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25 juillet 2014 5 25 /07 /juillet /2014 13:01

‘’Conserver le pouvoir par les urnes comme en 2006 et en 2011’’. Une propagande pour les amnésiques faite par Minaku

 Ces tueurs tutsi comb-copie-2

« Ils nous dominent plus par l’ignorance que par la force. » S. BOLIVAR

 

Depuis l’assassinat de Lumumba, il n’y a pas eu de pouvoir  véritablement gagné et conservé par les urnes en RDC. Non. Il n’y a pas de pouvoir gagné et conservé par les urnes dans un pays colonisé et sous occupation. Les propos de Minaku relèvent d’une propagande destinée aux plus amnésiques s’entre nous.  Il y a une grande différence entre ‘’avoir un gouvernement’’ et ‘’avoir le pouvoir’’.

 

Les dernières déclarations  d’Aubin Minaku sont à la fois claires et  interpellantes. Elles prétendent que depuis 2006, la MP (Majorité Présidentielle)  a le pouvoir en RDC. Et que ce pouvoir, elle l’a eu par les urnes.  Analysons. ‘’Avoir un gouvernement’’ et ‘’avoir le pouvoir’’, c’est différent. François Mitterrand l’a fait savoir à sa femme Danielle Mitterrand au mois de Mai 1981.  Ce Président Français (élu au suffrage universel)  a confié à sa femme que le pouvoir appartenait aux IFI, ‘’bras économico-financiers’’ du  néolibéralisme. Et  Danielle Mitterrand apprit de son époux « que d’être le gouvernement, être le président, ne sert pas à grand-chose dans ces sociétés sujettes, soumises au capitalisme. [1]» Pendant quatorze ans, cette dame avoue avoir fait l’expérience de la domination du  néolibéralisme  par ses ‘’fondés de pouvoir’’ interposés en France.

La RDC, une colonie pro-occidentale, financée par la Banque mondiale et le FMI ne fait pas exception à cette règle. Elle a mis en pratique économiquement, depuis ‘’la guerre de l’AFDL’’,   l’Initiative des Pays Pauvres Très Endettés, une version revue et non-corrigée  des programmes d’ajustement structurels, promotrice de l’austérité imposée aux peuples congolais et hostile à leurs droits sociaux, économiques et culturels. N’eussent  été leur ouverture au néolibéralisme et sa renonciation au développement autocentré,  ‘’plusieurs nouveaux prédateurs’’  faisant office  ‘’ de petites mains des fondés de pouvoir’’ du capitalisme du désastre ne seraient pas ‘’aux affaires’’ jusqu’à ce jour. Ils ne sont donc pas là pour avoir eu le pouvoir par les urnes en 2006 et en 2011. Non.

