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28 novembre 2015 6 28 /11 /novembre /2015 11:44
Kabila est-il crédible dans sa proposition de dialogue national ?

RDC : Kabila est-il crédible dans sa proposition de dialogue national ? – Jean-Jacques Wondo Omanyundu

Par DESC-Wondo.org Le 27 novembre 2015

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RDC : Kabila est-il crédible dans sa proposition de dialogue national ?

Par Jean-Jacques Wondo Omanyundu

La presse nationale et internationale rapporte que « Le président congolais Joseph Kabila a proposé à l’ONU les noms de quatre personnalités susceptibles d’assurer une médiation internationale dans le « dialogue national » en vue « d’élections apaisées » qu’il souhaite lancer à près d’un an de la date butoir pour la présidentielle, a-t-on appris samedi de source gouvernementale ».

Quatre noms des médiateurs potentiels ont été proposés par M. Kabila dans une lettre remise à New York au Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon par le ministre congolais des Affaires étrangères, Raymond Tshibanda, pour assurer la médiation du dialogue national. Il s’agit de l’ancien secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan, du président angolais Eduardo Dos Santos, du président de l’Assemblée nationale sénégalaise, Moustapha Niasse, et de l’envoyé spécial de l’ONU pour les Grands Lacs, Saïd Djinnit[1].

Il sied de rappeler que la désignation d’un médiateur étranger est l’une des conditions exigées dans la feuille de route de l’UDPS, le parti du leader historique de l’opposition Etienne Tshisekedi, pour participer au « dialogue national » proposé par M. Kabila.

La présente analyse tend à démontrer des informations recueillies par DESC dans l’entourage du président congolais et des actes posés par le régime de Kabila depuis un certain temps, des indications factuelles, parfois contradictoires, qui se trouvent être de nature à mettre en doute la sincérité de la démarche initiée par Joseph Kabila.

Est-ce un dialogue qui s’inscrit dans le cadre de l’accord-cadre signé par Kabila à Addis-Abeba ?

Cette question qui, a priori, peut sembler naïve, trouve sa pertinence lorsqu’il s’agit de circonscrire le cadre du dialogue et son ordre du jour. D’autant plus que, s’il propose des noms, aucune indication n’a été donnée sur le fait de savoir si ce dialogue s’inscrit dans le cadre de l’Accord-cadre d’Addis-Abeba et à la résolution 2098 du Conseil de sécurité des Nations unies.

Pour rappel, dans le cadre de l’Accord d’Addis-Abeba, le gouvernement congolais a dû consentir à une ouverture politique et se soumettre à une évaluation nationale et internationale dans les domaines suivants :

· Poursuivre et approfondir la réforme du secteur de la sécurité, en particulier s’agissant de l’ARMÉE et de la police ;

· Consolider l’AUTORITÉ de l’ÉTAT, en particulier dans l’Est de la République démocratique du Congo, notamment pour empêcher les groupes armés de déstabiliser les pays voisins ;

· Progresser sur la voie de la décentralisation ;

· Aller de l’avant en matière de développement économique, s’agissant notamment du développement des infrastructures et de la prestation de services sociaux de base ;

· Poursuivre la réforme structurelle des institutions de l’État, notamment la réforme financière ; et

· Promouvoir la réconciliation, la tolérance et la démocratisation.

Partant de l’accord-cadre d’Addis-Abeba, la résolution 2098 impute quant à elle au Gouvernement congolais, entre autres, la responsabilité « au premier chef (…) de la réconciliation nationale et de la consolidation de la paix… »[2]. Elle urge également le Gouvernement à s’engager « instamment à demeurer pleinement attaché à la mise en œuvre de l’Accord-cadre et à la protection des civils en se dotant de forces de sécurité professionnelles, responsables et durables… »

Le point 14 b) de la résolution 2098 « demande au Représentant spécial pour la République démocratique du Congo de s’acquitter, au moyen de ses bons offices à promouvoir un dialogue politique transparent et sans exclusive entre toutes les parties prenantes congolaises en vue de favoriser la réconciliation et la démocratisation et encourager l’organisation d’élections provinciales et locales crédibles et transparentes ».

Selon l’article 69 de la Constitution de la RDC :

« Le Président de la République est le Chef de l’Etat. Il représente la nation et il est le symbole de l’unité nationale.

Il veille au respect de la Constitution.

Il assure, par son arbitrage, le fonctionnement régulier des pouvoirs publics et des Institutions ainsi que la continuité de l’Etat. Il est le garant de l’indépendance nationale, de l’intégrité du territoire, de la souveraineté nationale et du respect des traités et accords internationaux. »

En apposant sa signature sur l’accord-cadre, Kabila devrait naturellement se conformer au prescrit de l’article 69 de la constitution qui l’invite au « respect des traités et accords internationaux ».

En effet, l’article 215 de la Constitution dispose : « Les traités et accords internationaux régulièrement conclus ont, dès leur publication, une autorité supérieure à celle des lois… ».

Cet article 215 de la Constitution confère effectivement à l’Accord-cadre une valeur normative supérieure aux lois congolaises. Par conséquent, en sa qualité de garant du bon fonctionnement de l’Etat (Article 69), Kabila n’avait pas d’autre option que de se conformer au respect de l’Accord-cadre et donc au respect de la constitution.

Pourtant, le 13 mai 2015, Kabila a réuni dans sa ferme présidentielle de Kingakati-Buene ses sociétaires du Bureau Politique de la Majorité Présidentielle pour préciser son agenda du dialogue qui ne cadrait pas avec celui de l’Accord-cadre. Devant ses troupes, Joseph Kabila a déclaré qu’il va « organiser le dialogue pour préserver la paix et la sécurité, pérenniser la stabilité économique et créer des conditions de normalisation du processus électoral ». Pour s’y faire, il n’a pas trouvé mieux que de choisir un sbire, le patron des renseignements civils congolais (ANR), le redouté Kalev Mutond, un fonctionnaire de l’Etat de surcroit, et la bête noire des opposants, pour conduire les consultations auprès des opposants, des responsables de la Société civile et d’autres[3]. Quoi de plus normal de susciter la méfiance de ses interlocuteurs. La démarche a fait long feu.

