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18 octobre 2013 5 18 /10 /octobre /2013 11:34

Affaire Congo-Angola (Vidéo): L’ambassadeur de l’Angola au Congo pris par les questions des journalistes,en plus de son interview de démenti

Par LOKOLE YA MBOKA • 17 octobre 2013

Suite à l’information diffusée par Radio France Internationale, selon laquelle des militaires angolais auraient envahi la partie sud du Congo-Brazzaville, l’ambassadeur angolais en poste au Congo, Fernando Pédro Mavunza, s’est entretenu le 17 octobre avec le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Basile Ikouébé. Au sortir de l’audience, il a répondu aux questions des journalistes :

Les Dépêches de Brazzaville : Vous venez d’avoir un entretien avec le ministre des Affaires étrangères. Pouvez-vous nous faire connaître l’objet de votre entretien ?

Fernando Pédro Mavunza : Vous savez qu’il y a toujours des rencontres entre le Congo et l’Angola, et que les deux pays entretiennent de très bonnes relations qui se renforcent dans le cadre de l’intégration régionale. Voilà l’objet principal de ma visite au ministre Basile Ikouébé.

LDB : Depuis ce matin, les médias étrangers ne cessent de diffuser l’information faisant état de militaires angolais qui seraient en train de conduire une opération dans la partie Sud du Congo. Qu’en pensez-vous ?

F.P.M. : Qui vous a livré cette information ? Vous savez que les médias savent aussi préfabriquer des annonces. Comment ont-ils su qu’il y a des incursions à la frontière ? Pouvez-vous m’expliquer cela ?

LDB : Selon la même source, non seulement les militaires angolais auraient pris en otage le commandant Loubaki et ses quarante-six hommes, mais ils se seraient déployés avec leurs engins blindés dans les localités de Kimongo, Pangui, Iloupaga, Yanza et Ngandambinda.

F.P.M. : C’est faux. À une frontière il y a toujours eu des frictions soit avec des populations, soit avec des services chargés de surveiller les frontières.

LDB : justement, à propos des frictions aux frontières dont vous venez de parler, peut-on savoir ce qui s’est réellement passé le 16 septembre à la frontière entre l’Angola et le Congo ?

F.P.M. : Je n’en sais rien car je suis ici à Brazzaville. J’ai été informé de cette situation mais je ne suis pas sur place.

LDB : Comment avez-vous été informé ?

F.P.M. : Nous sommes également à la recherche de cette information, car aucun média de mon pays n’a diffusé de telles informations. Allez plutôt poser la question à Radio France Internationale.

http://emiradamo.com/2013/10/17/affaire-congo-angola-video-lambassadeur-de-langola-au-congo-prise-par-les-questions-des-journalistesen-plus-de-son-interview-de-dementi/

 

 

DOS SANTOS IMPOSERA SA LOI A SASSOU NGUESSO . Par Rigobert Ossebi

Publié le 17/10/2013 par minguabiango

Le cocktail explosif (Pointe Noire-Rwandais-FLEC) concocté par Denis Sassou NGuesso, sur le fond de ses mauvaises relations avec le pouvoir angolais, vient de lui exploser à la figure…. Cela fait également des années que le président angolais, Edouardo Dos Santos, refuse de le rencontrer.

Les apprentis sorciers ne sont pas toujours les seuls à commettre des erreurs. Parfois les grands maîtres, en sorcellerie ou pas, en font aussi.

Tous les peuples aspirent à la paix. Certains chefs ont fait de la guerre le socle de leur pouvoir, mais il est bien connu que « Qui vit par l’épée périra par l’épée » (Ei qui gladio vixerint, gladio occident). Denis Sassou NGuesso, maintenant, doit craindre plus que jamais ce destin funeste.

« F.L.E.C./POSITION MILITAIRE »

Certains, du « F.L.E.C./position militaire », affirment que l’intrusion d’un bataillon de l’armée angolaise dans la zone de Kimongo remonte déjà à une semaine et que l’ingrat autocrate de l’Alima a d’abord recherché une solution discrète et amicale avec Dos Santos, son bienfaiteur de 1997.

Toujours selon eux, « le F.L.E.C./position militaire » ne peut pas s’aventurer sur le territoire congolais et ne pouvait donc pas donner un motif de poursuite aux forces angolaises. Depuis l’affaire togolaise en 2010, le « F.L.E.C/position militaire » a changé de stratégie, par manque de moyens (leurs financiers français mécontents avaient alors opposé leur veto).

Pointe Noire trop voisine de Cabinda

Après 20 années d’une très sanglante guerre civile, l’Angola, trèsriche et toujours amie du Congo qui avait permis son indépendance, avec force de moyens et d’investissements, ne pense qu’à tourner cette page. La paix est un élément fondamental de progrès et d’attraction pour les partenaires étrangers dont le développement de l’Angola a besoin pour s’imposer, avec ses 2 millions de barils/jour de pétrole (auxquels la province de Cabinda contribue pour moitié) et sa croissance annuelle de près de 10%. L’Angola avance à grand pas dans toutes les directions, jusqu’à investir des milliards de dollars chez son ancienne puissance coloniale, le Portugal, en quasi faillite. Le PIB du pays lusophone est dix fois plus élevé que celui de la République du Congo. Il en est de même pour sa puissance militaire.

