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30 septembre 2013 1 30 /09 /septembre /2013 14:36

Kenya. Les non dits d’une attaque qui n’a surpris personne

Heartless
Jean-Paul Pougala
27 septembre 2013

Il est encore tôt pour tirer les leçons, de l'attaque du supermarché à Nairobi, mais nous pouvons nous poser certaines questions sans pour autant être des complotistes : Pourquoi maintenant ? Pourquoi depuis que le Kenya a mis le cap vers l'Est, vers Pekin et Moscou, tout lui arrive ?



Désormais les échanges entre le Kenya et un certain nombre de pays se feront en Yuan chinois et non plus en dollars américains. Le Kenya vient de découvrir sous son sol, l'un des plus grands gisements au monde d'eau douce. Cette eau tant convoitée par l'Europe. Au même moment, Dakar complète sa première semaine sans eau potable. On nous dit que l'usine de potabilisation située à 280 km construite en 2004 par une entreprise française avec une garantie de 30 ans a des problèmes de tuyau. A la place, on propose à ce pays traversé par 3 fleuves (Sénégal, Niger, Casamance) de s'endetter pour 50 milliards de Francs CFA pour désaliniser l'eau de l’Océan Atlantique. Si le Sénégal refuse, sommes-nous certains que leur ami d'aujourd'hui Macky Sall ne sera pas bientôt traduit au TPI pour des choses odieuses qu'il aurait commise lorsqu'il était encore dans le ventre de sa maman ?

Revenons au Kenya. On a d'abord eu l'incendie à l'aéroport, au moment où ce pays fait le virage pour profiter des investissements chinois pour passer du tourisme qui a apporté dans le pays tous les pédophiles et prédateurs sexuels d'occident, vers l'industrie, nous reporte 40 ans en arrière, au scénario des Brigades Rouges italiens, manipulés par une frange des services secrets italiens pour séquestrer et tuer le Premier Ministre Aldo Moro qui avait eu la mauvaise idée de vouloir faire un gouvernement d'Union Nationale avec les communistes tant décriés à Washington.
Il faudra attendre les années 90 avec l'effacement du parti dit de la Démocratie Chrétienne à cause de la corruption, pour que les langues se délient enfin et que des enquêtes parlementaires permettent de découvrir de la bouche du Président de la République Cossiga, à l'époque des faits, Ministre de l'Intérieur qu'avec les américains, ils avaient crée une brigade secrète dénommée GLADIO pour commettre l'impensable dans leur propre pays. Il fallait tout faire pour empêcher le rapprochement avec Moscou.

Aujourd'hui, à Moscou s'est ajouté Pekin. Ceux qui tentent en Afrique ont un instrument toujours prêt. Au Kenya, on a d'abord essayé le TPI et comme ça n'a pas marché, on est certainement passé au plan B.

La manipulation a continué avec des fausses informations publiée sur les journaux français comme LIBERATION du 24/09/2013 sur Israël qui aurait diriger les opérations à Nairobi pour libérer les otages tenus au supermarché. Ce qui est faux bien entendu. Comment le Kenya qui combat avec succès les Shebas en Somalie depuis 10 ans pouvait-il passer la prise d'Otage à Israël qui n'est pas présent avec eux en Somalie ? Mystère. Je vous conseille de retrouver le discours du président Kenyan surtout sur les remerciements. Vous allez tout comprendre.



Lorsqu'on voit des déclarations sur les télévisions française comme "C'est dans l'Air" sur France 5 de lundi 23/9/2013 où un pseudo expert de l'Afrique affirme que tous les chefs d'Etat africains sont gardés par Israël, et plus précisément le président camerounais Biya, on comprend vite le pourquoi de tout ce mensonge : La France et son prétendu exploit au Mali. On a critiqué à l'UA le fait que le président de la CEDEAO, Ouattara a préféré programmer une intervention africaine 1 an après afin de faire venir la France au Mali plutôt que les Ethiopiens et les Kenyans qui avaient 10 ans d'expérience avec les islamistes en Somalie.