Jusque-là, Kabila navigue entre le talking and le fighting

Dans une analyse antérieure, nous avons stigmatisé le manque de volonté politique de Kabila et son régime de permettre une transition politique démocratique apaisée en RDC. Sous le titre : « Dialogue de dupes Kabila – opposition et société civile : Rien que du ‘fighting and talking’ »[4], nous avons démontré que lorsqu’il échoue dans la répression des populations (fithing), il tente de négocier (talking) pour poursuivre sa politique autrement. C’est ainsi, conscient qu’il ne dispose plus suffisamment de marge de manœuvre politique et diplomatique, et après l’échec de la répression militaire de janvier face à la résistance d’une population déterminée qui n’a pas reculé, Kabila, pratiquement dos au mur, de plus en plus isolé même dans son propre camp politique suite aux récentes défections des hauts cadres de sa plateforme politique, semble recourir au dialogue pour tenter un tant soit peu de récupérer le jeu politique en sa faveur. Mais au fond et en réalité, les mobiles, la finalité ainsi que les tenants et les aboutissants de sa démarche semblent demeurer invariablement les mêmes : rester aux commandes de la RDC au-delà de son dernier mandat présidentiel en 2016[5].

Quelques tentatives de maintien au pouvoir, menées par Kabila et son régime

En septembre 2013, Kabila organise en grandes pompes les concertations nationales ayant abouti à plus de 600 résolutions. Lors de la cérémonie de clôture des concertations, Kabila avait déclaré en faire les siennes les résolutions qui en étaient issues. A ce jour, plus de 95% de ces recommandations n’ont jamais été appliquées. Et le président ne s’est jamais expliqué publiquement sur ce non-respect de sa parole donnée !

Après l’échec de mise en œuvre des résolutions des concertations, par manque d’adhésion populaire et politique de l’opposition, Kabila va se lancer ou va pousser ses congénères de sa plateforme politique de se lancer dans le courant de l’année 2014 à un débat interne sur la révision de la constitution. Le fer de lance de cette initiative était le ministre de l’Intérieur, Evariste Boshab, alors secrétaire général du PPRD. Plutôt que récolter les résultats escomptés, le débat a tourné court, allant même déclencher les premières fissures au sein de la Majorité présidentielle, brisant sa cohésion interne, au moment où Kabila courait en vain derrière une cohésion nationale qui lui échappe à la suite des élections frauduleuses de 2011 qui ont quasiment consacré l’illégitimité de son pouvoir.

A ce propos, Le Télégramme du Congo avait écrit : « Les violons ne s’accordent pas au sein de la Majorité Présidentielle” ». « Alors que le peuple était habitué à la polémique entre partisans de la révision de la Constitution du camp présidentiel et adversaires farouches de l’opposition politique appuyés par la Société Civile, un fait inattendu vient de bouleverser ce schéma classique de dialectique. En effet, le Mouvement social pour le Renouveau, le MSR, parti cher à Pierre Lumbi et deuxième force politique importante de la Majorité Présidentielle vient de lancer un véritable pavé dans la marre en s’écartant visiblement de la voie générale préalablement tracée. Sa dernière prise de position sur le sujet de la polémique a eu la particularité et le mérite de dérouter l’ensemble de membres de sa famille politique et de prendre à court les opposants et le peuple. Au dire de cette organisation politique, pour tout celui qui sait lire entre les lignes, en lançant précocement le débat sur l’opportunité de changer ou non la loi fondamentale, la Majorité Présidentielle est vite partie en besogne et a brûlé, inconsciemment, les étapes… Par conséquent, elle a suscité une situation qui provoque plus des problèmes qu’elle n’apporte des solutions aux préoccupations générales urgentes et importantes »[6].

Dans la foulée de ce débat, le bâtonnier Jean-Claude Muyambo, s’était exprimé à la presse de manière virulente contre un troisième mandat consécutif de Joseph Kabila et contre toute révision de la constitution, fustigeant l’échec du programme présidentiel appelé « La révolution de la modernité »[7], avant de faire défection de la Majorité présidentielle pour se rallier à l’opposition par la suite. Cette posture serait sans doute à la base de ses ennuis judiciaires actuels du fait que le régime Kabila est coutumier de l’instrumentalisation et de la caporalisation de la justice à ses propres fins politiques[8].

Après l’échec du projet de révision de la constitution, le régime Kabila, dans un plan appelé « ENIGMA »[9], va revenir subtilement dans la bataille, ou à la charge, au travers du projet de loi électorale qui conditionnait l’organisation des élections à la réalisation du recensement de la population de sorte à consacrer le glissement du processus électoral. Cette stratégie, ENIGMA, dont DESC avait pris connaissance, consiste à développer tout un arsenal d’artifices juridiques, judiciaires, politiques, administratifs et militaires suivant un triple volet politique, militaire et diplomatique, sans toucher à la modification de la Constitution. La pierre angulaire juridique de l’ENIGMA était le projet de loi électorale qui conditionnait la tenue des présidentielles à l’organisation du recensement général, de sorte à entraîner le glissement du calendrier électoral au-delà de 2016[10].

Donc, le plan ENIGMA vise à mettre tout le monde devant le fait accompli du « glissement » et amener le président Kabila à invoquer la Constitution qui prévoit que le chef de l’Etat reste au pouvoir jusqu’à l’élection du nouveau président. L’autre idée sous-jacente à ce projet est d’amener au constat d’impossibilité technique d’organisation des élections et d’imposer à tous un compromis politique par la mise en place d’une nouvelle période de transition politique (et d’un gouvernement d’union nationale), qui remettrait les compteurs à zéro. Ce, dans le but, non seulement de relancer Kabila dans le jeu politique, mais aussi de lui permettre de garder la main après la fin de son dernier mandat en décembre 2016 et de le relancer dans la prochaine course électorale.

Mais c’était sans compter sur l’éveil patriotiques des Congolais de l’intérieur et ceux la pression et la lucidité de sa diaspora, via les réseaux sociaux et les NTIC, ont mis en échec ce plan[11]. Face à cette détermination, Kabila fait recours au fighting pour réprimer dans le sang et de manière disproportionnée ses contestataires[12]. Il a même regretté que ses services de sécurité ne l’aient pas suffisamment fait[13].

