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22 novembre 2014 6 22 /11 /novembre /2014 09:56

ETUDIANTS DE LA RDC, DEBARRASSONS-NOUS

DE JOSEPH KABILA

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Je m’appelle Malabuna Angosi. Mon nom est authentique mais, codé, pour des raisons de sécurité de mes parents.

Personnellement, je n’ai peur de rien. Je suis prêt à mourir, s’il le faut, pour que le peuple KCongolais retrouve sa dignité et ses droits de peuple libre et souverain.

Je suis étudiant à l’Université Nationale du KCongo, Campus de Kinshasa. (J’écris Kongo avec K et C pour satisfaire la préférence de chacun).

MES RAISONS

Depuis ma naissance, j’ai beaucoup appris de mes parents qui sont tous les deux intellectuels patriotes. Né à Kinshasa le 30 juin 1994, j’ai d’abord appris que mon père est originaire de Bandundu, tandis que ma mère est du Kivu. Chez nous, en famille, nous parlons le Kikongo, le Lingala et le Swahili. Le Français est utilisé uniquement quand nous recevons des étrangers qui ne parlent aucune de nos langues KCongolaises.      Tous mes deux parents sont nés et grandis à Bukavu, de père et   mère originaires de Bandundu et du Kivu, également.  

Selon leur récit, les KCongolais d’avant l’indépendance n’attachaient aucune importance à leur région d’origine ni à leurs tribus. Ils se considéraient tous frères et sœurs des mêmes ancêtres. A leur temps, les KCongolais pouvaient vivre et travailler dans n’importe quel coin du grand KCongo; se marier entre eux dans le respect de leurs traditions mutuelles, sans le moindre problème.

       Bien que n’étant pas riches, mes deux parents affirment que le KCongo était un pays ou il faisait tellement bien vivre que personne ne songeait d’aller ailleurs.

Mes parents m’ont également appris que tous les KCongolais, même non-instruits, étaient conscients que les Belges nous traitaient comme des animaux et nous appelaient des « macaques ». Mais tout le monde savait qu'un jour viendrait ou nous serions de nouveau maitres de nous-mêmes, comme l’étaient nos ancêtres.

Ce jour est arrivéé le 30 juin 1960. Des leaders Congolais murs et conscients de leurs droits, ont décidé de mettre fin à la colonisation belge.

QU’EST-CE QUE JE CONNAIS DE LA RDC?

Selon mes deux parents, l’indépendance du KCongo avait suscité beaucoup d’espoirs non seulement pour les KCongolais, mais pour toute l’Afrique, à cause des richesses énormes de notre sol et sous-sol, et aussi, à cause de la vision de celui qui a incarné le mouvement de libération de notre peuple, à savoir, Patrice Lumumba.

Malheureusement, je n’ai pas appris grand-chose de la RDC pendant mes études secondaires ou universitaires. On m’a appris comment employer les principes scientifiques dans le domaine de la profession que je suis appelé à exercer, mais très peu de ce qu’est la RDC, notre pays, notre peuple, nos valeurs et traditions, notre constitution, notre système économique et politique. Et encore moins des structures et fonctionnement des services de l’administration, du parlement, du sénat, de la police,  de l’armée, de la justice, de l’immigration. Bref,  de l’histoire de notre peuple.

LUMUMBA N’AVAIT QUE 35 ANS !!!

C’est grâce à mes deux parents que j’ai appris à connaitre, à apprécier et à aimer Lumumba et Kasavubu, les deux leaders principaux de notre indépendance ainsi que les ancêtres comme Kimpa Vita et Simon Kimbangu qui les ont précédés.

Grace à quelques livres que mes parents m’ont recommandés, j’ai appris que Lumumba avait seulement 35 ans au moment ou il est devenu premier ministre. Il n’avait meme pas un diplôme universitaire ! Et pourtant, il a fait trembler les Belges et le monde occidental par la force de sa personnalité et de ses idées ! Ces soi-disant puissances du monde ont du recourir à l’assassinat plutôt qu'à leur intelligence pour réduire Lumumba au silence.

LE ROLE DES JEUNES KCONGOLAIS

A travers leur vie, mes parents sont des gens ordinaires. Ils se débrouillent tant bien que mal à élever leurs enfants et à prendre soin des autres membres de leurs familles étendues.

Mais dans leur jeunesse, d’après le récit qu'ils nous ont rapporté, mes parents avaient des grands rêves. Mon père, par exemple, avait été parmi les étudiants de l’université Lovanium qui ont protesté contre l’assassinat de Lumumba à la place de la Révolution du Campus de Kinshasa, le 17 janvier 1969. Plusieurs de ses collègues étudiants ont été tués par le régime de Mobutu tandis que d’autres ont fui le pays.

