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17 décembre 2014 3 17 /12 /décembre /2014 12:33

LE MASSACREUR DE BENI « JOSEPH KABILA » 

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 Half KK 

Nous confirmons le plan luciférien qui se trame dans le camp de la dynamique d’agression contre la Rd-Congo, et dont l’alerte rouge a été lancée au mois de septembre dernier. 

  

Les informations qui viennent d’être authentifiées par notre source diplomatique, et corroborées par les faits ci-après, excluent le moindre doute quant à la détermination de l’ennemi à réaliser son dessein de l’émiettement de notre pays.

 

En effet, à l’instar de la mise en place intervenue au sein de l’armée, axée sur un dispositif militaire favorable à la balkanisation du Congo et non sur la cohésion nationale, la sortie du nouveau gouvernement dit « de combat final », tel que nous l’avions annoncé, présente les caractéristiques suivantes :

 

1.     La reconstitution de l’alliance politico-militaire Apr-Rcd-Mlc qui a mis la République à genou en 1998, avec le soutien tout azimut de la communauté internationale, au profit du trust d’agression piloté par le Rwanda et l’Ouganda.

2.     Les « Rwandophones » constituent à eux seuls, 90% de la représentation des provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu au gouvernement.

3.     Le déséquilibre géopolitique indécent, notamment par la présence disproportionnée de la province du Maniema, avec un premier ministre, un vice premier ministre et trois ministres clés.

4.     L’omission délibérée de la société civile.

5.     L’oubli superbe de la province mère du Katanga plutôt réduite à une représentation politique bancale.

6.     La meilleure empreinte de l’arnaque d’occupation et de balkanisation autour de la sempiternelle stratégie de simulation consistant à distraire l’opinion nationale sur la contradiction qui existerait entre « Joseph Kabila » et certains de ses inconditionnels politiques partisans et contestataires de la révision constitutionnelle pour le troisième mandat présidentiel, tous ayant été proprement rappelés.

7.     L’absence des opposants non-initiés, précurseurs des Concertations nationales, qui ont eu le malheur de continuer à maintenir niaisement leur position contre toute modification de la Constitution pour l’intérêt d’un individu, alors que l’autorité morale de l’opposition dite républicaine Léon Kengo wa Dondo, au parfum de la mission révolue au nouveau gouvernement, a pu placer trois de ses francs-tireurs dans le circuit financier de l’exécutif.

 

Nous confirmons donc que la série de massacres de Beni, dans le Nord-Kivu, n’a rien à voir avec les Adf-Nalu, tel qu’officiellement diffusé.

 

Les massacres de Beni ne sont en réalité que la suite logique de la phase finale du plan de balkanisation dont nous avons lancé l’alerte rouge il y a plus de deux mois, et qui vise à effrayer et contraindre la population autochtone à libérer son espace vital au profit des soi-disant réfugiés d’origine rwandaise dressés pour l’occuper.

 

Le retour fracassant des éléments du M23 réfugiés au Rwanda et en Ouganda,complète l’éventail des premières opérations du dernier coup d’estocade que l’ennemi, soutenu par la communauté internationale à travers la Monusco, se prépare à asséner à la Rd-Congo.

 

Les auteurs des massacres de Beni parlent le kinyarwanda tandis que le modus operandi, à savoir les tueries à l’arme blanche, à la machette particulièrement, est le même que celui utilisé au cours de la longue et sauvage guerre d’agression nous imposée depuis 1996.

 

Voici deux messages expressifs que nous avons reçus de Beni :

 

1.     « Honorable Ndume Pelé,

Les véritables assassins de notre population sont à Kinshasa. Nous avons réuni toutes les preuves de la complicité de Kabila et la Monusco qui habille le bourreau aux couleurs de Fardc au lieu de déployer sa brigade d’intervention et ses drones sur le terrain. Je vous en envoie quelques-unes in box. La tension est forte. Nous sommes trahis et abandonnés à nous-mêmes mais ils devront nous tuer tous parce que nous ne lâcherons pas. Comme vous nous l’avez demandé, nous nous organisons… pour constituer un dossier solide pour qui de droit… ».