Face à cet échec de la répression de la population, le président Kabila a accepté le mercredi 21 janvier 2015 le principe d’un dialogue avec l’opposition. Mais les échanges entrepris par DESC dans la soirée du même mercredi avec plusieurs personnes introduites dans le cercle présidentiel appellent à la méfiance. En effet, chaque fois que Kabila se sent politiquement acculé ou menacé, il recourt par la voie militaire ou judiciaire, comme moyens, pour faire poursuivre sa politique et consolider son pouvoir. Il s’agit d’une stratégie d’inspiration rwandaise mise en lumière par plusieurs analystes. Dans la stratégie rwandaise de « fighting and talking »[14], la politique se fait par la force. Et lorsqu’on est mis en difficulté, on recourt à la négociation pour gagner du temps et divertir son adversaire le temps de se requinquer militairement. Une fois qu’on retrouve ses forces, on pousse la négociation à l’échec pour poursuivre la politique par la force ou les armes. Pour notre source : « Le boss est désemparé et mis sous pression par l’Angola et les Occidentaux. Il est particulièrement désemparé du fait que son dispositif sécuritaire initial consistant à étouffer les contestations dans l’œuf, à la base a échoué. Il accepte le principe de négociation juste pour gagner du temps afin de réfléchir avec ses conseillers russes du FSB pour mettre en place une nouvelle tactique. Cette tactique concerne exclusivement le rétablissement de l’ordre par la force pour reprendre les choses en mains et récupérer l’ascendance psychologique sur la population par la terreur »[15].

Le wake-up patriotique des Congolais a mis en échec le glissement électoral, mais Kabila ne désarme pas. Il semble gagner du temps avec ce nouveau dialogue dont le format n’est pas clarifié pour revenir avec la force comme l’indiquent les informations mentionnées au point suivant.

Pendant qu’il tend la carotte du dialogue, Kabila prépare le bâton de la répression en équipant la GR

Depuis les événements de janvier, la ville de Kinshasa est quadrillée par les éléments de la Garde républicaine renforcée par 4 régiments[16] commandos formés par des chinois. Il les a répartis dans les quatre districts de la capitale (Tshangu, Funa, Lukunga et Mont-Amba). Les kinois qui ne sont pas distraits par la musique, peuvent apercevoir ces patrouilles militaires et non policiers circulant dans les artères de la capitale. Pourtant le pays n’est nullement placé en état d’urgence dont nous avons détaillé les spécificités dans une récente analyse[17].

En effet, il nous revient de plusieurs sources recoupées que pour Kabila, seule l’épreuve de force est la meilleure stratégie pour reprendre les choses en mains, fut-il au prix des vies humaines. Ainsi, dans cette optique de mettre la RDC au pas, nous avons recueilli une masse d’informations faisant état de la sur-militarisation de la Garde présidentielle (GR) et de l’achat massif des armes et munitions, au profit de la GR pour mâter de manière très violente toute tentative de révolte populaire.

La Russie offre 3 jeeps à Kabila et à Olenga pour sécuriser leurs communications avec les troupes

Deux sources de la Régie des voies aériennes (RVA) et de l’état-major de l’armée de l’air[18] nous ont rapporté avoir aperçu à l’aéroport de Ndjili, côté militaire, à la date du 7 novembre 2015, la présence d’un avion-cargo de l’armée de l’air russe de marque antonov-72, venu directement de la Russie avec « un cadeau personnel de Vladimir Poutine pour le boss et le général Olenga, le chef d’état-major particulier de Kabila ». Ce cadeau était composé de 3 jeeps Toyota land-cruiser V8 blindés VIP. Une source militaire congolaise a inspecté discrètement ces jeeps pour connaitre les spécificités techniques, la puissance et la technologie à bord de ces véhicules. Il nous a détaillé qu’à bord de ces véhicules, il y a un système de conduite Glonass[19] (l’équivalent du GPS mais version russe) ainsi que des téléphones satellitaires fixes cryptés iridium pour les appels et pour communiquer tactiquement avec les différentes forces ou unités. Il y a une station CODAN HF (haute fréquence)[20] de 125 watts[21] avec une large bande de 1,6 à 30 mhz capable de communiquer simultanément avec 100 canaux de communication : cas de l’état-major général à la section d’infanterie qui et à Mbau (section opérationnel à Beni, par exemple).

Quelle est la finalité de tous ces matériels ?

A notre question de savoir à quoi devraient servir ces trois jeeps venues de la Russie, une de nos sources nous a rapporté que ces véhicules sont destinés pour les communications spéciales à courte et moyenne distance du président et son staff militaire. Ils seront connectés à un relais automatique Motorola de 3000 VHF de 45 watts avec de fréquence de 133 à 175 mhz (mégahertz). Et la source de nous préciser : « deux de ces jeeps appartiennent au boss et l’autre appartient au général Olenga. Il s’agit des cadeaux offerts par la Russie à la RDC en guise de remerciement pour avoir acheté beaucoup de matériels militaires russes durant ces dernières années, c’est-à-dire juste après l’Angola et l’Ethiopie en Afrique noire ».

« Le matériel de communications acquis va permettre au boss d’être en contact permanent avec ses proches collaborateurs et ses commandants des grandes unités sans passer par les terminaux (centrales) habituels qui sont très écoutés par la MONUSCO et les ambassades occidentales (USA principalement via les antennes de la NSA déployées à Kinshasa). »

Des drones israéliens stockés à Kibomango

Une autre source de la Garde républicaine nous a également informé que Kabila a acheté des drones israéliens qu’il a entreposés au centre de formation et de casernement des élément de la GR à Kibomango[22], située sur la Nationale 1 à Kinkole dans la commune de la Nsele, à l’Est de Kinshasa.

Il s’agit des drones livrés en début octobre 2015 par l’Israël via la société israélienne de sécurité privée BTS (Beni Tal Security)[23], dont des UAV[24] (des drones moyens) de type searcher[25], non armés ainsi que de drones légers mini-UAV de types bird eye 600[26] – ayant un rayon d’action (range) de 10 Km – non armés aussi. Il a une autonomie de vol d’environ 2 heures.

Selon nos sources sur place, 24 ingénieurs israéliens de la firme BTS se trouvent actuellement en RDC pour la mise en œuvre de ces engins. Par ailleurs, 68 pilotes et mécaniciens congolais de ces drones se trouvent actuellement à Eilat en Israël depuis le mois d’août 2015 mois pour suivre les formations spécifiques à leur utilisation. Le chef des renseignements militaires, le général Jean Claude Yav Kabej, se rend régulièrement en Israël pour s’enquérir du suivi de ce programme stratégique pour le boss en vue des échéances de son fin de mandat en 2016.