En 1980, il était encore parmi les étudiants de l’Unaza qui ont secoué le régime de Mobutu par un mouvement de protestation qui a résonné à travers le monde. Bien plus d’étudiants ont été tués, emprisonnés et forcés de quitter le pays de leurs ancêtres.

Mes parents regrettent qu'il n’y a jamais eu de monument  à la mémoire des sacrifices de ces étudiants comme d’ailleurs à celle de milliers d’autres KCongolais et KCongolaises qui ont succombé au nom de l’amour et de la dignité du peuple KCongolais sous la colonisation et sous les regimes de dictaure de Mobutu ou celle que nous subissons maintenant, sous Joseph Kabila Kabange.

 TOUT JEUNE INTELLECTUEL A UN ROLE A JOUER

J’ai appris aussi de chacun de mes parents que tout jeune intellectuel KCongolais,  garçon ou fille, quelque soit son âge,  a un rôle à jouer dans la transformation des conditions de vie de notre peuple.

Ceux d’avant l’indépendance nous ont libérés de la colonisation.

Ceux qui ont vécu sous la dictature de Mobutu ont affaibli son régime et facilité la tenue de la Conférence Nationale Souveraine (CNS) qui aurait pu déboucher à la naissance d’une démocratie authentiquement congolaise n’eut ete le sabotage de l’AFDL.

Cette conférence nationale souveraine, dont personne ne parle maintenant, aurait, de l’avis de mes parents, marqué le départ du KCongo dont nous rêvons tous aujourd’hui. Il faut esperer que ceux qui vivront apres la liberation contre nos envahisseurs rwandais se souviendront de cette experience et en tireront les lecons.

C’EST MAINTENANT MON TOUR ET LE VOTRE

Jeunes KCongolais du Campus de Kinshasa et de partout à travers notre pays, c’est maintenant notre tour. Nous, les jeunes intellectuels.

Nos ainés n’etaient pas parfaits. Certains d’entre eux ont trahi. Mais ils ont libéré le joyau légué par nos ancêtres.

Ce joyau est maintenant entre les mains d’un Rwandais qui s’enrichit au prix des massacres de millions de nos frères et sœurs depuis plus de 10 ans.

Nous en sommes tous conscients et nous nous en plaignons matin et soir, au lieu de nous organiser et défier le régime Rwandais, comme nos ainés ont défié les Belges et la dictature de Mobutu.

Pour ma part, j’ai pris la résolution de travailler avec ceux qui veulent démontrer à Joseph Kabila Kabange que nous avons l’obligation de rétablir la dignité et les droits de notre peuple.

        Ceux qui veulent accomplir cette mission avec moi doivent agir intelligemment,  dans le silence, mais sans peur.     Allez à vos classes comme toujours, mais observez les signes du jour, ouvrez les yeux et les oreilles, à l’heure du lever et du coucher du soleil.

Le premier ordre est : la discipline. Soyez sérieux et organisé dans tout ce que vous faites. Démontrez à tous que vous êtes des responsables et non des enfants.

Le deuxième ordre est : ne nous battons plus comme des animaux pour avoir une place dans une salle de réunion, à bord d’un bus ou pour obtenir une copie de syllabus.

Levez-vous à temps pour ne pas être encombré. Soyez galant avec nos sœurs étudiantes.

Le troisième ordre est: prenez le temps de bien étudier pour passer un examen au lieu de vendre votre corps et votre dignité pour quelques points gratuits de plus. C’est par cette façon que les Rwandais vous initient à la corruption morale et spirituelle.

Le quatrième ordre est: cessez de crier en parlant entre vous. Vous risquez de ne pas entendre un mot chuchoté à votre oreille ou de voir un geste important adressé dans votre direction.

Le cinquième ordre est: si vous croyez que quelqu’un ou quelqu’une vous a soufflé un mot ou fait un geste. Trouvez un moment discret et aller seul, vérifier si vous l’avez compris. Et quand la confirmation est faite, préparez-vous à être présent au rendez-vous à l’heure indiquée.

 Le retard peut avoir des conséquences fatales pour vous-même comme pour d’autres.

Communiquez ce message à tout jeune de votre âge que vous connaissez et soyez prêt et vigilant pour agir efficacement.

Nos ancêtres ont pu survivre contre l’esclavage des blancs grâce  à leur habilite à communiquer par des signes secrets. Apprenez à écouter et à observer même vos professeurs. Parmi eux, il y a des ennemis mortels et des fils devoués de notre peuple. Nous devons savoir les sélectonner pour appliquer une sanction appropriée.

 

A mes parents : si vous appreniez que que j’ai été arreté et tué, ne le regrettez pas du tout. Je l’ai choisi librement, en ame et conscience, sans peur, comme vous m’avez initié.

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