2.     « Mkubwa Pélé,

Toutes les radios n’émettent pas, sauf celles que la population déteste. Les ennemis capturés par la même population, sont aussitôt relachés et protégés par l’armée et la police. Beni est muré pour étouffer et déformer les crimes qui s’y commettent. La confusion est entretenue à dessein, avec le soutien des autorités locales qui reçoivent l’ordre de Kinshasa. La Monusco joue sa partition. Ils nous demandent de quitter nos villages pour notre sécurité mais nous refusons. Ils tiennent à déstabiliser un peuple Nande solidement uni qui ne laissera jamais les terres de ses ancêtres à qui que ce soit… ».

 

Tout est ainsi clair comme l’eau de source.

Le moment est arrivé pour qu’à son niveau, l’élite congolaise, les députés nationaux et provinciaux du Kivu en particulier, comme un seul homme, dénoncent avec la dernière énergie, une telle tragédie dont ils connaissent toute l’ampleur.

 

A propos, il sied de rappeler aux uns et aux autres, à la communauté internationale surtout, que des envahisseurs rwandais ont obtenu la nationalité congolaise par le feu et le sang, après avoir créé des tribus fictives, des ethnies fausses, lesquelles ne sont pas reconnues dans l’ethnographie congolaise composée de 220 ethnies bâtisseuses.

 

Il s’agit des Banyamulenge, Banyamasisi, Hutu-Nande, Tutsi-Nande, Banyabwisha, Banyavyurwa… qui, comme ethnies, n’ont rien d’historiquement établi en Rd-Congo.

 

La guerre d’agression n’est qu’un épisode du vieux conflit fondé sur la question foncière, étant entendu que la nationalité est liée à la propriété foncière.

 

Chaque fois que l’Etat congolais demande aux Rwandophones de se conformer à la Loi pour l’obtention de la nationalité congolaise par la procédure d’acquisition, ces derniers l’exigent par celle d’attribution. La raison en est simple, à savoir que la reconnaissance de la nationalité congolaise par la procédure d’acquisition entraîne automatiquement l’accès à la propriété foncière, tandis qu’elle confère, par  la procédure d’attribution, les droits prévus et limités par la Constitution.

 

La mémoire collective retient par ailleurs, que dans leur combat d’arrière-garde, les Rwandophones n’ont jamais réussi à s’imposer sur un territoire congolais qu’ils prétendent leur appartenir sur le territoire congolais.

 

A plusieurs reprises, en effet, la tentative a échoué, notamment à Gishari, Mulenge et Minembwe où les populations autochtones se sont toujours farouchement opposé à l’invasion criminelle et à l’occupation barbare de leur espace naturel.

 

Le dernier rêve de l’envahisseur rwandais n’a pas pu se réaliser non plus, à travers l’Accord Ihussi qui prévoyait la création de la République des Volcans, laquelle comprendrait des provincettes dont le Grand-Nord allant d’Eringeti à la cité de Lubero et de Kitshombiro à Minova, en vue de priver les Nande de 2 chefferies, à savoir les Bamate et les Batangi.

 

A l’allure où évolue la prise de conscience des populations autochtones congolaises, toutes tribus confondues, chez les Nande singulièrement, le songe de l’ennemi ne s’accomplira jamais, tandis qu’énorme demeure le risque de voir un jour les prétentieux envahisseurs subir le légendaire sort de dégrisement.

 

La stupide stratégie de terroriser les Nande désarmés et les tuer au quotidien dans le but de les pousser à se désolidariser du reste du Kivu et ainsi courber l’échine sous le joug de l’occupant rwandais, n’a jamais marché et ne marchera jamais.

 

Le peuple Nande qui forme à lui tout seul, 80% de la population autochtone du Nord-Kivu, a toujours su résister aux assauts répétés de l’ennemi et payer le lourd tribut du conflit au Kivu.