Il sied de rappeler que DESC a déjà fait état de l’installation du dispositif d’interception des communications des personnes et organisations ciblées par le système d’écoutes Random livré par les israéliens[27]. Ce système d’écoute Random prend en charge en priorité les personnalités diplomatiques étrangères jugées hostiles au régime comme la MONUSCO et la Radio Okapi, les organismes dépendant du système des Nations unies : Haut-commissariat aux réfugiés (HCR), le PNUD, Bureau conjoint des Nations unies aux droits de l’homme (BCNUDH), Organisation internationale de migration (OIM), les ONG comme Human Rights Watch (HRW), les ambassades occidentales : USA, Canada, pays de l’Union européenne et les ambassades des pays voisins de la RDC. Il cible également les autorités civiles et militaires de la RDC : les Présidents de l’assemblée nationale et du Sénat ainsi que les membres de leurs bureaux respectifs ; le Premier ministre et tous les membres du gouvernement, les gouverneurs des provinces, les différentes autorités militaires qui ont un poste de commandement comme le chef d’état-major général ainsi que ses adjoints, les chefs d’état-major des différentes composantes de l’armée, les commandants des zones de défense, les chefs des départements du ministère de la Défense/et de l’état-major général des FARDC, les conseillers et les membres du cabinet du ministre de la Défense et des ministères régaliens, les commandants des régions militaires ainsi que les commandants de grandes unités. Les personnalités importantes de l’opposition congolaise, de la société civile (ASHADO, VSV, Lucha,…) et même de la majorité présidentielle (MP) sont aussi sur écoute. Il suit aussi les mandataires des grandes entreprises publiques et privées, les hauts magistrats, les membres de la CENCO (évêques catholiques).

Ces drones à quelles fins? Contre les opposants ou l’ennemi qui se promène librement à l’est de la RDC ?

A cette question, une source militaire présidentielle répond : « Contre les opposants car les évènements de janvier 2015 ont pris le régime de Kabila de court et moi-même aussi, je l’avoue sincèrement alors que la veille des événements je vous ai fait part de la détermination de nos chefs de réduire en silence cette manifestation. Et depuis lors, le boss a dit à son staff : Plus jamais ça ! C’est ainsi que les experts israéliens qui ont l’habitude de gérer des foules violentes avec l’intifada dans les territoires occupés, sont venus à Kinshasa pour évaluer la situation et tirer les leçons de janvier 2015. Ce, du fait que les villes de Kinshasa et de Goma se sont principalement soulevées en utilisant une stratégie de multiplier des foyers de tension afin de disperser les forces de sécurité et d’émietter leur puissance d’action. Il s’est fait qu’en janvier, le staff militaire présidentiel a constaté que les forces déployées sur le terrain, une fois dispersées pour éteindre plusieurs foyers de troubles, elles se sont retrouvées en infériorité (sous-effectifs) face à plusieurs milliers de manifestants. Les forces de l’ordre et de répression des manifestants étaient donc obligées de décrocher en plusieurs endroits en abandonnant le terrain aux manifestants, sans doute conseillés par des spécialistes qui connaissent les techniques de maintien de l’ordre public. Ainsi, pour éviter le regroupement des noyaux subversifs, une surveillance aérienne permanente de Kinshasa par ces drones, de jour comme de nuit, s’impose en vue de repérer les éventuels foyers de subversifs et les neutraliser, le cas échéant, avant même qu’ils n’atteignent le nombre maximum de cinq manifestants.

Les instructeurs israéliens se trouvent également au centre d’instruction de Kipopo à environ 20 à 30 Km (au nord-ouest)[28] de Lubumbashi dans le Haut-Katanga sur la route de Sakanya pour former les fourmis de 2016 (unités d’infanterie spécialisées en combats urbains et lutte anti-terroriste).

Kabila forme 5000 fourmis et abeilles de 2016 et recycle 3000 anciens militaires à Kibomango

Toujours à Kibomango, Kabila forme une partie des 5 000 jeunes recrues surnommées Les fourmis et les abeilles de 2016. D’autres se trouvent au Katanga principalement. Ils achèveront leur formation en 2016. Pendant les exercices de footing (jogging), « ces recrues chantent et dansent les armes à la main qu’ils verseront leur sang pour le Boss (pas pour la patrie), même si la RDC doit être transformée en un grand cimetière ».

Sur le même site de Kibomango, les pensionnaires nous informent que les GR s’entraînent régulièrement aux exercices de tirs avec des chars T-80 russes livrés récemment[29] au profit de la GR et non pas de l’armée régulière et aux exercices de tirs de nouveaux véhicules blindés Praga et BMP-2 achetés dernièrement en Serbie. Une autre source présidentielle nous rapporte que « la mission militaire technique serbe a été chaleureusement félicitée par le boss pour sa disponibilité. Ils viennent d’assurer avec succès le suivi et la maintenance et l’entretien des matériels chaque trimestre. Ils sont présentement à Kinshasa ».

Outre les fourmis et les abeilles de 2016, il y a environ 3 000 jeunes soldats, issus du recrutement de 2012-2013, qui étaient formé dans le centre d’instructions de Lokandu au Maniema et qui viennent d’arriver à Kibomango afin d’y être recyclés par les instructeurs égyptiens pour servir dans la GR. Ce contingent dont les soldats sont issus de toutes les provinces de la RDC est mis à la disposition du Commandant de la Garde républicaine, le général Ilunga Kampete, afin de restructurer ce corps qui, selon une source des renseignements militaires congolais, ne doit plus être mono-ethnique (Katanga) et le cas échéant renforcer la GR, surtout dans l’ex-Katanga où on redoute des troubles sérieux en 2016. Il s’agit de renforcer particulièrement la 11ème brigade d’infanterie spéciale GR du camp Kimbembe à Lubumbashi, où il y a eu des défections des militaires. Le choix des troupes, en majorité non katangaises, procède de l’analyse selon laquelle qu’elles seront impitoyables lorsqu’il s’agira d’aller réprimer les katangais. Mais cette option résulte également de la division des troupes katangaises du camp Kimbembe, constatée par le général Ilunga Kampete, qui y a séjourné pendant deux mois depuis la défection du lieutenant Kinda (Kilo) à et sa compagnie en fin septembre 2015[30]. Nous reviendrons prochainement sur le premier rapport de mission alarmant de l’état des troupes casernées au camp Kimbembe, élaboré par le commandant de la Garde républicaine qui y a établi son état-major. Pendant son séjour au Katanga, il a résidé dans une luxueuse villa du quartier Golf à Lubumbashi. Le général Ilunga Kampete, dans sa mission d’inspection, a trouvé des troupes divisées sur la base ethnique entre les Balubakat, les Kalundas, les Tchokwe, les Bemba, les Lamba, les Tabua de Moba. Ce rapport mentionne que « le moral des unités de la GR stationnées dans l’ex-Katanga est très bas ».