Avec l'attaque de Nairobi, il fallait faire passer l'image de l'incapacité des africains à se prendre en charge afin de valider l'insistance du président français d'organiser une conférence à Paris sur la sécurité en Afrique.
Problème : tous ceux qui sont derrières ces manigances oublient que eux mêmes sont manipulés par une mafia au dessus d'eux, c'est la finance internationale qui n'a pas de visage. Hollande avait juré en campagne électorale de les combattre avant d'aller à Londres dire qu'il blaguait pour amadouer son peuple pour se faire élire et les rassurer que la France restera leur terre de conquête.
Dernier mensonge en date : L'intervention du Kenya et de l'Ethiopie pour rétablir un Etat de droit en Somalie serait financée par l'Europe et les USA. faux. Le contentieux entre les Occidentaux et les Africains sur ce dossier s'est très mal terminé, parce que les Africains ne veulent plus qu'une mission en Afrique soient commandée par les non-africains. Les Africains voulaient bien l'aide même militaire des européens en Somalie à une seule condition : qu'elle soit sous commandement africain. Les Européens et les américains ont refusé et depuis lors, les Africains affrontent seuls ce problème et avec beaucoup de succès.

Cette fable de l'aide occidentale pour la Somalie ressemble à celle racontée sur la pseudo aide américaine à l'armée égyptienne. Comment une armée peut acheter ses équipements dans un pays avec un plan de remboursement et on vient le faire passer chaque fois comme de l'aide ?

A quoi cela sert-il de clamer qu'on est "pays riche", "pays développé", si au final c'est une poignée d'hommes dans une banque qui place ses pions à tous les niveaux de la finance du pays. La médiocrité des politiciens issus du piège du suffrage universel a permis la création des Nations faibles à la merci des financiers. Demandez-vous comment un pays comme la France en seulement 5 ans de Sarkozy a connu 700 milliards d'Euros de dettes c'est à dire, une fois et demi les dettes cumulées de tous les 54 pays africains.

C'est parce que la tant vantée "démocratie" n'est qu'un système bien ordonné où on peut truander le peuple qu'on réduit à l'esclavage et ce dernier est même content, puisqu'on lui brandit tous les jours des images de répertoire des enfants dénutris de la guerre du Biafra qu'on fait passer pour l'Afrique aujourd'hui.
Avec cela, Obama était sur le point de suivre Hollande pour aller financer une guerre en Syrie, pour alimenter les Shebas et djihadiste syriens à aller mettre demain des bombes dans un centre commercial de Paris ou de New-York, alors que le 17/10, il doit réussir à convaincre le Congrès pour élever encore le plafond de la dette. L'ancien plafond voté l'année dernière ne suffit plus. Les USA continuent d'emprunter tous les jours de la Chine pour payer les gardes du corps de Obama, pour payer le repas qu'on lui sert tous les jours sur la table.

Regardez ce documentaire qui est passé hier soir sur Arte (voir le lien plus bas) et vous allez comprendre comment tout l'Occident de la démocratie avancée est tenue de main de maître par la mafia. Et si on insiste à mettre la démocratie en Chine, ce n'est certainement pas pour rendre ce pays plus puissant qu'il ne l'est aujourd'hui, mais juste pour que la même mafia puisse mettre la main aussi sur les richesses de ce pays.

L'Afrique doit trouver sa propre voie, afin d'éviter que les experts en démocratie nous installent durablement leur mafia financière.
S'ils y parviennent, nous en aurons encore pour des générations et générations de soumission et esclavage, exactement comme on le voit aujourd'hui en Grèce, en Italie ou en Espagne.

C'est l'économie qui commande la politique et non l'inverse et ne pas le comprendre, c'est continuer de vivre dans l'illusion d'une politique puissante, qui au fond n'est qu'un château de papier tant qu'il n'y a pas suffisamment de création de richesses. Sans richesses, tout pouvoir est voué à devenir subalterne à la"mafia démocratique" des puissances de l'argent en Occident. Le cas du Mali nous le prouve valablement.