D’un courage exceptionnel et digne d’un Peuple noble, il a toujours préféré le sacrifice suprême à la soumission.

                                                    

Il ne faut surtout pas oublier que l’esprit de résistance Mayi Mayi est né chez les Nande dès le début de la caravane de sang charriée par les pays voisins en 1996.

 

Ci-dessous, l’Alerte rouge pour une mobilisation générale.

 

 

Prosper NDUME PELE Nzogu

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FLASH… FLASH…

ALERTE ROUGE POUR UNE MOBILISATION GENERALE

LA BOUCLE BOUCLEE DE LA CHAINE DE L’HOLOCAUSTE DE CRIMES LES PLUS ODIEUX DE L’HUMANITE EN RD-CONGO

 

LA BALKANISATION : SORT ATTENDU, MERITE, CONFIRME ET IMMINENT EN RD-CONGO

      

AVEC SON ONZE GEOPOLITIQUE :

01 . UN PAYS IMMENSE, SCANDALEUSEMENT RICHE ET

  CONVOITE ;

02 . UN PEUPLE PAUVRE, DESINFORME, NAIF, AMNESIQUE MAIS  

  TRES ATTACHE A SA TERRE ET A SON UNITE ;

03 . UN LEADERSHIP IMPOSTEUR, PREDATEUR, SANGUINAIRE,  

  ILLEGITIME,  AU SERVICE DE L’ENNEMI ;

04 . UNE ARMEE TRAHIE, INFILTREE ET ATOMISEE ;

05 . UNE ELITE INCONSCIENTE, POLTRONNE DONT UNE CLASSE    

  POLITIQUE MEDIOCRE ET CORROMPUE ;

06 . UNE PRESSE MUSELEE, « COUPAGISTE », AFFAIRISTE,

  TIMOREE ET COMPLAISANTE ;

07 . UNE JEUNESSE SACRIFIEE ET DEBOUSSOLEE ;

08 . UNE COMMUNAUTE INTERNATIONALE OMNIPOTENTE,  

  IMPREVISIBLE, PILLARDE ET BALKANISATRICE ;

09 . DES ETATS VOISINS EXIGUS, PAUVRES, HAINEUX,  

  EXPANSIONNISTES, AU SERVICE DES RAPACES  

  MULTINATIONALES ;

10 . UNE HISTOIRE FALSIFIEE ;

11 . UN DIEU BON, JUSTE ET TOUT-PUISSANT.

 

Deux sources diplomatiques viennent de nous confirmer la préparation du dernier coup d’estocade contre la Rd-Congo et son Peuple. Les forces du mal s’y attèlent tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays.

En effet, à travers le retrait ordonnancé du M23 du territoire congolais,  la vaste dynamique d’agression contre la Rd-Congo avait besoin d’une nouvelle configuration politique et sécuritaire plus favorable à la conjonction des grandes manœuvres visant à boucler la boucle de la longue chaîne d’holocauste congolaise.

Le plan y afférent, selon nos sources, est conçu en 6 étapes suivantes :

·        Le pacte ayant conduit au décrochement des troupes du M23 du territoire congolais visait deux objectifs, à savoir injecter une bonne dose d’illusion dans les esprits des Congolais quant à la capacité de leur armée de gagner la guerre contre ce groupe armé redoutable et ainsi permettre à un commandant suprême de l’armée congolaise démasqué et souillé, de glaner quelque confiance auprès d’une population blasée, d’une part ; et assainir la zone opérationnelle par l’éloignement des groupes armés susceptibles de perturber la dernière marche vers la création de « la République des Grands Lacs », essentiellement les Fdlr, les rebelles ougandais de ADF/Nalu ainsi que les quelques résidus des vrais Mayi-Mayi, d’autre part.

·        Les pourparlers de Kampala et les Concertations nationales de Kinshasa devaient conduire le pays vers un rassemblement du plus grand nombre des forces politiques et sociales au sein d’un gouvernement ouvert, dans l’espoir de les embarquer dans le bateau du dernier virage du processus, en vue d’isoler, affaiblir les groupes d’opinion attachés à l’unité du pays et ainsi minimiser l’impact de  leur action dans la population.

