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12 mai 2017 5 12 /05 /mai /2017 09:14

Usurpation de la nationalite Congolaise par les terroristes tutsis 2eme partie 1/2

 

Suivez  la premiere partie sur:

 

http://kongolibre.over-blog.com/2017/05/usurpation-de-la-nationalite-congolaise-par-les-terrorists-tutsis.html

Azarias RUBERWA : Un dangereux criminel tutsi-rwandais, ideologue de la solution finale contre le peuple congolais, comme firent les Nazis contre le peuple juif. Pour lui. Il faut exterminer tout le peuple bantou de la RDC. Lisez ce document d’un grand journaliste congolais, M. KWEBE KIMPELE, qui met au défi toutes les prétentions mensongères des Tutsis-rwandais et autres Congolais ignares à qui on a mis dans la bouche le faux concept de « Tutsi Congolais ». Il repond ainsi aux mensonges ehontes de l’usurpateur-menteur-tueur-tutsi-rwandais AZARIAS RUBERWA, un revisionniste qui pretend que des masses tutsies peuplaient le Congo depuis le 17 e siecle.  C’est une vraie leçon d’histoire.II. Objet :  « Les Bantous Congolais face au défi des Tutsis rwandais » par Kwebe Kimpele

 

II. Objet : « Les Bantous Congolais face au défi des Tutsis rwandais » par Kwebe Kimpele

Mon cher Kabongo Kabengu,

  1. ignorance ou par mauvaise foi, à moins que cela ne relève d'un défaut de maîtrise de la sémantique, vous confondez généreusement les mots peuple, identité nationale et appartenance ethnique. Il s'agit pourtant des vocables recouvrant des sens si différents que l'auteur de la moindre confusion entre eux court le risque de se voir traiter de tous les noms d'oiseaux de Kimbilangundu et de Semendwa (il s'agit des noms de deux localités situées en province de Bandundu au Congo).

Partant de prémisses aussi corrompues et polluées, il est normal que vous pataugiez dans un marécage de questions sans importance, d'argumentaires qui prêtent à hurler de rire et de déductions grossières.

Mais avant de démolir votre construction intellectuelle dont le matériau semble avoir été ramassé sur une déchetterie, laissez-moi d'abord de vous calotter (verbalement) sur votre conception du passé, sur le rôle qu'il est censé jouer ou ne pas jouer dans le présent et sur l'usage qu'il convient ou pas de lui réserver.

Mon cher Monsieur, il est évident et indiscutable que le présent dépend du passé et que l'avenir est conditionné par le présent. C'est une chaîne sans fin dont il convient de ne pas négliger le moindre maillon au risque de voir l'ensemble se disloquer.

Pour les Congolais dépourvus de mémoire collective, leur passé c'est-à-dire leur histoire a été piégée. Leurs connaissances historiques sont tellement erronées, leur savoir sur les événements qui se sont déroulés au cours des années, des décennies et des siècles antérieurs sont si fragmentaires, si dispersés et si falsifiés qu'ils ont fini par perdre les repères du présent. Il est donc de la plus extrême urgence pour eux de requalifier leur histoire, de l'interpréter selon une grille de compréhension qui leur est propre et de la réécrire selon une rationalité, un schéma mental et même une émotivité spécifiques aux Bantous.

Ce faisant, ils doivent réclamer le droit à l'erreur et ne pas avoir peur de se tromper. Quoi qu'il en soit, c'est leur passé, c'est leur histoire. Depuis trop longtemps, les Bantous congolais ont commis l'aberration de laisser à d'autres peuples le soin de proposer une grille de lecture de leur passé. Du coup, ils ont compromis, et pour longtemps, la maîtrise de leur présent ainsi que, forcément, leur destin futur.

Et d'abord, lorsque vous parlez du passé, jusqu'à quand remontez-vous ? Vous avez l'embarras du choix: 1997 ou 1965 ? 1960 ou 1908 ? 1885 ou 1879 ? 1876 ou le 15e siècle ? Il serait même possible de plonger jusqu'à l’Égypte des pharaons et, croyez-moi, de remonter aussi jusqu'à la civilisation de l'Atlantide, il y a plus de 100.000 ans. Toutes ces dates marquent des événements qui, n'en déplaise à votre opinion, pèsent encore dans le cours actuel du destin du Congo et de la destinée des Congolais.

