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4 novembre 2013 1 04 /11 /novembre /2013 13:51

L’histoire du M23 a pris fin, doit-on s’attendre au M24 ?

By kerry2098 | October 28, 2013

Muana bitinda

«Presque toutes les positions du M23 ont été abandonnées hier», a déclaré Martin Kobler, Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations Unies en RD. Congo au Conseil de Sécurité par vidéo-conférence. «Cela marque quasiment la fin militaire du M23 », a-t-il soutenu. C’est donc après 4 jours d’intenses combats menés à l’arme lourde que les positions du M23 ont été récupérées, les unes après les autres, par les forces loyalistes. En série, les verrous ont tous sauté durant les opérations menées respectivement, dans le territoire de Rutshuru-centre ainsi que dans les localités de Kibumba, Kiwanja, Rumangabo et Bunagana dans la province du Nord-Kivu. Déjà, après 3 jours de combats, la créature rwandaise réclamait, le dimanche 27 septembre, la cessation des hostilités, sous peine de quitter les pourparlers de Kampala. «Je ne vois pas quelqu’un qui puisse se lever et nous dire où s’arrêter», a déclaré hier, à l’AFP, Alexandre Luba Ntambo, Vice-premier Ministre et Ministre congolais de la Défense qui, en plus, appelle à la reddition volontaire et au désarmement des rebelles. Car, à l’en croire, les Fardc ne reculeraient devant rien, pour défendre le territoire national. ‘‘Il n’y a pas de limite en ce qui concerne la défense des institutions et du territoire national’’, a-t-il martelé. Devant ce revers de la médaille, le Conseil de Sécurité de l’Onu s’est réuni en urgence ce lundi, en début de soirée, pour examiner la situation qui prévaut dans l’Est du territoire congolais. Sur le terrain des opérations, les FARDC ne montrent également aucune intention de s’arrêter en si bon chemin. Les éléments du M23, de leur côté, ne constituant plus un bloc compact pour résister à la puissance de feu des forces loyalistes, se sont dispersés. Pour se laver l’affront, certains des leurs leaders affirment s’être retirés sans engager des combats pour éviter des ‘‘bains de sang’’. Du coup, des chancelleries occidentales donnent de la voix, pour appeler à la retenue, au retour à la table de négociations. Seront-elles entendues ? Difficile de répondre à cette question, au regard des atrocités commises par le M23 avec, à la clé, la découverte des fosses communes. Que dire des violences sexuelles, de la souffrance endurée par la population de cette partie martyre du pays ?

Campant depuis avril 2012 dans les localités libérées, les troupes du M23 ont finalement été débusquées. Le Mouvement rebelle n’existe plus en tant que force militaire. Quoiqu’aucun bilan humain ne soit avancé jusqu’ici de deux côtés, certaines sources ont, du moins, annoncé la mort d’un Casque bleu tanzanien, lors des affrontements au troisième jour. Aussi, annoncent-elles la reddition volontaire de 90 éléments de cette force négative, juste après la marche des FARDC sur la localité de Rumangabo, aux environs de 11 heures du matin.

Pour réconforter les populations libérées, le gouverneur du Nord-Kivu, Julien Paluku avait, ensemble avec le Patron de la Monusco, effectué une descente à Rutshuru, pour confirmer le rétablissement de l’autorité de l’Etat. Au niveau de Rumangabo, bastion stratégique des rebelles, des populations affirment avoir vu des éléments du M23 partir en débandade à l’arrivée des FARDC. «Lorsque les forces loyalistes ont investi Rutshuru, j’ai vu des éléments du M23 partir en tirant quelques balles en l’air. Ils ont pratiquement abandonné des véhicules et quelques munitions», a témoigné un habitant de Rumangabo.

Le M23 affaibli

Visiblement, ça sent le début de la fin d’une épopée rebelle sombre en histoire. Depuis le mois d’avril 2012, cette rébellion née d’une mutinerie, après une réintégration des éléments du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP) dirigé par Laurent Nkunda, ce succédané avait nargué le gouvernement pendant plus d’une année et demi. Détenant un effectif allant jusqu’à plus de 4 mille hommes lors de la prise de Goma, cette rébellion disparaît avec moins de mille hommes, selon des sources militaires étrangères reprises par l’AFP.

C’est d’ailleurs ce qui a justifié son recrutement aveugle au point d’engager sous les armes, des enfants parfois âgés de moins de 15 ans. A en croire le dernier rapport publié, la semaine dernière par la Monusco, le M23 fait partie des groupes armés qui ont le plus recruté les enfants soldats au cours des derniers mois. En effet, presque mille cas de recrutement d’enfants dans l’Est dont le mouvement de Sultani Makenga et de Bertrand Bisimwa détient la part du lion. Face à cette situation, d’aucuns affirment que ce groupe armé était en panne de troupes. Et, que son effectif était sensiblement réduit. Cela a fait qu’il soit nettement affaibli.

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