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17 octobre 2011 1 17 /10 /octobre /2011 10:35
Ils vont nous faire la guerre
 
Notre attachement au Congo (RD) comme à une terre-mère est menacée d’être punie sévèrement. Les informations dont nous disposons font allusion à une guerre imminente. La mise sur pied d’un grand mouvement de solidarité congolaise est une urgence. Maintenant.
 
La résistance des populations Congolaises face aux desseins néocolonialistes et impérialistes constitue une écharde dans la chair des « cosmocrates » et de leurs « nègres de services ».  Ces derniers éprouvent beaucoup de difficultés à tromper nos populations pour répondre aux attentes de « leurs maîtres ».
Voici comment ils procèdent : « Ils touchent l’argent des multinationales. Ils leur garantissent des marchés juteux. Après, ils organisent des  conférences de presse chez nous pour convaincre nos populations qu’ils ont des projets de société et des programmes de gouvernement pouvant les aider à bénéficier de la justice sociale sans parler des mécanismes de contrôle pouvant, demain, garantir à nos populations que les promesses faites ont été réalisées. »
Face à l’incrédulité de nos populations et à leurs exigences de la gestion du Congo par des Congolais(es) nationalistes et responsables, « les nègres de service » sont aux abois. Ils multiplient la création des plateformes et les conférences de presse. Ils multiplient les voyages à travers le monde et tiennent des discours séparatistes. Ils instrumentalisent la tribu et l’ethnie pour donner une certaine consistance à leur propagande esclavagiste.
Malheureusement, cette propagande faite au nom de la démocratie a du mal à convertir les cœurs et les esprits d’une bonne majorité de nos compatriotes. « Les maîtres » de ces « nègres de service » ont compris cela. Ils se préparent à nous faire la guerre. Ils veulent, à travers cette guerre, affirmer leur instinct de domination. Ils vont faire cette guerre avec la complicité de certains d’entre nous.
Dans leur façon de procéder, il y a un terrible paradoxe. « Les maîtres » de ces « nègres de service » disposés à nous livrer la guerre sont ceux que leurs populations, au Nord, ont vomis.
A travers les manifestations « des indignés » de ce week-end du 15 octobre 2011, 99% des populations occidentaux et asiatiques disent que le 1% de leurs gouvernants, « petites mains » du capital financier, ne les représente pas. Ils exigent la justice sociale, plus de démocratie c’est-à-dire une gestion politique de la cité à laquelle les citoyen(ne)s prennent une part active et demandent des comptes à leurs gouvernants en permanence. Prenant conscience de la disparition du clivage entre la gauche et la droite dans l’asservissement des idéologies politiques par les oligarchies d’argent, « les indignés » du Nord exigent un changement en profondeur du système « capitalo-parlementariste ».
Curieusement – et c’est là le paradoxe-, « ces maîtres de nos nègres de service honnis au Nord » sont ceux qui les commandent et leur disent de nous inviter à comprendre qu’avec « la social-démocratie » et/ou « le libéralisme social » avec un Etat non-interventionniste, les choses vont mieux aller chez nous.  Ils estiment que ces idéologies de pacotille  qui ont  échoué chez eux (à cause du triomphe de leur cupidité) vont réaliser le bonheur de nos populations si elles sont portées par « leurs nègres de service ».  Nous en sommes là. « Leurs nègres de service » exposent leurs idéologies de pacotille. Certains de nos journalistes les recopient et en font « les unes » de leurs journaux sous les titres du genre : « Elections 2011 : les libéraux contre les nationalistes ». Et  pourtant, il n’en est pas question.  Les enjeux des probables élections de 2011 ne se résument pas à la confrontation entre « les libéraux » et « les nationalistes ». Ces élections, si elles ont lieu, livreront un peuple épris de paix, de justice et de bonheur collectif partagé entre les mains « des nègres »  majoritairement au service des intérêts des prédateurs occidentaux dont les économies ont fait faillite.
Ces prédateurs ont compris que nos populations ne sont pas disposées à jouer leur jeu. D’où leur décision de nous faire la guerre ou plutôt d’accentuer les effets de la guerre de prédation qu’ils nous livrent depuis 1996 (et même avant) avec la complicité de certains d’entre nous. (Au moment opportun, nous citerons les noms. A n’importe quel prix. « Les nègres de service » qui nous connaissent savent que nous savons tout ce qu’ils font.)
 
Que faut-il faire ? Avant qu’il ne soit trop tard, il est urgent de dépasser les clivages entre les partis politiques soucieux d’un autre avenir pour le Congo. Nous avons besoin, maintenant, d’un grand mouvement de solidarité congolaise. Demain, il risque d’être tard.  Les différentes associations de la société civile et les différents partis politiques soucieux d’un bonheur collectif partagé dans un Congo respectueux de ses frontières héritées de la colonisation ont le devoir de constituer un grand réseau de solidarité capable de résister à l’accentuation des effets de la guerre de prédation faite à notre pays et d’aider nos populations à se protéger de la mort. Il y a urgence. Agissons. « Muntu udi ufwa mwambila ! » Un Congolais, une Congolaise averti(e) en vaut quatre.
 
J.-P. Mbelu

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