Je ne vous ferai cependant pas l'insulte de vous en fournir la signification classique, conventionnelle et totalement fausse proposée par tous les livres d'histoire ainsi que par la chronique de l'actualité.

Prenez garde, mon cher Monsieur, lorsque vous évaluez de manière discrétionnaire, inconsidérée et négligeable la place tenue par le passé du Congo et l'histoire des Congolais dans les tragédies qui les frappent aujourd'hui. Pour avoir égaré le sens de leur histoire, les Bantous congolais sont condamnés aujourd'hui à répéter les mêmes erreurs. Dès lors, ils risquent d'être immolés sur l'autel de leur amnésie.

Pouvez-vous m'accorder la licence de daigner affirmer que la nationalité congolaise date d'il y a 128 ans seulement c'est-à-dire, du 26 février 1885, jour de l'octroi de la reconnaissance internationale à quelque 850 traités de cession de souveraineté exhibés à la clôture de la conférence de Berlin, devant 14 émissaires de puissances coloniales européennes (plus un envoyé spécial américain en la personne du général Stanford, ambassadeur des USA en Belgique) par le baron de Lambermont, délégué du roi Léopold II?

Mais avant le 26 février 1885, qui étions-nous ? Et cette identité a-t-elle survécu jusqu'à ce jour ? Je suis obligé de commettre l'affront de répondre à cette double question dont les réponses sont censées être connues même des cancrelats, des moustiques et de tous les insectes volants et rampants en République démocratique du Congo: avant la conférence de Berlin qui se clôtura le 26 février 1885 et qui marqua non seulement la naissance de l'EIC, État indépendant du Congo, ancêtre de la République démocratique du Congo d'aujourd'hui mais aussi de la nationalité congolaise, nous étions les membres d'une quinzaine de royaumes, d'empires et de quelques centaines d'organisations traditionnelles installés dans le bassin de l'immense cours d'eau qui s'appelle aujourd'hui fleuve Congo, dont les sujets s'identifiaient par leur appartenance ethnique et s'appelaient bashi, nande, bahunde, barega, bateke, bayaka, ngbandi, ngbaka, lokele, topoke, bapende, bambun, basalampasu, bayansi, karund, nianga, tembo, bembe, kaniok, luba, bena mpuka, bakwa kalonji, musingombe, ntandu, muyombe, baboa, bantandu, bakusu, bambala, bangole, basonge, basongo, etc.; j'en oublie et des meilleures.

  1. possède un document de plus de 25 pages contenant la nomenclature de ces ethnies. Parmi elles, certaines sont totalement inconnues de la plupart des Congolais, y compris au ministère de l'intérieur. Il est tragique que leur antériorité par rapport à la nationalité congolaise n'ait jamais retenu l'attention des hommes politiques congolais ni prêté à conséquence dans leur esprit.

Au sujet du terme ethnie, il s'agit en réalité de peuple, dans la pleine acception de la définition qu'en donne l'ONU à savoir, une communauté de femmes et d'hommes, possédant la conscience d'appartenance à un même entité dotée de tous les droits et libertés reconnus aux êtres humains, régis par à une même organisation politique, obéissant aux mêmes lois et traditions, partageant la même langue, les mêmes coutumes, la même culture, le même espace géographique, communiant à une même vision des rapports humains, organisés de manière à assurer la défense de leurs terres, même au prix de leurs vies.

D'ailleurs, il fallut 3 ans de rudes combats au Gallois Henri Morton Stanley pour confisquer leurs terres et venir à bout des armées des royaumes ainsi que des empires qui s'opposèrent par les armes à son entreprise de conquête militaire commencée en octobre 1876 et achevée en août 1879. Notez qu'au passage, je décrypte le sens des événements liés aux dates mentionnées dans les paragraphes précédents.

L'ensemble des peuples composant toutes ces ethnies, au nombre de quelque 850, forment l'immense communauté des Bantous installés dans les limites des frontières de l’État dénommé aujourd'hui République démocratique du Congo. Je me permets ici de vous renvoyer au révérend Père Placide Tempels, auteur d'un livre magistral intitulé "La philosophie bantou" paru dans les années 1955, pour rafraichir votre mémoire, au cas où vous auriez oublié le système des pensées et surtout des valeurs qui guident les actes des Bantous.