Le risque de contamination en Afrique est toujours grand. Aujourd’hui, le Président Dos Santos ne peut apprendre, sans inquiétude, que son homologue congolais est dans une stratégie de conservation du pouvoir qui pourrait le pousser à « mettre le feu » à Pointe Noire. Au-delà des ressentiments qu’Edouardo Dos Santo a pu accumuler à l’encontre de l’ingrat Sassou NGuesso, l’arrivée de près de 1000 combattants Rwandais, génocidaires-patentés cantonnés au camp militaire de Makola non loin de Pointe Noire et de Cabinda, ne pouvait que l’irriter au plus haut point.

Pointe Noire « en feu » livrée aux Rwandais et aux Cobras (même si les biens dissimulés ou pas des NGuesso et de leurs amis seraient épargnés), cela en aucun cas Edouardo Dos Santos ne pourrait l’accepter ! Le risque de contagion au Cabinda serait trop grand ! Après l’exploitation du Coltran dans l’Est-RDC, « l’éponge de pétrole » du Cabinda pourrait aussi exciter l’appétit des Rwandais-génocidaires en recherchant à collaborer, d’une manière ou d’une autre, avec le F.L.E.C..

L’incursion, le 15 octobre dernier, de l’armée angolaise à Kimongo et villages alentours avec la capture des 47 militaires, est un signal « on ne peut plus fort » qu’une limite a été franchie par Denis Sassou-NGuesso.

Il faut absolument noter que la presse angolaise est restée muette sur le sujet et tout particulièrement « Agence Angola Presse ». Preuve que la diplomatie de la canonnière choisie par Luanda se veut discrète et suffisamment impressionnante pour obliger Denis Sassou NGuesso à faire marche arrière.

Le moment est particulièrement bien choisi car Dos Santos peut profiter de l’affaiblissement et du discrédit international de Sassou Nguesso. Lors de l’intronisation officielle d’IBK à Bamako, il y a peu, nombreux ont été les Chefs d’Etats qui s’étaient plaints auprès de François Hollande de l’interventionnisme malsain de leur homologue congolais dans les affaires du Continent. L’Angola pouvait alors agir d’autant plus facilement que tous accueilleraient favorablement un « recadrage » du très orgueilleux et très comploteur président congolais.

Denis Sassou NGuesso est quasiment échec et mât ! Cela explique le silence officiel actuel. La Pravda de Brazzaville n’a pas écrit une ligne à ce sujet. Le dictateur n’a pas dénoncé cette incursion-invasion auprès de l’Union Africaine. Pourquoi ? Ni à l’ONU non plus. Pourquoi ? Il en est réduit à manger son chapeau pendant que les proches se défilent un à un….

Généraux de Sassou

Le Congo avec ses généraux d’opérettes déguisés en militaires de Bokassa, n’a pas d’autre possibilité que de capituler. Les Cobras ne sont forts qu’avec les vieillards et les fillettes. Le retrait des Rwandais de la zone donnerait un fort signal à la contestation ponténégrine qui ne manquera pas de prendre le contrôle à court terme de la ville.

Aussi, Sassou NGuesso est aujourd’hui complètement nu ! L’illusion de son pouvoir fort est complètement submergée par l’incompétence et la nullité de tous et de ses proches principalement. Ses soutiens vont le lâcher. Il n’aura d’autre choix qu’à se soumettre à la loi angolaise.

Quelle sera-t-elle ?

Dos Santos ne veut pas que la région retombe dans les conflits et que le développement économique de son pays soit entravé par l’instabilité et par des combats peut être même à l’intérieur de ses frontières ou au moins de celles de sa province de Cabinda.

Le Président angolais va donc veiller à ce que son homologue congolais règle au plus vite les problèmes de son pays « démocratiquement ». Un forum avec l’opposition, des Etat Généraux ? C’est par la discussion que la crise congolaise devra être réglée avant qu’elle n’explose, également donc, au détriment de l’Angola voisin.

Ce ne serait aussi pas par hasard que la date du 15 octobre, date anniversaire de 1997, aura été choisie pour l’incursion angolaise…

Dos Santos envoie ainsi à son ancien ami un message clair : « Je t’ai fait ! Je peux te défaire ! »

Nous serions alors tentés de crier fort, très fort : « Vive l’amitié angolo-congolaise ! »

Par Rigobert OSSEBI

Diffusé le 17 octobre 2013 , par www.congo-liberty.com

Des soldats angolais pénètrent au Congo-Brazzaville, via le Cabinda

INCURSION DE L’ARMÉE ANGOLAISE A KIMONGO AVEC ENLÈVEMENT DE 47 MILITAIRES CONGOLAIS.

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