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12 septembre 2011 1 12 /09 /septembre /2011 13:05

Les « 13 » candidats à la présidentielle

Elections 2011 : 

 

Par Freddy Monsa Iyaka Duku

 

 

 

 

En 2006, ils étaient 33 candidats à concourir pour la présidentielle. En 2011, ils sont, jusqu’à preuve du contraire, « 13 » candidats à avoir déposé leurs candidatures pour l’élection présidentielle. Un nombre qui pourrait être revu à la baisse après traitement des dossiers.

Le score de 2006 n’a pas été battu comme on le pressentait. A la date du 11 septembre 2011, date de la clôture du dépôt de candidatures pour les élections présidentielle et législatives, l’on a enregistré, en ce qui concerne exclusivement la présidentielle, 12 candidats. S’ils sont retenus, ils seront, prophétie oblige, les «12 apôtres » de la présidentielle 2011. Ce nombre pourrait être porté à 13 si jamais la candidature de Josué Mukendi, non autrement identifié, un indépendant, se confirmait.

Et pourtant, à la même époque, en 2006, l’ex - CEI avait enregistré 33 candidatures. Comment expliquer cette fois que la moisson ne soit pas du tout abondante ?

Plusieurs causes sont à la base de cette situation. La première résulte de ce fait que de nombreux partis politiques ont tiré certaines leçons des élections de 2006, en évaluant tous les paramètres qui interviennent dans tout le processus électoral. Plutôt que de viser haut, certains ont préféré se montrer réalistes en revoyant leurs ambitions à la baisse. Ils ont opté pour les législatives, les provinciales ou les locales.

La deuxième cause serait due à la caution à payer. Quelques candidats estiment que ce montant est exorbitant, USD 50.000 (cinquante mille dollars), surtout qu’il n’est pas du tout remboursable. Pour eux, l’on a placé la barre plus haut pour privilégier les «fortunés» et exclure les moins nantis. Raison ou pas, les critères visent souvent à rendre rigoureuse la sélection pour démontrer que la politique a aussi ses exigences.

La troisième explication porte sur la stratégie et la tactique électorales des partis politiques ainsi que des plates-formes. Ils se sont engagés à réunir plus de chances possibles, en imposant une certaine discipline pour ne pas éparpiller des voix. Etant donné que les élections sont à un seul tour, il est prudent et sage de s’appuyer sur des candidats potentiels. Ceux qui sont susceptibles de soulever des foules et d’apporter au parti ou à la plate-forme des voix nécessaires pour remporter les élections.

La dernière cause découle du fait que certaines personnalités se rendent de plus en plus compte que l’on ne peut pas seulement servir son pays en étant candidat à la présidentielle, ou aux législatives. Il y a de la place dans d’autres institutions de la République où l’on se sentirait à l’aise, quitte à demeurer dans le sérail. L’on peut également rendre d’immenses services à son pays, en restant dans un autre secteur de la vie nationale où l’on peut s’exprimer avec beaucoup de compétences au regard de son expertise.

Candidats de la Majorité….prétendants de l’Opposition

Si l’on s’appuie sur le paysage politique des élections de 2006, il est une chose qu’il faut retenir : il n’y a pas de candidat unique tant du côté de la majorité que de celui de l’Opposition.

En effet, si jusque-là le candidat Joseph Kabila Kabange demeure le grand favori de la majorité et de l’élection présidentielle, d’autres candidats de ce bloc ont tenu également à exprimer leurs ambitions.

On citera en premier lieu François-Joseph Mobutu Nzanga de l’UDEMO. Certes, ancien partenaire dans l’AMP (Alliance de la Majorité présidentielle) devenue Majorité présidentielle, MP, Mobutu Nzanga n’a jamais déclaré officiellement qu’il avait quitté cette plate-forme pour l’Opposition. Mais ce qui est vrai, l’UDEMO, son parti, n’était plus en odeur de sainteté avec l’ex-AMP qu’il a même été révoqué du gouvernement pour absentéisme. Il est aujourd’hui remplacé à ce poste par Koyagialo, ancien secrétaire exécutif de l’AMP, mais originaire comme lui de la province de l’Equateur et du Nord-Ubangi.

En second lieu, il est important de souligner la candidature de Antipas Mbusa Nyamwisi, président national du RCD-KML. En 2006, il s’était effacé au profit de la candidature de Joseph Kabila Kabange. Ce qui ne sera certainement pas le cas cette fois, à moins qu’il se désiste en dernière minute.

Apparemment, l’on peut se permettre de relever que la majorité dispose de trois candidatures à la présidentielle.

En ce qui concerne l’Opposition, on a fait monter les enchères avec une multitude de candidats. Il s’agit de’Etienne Tshisekedi wa Mulumba, UDPS, Léon Kengo wa Dondo,UFC, Vital Kamerhe, UNC, Adam Bombole, MLC , Oscar Kashala, UREC, Mme Nkoy Mafuta, MLC. A côté d’eux, l’on serait complet de citer Jean Andeka Djamba de l’ANCC, et Ismaël Kitenge du MRC – PTF.

Autant de prétendants qui vont rendre la tâche difficile à l’Opposition. Les favoris sont Etienne Tshisekedi, Léon Kengo wa Dondo et Vital Kamerhe. Mais les deux derniers continuent toujours à croire qu’il est possible de parvenir à un accord au sein de l’Opposition. Comme pour dire que d’ici le 28 novembre, toute surprise agréable n’est pas à écarter.

L’on ne peut minimiser des candidats de la carrure politique d’Adam Bombole. Bien que du MLC et chef du groupe parlementaire de ce parti à l’Assemblée nationale, il a préféré se porter candidat indépendant à l’élection présidentielle 2011. Un autre candidat du MLC, disons candidate, il s’agit de Mme Nkoy Mafuta, ancien vice-gouverneur de la ville de Kinshasa. Deux candidatures qui embarrassent le MLC au sein de l’Opposition.

Quant à Dr Oscar Kashala, 5ème au terme des élections 2006, il a été présenté par l’Union pour la Nation, UN. Le revoilà de nouveau candidat à l’élection présidentielle 2011.

Enfin, la candidature de Josué Mukendi. Il est candidat indépendant. Ce qui porte à 13 candidats le nombre de candidats à l’élection présidentielle 2011.

Calculs politiques

Derrière ce paysage politique, il y a d’abord une expression démocratique. On ne peut restreindre la liberté d’actions des uns et des autres. Que chacun s’exprime.

Mais il y a aussi ce calcul politique qui domine tout processus électoral. Certes, l’on concourt pour la présidentielle. Mais aussi pour la Primature. Force est de rappeler les « 2 réalités » des élections 2011 : un président avec « sa » majorité parlementaire ou un président « sans » majorité parlementaire.

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