Aux dernières nouvelles qui nous sont parvenues des sources aéroportuaires et de la force aérienne, le Commandant de la GR a regagné Kinshasa le mardi 24 novembre 2015 dans un spécial effectué par un avion de type Boeing 727 des FARDC communément appelé ‘Tolérance zéro’, « après avoir remis de l’ordre à la Gr basée au Katanga. Nous y reviendrons plus en détail dans une prochaine analyse.

A Kingakati et à Mbakana, Kabila entrepose du matériel de lutte urbaine contre la population, avec l’aide des Russes et Nord-Coréens

Dans sa résidence de Kingakati-Buene, Kabila a entreposé des véhicules blindés PVB[31] Divdori 2 de marque géorgienne, achetés récemment. Selon une source de l’intendance militaire, « ces engins serviront à renforcer les unités d’intervention urbaine et étoffer l’escorte présidentielle du boss. «

Sur le site stratégique militaire de la GR de Mbankana[32], où sont déployés notamment des missiles sol-air et sol-sol ainsi que des lance-roquettes multiple TOS-1 Buratino, il y a des experts russes et nord-coréens pour assurer leur maintenance.

Un bateau cargo égyptien contenant des armes et munitions a accosté à Boma le 20 novembre 2015

Une source militaire de la Force navale nous informe qu’un bateau cargo venu d’Alexandrie en Egypte avec un chargement 10.000.000 de cartouches de fusils d’assaut Kalachnikov AKM (AK-47) de 7,62 mm ainsi que 2.000.000 de cartouches de mitrailleuses lourdes de 12,7 mm DSHK[33]. La cargaison contenait également 12.500 fusils d’assaut AKM et 1500 fusils mitrailleuses PKM version égyptienne du PKM russe[34] de 7,62 mm ainsi que des mitrailleuses lourdes DSHK et des lance-roquettes RPG-7 et RPG-16 (lance-roquettes antichars portatifs russes), version égyptienne. D’après d’autres sources, ces matériels sont un don du président égyptien, le maréchal al-Sissi à « son frère Kabila ». Le bateau a été affrété par le gouvernement égyptien et a été convoyé le mardi 24 novembre 2015 vers le site de la GR de Kibomango, nous précise notre source. Comme on peut le constater, ces matériels ne sont pas destinés au corps logistique des FARDC mais bien à la garde prétorienne du chef de l’Etat.

Kabila va respecter la constitution, mais à la tanzanienne !

C’est ce qui revient d’une source de la maison civile du président : « le Boss ne sera pas candidat quelles que soient les circonstances, il respectera la constitution, rien que la constitution ». Mais il m’a précisé que « le président est et restera en fonction jusqu’à l’investiture d’un nouveau président de la République. Entretemps l’armée devra se tenir prête à écraser tout mouvement d’insurrection ou de sédition qui aura la folie d’occasionner une révolte ou une insurrection populaire afin de déstabiliser les institutions et le pays. Pareil mouvement déstabilisateur sera réprimé durement au Congo. Il y aura l’alternance mais comme en Tanzanie ».

Ceci appelle à une double interprétation de notre part. D’abord, dire que Kabila respectera la Constitution et restera en fonction jusqu’à l’investiture d’un nouveau président de la République renvoie à l’article 70 §2 de la Constitution qui dit « A la fin de son mandat, le Président de la République reste en fonction jusqu’à l’installation effective du nouveau Président élu ». A notre avis, cet argument fait partie du piège à cons qui pourrait se cacher derrière l’appel au dialogue dont l’objectif latent de Kabila est, comme on l’a avancé plus haut, de pousser ses interlocuteurs à la mise en place d’un gouvernement de transition. Mais le piège qui se cache derrière cette stratégie est que cette éventuelle transition devra respecter la Constitution, donc maintenir Kabila à la tête du pays jusqu’à l’installation effective de son successeur. On est là au cœur même de l’application de l’Enigma !

Ensuite, la deuxième interprétation que l’on peut faire de cette déclaration est une solution alternative communément identifié sous la formule Poutine-Medvedev. C’est-à-dire que Kabila fera tout s’il quitte le pouvoir de faire en sorte que son successeur soit de son parti politique le PPRD ou de la majorité présidentielle. Une personne qu’il devra contrôler totalement. En effet, en Tanzanie, c’est John Pombe Joseph Magufuli, le dauphin du président sortant Jakaya Kikwete, qui a gagné l’élection présidentielle du 25 octobre 2015 avec 58 % des voix contre l’opposant Edward Lowassa qui a voulu s’autoproclamer vainqueur avant d’accepter les résultats. John Magufuli est membre du parti Chama Cha Mapinduzi (CCM), au pouvoir depuis l’indépendance du pays en 1964.

Kabila peut aussi s’appuyer sur le président zimbabwéen pour se maintenir au pouvoir

Ce scénario, déjà évoqué par DESC en août 2014 sous le titre : «Et si Joseph Kabila pactisait avec Mugabe pour résister à Obama ? »[35], reste plausible. Dans cet article, nous avancions que Kabila pourrait s’appuyer sur l’expérience de « son parrain politique », pour résister aux faiseurs de rois occidentaux qui veulent son départ en 2016. Le récent voyage de Kabila à Harare, la capitale zimbabwéenne, est probablement à placer dans ce contexte. Et le quotidien zimbabwéen The Independant a été très explicite à ce sujet sous le titre : « Kabila seeks Mugabe help to retain power ». Et le journal d’avancer: «TOP government officials say Democratic Republic of Congo (DRC) President Joseph Kabila wants Zimbabwe to assist him circumvent the constitutional requirement that he steps down after serving two terms as president, amid growing unrest caused by his bid to stay in power »[36] .