Je sais que les Tutsis font de l'urticaire et sont frappés d'effroi lorsqu'ils entendent citer le mot bantou ou muntu. Tant pis pour eux. Ils devront s'y faire car, à force de haïr les Bantous, de les mépriser, de nier leur identité spécifique, de les exterminer, de violer leurs femmes et de les mutiler, ils ont juste réussi à réveiller leur conscience; tant et si bien que désormais, le mouvement du réveil des Bantous congolais, gagnant en puissance et en intensité, va bientôt tout balayer sur son passage. Dorénavant, plus rien ne peut arrêter cette vague montante et les Tutsis doivent s'attendre, tout au long des années, des décennies et des siècles à venir, à une reddition perpétuelle des comptes pour les crimes commis par eux en République démocratique du Congo.

  1. avoir confisqué les terres des Bantous congolais par la force des armes et créé l'EIC, après que les nations colonialistes européennes eurent reconnu ses titres de propriété sur un immense domaine foncier couvrant près de deux millions et demi de km², le roi Léopold 2 crut devoir s'endetter pour investir dans des projets qui devaient assurer sa fortune et le hisser au rang des monarques les plus riches au monde. Mal lui en prit. Il s'endetta effectivement. Mais au bout de 23 ans, son crédit se retrouva ébranlé, poussant dès lors ses créanciers à faire main basse sur sa propriété, l'EIC. C'est ainsi qu'ils s'appuyèrent dessus, sur ses richesses minières et la main d’œuvre des populations indigènes pour se faire rembourser.

Pendant ce temps, le Rwanda, le Burundi, la Namibie (Sud-Ouest africain), le Togo, le Cameroun etc., ployaient déjà sous le joug colonial allemand. En d'autres termes, les populations de ces possessions coloniales de l'Allemagne du redoutable chancelier Bismarck étaient déjà devenues des sujets de l'empire allemand. Pour plus de précision, soulignons qu'en ce qui concerne particulièrement les Tutsis, les Hutus et les Twas (Pygmées) rwandais, ils sont demeurés totalement séparés des populations indigènes du Congo belge, c'est-à-dire, des Bantous congolais durant les 52 ans de la colonisation belge du Congo. Devenu Congo belge, nouvelle dénomination de l'EIC à partir du 15 novembre 1908, date du vote émis par le parlement belge, notre pays ne peut en aucune façon être assimilé ou confondu avec le Rwanda et le Burundi, ni avec leurs terres, ni avec leurs populations respectives.

Le 15 novembre 1908, les députés belges confièrent la gestion, mais uniquement la gestion et non pas la propriété de l'EIC à la Belgique, marquant du coup le commencement de la colonisation belge du Congo. Il en fut ainsi jusqu'à la veille de l'indépendance du Congo belge le 30 juin 1960.

Même lorsque fut créée par la SDN, la Société des Nations, ancêtre de l'ONU, l'association appelée Congo belge et Rwanda-Urundi, -(et non pas Congo et Rwanda-Urundi belges) à partir de 1919 c'est-à-dire au lendemain de la défaite de l'Allemagne à la fin de la Première Guerre mondiale de 1914-1918, les populations rwandaise, burundaise et congolaise conservèrent leur identité nationale et leurs appartenances ethniques respectives. Rien que ce constat démolit toute prétention collective des Tutsis à la nationalité congolaise. Ils doivent d'abord prouver à partir de quelle date et par quel procédé les membres de leur ethnie seraient devenus des Congolais en d'autres termes, posséderaient des terres quelque part, sur les 2.345.000 km² formant la superficie de la République démocratique du Congo.

Jamais, de 1919, à partir de la création de l'association Congo belge et Rwanda-Urundi jusqu'aux indépendances de ces trois pays, l'autorité coloniale belge ne prit le risque de confondre leurs territoires ni leurs ethnies. Il faut noter, au passage, que le Rwanda et l'Urundi (le Burundi d'aujourd'hui) ne furent jamais administrés comme étant des colonies belges. Le mandat confié à la Belgique par la SDN sur ces deux anciennes possessions coloniales allemandes l'interdisait formellement. En d'autres termes, l'EIC devenu Congo belge fut la seule et unique possession coloniale de la Belgique dans le monde. En passant, je me permets de vous faire remarquer le rôle unique, méconnu et pourtant extraordinaire joué par l'EIC devenu Congo belge. Il se résuma essentiellement au remboursement des énormes créances restées impayées par le roi Léopold 2. En réalité, c'est en cela que consista vraiment la colonisation belge à savoir, une gigantesque entreprise destinée à l'apurement des dettes des bailleurs de fonds de Léopold 2. Le Congo belge, les indigènes congolais ainsi que les ressources minières de leurs sous-sols parvinrent à rembourser 4 fois les créances léopoldiennes.

