jumelle de «Joseph Kabila», leur fit connaître sa totale disponibilité à satisfaire leurs revendications. Mais sans froid aux yeux, elle leur posa trois conditions. 

 

Premièrement, elle les a prévenu que «des  choses très sérieuses vont arriver et elles sont très capitales pour nous. Vous devez vous engager à soutenir les Tutsi lorsque l’Union africaine initiera très prochainement le dossier de la révision des frontières des pays membres de la CIRGL héritées de la colonisation.» Et comme pour rassurer ces interlocuteurs étonnés, Jaynet «Kabila» lâche : «Nous avons déjà 300 députés qui ont accepté de  nous aider dans ce sens et nous recherchions seulement 30 autres. Et si vous acceptez la proposition, vous serez 335 et la boucle sera bouclée. Et comme ces 300 autres députés, vous recevrez aussi en plus de vos émoluments mensuels,10.000 dollars supplémentaires chaque mois. Si vous etes d’accord, je donnerai le mot d’ordre et on vous paiera vos arriérés. Vous passerez ensuite à Afrima pour y chercher vos jeeps Prado. Vous aurez enfin vos 10.000 dollars de bonus pour le mois de décembre. Mais si vous refusez mon offre, vous devrez alors assumer toutes les conséquences

 

 Deuxième condition, Janet «Kabila» demande à ses interlocuteurs de s’engager avec leur groupe de 35 députés à accepter les directives qui leur sera données allant dans le sens du soutien des intérêts des «Tutsis congolais». Et enfin, comme troisième condition, elle a demandé au G35 de soutenir les stratégies devant permettre au « président Kabila » de briguer un prochain mandat en 2016. «Vous avez donc la latitude de mieux réfléchir et de faire un bon choix pour vous et vos enfants», conclut-elleUn des députés membre du G35, un patriote engagé et choqué , a choisi de révéler les termes de ce marché honteux et ignoble aux instances de l’APARECO. Il a précisé que si Kiziamina a estimé que ce projet était dangereux pour la nation et que la révolution restait le seul moyen de se libérer de l’oppression des Tutsi, il n’a malheureusement pas su dire non en présence de Janet Kabila qui leur a adressé des menaces à peine voilés. Ainsi, ils n’avaient plus que le choix de se ranger derrière ce projet machiavélique par peur de mourir!

 

Ces révélations ont été étayées par les confidences d’un membre du cabinet de monsieur Aubin Minaku, président du Parlement. Ce haut cadre a confirmé que le Rwanda est rassuré que les 300 députés congolais à qui on a formellement garanti une prime de 100.000 dollars et une jeep Prado ont promis de soutenir le projet de la révision des frontières. Selon les termes de ce projet, Goma et tout l’Est de la RDC, y compris l’Ituri, devront revenir au Rwanda et à l’Ouganda. Ce proche de Minaku a livré certains détails précis : les 11 juillet 2013 en Afrique du sud, 24 octobre 2013 en Angola et 14 janvier 2014 en Angola, Mme Zuma et les présidents Kagame, Kabila et Dos Santos se sont réunis à cet effet. L’une des principales missions confiées à Mme Zuma à la tete de l’UA a été d’examiner les voies et moyens d’initier ce dossier délicat de la révision des frontières de la RDC.

 

 Et selon les autres précisions fournis pas ce proche du président du Parlement congolais, ce sont des multinationales qui envoient à Kigali l’argent destiné à la corruption aux députés congolais. Et un dossier relatif à la révision des frontières congolaises est en passe d’être envoyé au Parlement congolais et devra être avalisé par les 335 députés sur les 500 qui constituent toute l’Assemblée nationale dont la véritable patronne s’avère être Janet Kabila et non Minaku qui n’est qu’une simple marionnette des Tutsi. Les sud africains soutiennent ce projet rwandais de balkanisation pour garantir leurs intérêts et empêcher l’émergence et le développement de la RDC qui s’avère être un sérieux concurrent dans la sous région et même en Afrique ! 

 

 

Paris , le 9 Février 2014 

Candide OKEKE

L’OEIL DU PATRIOTE

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