Pour une source présidentielle contactée par DESC : « C’était juste une visite de 24 heures auprès du vieux Bob (Mugabe ) dans le but de recueillir ses avis et conseils par rapport au future dialogue national. L’idée était de voir avec le vieux Bob comme il était parvenu de convaincre l’opposant Tsvangirai à accepter d’entrer dans un gouvernement d’union nationale pour l’avaler par la suite. De deux le président Kabila bus postule comme futur président de l’Union africaine dont le sommet de passation de pouvoir doit se tenir à Harare en janvier 2016. Le boss veut s’assurer du soutien des chefs d’Etat des pays membres de la SADC[37] ainsi que ce de la CEEAC[38] et de l’EAC[39].

Conclusion

Au-delà du des vertus et du bien-fondé du recours au dialogue dans le cadre politique, ceux qui ont compris la stratégie du fighting and talking, peuvent cerner ce que recherche Kabila à travers son dialogue. Ce n’est pas tant le dialogue qui va apaiser la situation et rendre la sérénité mais ce sont les actes politiques concrets posés et à poser par Kabila, en conformité à ses prérogatives constitutionnelles, qui permettront d’apaiser la tension politique.

Enfin, quel crédit faut-il accorder à un homme qui tend la carotte du dialogue de sa main gauche alors qu’il prépare sa main droite à frapper la population qu’il a déjà réprimée dans le sang en janvier 2015, en formant 5 000 nouveaux jeunes pour la GR, surnommés les « Abeilles et les Fourmis » par les experts égyptiens et israéliens et en recyclant 3 000 autres militaires vers la GR ?

Si réellement Joseph Kabila avait l’intention de quitter le pouvoir pacifiquement et d’assurer les élections apaisées en RDC, il n’aurait pas recruté ces « tueurs », ni instauré le désordre politico-administratif actuel par le découpage précipité des provinces, la nomination politico-clientéliste des commissaires spéciaux ainsi que le blocage de la CENI… ?

En livrant toutes ces informations que nous demandons à quiconque de contrevérifier et au mieux de démentir si réellement elles sont fausses, notre but est d’attirer l’attention de ceux qui vont au dialogue avec Kabila sur sa double personnalité psychologique bipolaire. Mieux encore, dans leurs prérogatives constitutionnelles du contrôle de l’action du Gouvernement et des services publics dont l’armée[40] en charge de la politique de défense, les parlementaires (de l’opposition) peuvent aller vérifier les sites militaires renseignés par DESC. Même dans le cadre du contrôle de l’achat des armes par la RDC prévu par la Résolution 1807/2008 du Conseil de sécurité de l’ONU du 31 décembre 2008, la MONUSCO peut également faire de même car certaines armes stockées aux lieux mentionnés ont échappé à la procédure de vérification ad hoc[41]. Par ailleurs, les politiciens qui seraient tentés d’aller dans une sorte de gouvernement d’union national avec Kabila doivent se rendre compte que ceux qui l’ont fait précédemment avec lui, ont tous été broyés par la suite : Jean-Pierre Bemba, Nzanga Mobutu, Gizenga et son PALU, Olenghankoy, Mbusa Nyamwisi, etc.

Nous laissons à chacun le libre examen de faire son propre constat sur les intentions réelles de Kabila dans son offre de dialogue. Toutefois, nous vous donnons rendez-vous à 2016 lorsqu’il y aura vraisemblablement des pleurs et des grincements des dents comme en 2011. A ce moment, il nous faudra encore aller nous « endormir comme des bébés » en attendant un nouvel impérium pendant que Kabila, à l’instar de Mugabe, s’installera confortablement à vie au pouvoir !

Aujourd’hui, ceux-là chassés au pouvoir, embastillés et méprisés par Kabila seraient-ils en passe de devenir ses partenaires au dialogue ?

Enfin, je me permets de paraphraser l’analyste Boniface Musavuli qui, inquiet face à l’avenir sombre qui attend les Congolais à l’aune de la fin du mandat de Joseph Kabila, écrit : « Je lis la procession vers 2016 comme la marche vers un goulot d’étranglement. Avec ou sans Kabila, il s’agit d’un passage qui, même réussi sur le plan des élections (ce qui est hautement improbable), ouvre sur le Congo la porte vers l’inconnu, la relance des conflits armés étant, à mon avis, la perspective la plus probable. Décembre 2016 est annoncé pour être le bout du tunnel pour le peuple congolais »[42].

Jean-Jacques Wondo Omanyundu

Références

[1] http://desc-wondo.org/vers-un-nouveau-dialogue-en-rdc-apres-le-fiasco-des-concertations-lenvoye-special-said-djinnit-le-demineur-des-grands-lacs-jj-wondo/.

[2] L’Accord-cadre d’Addis-Abeba, sur lequel Kabila a apposé sa signature, est rappelé dans l’annexe B de la résolution 2098.

[3] http://desc-wondo.org/dialogue-de-dupes-kabila-opposition-rien-que-du-fighting-and-talking-jj-wondo/#sthash.pwgaPcIC.dpuf.

[4] http://desc-wondo.org/dialogue-de-dupes-kabila-opposition-rien-que-du-fighting-and-talking-jj-wondo/#sthash.pwgaPcIC.dpuf.

[5]Ibid.

[6] See more at: http://desc-wondo.org/synthese-de-lhebdo-commente-du-18-au-24-aout-2014-desc/#sthash.H8X0vIT3.dpuf.

[7] See more at: http://desc-wondo.org/lhebdo-selectionne-et-commente-par-desc-semaine-du-25-au-31-aout-2014/#sthash.aax543Lg.dpuf.

[8] http://desc-wondo.org/au-congo-kinshasa-desuetude-rime-avec-deni-de-justice-jean-bosco-kongolo/.

[9] Selon nos sources de l’entourage présidentiel, ce plan ENIGMA a été conçu par un petit cercle très fermé des conseillers politiques et militaires de Kabila, auquel avait pris part Jaynet Kabila qui était à l’initiative du projet de recensement.

[10] See more at: http://desc-wondo.org/dialogue-de-dupes-kabila-opposition-rien-que-du-fighting-and-talking-jj-wondo/#sthash.tsn0DBd6.dpuf.

[11] http://desc-wondo.org/inedit-comment-les-ntic-la-diaspora-et-la-population-congolaises-ont-mis-le-regime-kabila-a-genoux-jj-wondo/.