Pour prouver que le Congo belge, ses terres et ses ethnies ne doivent en aucune façon être confondus avec ceux du Rwanda et du Burundi durant les 52 ans de la colonisation, les indépendances de ces trois États africains voisins intervinrent à des dates différentes, chacune de ces trois nations et leurs populations respectives retrouvant du coup leur destin individuel.

Lorsque le Congo belge accède à l'indépendance le 30 juin 1960, les Rwandais, les Burundais, les Angolais, les Togolais et autres Popo, appelés aussi Coastmen et résidant sur le territoire de l'ancienne colonie belge furent priés de rentrer dans leurs pays d'origine. Quant à ceux qui choisirent de rester au Congo, ils durent prendre un profil bas, se faire tous petits et se fondre dans la population des grandes villes congolaises. Mais en faisant librement le choix de ne pas rentrer au pays de leurs parents et de devenir des Congolais, ils durent forcément et automatiquement renoncer à leur appartenance ethnique à savoir, qu'ils ne pouvaient pas revendiquer le moindre cm² de terre dans le Congo indépendant.

Aujourd'hui, plus de 53 ans plus tard, les enfants des Togolais, des Ghanéens, des Sénégalais et même de nos voisins Angolais, notamment les Bazombo, ne nourrissent aucune prétention foncière au Congo. Jamais ils n'ont revendiqué un morceau du territoire congolais en tant que membres d'une ethnie togolaise, ghanéenne, sénégalaise ou angolaise. Pourquoi en serait-il différemment des Tutsis ou des Hutus rwandais ayant choisi de rester chez nous ?

C'est seulement en revisitant le passé du Congo et des Bantous congolais, c'est en parcourant en sens inverse le chemin qui nous ramène 128 ans en arrière qu'il est possible de découvrir la vérité et donc, de démasquer l'imposture des Tutsis se prétendant congolais. Il est amusant de constater que leur revendication date seulement du lendemain de l'indépendance du Congo, c'est-à-dire, il y a quelque 53 ans. Mais où ces Tutsis ont-ils trouvé les terres sur lesquelles ils ont jeté leur dévolu et qu'ils revendiquent comme étant les leurs après l'accession du Congo belge à la souveraineté internationale ?

Ni le roi Léopold 2, ni Henri Morton Stanley ne mirent jamais leurs pieds au Rwanda ni au Burundi. Par conséquent, pas un millimètre carré du territoire de ces deux anciennes colonies allemandes ne fut annexé par le Gallois et le monarque belge pour former les 2.345.000 km² de l'EIC, État indépendant du Congo, ancêtre en droite ligne de la République démocratique du Congo.

La notion d'ethnie est, en effet; inséparable à la propriété foncière collective ou à la possession d'une terre commune. Admettre l'existence de Tutsis congolais, c'est nécessairement leur attribuer une portion du territoire congolais leur appartenant et datant d'avant le 26 février 1885. No way !!

A coups de manipulation des faits historiques, de grossiers mensonges et d'affabulations grotesques, les Tutsis essayent de donner du crédit à l'expression "Tutsis congolais". Ce faisant, ils font un amalgame entre une identité ethnique et une appartenance nationale. Leur imposture éclate ainsi au grand jour. Il existe des Belgo-congolais mais non des Bateke belges ou des Baluba belges. Il existe des Congolais ayant acquis les nationalités anglaise, canadienne, australienne, allemande, italienne, suédoise, hollandaise, française etc., mais ils ne le sont pas devenus sous le statut de leur identité ethnique originelle qu'ils ne peuvent, du reste, pas brandir dans leur patrie d'adoption.