·        Parallèlement, l’assassinat du colonel Mamadou et de son chauffeur, comme celui du général Bahuma, l’éloignement du général Olengha, les arrestations arbitraires, la frappe meurtrière sur les jeunes dits « kuluna », la restructuration de l’armée, la nomination et l’affectation des officiers supérieurs et généraux, le non-respect des engagements pris à Addis Abeba, Nairobi et Kinshasa dans les cadres de soi-disant recherche de paix et de cohésion nationale, la formation bientôt d’un gouvernement de combat final, les intimidations et l’acharnement qui se renforcent sur des personnalités politiques, humanitaires et religieuses réfractaires…, visent à créer un climat d’insécurité généralisée propre à étouffer toutes les velléités politiques, sociales et militaires capables de mobiliser les Congolais autour d’une résistance populaire face à un M23 qui, sous une nouvelle configuration, sera rejoint par les dizaines de milliers d’éléments infiltrés dans la police et l’armée. Le M23 sera soutenu par le Rwanda, l’Ouganda ainsi qu’indirectement, par les troupes onusiennes, lesquelles concentrent de plus en plus leurs troupes dans la zone opérationnelle de l’Est du pays.

·        La stratégique tension qui est créée autour de la révision constitutionnelle et/ou l’organisation d’un referendum en vue d’un troisième mandat de « Joseph Kabila » a également un double but, celui de détourner l’attention des Congolais au moment où l’ennemi s’organise avant de frapper, d’une part, et désenvelopper in fine les troubles qui serviront d’à-propos à l’envahissement des espaces bien ciblés par les forces d’occupation en attente, d’autre part.

·        L’agenda de préparer le terrain à l’exigence d’un referendum d’autodétermination des communautés étrangères –rwandaises- dites congolaises, n’est plus caché. Autant que, le moment venu, le soutien et l’accompagnement du processus par les mêmes commanditaires connus. Le rapatriement  des soi-disant réfugiés congolais qui s’effectue au Kivu en violation de toutes les procédures universellement admises, et ayant même servi de sauf-conduit pour les éléments de l’armée rwandaise venus en renfort au M23, fait partie des stratégies d’aménagement des espaces géographiques à cet effet.

·        Toutes ces conditions étant ainsi réunies, une nouvelle fausse rébellion surgira très bientôt de l’Est du pays pour occuper les surfaces convoitées. Des généraux d’origine rwandaise récemment nommés s’attèlent à la tâche devant conduire à la proclamation de la République des Grands Lacs après une parodie de referendum. Un coup d’Etat de palais sera organisé à Kinshasa pour maîtriser la contestation et en même temps, libérer, éloigner et sécuriser « Joseph Kabila ». Suivra enfin, la proclamation de la sécession dans d’autres provinces, principalement au Katanga et au Kasaï.

L’alerte ainsi résonnée, permet aux discernements nationaux et nationalistes de confirmer aujourd’hui, la même conformation qui a toujours été timidement comprise dans le conflit du siècle opposant la Rd-Congo et son Peuple, d’un côté, et de l’autre, le pays des mille collines derrière lequel se liguent des puissantes multinationales occidentales impliquées dans le commerce illégal des minerais du Kivu, plusieurs réseaux internationaux maffieux et surtout de grandes puissances occidentales, y compris, au-delà des apparences, les Etats-Unis d’Amérique.

C’est face à une telle menace suspendue sur la tête de la République et dont la phase finale se joue à l’instant, que nous invitons tous les Congolais sans exception, à intérioriser le fait qu’ils n’auront plus le droit de croiser les bras pour exposer leur lâcheté. Car, il ne leur sera pas permis de brandir leur surprise demain, face à ce qu’ils voient venir, toutes les zones d’ombre ayant cessé d’exister.