[12] Réaction disproportionnée de la GR et de la police à l’encontre assaillants – See more at: http://desc-wondo.org/rdc-lintervention-de-la-gr-est-elle-comparable-au-plan-vigipirate-en-france-jj-wondo-j-ziambi-k/#sthash.1qC6eum3.dpuf.

[13] http://desc-wondo.org/rdc-lintervention-de-la-gr-est-elle-comparable-au-plan-vigipirate-en-france-jj-wondo-j-ziambi-k/.

[14] Le M23 n’a d’autres recours que la stratégie belliciste – See more at: http://desc-wondo.org/702/#sthash.WuyDFKgG.dpuf.

[15] See more at: http://desc-wondo.org/le-fighting-talking-de-kabila-et-bisengimana-en-serbie-pour-lachat-des-lacrymogenes/#sthash.zbQ53sIo.dpuf.

[16] Un régiment comprend globalement environ 1.200 à 1.500 hommes.

[17] http://desc-wondo.org/france-un-pays-en-etat-durgence-a-lepreuve-de-la-guerre-hybride-jean-jacques-wondo/.

[18] C’est le général Enoch Numbi qui est le chef d’état-major de la force aérienne. Il est apparenté au Général John Numbi.

[19] Le système russe de navigation spatiale GLONASS, analogue du système américain de positionnement global GPS, permet de déterminer les coordonnées et la vitesse de déplacement des objets sur terre, en mer et dans l’air avec une précision d’un mètre près. Lire la suite: http://fr.sputniknews.com/trend/GLONASS/#ixzz3sL7p5Zvi.

[20] CODAN est un fabricant de radios HF situé en Australie. La marque propose diverses applications pour l’usage base, mobile et portable. La liaison Data avec transfert sur Internet est possible au travers de la solution UU+. La géolocalisation par ondes HF est également disponible.

[21] La série des émetteurs-récepteurs HF Envoy de Codan offre des communications vocales et de données fiables et claires. Munie d’une puissance de 125 W, Envoy est configurable pour postes mobiles et postes de base.

La station CODAN Envoy X1 offre 100 canaux, est disponible en base ou en mobile.

La station CODAN Envoy X2 offre jusqu’à 1000 canaux ; Prise en charge de connexion GPS en option via le port série standard. Disponible en base ou en mobile. Spécifications techniques Codan Envoy X1.

[22] L’ancien centre militaire de brassage de Kibomango, devenu site militaire de la GR a une superficie de près de 6 300 hectares. et se trouve dans Kibomango à Kinkole dans la commune de la N’Sele à l’Est de Kinshasa. Ses données géosatellites sont les suivantes : Latitude: -4°21’46.16″ – Longitude: 15°30’44.61″.

[23] BTS: Beni Tal Security Company was established in 1981 with the aim of providing a complete, fast and professional response to complex issues in a wide spectrum of security-related fields. BTS works to create custom modular solutions to meet client requirements and the specific situations while strictly maintaining full confidentiality and client privacy and providing clients with complementary services in the various departments and branches. The company operates three divisions in Israel and an additional branch abroad, and serves clients from the private, public and municipal sectors.

[24] The IAI Heron (Machatz-1) is a medium-altitude long-endurance unmanned aerial vehicle (UAV) developed by the Malat (UAV) division of Israel Aerospace Industries. It is capable of Medium Altitude Long Endurance (MALE) operations of up to 52 hours’ duration at up to 10.5 km (35,000 ft). It has demonstrated 52 hours of continuous flight, but the effective operational maximal flight duration is less, according to payload and flight profile. There is a new version, Heron TP, also known as IAI Eitan. On 11 September 2005, it was announced that the Israel Defense Forces purchased US$50 million worth of Heron systems.

[25] The IAI Searcher (also known by the Hebrew name מרומית Meyromit – « Marsh tern », or officially in Israel as the חוגלה Hugla – « Alectoris ») is a reconnaissance UAV developed in Israel in the 1980s. In the following decade, it replaced the IMI Mastiff and IAI Scout UAVs then in service with the Israeli Army. Lire aussi : http://www.militaryfactory.com/aircraft/detail.asp?aircraft_id=1064.

[26] Le bird eye est un petit drone (mini UAV) de reconnaissance de 8,5 kg, économiquement plus accessible. http://siliconwadi.fr/5739/les-drones-les-nouveaux-as-de-laviation-israelienne.

[27] http://desc-wondo.org/a-linstar-de-la-nsa-kabila-deploie-ses-oreilles-electroniques-en-rdc-par-le-dispositif-random-desc/.

[28] Kipopo est située à environ. 30 km au N.W. de Lubumbashi Kipopo. Données géosatellites : Latitude : -11.55 – Longitude : 27.35.

[29] http://desc-wondo.org/flash-desc-du-materiel-militaire-lourd-pour-la-gr-en-debarquement-a-moanda/.

[30] http://desc-wondo.org/une-nouvelle-rebellion-des-elements-de-la-gr-en-gestation-au-katanga-jean-jacques-wondo/.

[31] PVP = Petit véhicule protégé.

[32] Le village Mbankana est situé dans la commune de Maluku, district de Tshangu, ville province de Kinshasa. La population autochtone appartient à la tribu Téké. Suivant l’emplacement géographique, Mbankana est localisé à 145 Km du centre-ville de Kinshasa sur le Plateau de Batéké, à cheval sur la route nationale n°1 tronçon Kinshasa – Kikwit. La cité s’étend sur une superficie de plus ou moins 15000 m2. Les données topographiques sont : Altitude moyenne : varie entre 587 m Nord et 632 m au Sud ; latitude : 4° 26′ 48,9 » Sud ; longitude : 16°11’30,8 » Est et 16°20′.

Il est borné :

– au Nord par le quartier Yoso, Kinzono et le projet agro-forestier de MAMPU ;

– au sud par le quartier Mwe et une vaste étendue de savane, allant jusqu’au territoire de Madimba et Kasangulu dans la province du Bas-Congo ;

– A l’Est par la rivière Lufini et le quartier Mongata qui fait la frontière de la commune de Maluku et la province du Bandundu ;

– A l’Ouest par le quartier Dumi, la rivière Maï-Ndombe et la réserve et domaine de chasse de Bombo-Lumene (Biuma, 2004).

