Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
20 avril 2017 4 20 /04 /avril /2017 17:50

VITAL KAMHERE ET MOÏSE KATUMBI, MÊME MISSION.

Comprendre la stratégie rwandaise des chevaux de Troie, c'est comprendre la mission des taupes au sein de l'opposition congolaise. Cette vieille stratégie rwandaise née en Tanzanie, qui a pris forme en Ouganda et qui s'est solidifiée du Zaïre au Congo. Cependant, lorsqu'on parle d'opposition congolaise, il ne faudrait pas facilement s'illusionner et croire à une certaine résistance intérieure à l'occupation rwandaise.

 

Il n'en est pas question.

 

Toute société humaine s'identifie à ses leaders, le peuple congolais n'en est pas exclu. C'est ainsi que comme des moutons de Panurge, le peuple congolais suit fanatiquement son élite sans réfléchir croyant simplement en leurs capacités et compétences de conduire la cité vers des solutions plus intelligentes. Le salaire de la confiance aveugle finit par en être la récompense.

 

À regarder en profondeur la classe politique congolaise, depuis l'indépendance jusqu'à ce jour, tous les observateurs sérieux ont constaté la perméabilité et la versatilité de cette classe politique à la fois corruptible et poltronne. Lorsqu'un pouvoir dominant s'intéresse à diviser une classe politique facilement manipulable et domptable, son but n'est certainement pas de la faire éclater, mais plutôt d'atténuer les ardeurs politiques et combattives du peuple qui est derrière elle et de le soumettre à ses ordres.

 

Si Kamhere a su embrigader les menus fretins qu'il a toujours entretenus par les fonds de la caisse de l'occupation, Katumbi épaulé par son aîné de qui il a tiré tout aura politique et le G7 ont su vaincre le gros poisson et le sortir de sa carapace pour en faire leur marchepied.

 

C'est ainsi que d'une pierre, deux coups, la classe politique congolaise comme un vulgaire poisson affamé a été pris au piège d'un bête hameçon, a ouvert grandement sa bouche et se retrouve enlacée dans une fourberie si idiote qui l'expose aux yeux de tout le monde. Et le peuple affaibli comme un oiseau sur qui on a déversé des tonneaux d'eaux se débat de sécher ses plumes sous un soleil qui n'apparaît pas. Espérons que ce peuple réalisera sa naïveté, sortira de son fanatisme, prendra conscience et en sursaut démontrera une certaine lucidité pour rejoindre le camp des révolutionnaires dont le but est de chasser l'occupation et d'éteindre la voix de la médiocrité dans la gestion politique de notre pays.

 

Comment donc comprendre la mission de Kamhere et de Katumbi ?

 

Kamhere, en son temps, avait démissionné du PPRD et de son poste de président de l'Assemblée Nationale en rapport, semble-t-il, avec le début des opérations militaires conjointes entre les forces armées de la République démocratique du Congo et celles de la République du Rwanda dans la province du Nord-Kivu dont il n’aurait pas été informé. Mais lorsqu'on regarde son parcours politique depuis 2009 jusqu'à ce jour, il n'a jamais une seule fois dénoncé la présence des troupes militaires rwandaises à travers tout le territoire national congolais ni l'infiltration de notre armée au point que le commandement militaire qui constitue la force de l'impérium et de la protection de la souveraineté congolaise est entre des mains des militaires rwandais. Il n'a jamais initié la procédure de mise en accusation de celui qui est à la tête du Congo, le commandant en chef de l'armée congolaise.

 

Lorsque l'on porte son regard sur le groupe du G7 dont Katumbi est la tête et le chrono de leur mise en scène, on est surpris par sa composition, sa manoeuvre politique et surtout cet grand écart de langage dans le discours politique.

 

Lorsque ces prétendus défections se sont réalisées, la majorité a crié à la tentative de déstabiliser le pouvoir en place, l'opposition est tombée dans le panneau, mais c'est à la longue que la lecture réelle de ces événements peuvent être faite avec sang froid. Ces prétendues défections n'étaient rien d'autre qu'un mouvement préparé pour saper cette prétendue opposition, isoler le peuple de tout leadership et conduire la nation entière vers un nouveau consensus que Didier Mumengi avait jugé au dialogue Inter-Congolais d'antidémocratique. Il prêchait à l'époque la restauration de la confiance à l'idée de faire un nouveau consensus. Ce consensus qu'Atundu qualifie, quant à lui, de démocratique et le définit comme une démocratie consensuelle dénuée de triomphalisme et d’esprit de revanche, caractérisée par un esprit positif de compromis constructif. En réalité, tout cela ne serait qu'une approche séduisante par les termes usités couvrant la fourberie simple d'une mangeoire nationale pour éluder le vrai problème congolais et satisfaire les panses et la boulimie d'une classe politique médiocre et vile.

 

Qui en doute encore ?

 

N'est-ce pas que tout ce théâtre aboutit à une seule chose; les ennemis d'hier qui ont empêché les uns de prendre le pouvoir sont devenus des amis devant l'argent du peuple congolais ?

 

Croyez-vous que ceux qui n'ont pas encore pris place sur la table du festin n'ont pas l'intention de se faire rouler dans la farine et sont incorruptibles à l'odeur des richesses auxquelles ils n'ont jamais goûté toute leur vie ?

 

Ce ne sont pas eux le problème, c'est le peuple le problème crucial. S'ils rejoignaient si facilement le bal, le peuple ne goberait plus leur machination. Ils seront démasqués et tous risquent d'être lynchés.

 

Ils vont encore jouer à ce jeu pendant un moment, exactement comme après Sun-city.

 

Souvenez-vous Jean-Pierre Bemba devrait être le Premier ministre !

 

1+4 n'est pas loin de leurs esprits !

 

Partager cet article

Repost 0
Published by kongolibre.over-blog.com