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12 janvier 2016 2 12 /01 /janvier /2016 11:21
CENI : « UN CALENDRIER DU GLISSEMENT »

CENI : « UN CALENDRIER DU GLISSEMENT »
vendredi 8 janvier 2016

* Pour contourner la difficulté liée aux délais constitutionnels, le Président de la Centrale électorale invite toutes les parties prenantes au processus électoral à trouver
un consensus sur ce calendrier réaménagé.

La CENI est enfin fin-prête pour la publication du nouveau calendrier électoral, celui réaménagé remplaçant le premier tombé en désuétude depuis l’année dernière. C’est ce qui ressort de la rencontre entre Corneille Nangaa le Président de cette centrale électorale et les responsables des Eglises de réveil mercredi dernier après le tour des états-majors des parties prenantes.
Mais, précision de taille, Nangaa annonce hier sur la " RTVS1 " un calendrier électoral du glissement, ce sont ses mots. Ce chronogramme irait au-delà des délais constitutionnels. Il sera donc dans le glissement qui continue à faire couler de l’eau sous le pont.
Le calendrier réaménagé irait à l’encontre de la Constitution qui exige que le corps électoral soit convoqué 90 jours avant la fin de la mandature en cours qui est le 20 décembre 2016.
C’est pour contourner cette difficulté que le Président de la CENI invite toutes les parties prenantes au processus électoral à trouver un consensus sur ce calendrier réaménagé qui irait au-delà des délais constitutionnels prévus. Mais le consensus en question ne peut être trouvé que dans le cadre d’un dialogue politique inclusif. Or à ce jour, celui-ci est toujours dans l’impasse totale.
Depuis la publication par le chef de l’Etat de l’Ordonnance de convocation qui prévoyait la mise sur pied du Comité préparatoire dans les 10 jours à compter de la signature, aucun autre acte n’a suivi. On est déjà en janvier 2016. En outre, les positions entre les pro et les anti dialogue ne se sont pas rapprochés, loin s’en faut.

CONSENSUS ELECTORAL DIFFICILE
Ce qui laisse penser que le consensus électoral que souhaite Corneille Nangaa sera difficile à trouver si pas impossible.
Du reste pour les anti-dialogue, ils persistent et signent dans leur argumentaire qui est que le consensus est à trouver dans le cadre de concertation CENI-Opposition-MP-Société civile.
On rappelle que tous les calendriers électoraux publiés par la CENI ont toujours soulevé un tollé général. Au cours de cette législature, la centrale électorale avait publié un calendrier partiel en 2014, qui ne reprenait que les élections locales, municipales, urbaines.

CALENDRIER PARTIEL REJETE PAR TOUS
Ce calendrier partiel était rejeté dans tous les camps politiques et la Société civile. Tous exigeaient un calendrier global reprenant tous les scrutins et respectant les délais constitutionnels de la convocation du corps électoral, 90 jours avant la fin de la mandature.
C’est ce qui est fait par la publication en février 2015 du calendrier électoral global qui prévoit les locales et les provinciales au 25 octobre 2015, les législatives et la présidentielle en novembre 2016 et la passation des pouvoirs au 20 décembre 2016.
Ce calendrier est qualifié d’irréaliste par l’Opposition et la Société civile qui exigent tout de suite son réaménagement dès sa publication.
Ce calendrier n’a par ailleurs jamais été exécuté. Même les élections provinciales prévues au 25 octobre 2015 et dont les candidatures étaient déjà déposées et qu’on était à deux doigts de la campagne n’ont pas eu lieu. Le calendrier global est dépassé à ce jour.
D’où l’exigence d’un calendrier réaménagé qui respecté les délais constitutionnels. Se pose alors la question fondamentale de la priorisation des scrutins pour affronter le défi du temps et des ressources financières dont se plaint la CENI. Il faut trouver un compromis sur les élections à organiser en 2016.Ce qui se pose la sempiternelle question de l’élaboration d’un calendrier électoral c onsensuel.KANDOLO M.

La CENI conditionne la tenue des élections au consensus politique

Le Potentiel, 7 janvier 2016

Dans sa tournée auprès des représentants des confessions religieuses, le président de la Céni explique les enjeux et défis du processus électoral.

La Commission électorale nationale indépendante (Céni) poursuit sa série de consultation des parties prenantes au processus électoral. Pendant que les acteurs politiques se recherchent pour organiser le dialogue, la Centrale électorale a choisi de commencer ses échanges avec les confessions religieuses.

Après l’Eglise catholique, la communauté musulmane et les églises indépendantes du Congo, hier mercredi 6 janvier, c’était le tour des églises Kimbanguiste et de réveil de recevoir les membres du bureau de la Céni. Le président, Corneille Nangaa, était accompagné du vice-président Norbert Basengezi et du rapporteur Jean Pierre Kalamba Ngalula.

Partout où il est passé, le message était le même, « Nous sommes venus échanger avec nos pères spirituels sur l’état d’avancement du processus électoral », a indiqué Nangaa.

Le président de la Céni a expliqué à ses hâtes qu’après une évaluation faite au début de son mandat, un certain nombre de questions ont trouvé des réponses. D’autres dépendent d’autres institutions, notamment le Parlement qui doit voter deux lois majeures, et surtout le gouvernement qui doit disposer le financement du processus électoral. «Que chaque institution prenne ses responsabilités », a lancé Nangaa.

DES QUESTIONS SANS REPONSES

Mais il y a des questions qui exigent un consensus afin de permettre à la Céni d’avancer. C’est, entre autres, la révision du fichier électoral. Faudra-t-il une révision partielle ou globale ? Il y a 23 000 candidats inscrits à l’élection provinciale, que va-t-on faire d’eux ? Mais il y a aussi l’agencement de différents scrutins : faut-il commencer par la base ou privilégier uniquement la présidentielle et les législatives nationales ? L’autre dilemme, c’est le dysfonctionnement institutionnel, notamment entre les deux chambres du Parlement, le Sénat siégeant depuis 2007. « C’est aux politiques de dégager un consensus autour de ces questions, mais nous avons des considérations techniques que nous exposerons au moment opportun afin d’arracher le consensus », a déclaré le président de la Céni.

Par rapport à la publication du calendrier électoral, Nangaa s’est voulu réaliste. « Nous voulons recueillir le maximum de chance possible afin que le calendrier soit consensuel et exécuté », a-t-il dit.

Au nom de l’Eglise Kimbanguiste, le pasteur Elebe Katalay a salué la démarche du bureau de la Céni. « Nous avons été sollicité pour apporter notre contribution surtout spirituelle pour la paix, c’est ce que nous faisons déjà, quant à la suite nous attendons les orientations que va donner le chef », a-t-il déclaré.

La seconde étape était celle des représentants des églises de réveil regroupés autour de leur représentant légal, Kankienza Muana Mboo, en son église de Limete. Ici, le président de la Céni a retracé le parcours du processus électoral depuis les scrutins de 2006. Corneille Nangaa a indiqué que la Céni devra organiser globalement onze scrutins dans un cycle électoral qui n’a plus que 11 mois, avec un budget de plus d’un milliard de dollars américains. «L’Eglise du réveil s’engage à accompagner le processus électoral en mobilisant plus de 10 millions de ses fidèles à l’action de la Céni », a-t-il indiqué. Par RICH NGAPI

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