[33] La 12,7 x 108 mm est une cartouche de mitrailleuse lourde et de fusil anti-matériel utilisée par l’Union soviétique, le pacte de Varsovie, la Russie moderne, et d’autres pays. C’est l’équivalent soviétique de la cartouche .50 BMG OTAN (12,7 × 99 mm OTAN). Les différences entre les deux sont la forme de la balle et le type de poudre employée. De plus, la cartouche 12,7 x 108 mm a une douille 9 mm plus longue et est un peu plus puissante. Les munitions américaines de calibre .50 et russe de 12,7 mm ne sont pas interchangeables.

La 12,7 x 108 mm peut être utilisée pour engager une grande variété de cibles sur le champ de bataille. Elle peut détruire des véhicules non blindés, pénétrer des véhicules légèrement blindés et endommager des équipements accessoires externes de blindés tels que des réservoirs1. Une balle de calibre 12,7 mm anti-blindage peut pénétrer un blindage de 25 mm, alors qu’une 12,7 mm standard ricochera sur celui-ci, ne causant aucun dommage. La DShK 1938 (« Gros calibre Degtiarev-Chpaguine ») est une mitrailleuse lourde soviétique anti-aérienne tirant des cartouches 12,7 × 108 mm, également utilisée comme mitrailleuse lourde pour l’infanterie. Elle est principalement utilisée pendant la Seconde Guerre mondiale.

[34] Il s’agit de Degtyarev PKM, une mitrailleuse soviétique légère dérivée du AK 47, arme de conception simple, elle est néanmoins robuste, précise et de bonne facture.

[35] http://desc-wondo.org/et-si-joseph-kabila-pactisait-avec-mugabe-pour-resister-a-obama-j-kandolojj-wondo/#sthash.aXkCLuM2.dpuf.

[36] http://www.theindependent.co.zw/2015/11/20/kabila-seeks-mugabe-help-to-retain-power/.

[37] Southern African Development Community (La Communauté de développement d’Afrique australe).

[38] Communauté économique des Etats de l’Afrique Centrale.

[39] Eastern African Community (Communauté d’Afrique de l’Est).

[40] Article 100 de la Constitution : « Le pouvoir législatif est exercé par un Parlement composé de deux Chambres : L’Assemblé nationale et le Sénat.

Sans préjudice des autres dispositions de la présente Constitution, le Parlement vote les lois. Il contrôle le Gouvernement, les entreprises publics ainsi que les établissements et les services publics ». Lire aussi : http://desc-wondo.org/le-controle-parlementaire-de-larmee-une-necessite-pour-une-gouvernance-securitaire-efficace-en-rdc-jean-jacques-wondo/.

[41] L’embargo sur les armes en RDC a été imposé en 2003 par le CS par la Résolution 1493/2003. Il concernait tous les groupes armés et milices étrangers ou congolais opérant sur les provinces du Nord Kivu, Sud Kivu et l’Ituri, ainsi que les groupes qui ne faisaient pas partie de l’Accord Global et inclusif sur la transition en RDC.

Par sa Résolution 1596/2005 le CS a ensuite étendu l’embargo sur les armes à tout destinataire en RDC, à l’exception de l’armée et de la Police Nationale CONGOLAISE. En effet, la Résolution 1596 prévoit de sanctionner les personnes ayant violé l’embargo sur les armes en leur imposant des mesures d’interdiction de voyage et un gel de leurs avoirs financiers. De plus, cette Résolution 1596 a élargi l’embargo sur les armes à l’ensemble de la RDC, tout en exemptant les FARDC et la PNC en cours de brassage et d’intégration, néanmoins soumises à certaines restrictions.

En réalité, les restrictions auxquelles sont soumises actuellement les FARDC et la PNC concernent des clauses spécifiques qui permettent à la RDC d’acquérir une série d’armes et munitions, et d’équipements militaires de base (dont des avions, des hélicoptères, des chars, des véhicules blindés et du matériel de transmission: communications militaires…) pour autant que cela se réalise dans le cadre global et multilatéral défini dans le programme de la RSS des FARDC et soit adéquat aux besoins militaires réels des FARDC et de la PNC et compatibles objectifs poursuivis dans le cadre de la RSS et de la mise sur pied d’une armée restructurée, intégrée et bien équipée.

Par ailleurs, en décembre 2005, le CS a renforcé sa politique de sanction contre les violeurs de l’embargo par le vote d’une nouvelle résolution 1649 qui s’étend aux « responsables politiques et militaires des groupes armés étrangers opérant en RDC, ainsi qu’aux « responsables politiques et militaires des milices congolaises recevant un soutien de l’extérieur » de la RDC. Donc, le CS visait presqu’explicitement les milices qui étaient soutenues par le Rwanda ou l’Ouganda.

En juillet 2006 par sa Résolution 1698/2006, le CS des Nations unies a reconduit pour un an l’embargo, puis par les Résolutions 1771/2007 et 1799/2008 jusqu’au 31 mars 2008.

Une autre Résolution 1807/2008 a reconduit cet embargo jusqu’au 31 décembre 2008 et limité son application uniquement aux forces non gouvernementales (c.à.d aux seuls groupes armés et milices évoluant en RDC) et personnes opérant sur le territoire de la RDCONGO. La particularité de la Résolution 1807/2008 a été de supprimer l’obligation faite au GOUVERNEMENT congolais suivant lequel tout envoi autorisé d’armes devait se faire exclusivement sur les sites désignés par le gouvernement en concertation avec la MONUSCO en RDC. Même si la Résolution, en application de son article 5, précisait que tous les Etats doivent notifier au Comité des sanctions du Conseil sur la RD CONGO, tout envoi d’armes et de matériels connexes en RDCONGO et toute fourniture d’assistance, de conseil ou de formation ayant un rapport avec la conduite d’activités militaires dans le pays. Pour plus de détails lire : http://www.ingeta.com/mensonges-autour-lembargo-sur-les-armes-kabila-contredit-par-les-faits/.

[42] See more at: http://desc-wondo.org/fr/rd-congo-2016-cest-la-guerre-qui-nous-attend-boniface-musavuli/#sthash.IZ9iGaOu.dpuf.

- See more at: http://desc-wondo.org/fr/rdc-kabila-est-il-credible-dans-sa-proposition-de-dialogue-national-jean-jacques-omanyundu/#sthash.gsS6sBRW.7kiv1R2g.dpuf

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