A la conclusion de ce texte, nous n'avons toujours pas répondu à la question :
Pourquoi le Kenya ?
Le Kenya était le symbole de cette Afrique des animaux, sans les africains qu'une certaine littérature coloniale raciste du 19ème avait tant décrit. Regardez une télévision comme BBC, le Kenya n'existe que par rapport aux parcs animaliers et ses nombreux safaris. Le Kenya est là où on va chercher la vie sauvage, où on va chercher le sauvage. Pourquoi la Chine et la Russie ? Parce que ce sont les seuls à avoir le pactole en ce moment, lorsque les autres souffrent du surendettement.
Les dirigeants Kenyans se sont servis tout simplement des autres pays avant eux : la Thaïlande. Si la Thaïlande cesse d'être le bordel des occidentaux, c'est grâce aux capitaux surtout russes, mais aussi chinois dans le secteur de l'immobilier notamment. Aujourd'hui, on a 30.000 russes qui se sont installés en Thaïlande, c'est à dire la population aisée qui a délaissé la Cote d'Azur. La Thaïlande qui avait commencé avec la guerre de Corée et celle du Vietnam où les Marines américains avaient besoin de trouver un coin avec des filles faciles pour se défouler.
C'est comme cela qu'est né la destination touristique sexuelle de la Thaïlande qui avec l'arrivée du nouveau G2, ne veut plus de ces touristes dépravés qui créent plus de problèmes. Les bordels ferment les uns après les autres à Pataya remplacés par villas de rêves pour ces riches. Même un ministère spécial a été crée pour aller flatter ces nouveaux riches russes et chinois qui veulent amener leur familles en vacances, dans les hôtels ou dans leurs nombreuses résidences secondaires et ça marche. par exemple, nombreuses sont les usines chinoises qui offrent comme primes de productivité des voyages en Thailande.
Le Kenya est tout simplement en train de copier la Thaïlande, pour lancer son développement et ça ne plait pas à quelqu'un apparemment.
Mais pourquoi ?
Que vont perdre toutes les grandes chaînes occidentales d'hôtellerie qui s'y sucraient ?

Pour le savoir regardez la vidéo ci-dessous.
Vous en apprendrez du bluff des politiciens occidentaux et de ceux qui tirent les ficelles dans l'ombre.
Liens vidéo :
http://www.arte.tv/guide/fr/045773-...
http://vimeo.com/49904381

Source : Cameroonvoice
Chine - Eau - Françafrique - Médiamensonges

Kenya : les forces spéciales israéliennes interviennent à Nairobi

 

islamiste(676) - shebab(142) - Nairobi(64) - centre commercial Westgate(2)

 

22/09/2013 à 15:30 Par AFP

 Des soldats des forces spéciales kényanes à l’extérieur du centre commercial Westgate. © AFP

Des forces spéciales israéliennes ont pénétré dimanche dans le centre commercial de Nairobi Westgate pour tenter de mettre fin au siège du bâtiment et secourir les blessés et les otages retenus depuis samedi par un commando islamiste.

Des forces spéciales israéliennes ont pénétré dimanche dans le centre commercial de Nairobi Westgate pour tenter de mettre fin au siège du bâtiment et secourir les blessés et les otages retenus depuis samedi par un commando islamiste.

"Les Israéliens viennent d'entrer et ils secourent les otages et les blessés," a indiqué à l'AFP une source sécuritaire sous couvert d'anonymat. "C'est la raison pour laquelle des ambulances sont parties" vers le centre commercial, a précisé cette source, laissant entendre qu'il y aurait très vraisemblablement de nouvelles victimes.

Le "Westgate Mall" est réputé être en partie la propriété d'Israéliens. Interrogé par l'AFPà Jérusalem, le porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères, Paul Hirschson, n'a pas souhaité commenter. "Nous n'avons pas pour habitude de commenter une quelconque opération conjointe de sécurité qui pourrait ou non être en cours". A l'intérieur du centre commercial, la confrontation dure depuis 24 heures entre le commando islamiste et les forces kényanes.

L'attaque, qui a fait au moins 59 morts selon le gouvernement kényan, a débuté samedi après-midi, alors que le centre commercial était bondé de Kényans et d'expatriés venus faire leurs courses du week-end ou qui étaient attablés aux terrasses de cafés. Deux Françaises, une mère et sa fille, sont décédées, tout comme un célèbre poète et homme d'Etat ghanéen, Kofi Awoonor, 78 ans. Des Américains, très vraisemblablement des Britanniques et de nombreux autres Occidentaux -cibles privilégiés des assaillants- figurent parmi les blessés, estimés à 175, toujours selon les autorités kényanes.

Selon le ministre de l'Intérieur, 10 à 15 agresseurs étaient retranchés dimanche matin dans le centre commercial, cernés par les forces de sécurité et détenant un nombre indéterminé d'otages.