Sur ce point, Colette Braeckman nous aide à rompre avec une certaine amnésie collective quand elle traite du ‘’moteur de la guerre’’ de prédation et de basse intensité à laquelle l’AFDL a participé et qui a ‘’mangé’’ Laurent-Désiré Kabila.  Faisant allusion à la disgrâce dont  Mzee a été victime, elle note ceci : « S’il était à ce point urgent de détrôner Kabila, dictateur certes, mais guère plus que d’autres (Museveni et Kagame), n’est-ce pas parce qu’il avait eu l’audace de prétendre déconnecter le Congo des circuits dominants qui mènent le Sud vers le Nord ? Parce qu’il avait tenté d’aller à contre-courant ? Ne serait-ce pas parce que d’autres pays d’Afrique, suivant l’exemple du Congo, auraient pu être tentés de réduire leur dépendance par rapport au reste du monde ? [2]» Elle ajoute : « Rappelons que les projets fondés sur l’idée de ‘’renaissance africaine’’  ont pour ambition de mieux intégrer le continent aux circuits économiques mondiaux, et le Congo est un maillon essentiel à la réussite de cette ambition. Dans cette perspective, il apparaît que l’objectif à long terme de la guerre menée au Congo fut de remettre le pays sur cette trajectoire-là, de mieux l’intégrer à l’économie mondialisée.[3] » C’est-à-dire au ‘’capitalisme du désastre’’ ;  en utilisant la violence  orchestrée par les chiens de garde de l’élite dominante anglo-saxonne. Forts de cet objectif à long terme, ‘’les fondés de pouvoir’’ du néolibéralisme ont financé la mascarade électorale de 2006. Plusieurs d’entre eux n’ont pas eu froid aux yeux pour clamer sur les toits que ces élections étaient celles de ‘’la communauté occidentale’’. Celle-ci a dû composer avec le régime répressif de Kinshasa pour créer son ‘’roi’’, Joseph Kabila, présenté comme ‘’l’espoir du Congo’’ à travers certaines télévisions du monde. Un rapport de la FIDH de 2009 intitulé ‘’La République Démocratique du Congo. La dérive autoritaire du régime’’ et auquel plusieurs activistes de droits de l’homme congolais ont pris part témoigne de cette répression.  Et un livre, suffisamment bien documenté sur cette mascarade électorale de 2006, a apporté, à la documentation des patriotes congolais, des preuves de l’implication de l’Europe (de l’Occdent) dans les crimes et la censure imposés  à la RDC au nom de ‘’la démocratie et de la liberté’’[4]. Pouvait-il en être autrement dans une colonie pro-occidentale ? Pas du tout. Les derniers documents déclassifiés US[5] nous ont aidé à comprendre  la prise en otage de cet espace de l’Afrique centrale par ‘’l’empire global’’ bien avant les années 1960 et la question de la crise de légitimité et de souveraineté qu’elle pose.

Aussi, les élections bidons de 2011 n’ont-elles été que la poursuite du processus vicié et vicieux de  2006. Un bel article écrit là-dessus est plus qu’éloquent.  Dans cet article, intitulé ‘’Il est minuit moins une à Kinshasa’’ écrit le 07 décembre 2011, Arnault Zajtman[6] montre comment l’intervention de la communauté occidentale dans le processus électoral congolais a replongé le pays dans une crise semblable à celle ayant suivi l’assassinat de Lumumba.

Quand, après tout le faux débat suscité par ‘’la révision constitutionnelle’’, Minaku, fort de sa tournée dans certains pays occidentaux, soutient qu’ils vont conserver le pouvoir comme ils l’ont fait par les urnes en 2006 et en 2011, il ment. Ces mascarades électorales, pièges à con, ont été gagnées en marge des urnes.  Pour preuve, un petit témoignage. Nous nous souvenons de cet acteur politique occidental nous ayant confié bien avant les élections de 2006 : « Pour nous, c’est Kabila ou Ruberwa ou rien. » Et à la question de savoir s’il ne se moquait pas notre peuple en faisant ce choix au préalable, il avait répondu : « Votre peuple, c’est quoi. »

Un parcours de l’interview qu’Aubin Minaku a donné dernièrement à Colette Braeckman[7] va à peu près dans le même sens : le mépris des cris des populations violées, torturées, meurtries, clochardisées (par les nouveaux prédateurs et les vieux dinosaures) et pouvant bientôt être appelées à se prononcer  sur une constitution qu’il n’a presque pas lue dans leur immense majorité ; l’analphabétisme aidant ! Aubin Minaku, recourant à la fausse approche du Congo comme ‘’pays post-conflit’’ suggère que si ‘’son autorité morale’’ n’est plus aux affaires, le pays va connaître ‘’l’inanition’’.  Pourtant, ce n’est pas elle qui est ‘’la véritable reine du Congo’’ ; elle n’est qu’une marionnette.

Il y a dans les propos de Minaku une grave falsification de l’histoire réelle du pays, une propagande de mauvais goût faite pour son chef de ‘’raïs’’ et une approche mensongère des élections  bidons de 2006 et de 2011.

Que faut-il  faire ? Nous sommes avertis que le processus de 2006 à 2011 pourra être reconduit avec  son lot de violence, de corruption, de fraudes et autres tricheries avec le soutien de certains ‘’parrains extérieurs’’. Connaître et maîtriser l’histoire de ce processus pourrait nous éviter l’amnésie et la reproduction des erreurs du passé. En discuter et en tirer des leçons dans des fronts de résistance et mouvements unifiants pour des actions fondées sur une autre lecture de l’histoire collective, sur de bonnes informations, sur des faits cachés sous les apparences d’un pouvoir os assumé par des ‘’négriers des temps modernes’’ en RDC. Minaku nous a avertis…Oyo azali na matoyi…Ayoka. Ce ne sont que de petites propositions discutables. ..