Préoccupé plutôt à gérer l’épée de Damoclès suspendue sur sa propre tête devant un avenir qui s’annonce très sombre, le richissime « Joseph Kabila » qui n’a ni envie ni intérêt à s’opposer à ses maîtres occidentaux en se représentant à la prochaine élection présidentielle, se sachant par ailleurs à découvert, impopulaire et donc, perdant à l’avance, est en train de mettre au point les dernières stratégies pour parachever sa mission avant 2016.                                                                                                                                  

Il a été suffisamment établi qu’autant aucun plan de paix avec et autour de « Joseph Kabila » n’a jamais abouti, autant aucun plan de sortie de crise ne saurait réussir avec et à base des fausses prémisses sur les hommes et sur les faits.

Et devant le double langage et les contradictions flagrantes de la communauté internationale, les Congolais sont censés réunir suffisamment de repères pour mieux entrevoir la destination du bateau d’abattage dans lequel la communauté internationale, par le Rwanda, l’Ouganda et « Joseph Kabila » interposés, tiennent à les embarquer comme du bétail.

Qu’on le veuille ou pas, la voie de la guerre populaire sera bientôt ouverte dès lors que, contre la volonté des Congolais, le pouvoir d’occupation déclenchera les hostilités.

Autant les guerres de cette nature exigent d’énormes sacrifices de la part d’un Peuple agressé et  tant meurtri, autant la Survie, la Paix et la Liberté en Rd-Congo demain, s’arracheront.

Mzee L. D. Kabila avait prédit : « La guerre sera longue et populaire ». Nous y sommes.

Longue, elle l’a été. Populaire, tout concourt à ce qu’elle le devienne très bientôt, les Congolaises et Congolais étant obligés de défendre la terre de leurs ancêtres par tous les moyens.

Par tous les moyens, en commençant par leur propre sang qui coule déjà abondamment depuis bientôt deux décennies. Comme cela s’est passé sous d’autres cieux, dans l’histoire de libération des Peuples.

Le Peuple burkinabé vient de nous administrer le dernier exemple.

Maintenant qu’en tous les cas, la Rd-Congo, dans sa lamentable posture du moment, ne peut plus compter sur son armée si détruite ; que les options diplomatiques et politiques ont échoué sur toute la ligne, ce qui a toujours été démontré par ailleurs, et que la guerre populaire se révèle comme la dernière issue de sortie de crise, le Peuple congolais s’assumera. Il se prendra en charge. Sûrement.

La population congolaise cessera d’être naïve et attentiste. La presse congolaise brisera toutes les chaînes de sa torpeur. L’élite, politique en particulier, réunie, elle, se rangera dans une cohésion plus objective et active pour oublier ses minables intérêts égoïstes au profit de la survive de la Nation menacée. Autant la jeunesse jouera son rôle de rectification et de réparation pour s’identifier réellement à l’avenir de demain.

Les Congolais ne continueront plus à se voiler honteusement la face. Il engagera très bientôt, un combat farouche et légitime contre tous les artisans de la balkanisation de la Rd-Congo en commençant par le cheval de Troie confortablement installé au sommet de l’Etat.

Car, pour mieux extirper ce « Mal » par lequel passent tous leurs malheurs, les Congolais l’attaqueront à la racine.

Et si, à travers les résidus de son armée, sa presse, son élite, sa classe politique et sa jeunesse, la Rd-Congo ne saura faire prévaloir son opiniâtreté et sa bravoure de répondre au défi de l’ennemi avec dignité, il y a lieu de parier que le morcellement du pays, qui commencera par le Kivu, avec toutes ses conséquences, sera effectif dans les mois à venir.

Peuple congolais, tenez-vous prêt.

Nous sommes un Peuple qui a toujours vaincu l’ennemi.

La victoire, c’est maintenant.

 

 

Prosper NDUME PELE Nzogu

 

Beni au bord de la «somalisation»

11 dec. 2014

 

Avec la présence sur le terrain, depuis plusieurs mois, des FARDC (Forces Armées de la République Démocratique du Congo), de la Monusco (Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la Stabilisation au Congo) et de la Brigade internationale d’Intervention, la ville de Beni et sa périphérie auraient dû se trouver à l’abri des coups tordus des forces négatives. Aussi, les massacres que l’on y enregistre presqu’au quotidien voici plus deux mois font craindre le risque de « somalisation » de ce territoire.