Par conséquent, il n'existe pas de Mongo français, ni de Bashi allemands, ni de Barega suédois, ni de Bayansi italiens, ni de Bayaka hollandais. Jamais. Du reste, il s'agit de vocables monstrueux prêtant à sourire et qui, en même temps, dénotent l'ignorance crasse de ceux qui oseraient les utiliser. Mais alors, pourquoi tolère-t-on, chez nous, l'expression "Tutsis congolais'" ? D'autres vont même jusqu'à évoquer des termes étranges comme Banyamulenge, Banya-Uvira, Banya-Bwisha, Banya-machins et que sais-je encore ! Ces vocables ont, semble-t-il fait leur apparition à partir des années 1976.

Mais à la suite de quelle opération de génération spontanée les membres de ces prétendues ethnies congolaises sont-elles surgi dans le paysage démographique congolais ? Les Tutsis périront, tués par le poison et le venin de leurs mensonges.

Donc, cher Monsieur Kabongo, ne prenez surtout pas le risque de balayer d'un revers méprisant de la main le passé du Congo et l'histoire des Congolais car, ce faisant, vous vous attirez immédiatement les soupçons d'être un Tutsi, malgré votre nom qui fleure bon, trop bon peut-être un compatriote originaire du Kasaï et qui cherche à noyer le poisson.

Le pitoyable stratagème utilisé depuis des années par des Tutsis et consistant à se doter de noms à consonance luba ne fonctionne plus. Il faudra demander à leurs bureaux d'études de trouver d'autres astuces pour tenter de duper les Bantous congolais qui, désormais, sont montés sur les remparts et se tiennent prêts, le couteau entre les dents, à dénoncer toute tentative de mensonge, d'imposture et de falsification. Les Tutsis, à ce sujet, ne reculent devant rien. Ils sont même parvenus à induire en erreur les auteurs d'une encyclopédie dénommée Encarta, publiée par Microsoft depuis plus de 20 ans et dans laquelle ils osent affirmer, noir sur blanc, que la population congolaise est composée de Tutsis congolais à 48% !! Sans blague.

Mon cher Kabongo, "mon cher wanyi", lorsque vous parlez des Belges et des Grecs devenus Congolais ou de Libano-congolais qui défendent la cause et les intérêts des Congolais, font des affaires et s'enrichissent au Congo pour, ensuite sauter à pieds joints et parler des "Tutsis congolais", vous vous tirez une balle dans le pied, vous tendez la verge avec laquelle vous allez subir le supplice de la flagellation et vous tressez vous-même la corde avec laquelle vous allez bientôt être pendu. C'est exactement le genre d'amalgame susceptible de jeter sur vous un immense discrédit quant à votre érudition et à votre probité intellectuelle. Je répète: on n'associe pas une identité ethnique étrangère à une appartenance nationale. On ne parle pas de Bavarois allemand, ni de Limousin français, ni d'Andalou espagnol, pas plus qu'on ne parle de baluba congolais, de mongo congolais, de batetela, de bayombe ou de bantandu congolais.

En d'autres termes, lorsqu'on est Bavarois, on est forcément allemand. Lorsqu'on est lyonnais, on est forcément français. Lorsqu'on est catalan, on est forcément espagnol de nationalité. Lorsqu'on est wallon, on est forcément belge de nationalité. Vu ? Le couple sémantique "tutsi congolais" porte dans sa dénomination même sa propre condamnation au pilori.

Qu'il y ait des Rwandais congolais, des Burundais congolais, des Ougando-congolais, passe encore. Mais pas de Tutsis congolais, ou de Bamiléké congolais, ou de Yoruba, de Haoussa, de Xhossa ou de Zulu congolais. A tous les coups, dans votre prose ci-dessous, vous jonglez avec les identités ethniques et les appartenances nationales en confondant allègrement les unes et les autres, en mélangeant les genres quand le procédé vous arrange et en les séparant quant cela vous dérange. Résultat: vous avez servi à vos lecteurs une horrible bouillabaisse non comestible. Démontrant par-là votre farouche volonté de semer la confusion, vous allez jusqu'à parler de Juifs-congolais" à savoir, vous associez une appartenance religieuse à une nationalité. Du n'importe quoi. Les Juifs qui deviennent congolais le font à partir de la nationalité israélienne et non pas depuis leurs croyances religieuses. Ils demeurent juifs, continuent de pratiquer leur religion mais changent seulement de nationalité. On parle donc d'Israélo-congolais. Généralement, ils cumulent les deux nationalités. Je ne connais pas beaucoup d'Israéliens ayant renoncé à leur appartenance à la nation israélienne.

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