 

Mbelu Babanya Kabudi

 


[1] H. CALVO OSPINA, Danielle Mitterrand : ‘’La  démocratie n’existe ni aux USA, ni en France. Extrait d’un entretien avec Danielle Mitterrand, Présidente de ‘’France Libertés’’, dans Le Grand Soir, 22 novembre 2011.

[2] C. BRAECKMAN, Les nouveaux prédateurs. Politiques des puissances en Afrique centrale, Paris, Fayard, 2003, p. 187.

[3] Ibidem.

[4] Lire C. ONANA, Europe, crimes et censure au Congo. Les documents qui accusent, Paris, Duboiris, 2012.

[5] http://www.congoindependant.com/article.php?articleid=9106

[6]http://www.lalibre.be/debats/opinions/il-est-moins-une-a-kinshasa-51b8e0b5e4b0de6db9c48067

[7] http://blog.lesoir.be/colette-braeckman/2014/07/21/aubin-minaku-eviter-les-passions-post-electorales/

 

 

 

Aubin Minaku précise : « Nous allons tout faire pour conserver le pouvoir par la voie des urnes comme on l’a fait en 2006 et en 2011 »

 

Publié le 21 juillet 2014

 

Écrit par Pitshou Mulumba


 

 

Alors que l’agitation gagne certains camps

 

La Majorité présidentielle a rompu le silence en s’exprimant sur les grandes questions d’actualité. C’est son secrétaire général et président de l’Assemblée nationale, Aubin Minaku, qui s’est lancé dans la bataille. Contrairement à tout ce qui a été dit auparavant, la MP n’a pas abandonné son projet de revoir certaines dispositions de la Constitution.

 

C’est une sortie médiatique fracassante du secrétaire général de la Majorité présidentielle et président de l’Assemblée nationale en ce qui concerne les principales questions d’actualité, notamment la révision constitutionnelle et les élections.

 

Face à un parterre de journalistes dans une émission spécialisée enregistrée jeudi 17 juillet dans la salle des Banquets au Palais du peuple, Aubin Minaku a étripé la question de la révision constitutionnelle. Pour le speaker de la Chambre du Parlement, il est opportun de parler sans tabou de toutes les questions majeures sur le plan politique. Aussi a-t-il fait face d’une part, aux questions qui rentrent dans ses prérogatives de président de l’Assemblée nationale, et d’autre part, à des questions purement politiques, auxquelles il a donné de façon claire le point de vue de la Majorité présidentielle (MP).

 

D’entrée de jeu, le secrétaire général de la plate-forme présidentielle déclare : « L’heure a sonné afin que la MP s’exprime et sorte ses stratégies étant donné qu’autant l’Opposition a le droit de s’organiser pour prendre le pouvoir, autant dans un régime démocratique, la Majorité doit suffisamment s’organiser pour conserver le pouvoir et nous, nous tenons à conserver le pouvoir bien évidemment selon le standard international de toute démocratie…».

 

S’agissant des critiques sur l’éventualité de la révision constitutionnelle, Aubin Minaku se prononce sans ambages en ces termes : « Autant l’Opposition a le droit constitutionnel de pouvoir s’organiser pour bénéficier de l’organisation d’une alternance… Autant la Majorité dans toute démocratie doit s’organiser pour demeurer. Parce que la Majorité estime que le projet de société qui est sien, c’est le meilleur pour la révolution de la modernité destinée à amener la République démocratique du Congo au stade d’un Etat émergent ».