 

Chaque jour qui passe, les autorités congolaises et onusiennes jurent de mettre hors d’état de nuire les rebelles ougandais de l’ADF/Nalu ainsi que leurs complices civils et militaires mais paradoxalement, des innocents sont coupés à la machette au quotidien par une sorte de « commando invisible » qui frappe quand il veut et où il veut. Pour l’heure, les opérations « Sukola I et II » devant conduire à l’éradication totale et à bref délai de cette force négative paraissent comme des coups d’épée dans l’eau.

 

La ville de Beni et son hinterland ne sont plus que des sites cauchemardesques pour les populations civiles, tant personne n’est plus sûr de se réveiller vivant le lendemain. Pourquoi en est-on arrivé là ? Qu’est-ce qui fait que l’ADF-Nalu, sur le point d’être totalement anéanti en octobre 2013, avec la cuisante défaite du M23 devant les forces coalisées FARDC-Monusco, ait subitement retrouvé une capacité de nuisance, à la machette, plus inquiétante que celle d’une branche armée ?

 

Des observateurs avertis pensent que le  système national de défense ainsi que la territoriale souffrent d’un grave déficit d’animateurs réellement patriotes dans cette partie de la République. Lorsque l’on apprend que des rebelles ougandais opèrent avec des uniformes FARDC, qu’ils bénéficient de la complicité de certains civils et militaires congolais, qu’ils recevraient même de l’appui des résidus du M23, l’on ne peut que s’inquiéter du grave dysfonctionnement des structures légales de défense du territoire national et de protection de nos concitoyens du Nord-Kivu en général et du territoire de Beni en particulier.

 

Le décor pratiquement « somalien » planté dans cette contrée du pays suscite de nombreuses interrogations quant à la chaîne de commandement de l’armée nationale au Nord-Kivu, au travail des agents de renseignements civils et militaires, au comportement des responsables de la « grande » et « petite » territoriale, aux relations entre populations civiles et éléments des FARDC. L’on peut se demander par exemple si les alertes données régulièrement par les organisations de la Société civiles des villages, secteurs, territoires et villes du Nord-Kivu sont correctement exploitées par les autorités civiles et militaires tant provinciales que nationales.

 

Car, chaque fois qu’une infiltration du M23, de l’ADF-Nalu ou des armées ougandaise et rwandaise est constatée quelque part à l’Est du pays, les autochtones n’hésitent pas à alerter l’opinion tant nationale qu’internationale. L’on est souvent surpris d’entendre les FARDC ou la Monusco soutenir que la « situation est sous contrôle » ou qu’il s’agit « d’allégations à vérifier » avant que l’on assiste à la chute d’une localité entre des mains ennemies ou à des tueries massives d’innocents.

 

Lorsque l’on considère le nombre des militaires onusiens (environ 10.000) et congolais (plusieurs milliers) déployés au Nord-Kivu, l’on se demande comment les rebelles ougandais parviennent à semer massivement la mort dans les familles des autochtones. Au regard des moyens humains, militaires, logistiques, financiers mobilisés pour sécuriser la ville de Beni et sa périphérie, il y a de quoi perdre son latin face aux bilans macabres des massacres des civils qui ne s’arrêtent pas.

 

Il est temps, pense-t-on, que l’Etat congolais se réveille pour réorganiser son système d’alerte à l’insécurité à travers ses services de renseignements civils et militaires ainsi que celui de riposte face aux attaques répétées des ennemis visibles et invisibles de la paix. Sinon, le territoire de Beni va se muer en nouvelle « Somalie », ce qui pourrait donner des ailes à tous ceux qui cherchent à rendre le Nord-Kivu de nouveau ingouvernable, comme c’était le cas entre 1998 et 2003.  Kimp

 

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