"Les assaillants tiraient dans le tas"

"Nous pensons qu'il y a des personnes innocentes dans le bâtiment, c'est pourquoi l'opération est délicate", a expliqué le ministre Joseph Ole Lenku, faisant par ailleurs état de 175 blessés. "Notre hôpital est complètement plein, nous avons été contraints d'envoyer des patients vers d'autres établissements", a indiqué, sous couvert d'anonymat, un médecin de l'hôpital M.P. Shah, proche du centre Westgate, et où tout le personnel en congé a été rappelé d'urgence.

Le commando islamiste a pénétré samedi en début d'après-midi dans le centre commercial, ouvrant le feu à l'arme automatique et à la grenade sur la foule d'un millier de clients et d'employés du centre. Jusque dans la soirée, alors que les affrontements se poursuivaient, clients apeurés et employés traumatisés, piégés dans le centre, ont continué d'en émerger par petits groupes, au fur et à mesure de la lente progression des forces de l'ordre. Blessés et cadavres ensanglantés ont été évacués par les services de secours.

Egalement épaulés par des membres en civil des services de sécurité des chancelleries occidentales, policiers et militaires kényans ont tenté prudemment de cerner les assaillants dans un labyrinthe de boutiques en tout genre où il est aisé de se cacher ou de se retrancher. Il s'agit de l'attentat le plus meurtrier à Nairobi depuis une attaque-suicide d'al-Qaïda en août 1998 contre l'ambassade américaine, qui avait fait plus de 200 morts.

L'attaque du Westgate a été revendiqué dans la soirée par les shebab somaliens, liés à Al-Qaïda, qui l'ont présentée comme une opération de représailles à l'intervention des troupes kényanes en Somalie, lancée fin 2011.

Une employée du centre commercial, Zipporah Wanjiru, qui a réchappé à l'attaque en se cachant sous une table avec des collègues, était en état de choc. Les agresseurs "tiraient dans le tas, c'était comme un film de voir les gens sous des pluies de balles comme ça," a-t-elle raconté en larmes. "Je servais des clients quand ces hommes sont arrivés," a renchéri un autre employé, Titus Alede. "Ils ne voulaient pas d'argent, ils tiraient sur les gens sans rien demander. Je me souviens qu'ils ont dit +vous avez tué notre peuple en Somalie, c'est à votre tour de payer+".

Une cible idéale et facile

Ouvert en 2007, le Westgate compte des restaurants, des cafés, des banques, un grand supermarché et un cinéma multiplexe qui attirent des milliers de personnes chaque jour.
Dans une capitale connue comme le "hub" de l'Afrique de l'Est, où vivent de nombreux expatriés rayonnant dans toute la région, l'endroit était régulièrement cité par les sociétés de sécurité comme une cible possible de groupes liés à Al-Qaïda - tels les insurgés shebab.

Et la configuration des lieux - vaste terrasse donnant sur la rue, multiples entrées, parkings aérien et souterrain- se prêtait de fait particulièrement à une attaque.

Washington a dénoncé un acte "ignoble". La présidence française a dénoncé ce "lâche attentat", également condamné unanimement par les quinze pays membres du Conseil de sécurité de l'ONU. "Le Kenya ne se laissera pas intimider par le terrorisme", a réagi dans la nuit le président kényan Uhuru Kenyatta, qui a précisé avoir "personnellement perdu des membres de sa famille" dans le drame.

"Ce que les Kényans voient à Westgate, c'est de la justice punitive pour les crimes commis par leurs soldats" en Somalie "contre les musulmans", ont eux écrit les shebab sur leur compte Twitter. "Le message que nous envoyons au gouvernement et à la population kényane est et sera toujours le même: retirez toutes vos forces de notre pays", ont-il ajouté, avant que leur compte ne soit suspendu dans la nuit.

L'armée kényane était entrée en Somalie en 2011 et se maintient depuis dans le sud du pays, dans le cadre d'une force africaine soutenant le gouvernement somalien qui a infligé de nombreuses défaites aux islamistes.

"Seuls les infidèles ont été tués", ont prétendu les shebab, affirmant que leurs "moujahidines" avaient épargné les musulmans présents sur place en les "escortant" hors du centre.

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