 

Pour appuyer son argumentaire, citant l’ex-président américain Abraham Lincoln, le secrétaire général de la MP reprend la définition de la démocratie : « La démocratie, certains disent que c’est le pouvoir du peuple par le peuple et pour le peuple. D’autres, poursuit-il, disent dans le même registre que la démocratie, c’est la capacité dont dispose chaque peuple à s’autodéterminer sur le plan politique, économique, culturel, social et que sais-je…  Nous allons respecter tout ce que nous ferons, tout acte conforme à la ligne tracée par la majorité, par l’Autorité morale Joseph Kabila, par le bureau politique, le sera en conformité avec la Constitution. Mais en même temps, tel est notre point de vue, le détenteur du pouvoir souverain c’est le peuple. Et donc, pour toute question majeure aujourd’hui, demain ou après demain, nécessitant une modification des lois de la République, nécessitant une révision de la Constitution, nous les soumettrons à la sanction soit du Congrès, l’article 218 de la Constitution prévoit cette voie, soit du peuple par référendum. Donc, c’est clair, nous tenons à conserver le pouvoir et nous allons tout faire pour conserver le pouvoir par la voie des urnes comme on l’a fait en 2006 et en 2011. Nous allons respecter la Constitution du 1er au dernier article. Ce respect signifie notamment le respect de sa procédure de révision ».

 

Ainsi en réplique aux partisans de « Ne touche pas à ma Constitution », Aubin Minaku précise : « C’est un discours qui viole la Constitution parce que la Constitution elle-même dit vous pouvez me toucher mais en respectant l’article 218. Mais pourquoi manipuler la population en disant : « Ne touche pas à ma Constitution » ?  Personne ne peut se prévaloir avoir le peuple contre les autres. Nous devons savoir conjuguer la démocratie avec l’impérieuse nécessité de sauvegarder l’intégrité territoriale et l’unité nationale ».

 

Réplique à la Cenco

 

En plus de la pression de la communauté internationale avec en tête les Etats-Unis d’Amérique, la Majorité se trouve-t-elle coincée par la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) qui s’oppose, elle aussi, à la révision constitutionnelle. Aubin Minaku rétorque : « …si la Cenco estime qu’on ne peut pas réviser la Constitution, il est clair que c’est une attitude contraire à l’esprit et la lettre de la Constitution. Puisque toute Constitution est révisable. Le détenteur du pouvoir souverain, je l’ai dit plus d’une fois, c’est le peuple. Vous vous souviendrez que tout juste après l’approbation de la Constitution actuelle par le peuple congolais à la suite du référendum, l’Eglise catholique s’était réunie et avait estimé que cette Constitution portait plusieurs incohérences qu’il fallait corriger. Et aujourd’hui, nous avons des raisons de nous poser la question : ces incohérences-là se sont-elles transformées en cohérences ?»

 

A la question de savoir avec quel candidat la Majorité entend-elle conserver le pouvoir, Aubin Minaku estime que ce débat est encore inopportun. « Le président Joseph Kabila a été réélu en 2011. Il est en plein mandat en train de se battre pour trouver les moyens, les dispatcher correctement et aider le peuple congolais à aller de l’avant, notamment à travers ce que nous avons vécu il y a quelques heures, le parc agricole de Bukanga Lonzo, au-delà de ce parc dans la province du Kwango, il s’est décidé à étendre les parcs sur toute l’étendue de la République. Il est en train d’exercer son mandat. Il n’a même pas encore consommé 60% de son mandat. Et donc, pour nous la Majorité, ce n’est pas le moment de commencer à poser des questions sur le futur candidat. Autant que cela ne se fait pas ailleurs. Pourquoi on ne demande pas le futur candidat président du Sénat, le futur candidat président de l’Assemblée nationale, les futurs candidats gouverneurs », a-t-il expliqué.

 

Pour le secrétaire général de la MP, le respect de la Constitution ne se limite pas seulement aux dispositions de l’article 220 mais également à celles de l’article 218 qui éclairent sur les initiatives de la révision constitutionnelle.

 

S’agissant des questions relatives à la Commission électorale nationale indépendante (CENI) et les élections, le président de l’Assemblée nationale rassure que la non-tenue de la session extraordinaire par les deux Chambres du Parlement n’aura pas d’incidence négative sur le calendrier électoral dès lors les lois, notamment celle des élections municipales et urbaines seront adoptées au mois de septembre en session ordinaire.

 

Par ailleurs, le président de l’Assemblée nationale souligne l’indépendance de la CENI en ces termes : « Personne n’a le pouvoir de corriger ou de sanctionner le calendrier proposé par la CENI. La CENI a le devoir de nous consulter et il le fait si bien. Donc, les hypothèses et calendrier avancés par la CENI n’attendent pas une sanction de l’Assemblée nationale ».

 

Minaku relance le débat sur la révision constitutionnelle

Publié le lundi 21 juillet 2014

 

 

Après des critiques acerbes formulées par les forces sociales et politiques de l’opposition, la CENCO, la communauté internationale via ses envoyés spéciaux, sur les tentatives de la Majorité de réviser la Constitution pour conserver le pouvoir, le président de l’Assemblée nationale, dans sa casquette de Secrétaire de la Majorité Présidentielle, est finalement sorti de sa réserve, au lendemain de son retour au pays, après son périple au Canada.

 

Face à la presse, dans une émission enregistrée le jeudi 17 juillet 2014, Aubin Minaku a déclaré que sa famille politique soumettra toute modification constitutionnelle soit à la sanction du Congrès (Sénat et Assemblée Nationale), en se basant sur l’article 218 de la Constitution, soit à celle du peuple par référendum.

 

Pour Aubin Minaku, autant l’Opposition a le droit constitutionnel de pouvoir s’organiser pour prendre le pouvoir, autant la Majorité, dans un régime démocratique, doit suffisamment s’organiser pour conserver le pouvoir. « Nous tenons à conserver le pouvoir bien évidemment selon le standard international de toute démocratie », a-t-il souligné. Répliquant aux forces politiques hostiles à la révision constitutionnelle dans une campagne dénommée « Ne touche pas à ma Constitution », le Secrétaire général de la Majorité Présidentielle estime que c’est une campagne qui viole la Constitution, dans la mesure où la même Constitution stipule, à l’article 218, qu’elle peut être révisée.

 

Il a affirmé que personne ne peut se prévaloir avoir le peuple contre les autres, car la démocratie doit être conjuguée avec l’impérieuse nécessité de sauvegarder l’unité nationale et l’intégrité territoriale.  Le speaker de l’Assemblée Nationale a réaffirmé la ferme détermination de sa famille politique de mettre tout en oeuvre pour conserver le pouvoir par la voie des urnes, comme en 2006 et 2011, en respectant la Constitution, du premier au dernier article. «Ce respect signifie notamment le respect de sa procédure de révision », a précisé ce haut cadre de la Majorité Présidentielle.

 

Réagissant à la dernière déclaration des Evêques, qui s’opposent à la révision constitutionnelle, Minaku a jugé cette attitude de la CENCO contraire à l’esprit et à la lettre de la Constitution, étant donné que toute constitution est révisable. Il a souligné, au passage, qu’en démocratie, le détenteur du pouvoir souverain, c’est le peuple. Le président de l’Assemblée nationale a rappelé qu’après la révision de la Constitution actuelle par le peuple congolais par voie référendaire, l’église catholique s’était réunie et avait estimé que cette Constitution portait des incohérences qu’il fallait corriger. « Aujourd’hui, ces incohérences sont- elles transformés » en cohérence? », S’est-il interrogé.

 

Abordant la question relative aux manœuvres de la Majorité Présidentielle de maintenir Joseph Kabila au-delà de 2016, Minaku a déclaré qu’un tel débat est inopportun, étant donné que réélu pour un mandat de 5 ans en 2011, pour améliorer les conditions de vie de sa population, il concrétise à ce jour cette mission à travers le parc de Bukanga-Lonzo. Il a souligné que le chef de l’Etat n’a pas encore consommé 60% de son mandat pour que sa famille politique commence à poser la question de son futur candidat à la présidentielle de 2016.

 

Concernant le calendrier électoral publié par La CENI, le Secrétaire Général de la Majorité Présidentielle a réaffirmer l’indépendance de cette institution d’appui à la démocratie, en martelant qu’une éventuelle session extraordinaire de deux chambres du Parlement n’aurait aucune incidence sur le calendrier électoral.

ERIC WEMBA

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